Contacts et réunions

Prises de position


 


Contacts et réunions

Conseil National du 12 mai
J'ai participé, aux côtés de notre Premier secrétaire fédéral et de notre permanente Danièle Seignot, au Conseil national. Pierre-Yves vous en a déjà donné un compte-rendu détaillé dont je partage en autres les observations préliminaires sur la nécessité de reformer nos formes de travail et de débat internes. Pour compléter lire cette dépêche de Reuters qui me semble assez juste.
Il est nécessaire de ne pas lancer le débat sur l'analyse des causes de notre échec avant les législatives pour ne pas donner l'image de la division et pour remobiliser l'électorat de gauche autour du thème « limitons la casse sociale, donnez nous les moyens de protéger l'essentiel ».
Le slogan de la campagne est du reste : « le PS : un parti pour agir, un parti pour protéger ». Bien sûr pour la FFE la situation est quelque peu différente des autres fédérations, les législatives c'est surtout la chasse aux procurations et cela laisse du temps pour la réflexion !
J'espère enfin que les Verts accepteront notre proposition de 14 circonscriptions dont 4 ou 5 de gagnables sinon cela ajouterait à la désunion générale et à la confusion que Nicolas Sarkozy a instaurées en discutant et en proposant des ministères à des personnalités socialistes. Je ne peux imaginer que des refus.

Bilan des 10 ans de Tony Blair au 10 Downing Street
J’ai participé le 10 mai à l’émission « Bouge la France » sur Public Sénat, au cours de laquelle j’ai débattu sur le bilan de Tony Blair avec Pierre Sled, Jean Louis Gombeaud et un journaliste de « Courrier international ».

J’ai d’abord noté ce départ volontaire, en dehors de toute victoire ou défaite électorale, à deux ans de la fin normale de son mandat, même si l’usure et l’impopularité se faisaient sentir. Voilà qui n’est guère dans les habitudes politiques françaises où l’on a tendance à aller jusqu’au bout de ses mandats.
J’ai ensuite fait remarquer que Tony Blair a été vilipendé par la gauche et par le PS français. Il n’y avait pas pire insulte dans les réunions de section que de qualifier son adversaire de « blairiste » : libéral, social-traitre, petit chien de Bush et autres amabilités.
Quel bilan peut-on faire de ces dix ans de blairisme ?

Côté ombre, une erreur, pire une faute majeure : l’alignement sur la politique étrangère américaine et la participation à l’intervention militaire en Irak. C’est d’ailleurs sur ce point que Blair a perdu la confiance de ses concitoyens, surtout pour leur avoir menti sur l’armement supposé de Saddam, et qu’il a terni son bilan.
De même, après une première période marquée par des avancées sur l’Europe de la défense et de l’armement, l’action européenne de Tony Blair, et en particulier sa présidence de l’Union, a été décevante.
J’ai ajouté une autre critique. Le volet sécuritaire a pris une dimension qui va au delà du nécessaire (je pense aux millions de caméras dans les lieux publics, aux fichiers informatiques de toutes sortes), et constitue une menace pour les libertés publiques et individuelles. Pour le pays qui a « inventé » l’Habeas Corpus et le respect des libertés individuelles, c’est une régression de taille.
Enfin la croissance économique a permis une diminution très nette de la pauvreté mais n’a pas réduit les inégalités sociales.

Côté soleil, une modernisation importante des institutions ; avec la création de la mairie du Grand Londres dotée de pouvoirs importants, la « dévolution » aux parlements écossais et gallois c’est à dire une décentralisation très importante, la résolution du conflit irlandais vieux de 80 ans, et enfin le bouleversement de la Chambre des Lords avec la suppression du pairage héréditaire et l’élection de la très grande majorité d’entre eux.
Dans le domaine de l’économie, une croissance de près de 3% par an pendant 10 ans a permis de réduire le chômage à environ 5%. D’autre part la transformation de l’économie britannique en une économie d’activités tertiaires, ainsi que l’instauration d’un salaire minimum, certes faible (environ 1300 € par mois) marquent un progrès réel.
Enfin, contrairement à une idée répandue, un investissement massif dans l’éducation et la santé, nécessaires après les années de casse « thatchérienne » a permis à l’Angleterre de revenir à un niveau comparable à celui des pays de l’Union européenne.

