Session 2005/200
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Contacts et réunions

Prises de position


 


Contacts et réunions

Les 10 et 11 juin j’ai participé à un colloque le thème de la démocratie, organisé à Saint-Pétersbourg par la fédération locale du Parti social-démocrate de Russie, au cours duquel j’ai fait un exposé sur la défense des droits de l’homme en France. J’ai pu rencontrer, en marge du colloque, des membres de la jeunesse sociale-démocrate de Saint-Pétersbourg.

Nous avons reçu au sénat le 8 mars Ellen Johnon-Sirleaf, présidente nouvellement élue du Libéria, un Etat indépendant depuis 1847, membre de l’ONU et de l’OUA dès leur création.
Première femme à présider un Etat africain, elle a parlé de la dignité des femmes sur le continent africain et de la législation contre le viol qu’elle vient de faire adopter. Elle a rappelé la nécessité de mener la réadaptation sociale et scolaire des dizaines de milliers d’enfants-soldats qui arrivent à l’âge adulte. Elle a enfin évoqué le défi du développement économique de son pays.

Le 7 mars j’étais à la manifestation place de la République pour participer avec les syndicats, la gauche et les jeunes à la journée de mobilisation contre le CPE, qui vu la participation de 100 000 personnes à Paris et d'un millions de manifestants dans toute la France.

Le 26 février, j’ai participé à la manifestation à la mémoire du jeune Illan Halimi et à la dénonciation de la banalisation des crimes racistes et anti-sémites.
Le soir, au Salon du livre maghrébin et arabe organisé à la mairie de Paris, qui a connu un succès considérable, je me suis entretenu avec plusieurs auteurs tunisiens.

Le 7 février j’étais à la manifestation place de la Bastille exprimer avec les syndicats et la gauche mon opposition absolue au projet de CPE, qui sous couvert d’améliorer la situation de l’emploi des jeunes institutionnalise les contrats précaires et accorde aux employeurs toute latitude pour licencier pendant deux ans sans motif et sans préavis.

J’ai assisté le 23 janvier à un concert de musique soufie, au cours duquel des derviches tourneurs de Konya (Turquie) ont présenté leur danse sacrée, le « sema ». Cette soirée était organisée par l’association turque « Plateforme de Paris », dont l’objectif est de promouvoir le dialogue interculturel et la compréhension entre les peuples.

Le 21 janvier 2006 j’ai assisté à la réunion du bureau fédéral de la Fédération des Français à l’étranger du parti socialiste (FFE). Le bureau a réparti les attributions entre les membres de la nouvelle équipe, élue au Congrès du Mans, et adopté à l’unanimité une résolution appelant à soutenir les candidats de l’ADFE aux prochaines élections à l’AFE.

Le 16 décembre s’est tenu au Sénat un colloque sur « la justice en Tunisie : état des lieux », organisé par le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie. J’étais l’un des trois sénateurs de l’opposition à soutenir ce colloque, et j’ai fait l’intervention de clôture. Les informations données ce jour-là par d’éminents juristes et universitaires, les témoignages livrés par le bâtonnier de l’ordre des avocats tunisiens, par des représentants de l’Association des magistrats tunisiens, montrent le rôle essentiel que peut jouer la justice si elle est libre et indépendante.

12 novembre : participation au Congrès de la fédération PS d’Indre-et-Loire à St Etienne de Chigny.

Le 11 novembre j’ai assisté à la cérémonie aux morts de la Grande Guerre à Noizay (Indre-et-Loire).

Le 8 novembre, j’ai participé à la réunion hebdomadaire du secrétariat international du PS, consacrée à la dernière Assemblée générale de l’Unesco et aux préparatifs de la prochaine réunion de l’OMC à Hong Kong.

Le 21 octobre j’ai participé dans la section de Vouvray (Indre-et-Loire) au débat sur les motions présentées au congrès du Mans du Parti socialiste, et le 18 octobre j’étais à La Mutualité à la réunion de la fédération de Paris de présentation de ces mêmes motions.

Le 10 octobre, j’ai participé sur la chaîne de télévision Public Sénat à l’émission « Bouge la France » consacrée à un débat sur le calendrier électoral de l’année 2007 (report des élections municipales et sénatoriales), et plus généralement sur les institutions de la Vème République.

Le 4 octobre, j’ai participé à la grande manifestation unitaire organisée par l’ensemble des syndicats, de la République à Nation pour Paris et la région parisienne, et soutenue par les partis de gauche (appel commun PS, PC, Verts et LCR). Forte participation avec environ 150 000 personnes, cortège largement dominé par la CGT venue en masse des départements de l’Île de France. Manifestation déterminée et aussi bon enfant, avec maintenant des sonorisations musicales très sophistiquées, des marionnettes géantes, des mini dirigeables, bref ce n’est plus la manif de papa !
Les mots d’ordre sont connus : halte à la casse des entreprises, défense de l’emploi et des salaires, suppression du CNE, ouverture de négociations salariales, instauration d’une prime de transport majorée.
Les salariés de plusieurs entreprises menacées étaient en bonne place : Hewlett-Packard, British Airways (France), La Samaritaine, Peugeot pour celles que j’ai vues.
Malheureusement, comme souvent depuis quelques temps, le PS n’était pas visible en tant que tel, ce qui est je crois une erreur politique. Même si nous devons respecter la nature syndicale du cortège, il est néanmoins possible de montrer que le PS est aux côtés des travailleurs en lutte, et d’avoir, comme par exemple le PCF, les Verts et le MRC (!) un stand visible sur le trottoir du Boulevard du Temple.
Au delà de cette mobilisation réussie on cite prés d’un million de manifestants dans toute la France), il importe que la pression sur le gouvernement et le patronat continue sans s’arrêter, pour montrer la volonté des salariés et des travailleurs de ne pas subir la régression salariale et sociale ainsi que le chômage qui sont les résultats de cette politique absurde et injuste de Chirac et de ses Premiers ministres successifs, qui consiste à ne pas relancer la croissance et à baisser les impôts, et donc les dépenses de l’État.

Le 3 octobre j’ai pris part à une rencontre autour d’amis de la section PS du XIVème arrondissement où nous avons milité de 1976 à 1986.

Le 1er octobre, à la demande de notre camarade Robert Minéo (ex-Tunis) j’ai participé à l’université de rentrée de la fédération du PS du Maine-et-Loire, en particulier à une table-ronde sur la construction européenne avec Stéphane Le Foll, député européen.

Le 27 septembre, j’ai participé à une réunion du secrétariat international du PS sur les élections en Egypte et en Pologne.

Le 26 septembre, j’étais invité au pot de départ offert par le PS à Axel Quéval, ancien permanent de la FFE, du secteur international et de la Fondation Jean Jaurès, à l’occasion de son départ en Côte d’Ivoire comme responsable politique de la MINUCI, en présence de François Hollande qui a prononcé le discours d’adieu.

Le 17 septembre, le PS a réuni un Conseil national des grands jours à la Mutualité : forêt de télévisions et de radios, conférences de presse soigneusement mises en scène, fausses confidences dans les escaliers, qui s’assied auprès de qui (grand baromètre des dernières alliances tactiques) ? Nous sommes loin de la vie des sections hors de France et des villages de Touraine. Le Conseil national n’a jamais fonctionné de manière démocratique et a toujours été une chambre d’enregistrement des décisions préparées par la direction. Je n’y ai jamais vu de travail de réflexion ni de proposition. Son seul mérite est de nous permettre de voir les principaux dirigeants du PS et de leur faire nos commentaires de vive voix. C’est aussi une occasion de rencontrer les camarades des autres Fédérations.

Le 16 septembre, j’ai participé à l’assemblée de la motion de François Hollande ; je me réjouis de voir l’unité retrouvée parmi tous les camarades qui ont soutenu François ces derniers temps. Il y a là un climat de sérénité et de force tranquille très dynamique. Nous avons débattu de la politique fiscale et des services publics. Nous défendons pour notre part la nécessaire instauration de députés représentant les Français hors de France .

Le 10 septembre j’ai participé à l’université d’été de la Fédération socialiste d’Indre-et-Loire, intervenant en particulier dans les débats sur l’Europe et la construction du PSE.

Les 29 et 30 août, participation à la convention fédérale de la FFE au siège du PS. Intervention de François Hollande, tout juste de retour de l’Université d’été du PS à La Rochelle, débats préparatoires au Congrès avec des représentants des contributions nationales (Arnaud Montebourg, Dominique Strauss-Kahn, Henri Weber, Lïem Hoang-Ngoc), présentation des candidats pour l’élection du Premier secrétaire fédéral (cinq candidats)
(voir le compte-rendu de la convention sur le site fédéral : http://www.ffe-ps.org/).