En conclusion, on peut trouver curieux et arrogants ces Français qui, avec leur confusion idéologique et un record européen de défaites aux élections présidentielles et législatives, se drapent dans leur toge de donneurs de leçons envers un Blair qui a gagné trois élections générales de suite !
Peut-être y a–t-il mieux à faire, et s’inspirer d’une partie de son action…

Ratification de l’accord de Londres
J’ai participé le 9 janvier à une conférence de presse rassemblant diverses éminentes personnalités favorables à la ratification par la France de l’Accord de Londres, qui institue le français comme une des trois langues de traduction des brevets européens. Ont plaidé pour la ratification les signataires (PS et UMP) de deux propositions de loi en ce sens, le patronat (représenté par Laurence Parisot pour le Medef et Jean-François Roubaud président de la CGPME), et les milieux scientifiques (Catherine Brechignac, présidente du CNRS, Cécile Tharaud, présidente du directoire d’Inserm Transfert SA, Edouard Brézin, président de l’Académie des Sciences).
A la suite de cette conférence de presse un Appel national en faveur de l’innovation a été lancé par  400 personnes. (Cliquer ici pour lire cet appel.)

Une heureuse initiative de la section de Londres
La section de Londres a vu ses effectifs plus que doubler ces derniers temps, avec l’adhésion d’une trentaine de nouveaux camarades.
Son secrétaire, Michael Laurans, a pris l’initiative d’organiser un samedi de formation le 9 septembre dernier, qui a regroupé près d’une vingtaine d’adhérents au Conway Hall dans le quartier de Bloomsbury. Le programme comportait des exposés : sur la politique économique, par Valérie Rabault, sur la politique énergétique européenne. J’ai pour ma part traité de l’histoire de notre Parti et des idées socialistes (l’unification de 1905, le Front Populaire et la période de 1981 à 2000).
La rencontre nous a aussi permis de parler de la situation au sein du Labour, sur fond d’affrontement entre Tony Blair et Gordon Brown.

 


Prises de position


Avis de naufrage sur l’Europe

Le sommet de Bruxelles a accouché le 23 juin d’un « traité modificatif » amendant les différents traités européens, sonnant le glas du Projet de Constitution.

Certains s’en réjouissent, pensant que l’épine du traité constitutionnel qui empoisonnait les relations européennes mais aussi les vies politiques nationales depuis les referendums français et néerlandais sera retirée de nos pieds douloureux.
Rien de bien grave n’aurait été remis en cause par rapport à ce projet : la partie institutionnelle est à peu près intacte (un président pour 30 mois, un Haut Représentant, un rôle accru pour les parlements nationaux). Les politiques communes ont été renvoyées là où elles appartiennent, c'est-à-dire dans leurs traités respectifs, et cette IIIème partie si honnie (à tort et par ignorance) supprimée.
Pour eux, il n’est pas très grave que nous ne chantions plus l’Hymne à la Joie (« Joie, tes charmes relient ce que l’épée sépare, les mendiants fraterniseront avec les princes »), que nous rangions au placard le drapeau aux douze étoiles. On peut vivre avec un système de vote à géométrie variable, et sans Charte sociale !
Sans doute ont-ils raison, du moins pour le court terme. L’Europe pourra désormais s’occuper d’autre chose : la réforme de la politique agricole, l’union monétaire et économique, une action commune pour le Moyen-Orient, … A cet égard, Angela Merkel a montré qu’elle était une négociatrice de première force. La présidence allemande a rempli avec succès son mandat, confirmant son importance dans la constellation européenne. Nicolas Sarkozy y a participé de manière active, relançant le moteur franco-allemand en panne depuis plusieurs années. Il prépare ainsi une présidence française plus libérée pour la seconde moitié de 2008.

Je comprends ces arguments en faveur du texte, mais ils ne sauraient en compenser le recul sur les symboles et dans le domaine du social. Les symboles, ce n’est pas rien. La Marseillaise, le drapeau tricolore sont l’expression de l’unité nationale. Supprimer l’Hymne à la Joie, le drapeau bleu aux 12 étoiles, c’est un message clair : on ne veut pas d’Europe politique. Quant au social, le détricotage est achevé : la Charte des droits fondamentaux ne figurera plus dans les traités et devient une référence vague. C’est un pas en arrière pour la sécurité sociale, le droit pénal et le droit de la famille.