Le 26 août, reprise des activités politiques avec la participation à la réunion nationale des signataires de la contribution pour une alternative de gauche (François Hollande). Discours offensif de celui-ci en direction du gouvernement et de la politique de régression économique et sociale qui continue sous Villepin, et envers ceux qui veulent transformer la préparation du Congrès en chasse à l’homme (« tout sauf Hollande »), se trompant ainsi d’adversaire. Interventions encourageantes des camarades de différentes fédérations (Nord, Hérault, Pas de Calais, Gironde, Charente-Maritime entre autres, sans oublier les Français établis hors de France). Il a montré un accueil positif aux idées développées dans notre contribution (voir le texte sur le site de la contribution : http://www.alternativedegauche.net/, ainsi que le discours de clôture de François Hollande).
Décalage important entre l’image donnée par les médias de la préparation du Congrès essentiellement centrée sur les différentes candidatures putatives ou réelles à la candidature présidentielle et sur les affrontements en vue de la responsabilité de Premier Secrétaire (même si ces questions-là existent), et la réalité de la discussion militante. Je le souligne ici particulièrement pour nos amis éloignés de France qui suivent les débats essentiellement dans la presse et la télévision.

 


Prises de position


Stagiaires : rien de plus.
Le gouvernement a annoncé le 28 avril la signature d’une chartre entre le gouvernement et le syndicat des employeurs encadrant les stages en entreprise. Sans faire de mauvais esprit , il s’agit clairement d’un service après-vente du CPE qui vise à redonner un peu de couleurs sociales au premier ministre, et à afficher sa bonne volonté envers notre belle jeunesse, par ailleurs si indisciplinée. La preuve : il s’agit d’une « chartre », c'est-à-dire d’un texte non contraignant juridiquement, et dont l’application dépendra du seul bon vouloir patronal - on sait ce que cela veut dire ! Ajoutons qu’aucune association ni syndicat des stagiaires ou d’étudiants (sauf l’UNI, d’extrême droite) ne l’a signé, pas plus que de syndicats de salariés. Les principales mesures sont : obligation d’une convention de stage, une durée de 6 mois maximum sauf dérogation pédagogique, rémunération si le stage est de plus de 3 mois. C’est plus que décevant. Rappelons que lors de la discussion de la loi sur les inégalités, le PS avait reçu la coordination « Génération précaire » qui représente les stagiaires, puis déposé une série d’amendements visant à mieux lutter contre les abus dont les stagiaires sont victimes : remplacement de salariés, pas de formation sérieuse, pas de rémunération, pas de protection sociale. Les choses sont pires encore à l’étranger où de nombreuses ambassades, services culturels et Alliances Françaises fonctionnent à coup de stagiaires qui doivent se loger, payer leur assurance sociale, leur voyage... Une grande déception donc pour les jeunes étudiants et les stagiaires. Nous reviendrons bientôt sur la question avec la finalisation d’une proposition de loi par le groupe socialiste au Sénat.

Danger sur le mariage
Le directeur des Français à l’Étranger (DFAE) du MAE a réuni le 27 avril les sénateurs représentant les Français établis hors de France pour leur présenter le texte du projet de loi intitulé « contrôle de validité du mariage ».
(cliquer ici pour un compte-rendu complet de la réunion)

Iran : que faire ?
A quelques heures de l’expiration du délai fixé par la communauté internationale pour que l'Iran renonce à son programme d'enrichissement d'uranium, je vous propose ici mon point de vue sur la situation actuelle.

Retrait du CPE
Beaucoup a été dit et écrit sur le CPE et sur les luttes qui ont amené son retrait.
Je veux juste me réjouir de cette victoire politique du mouvement syndical, en particulier des étudiants et des lycéens. A cet égard, l’UMP aura réussi ce que nous n’aurions jamais rêvé de faire : créer la conscience politique à toute une nouvelle génération. Il est peu probable, qu’après avoir mener ce mouvement pendant 8 semaines et fait plier un gouvernement qui dispose pourtant de tous les pouvoirs, la génération des 18-25 ans rentre gentiment dans le rang.
Comme l’a relevé le quotidien « Le Parisien » le 11 avril, le PS a joué pleinement son rôle en demandant très tôt, dès la discussion au Sénat, le retrait de l’article 8 (CPE) ainsi qu’en proposant de nombreuses modifications aux autres éléments de la loi (responsabilité parentale, politique urbaine, encadrement des stages, ...) y compris pour ce qui pouvait concerner les Français à l’étranger.
Ce mouvement a aussi été une occasion de réunir l’ensemble des forces de gauche, syndicales, associatives et politiques, permettant ainsi de relancer le dynamisme de la gauche unie.
Il reste que nous devons aussi faire des propositions pour l’emploi des jeunes. Celles de Dominique Strauss Kahn m’ont semblé intéressantes et c’est pourquoi je me permets de vous les proposer en cliquant ici.

Accord de Londres
À la veille du débat à l’Assemblée nationale sur la loi de programmation pour la recherche qui comprend un article autorisant la ratification par la France de l’Accord de Londres, traitant de la langue de traduction des brevets, Catherine Tasca et moi-même avons publié une tribune libre dans Libération du 27 février expliquant les enjeux économiques et culturels de cet accord.
(Ciquer ici pour lire la tribune)

Ingrid Betancourt
Le 23 février, quatre ans exactement après l’enlèvement d’Ingrid Betancourt, j’ai participé à deux manifestations destinées à exprimer notre soutien à Ingrid Betancourt et notre volonté de lutte contre les prises d’otage. Sur le pont des Arts d’abord, une cérémonie nous a permis de saluer le portrait de la jeune femme, symboliquement porté par un bateau ; la deuxième a rassemblé un groupe de sénateurs, pour le dévoilement du portait d’Ingrid Betancourt accroché aux grilles du jardin du Luxembourg. Il s’agissait d’une des initiatives du groupe interparlementaire créé le 21 février et à la constitution duquel je me suis associé.

Michelle Bachelet
Un des premiers à soutenir publiquement ici la candidature de Michelle Bachelet à la présidence de la République du Chili, je la félicite aujourd’hui de son immense succès.
Elle a remporté une victoire éclatante (53 % des voix) sur un rival représentant l’oligarchie de la finance, la droite réactionnaire et l’héritage de Pinochet.
Socialiste et femme, elle est porteuse des aspirations du peuple chilien à poursuivre et intensifier les réformes engagées dans les domaines institutionnels, économiques et sociaux, pour plus de démocratie et d’égalité.
Son combat pour les valeurs humanistes et de solidarité s’inscrit dans celui de Salvador Allende, que nous avons soutenu à travers les Comités Chili.
Je me réjouis d’autant plus de cet ancrage à gauche du Chili qu’il confirme le vaste mouvement de victoire des forces de progrès en Bolivie, Argentine, Brésil, Uruguay et Venezuela.
16 janvier 2006

Michelle Bachelet
Je me suis associé à l’appel lancé le 1er décembre par un comité de soutien à la candidature de Michelle Bachelet : « Le 11 décembre 2005, les électeurs chiliens vont désigner leur nouveau Président de la République. Les partis de la Concertation démocratique (socialistes, démocrates-chrétiens, sociaux-démocrates et radicaux) ont choisi Michelle Bachelet, une femme, socialiste, pour mener cette bataille. Fille d’un général resté fidèle à Salvador Allende, assassiné par ses pairs après le coup d’État de Pinochet en 1973, elle incarne les aspirations d’une majorité de chiliens à construire un pays plus solidaire et démocratique ». De nombreux comités de soutien à sa candidature se sont constitués. Ainsi celui présidé par Anne Hidalgo, première adjointe au Maire de Paris, et qui propose de lancer un appel de femmes, citoyennes, anonymes, journalistes, artistes, politiques, militantes. Parce que Michelle Bachelet est porteuse d’une réelle égalité des chances, en particulier pour les femmes, je vous invite à signer cet appel (appel200femmes@yahoo.fr).

Ingrid Betancourt
Le Comité de Soutien à Ingrid Betancourt a organisé aujourd'hui le 23 novembre 2005 un rassemblement des élus (français) pour demander au gouvernement colombien d'arrêter ses tergiversations et d'entamer tout de suite de véritables négociations avec les FARC en vue d'obtenir, le plus rapidement, la libération d'Ingrid (prisonnière depuis près de 4 ans) et de tous les autres otages en Colombie.
Des élus de tout bord des Assemblées, de la Ville de Paris (Bertrand Delanoë), des élus municipaux participaient à ce rassemblement sur l'esplanade des Invalides, devant la résidence de l'ambassadeur de Colombie.
J'ai pu assurer Madame Betancourt mère et la jeune Mélanie (fille d'Ingrid) du soutien de tous les Français de l'étranger et du fait que nous nous sentions tous particulièrement concernés.
Je vous invite à regarder le site du Comité de Soutien (http://www.ingridbetancourt-idf.com/) pour les informations qu'il fournit et pour signer la pétition internationale.