On aboutit ainsi à un traité à la carte où chacun obtient ce qui lui plait - les Anglais sont dispensés du social, les Polonais peuvent garder les règles de vote. Le message est simple : chacun pour soi, pas de politiques communes autres que pour le marché libre. Est-ce ce que souhaitaient les partisans du Non ? Le plan B dont ils menaçaient les tenant du Oui se révèle être l’enterrement de la Charte sociale et de toute Constitution…

Le 23 juin aura été une victoire pour les Anglais et les Américains, et la défaite des pays fondateurs de l’Europe. Car la vraie justification de l’Europe, après la paix, c’est de nous permettre de jouer un rôle important dans le monde, de créer le seul contrepouvoir à l’hégémonie américaine, de ne plus être le chihuahua de Bush, de promouvoir nos valeurs sociales et politiques.

Qu’on ne me demande pas d’approuver le naufrage de l’Europe !

L'amnistie ne passera pas par le Sénat
Par Renaud LECADRE
Libération : vendredi 15 juin 2007
Des rumeurs prêtent au Sénat de bien sombres manoeuvres en coulisses. Il est notamment question d'une mission d'information, chargée depuis trois mois des problématiques de prescription, qui doit rendre son rapport mercredi. L'un de ses rapporteurs, le socialiste Richard Yung (avec les UMP Jean-Jacques Hyest et Hugues Portelli), dément formellement toute velléité d'assurer à l'ex-président une immunité à vie. Bien au contraire, la mission sénatoriale devrait proposer l'allongement des délais de prescription (de trois à cinq ans pour les délits, de dix à quinze ans pour les crimes), quitte à encourager un peu plus l'archéologie judiciaire. «On comprend bien l'agitation actuelle, souligne le sénateur PS, mais elle ne passera pas par nous.» Si, d'aventure, Nicolas Sarkozy ­ qui a toujours réfuté toute amnistie des délits routiers ou financiers ­ songeait à garantir une quiétude pénale à Jacques Chirac, comme l'affirmait récemment le Canard enchaîné, la manoeuvre passerait par d'autres truchements. A suivre de près, au Sénat ou ailleurs.

A lire sur le même sujet :
Samedi, à minuit, Chirac sera démuni (http://www.liberation.fr/actualite/politiques/261330.FR.php)

Interview sur Expatries.Senat.fr
Le 24 mai, j’ai été interviewé par le site Expatries.Senat.fr, sur les résultats de l’élection présidentielle et sur la législature qui va s’ouvrir.
(Cliquez pour lire cette interview)

Violences policières sur le vol Paris-Bamako
Le 28 mai 2007, j'ai écrit au Ministre de l'Intérieur au sujet du problème survenu sur le vol Paris-Bamako du 26 mai, certains passagers ayant décrit des violences policières assez graves sur un Malien en cours d'expulsion.
Je lui ai demandé de m’indiquer quelles mesures seraient prises pour assurer que toutes les clarifications nécessaires seront apportées à cette triste affaire et que les futures expulsions seront conduites de manière humaine et sans les brutalités rapportées par les passagers.

Cinquième anniversaire de l’enlèvement d’Ingrid Betancourt
J’ai participé le 23 mai au rassemblement pour le cinquième anniversaire de l’enlèvement d’Ingrid Betancourt, organisé par son comité de soutien français.
Compte tenu des élections peu d’élus avaient malheureusement pu se libérer, mais toutes les familles politiques étaient présentes.
La famille d’Ingrid Betancourt était là : son ex-mari, sa fille Mélanie et son fils Lorenzo. En compagnie de l’évêque coadjuteur de Paris (pour moi, une première en quarante ans de vie militante !) nous avons défilé du parvis de Notre-Dame à la mairie de Paris, où nous avons été reçus par Anne Hidalgo, premier adjoint au maire de Paris.
Mélanie a pris la parole pour souligner l’importance de maintenir la flamme demandant la libération de sa mère, d’autant que nous savons qu’elle reçoit des informations sur le monde extérieur. Elle a redit tout son espoir puisque, par un otage qui a réussi récemment à s’enfuir , nous savons qu’elle est vivante et à peu près en bonne santé. Nous savons aussi qu’elle a tenté 5 fois de s’enfuir, ce qui prouve un moral indompté.
Tous les orateurs ont demandé de façon pressante au président colombien et aux FARC qui détiennent les otages de négocier, de rechercher les conditions d’un accord humanitaire permettant la libération de tous les otages sans exception, et ceci sans tenter d’opération militaire qui se solderait nécessairement par la mort des otages.
Plusieurs artistes , comme Robert Hossein et Moshé Mizrahi ont ensuite lu des textes adressés à Ingrid et aux otages.
Au total une célébration simple et digne. Souvenons-nous et oeuvrons pour la libération de tous les otages !