Le 22 novembre 2005, j’ai écrit au gouverneur de Californie pour lui demander de gracier Stan Tookie Williams comme il en a le pouvoir. Stan Tookie Williams, qui a déjà passé 26 ans et demi dans les couloirs de la mort doit être exécuté le 13 décembre pour un crime qu’il a toujours nié avoir commis à la suite d’un jugement inéquitable.
(cliquez ici pour en savoir plus sur Stan Tookie Williams)

Scandaleux refoulement du président de RSF
17 novembre 2005
Le 17 novembre Robert Ménard, président de Reporters sans frontières (RSF), a été refoulé à son arrivée à l'aéroport de Tunis-Carthage.
Il était pourtant dûment accrédité par l'ONU pour assister au Sommet mondial sur la société de l'information.
Les prises de position de RSF en faveur des libertés et en particulier de la liberté de l'information sont sans aucun doute la cause de cet ostracisme.
Depuis le 18 octobre, six personnalités de la société civile mènent courageusement une grève de la faim pour dénoncer les atteintes graves aux droits de l'homme commises par le régime policier du président Ben Ali. Les journalistes qui osent en parler sont victimes, comme tous ceux qui militent pour les libertés, d'intimidations, de harcèlements ou d'agressions physiques, comme celles qui ont frappé lors de l'ouverture du Sommet un journaliste de Libération, une équipe de télévision belge et leurs confrères de TV 5.
Si l'on peut se réjouir de constater que le ministère des Affaires étrangères français ait exprimé quelques inquiétudes auprès des pouvoirs publics tunisiens, on attend encore une condamnation de ces agissements et un appel à l'ONU pour qu'elle fasse respecter au moins les droits des personnes qu'elle a accréditées.
En ce qui concerne enfin le refoulement de Robert Ménard, on peut s'étonner de l'absence, à l'aéroport de Tunis-Carthage, de tout représentant de l'Ambassade de France, pourtant avertie des probables difficultés qui attendaient un ressortissant français.

Le 15 novembre sur Public Sénat j’ai participé à un débat télévisé avec Robert Ménard, secrétaire général de « Reporters sans Frontières », sur la situation des droits de l’homme en Tunisie.
(voir mon communiqué ci-dessous)

Tunisie
14 novembre 2005
La lâche agression dont a été victime à Tunis vendredi dernier Christophe Boltanski, journaliste à Libération, confirme que le régime du président Ben Ali ne recule devant aucune violence pour bâillonner ceux qui entendent utiliser leur liberté d’expression. Christophe Boltanski était envoyé par son journal – interdit en Tunisie depuis des années – pour couvrir le Sommet mondial de l’Information, organisé par l’ONU dans un État où l’information est muselée : la presse libre est interdite, les rédacteurs sont harcelés, diffamés, voire emprisonnés, les connexions Internet censurées.
Il venait de publier un article sur les droits de l’homme en Tunisie, relatant en particulier la grève de la faim menée depuis 28 jours par sept personnalités de la société civile, et le passage à tabac, lors d’une manifestation de soutien à ces personnalités, de Me Mokhtar Trifi, président de la Ligue tunisienne des droits de l’homme. Près de 500 Tunisiens sont en prison pour délit d’opinion.
Il faut dénoncer, avec le Parti Socialiste, les atteintes aux droits de l’homme, les entraves aux libertés d’un régime autoritaire voire dictatorial, et exiger le respect de la Constitution tunisienne et le retour de la démocratie.

Visite de Hun Sen en France
Le 16 septembre, à l’occasion de la prochaine visite en France du premier ministre du Cambodge, j’ai attiré l’attention du ministre des Affaires étrangères sur la situation des libertés démocratiques dans ce pays, en lui rappelant les attaques dont sont victimes les députés du Parti de la Nation Khmère, allant jusqu’à l’arrestation de l’un d’eux et sa condamnation par un tribunal militaire.

L’évacuation de Gaza
21 août 2005

L’évacuation des colons israéliens de Gaza marque un tournant important dans le conflit israélo-palestinien. Le fait que la plus grande partie des colonies (près de 80% des 8000 colons) ait été évacuée en quelques jours sous le contrôle et avec l’aide de Tsahal et de la police montre la détermination politique d’Ariel Sharon.
Il était probablement le seul en Israël à pouvoir mener cette action avec un « prix » politique et social acceptable, c’est-à-dire sans attentats d’extrême droite, sans mutinerie de l’armée, dans le cadre et le respect d’un Etat de droit. Il faut rendre hommage à son courage, quoi qu’on puisse penser de ses actions passées au Liban ou au gouvernement. Il n’a pas hésité à entrer en conflit avec son propre parti, le Likoud, en tirant pleinement les conclusions des cinq ans de la seconde Intifida et des conséquences négatives de l’idéal projeté d’Eretz Israël.
Il a montré là des qualités d’homme d’Etat comme l’ont fait avant lui Menahem Begin et Itzak Rabin. Sa récente visite en France a par ailleurs permis une normalisation bienvenue des relations entre les deux Etats.
Souhaitons que la fin de l’évacuation de Gaza et des quatre villages de colons de Cisjordanie soit menée à bien de manière satisfaisante dans les tous prochains jours.
Pour autant, reste posée la question de la suite des événements :

  • L’avenir de Gaza : la situation économique et sociale y est désastreuse (plus de 70% de chômage) tant à cause de l’occupation et de l’Intifada que par la mauvaise gestion de l’Autorité palestinienne depuis 1994 (corruption, inefficacité, guerres de clans).
    Mahmoud Abbas saura-t-il constituer une équipe qui relance les grands projets d’infrastructure comme l’aéroport du Sud, la construction d’un port, la liaison avec la Cisjordanie, attire des industries et crée des emplois, mette en place les routes, l’assainissement, les écoles si nécessaires ?
  • Saura-t-il maintenir la paix et la sécurité, en mettant au pas les petits chefs de guerre du Fatah, et les grands du Hamas ? La libération de Mohamed Ouathi, preneur de son de France 3, enlevé depuis une semaine aujourd’hui, en sera une preuve (nous nous associons au mouvement national et international qui la réclame, voir le communiqué du PS).

Quelle suite politique peut-on imaginer pour le processus de paix ? Est-ce que l’évacuation de Gaza va entraîner la fin des attentats et des actions terroristes du côté palestinien ? Si oui, quelle procédure de reprise des discussions peut-elle être envisagée et sur quels sujets ? L’implantation de nouvelles colonies ailleurs qu’à Gaza va-t-elle cesser et, au delà des quatre villages de Cisjordanie qui devraient être évacués ces jours-ci, d’autres le seront ils plus tard et selon quelles règles ? Quel sort réserver au mur de séparation construit récemment ?
Une partie de réponse se trouvera dans les prochaines élections générales palestiniennes, mais aussi dans les conséquences politiques et parlementaires en Israël pour Sharon lui même et son projet, mais aussi pour un Parti travailliste dont on voit mal aujourd’hui les propositions et la capacité à offrir une solution alternative.


   


Mort de Robin Cook
10 août 2005

Ainsi Robin Cook vient de nous quitter. Je l'avais rencontré lors du Congrès du Parti Socialiste Européen à Bruxelles au printemps 2004, qu'il avait présidé avec humour et brio, favorisant avec tact l'élection de Poul Rasmussen au secrétariat général parce que celui-ci représentait une ligne politique plus ancrée dans le monde du travail et la volonté de politiques sociales plus affirmées.
Il avait longtemps combattu les orientations du Neo Labour de Tony Blair, sa reprise de l'héritage thatchérien, son aspect « paillettes ». Robin incarnait le Labour historique, plus proche de la social-démocratie et du socialisme français, lié au mouvement syndical britannique et défenseur d'un socialisme humaniste.

Il fut un grand ministre des affaires étrangères de 1997 à 2001, très engagé pour la cause européenne. C'est par exemple à lui que l'on doit les grands progrès de l'Europe de la Défense, après le sommet franco-britannique de Saint-Malo.

Ministre des Relations avec le Parlement, il quitta le gouvernement en mars 2003 pour protester contre l'intervention unilatérale en Irak et prononça à cette occasion un grand discours aux Communes.

Il aurait pu représenter, dans la période post-Blair, une alternative et une réconciliation avec l'histoire et l'engagement socialiste des Travaillistes.

La France et l'Europe perdent un ami, les socialistes européens un allié.


 

   


   


   


   


   


   

     

   

  
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