Construction européenne
Le PS et le SPD viennent de publier une déclaration commune sur les grandes orientations futures de la construction européenne, confirmant « leur volonté de faire avancer ensemble le processus d’intégration européenne dans le sens des valeurs sociales démocratiques et socialistes ».
Ce document couvre la politique économique, l’intégration sociale, la lutte contre le réchauffement climatique, les questions de sécurité, et affirme la nécessité de poursuivre la politique d’élargissement et de voisinage. Il définit enfin les critères d’un nouveau traité institutionnel.
(lire la déclaration commune)

Soutien aux infirmières bulgares et au médecin palestinien condamnés à mort en Libye
Le Comité de soutien aux infirmières bulgares emprisonnées (SIBEL, collectifsibel@gmail.com) a organisé le 8 février, sous le patronage de l’ambassade de Bulgarie et de Sylvie Vartan, une soirée de soutien aux infirmières bulgares et au médecin condamnés à mort en Libye. Plusieurs organisations y ont participé : Avocats sans frontières, Ensemble contre la peine de mort, l’Alliance des femmes pour la démocratie, l’Association internationale des infirmiers, l’Association des médecins bulgares en France, le magazine scientifique Nature. Plusieurs parlementaires et élus du PS étaient là : Catherine Guy-Quint, député européen, François Loncle, député, Elisabeth Larrieux, conseiller de Paris qui représentait la fédération de Paris du PS, et moi-même.
Il est important que tous les parlementaires, élus, toutes les associations de défense des droits de l’homme, se mobilisent pour que se crée un mouvement dans l’opinion publique européenne qui demande aux autorités libyennes l’annulation de la sanction inique qui frappe ces innocents et leur libération immédiate.
Vous pouvez y participer en signant et en faisant signer la pétition sur le site http://www.fnib-libye.be/

Sans-papiers
M. Simao et ses deux enfants, menacés d’expulsion par Sarkozy, viennent de recevoir leurs papiers : une carte temporaire de séjour permettant d’exercer une activité professionnelle. Je m’étais engagé à les « parrainner » et j’étais intervenu auprès du préfet d’Orléans pour qu’ils puissent rester en France.

La (dés) union est un combat ! (Georges Marchais)
La « mise en congé » récente de Marie George Buffet du secrétariat national du PCF et le lancement officiel de sa campagne présidentielle couronnent l'échec du rassemblement de la gauche dite « anti-libérale ». Ce terme, ambigu et inacceptable puisqu'il laisse entendre que les autres formations de gauche, au premier rang desquelles le PS, seraient favorables au libéralisme, recouvre deux sensibilités : pour une grande part celle du Non au referendum, et, plus profondément, le refus de la négociation, de l'accord et des responsabilités, typiques de la gauche protestataire héritière de l'anarcho-syndicalisme et de la vulgate marxiste. Cette malédiction traverse l'histoire du socialisme français de Jules Guesde à Arlette Laguillier.
(lire la suite)

Censure
Le 8 décembre, j'ai écrit au Président Jacques Chirac pour lui indiquer que j'avais été choqué en apprenant qu'une partie du texte d’un des co-réalisateurs du film La mémoire des enfants faisant référence aux « 11400 enfants juifs de France livrés aux nazis par les autorités françaises et assassinés à Auschwitz » avait été censurée dans la lettre d’information publiée par l’Institut Français de Vienne.
(lire le contenu de ma lettre)

Recours collectif - Communiqué de presse
Paris, le 9 novembre 2006
Nicole BRICQ et Richard YUNG, sénateurs socialistes et auteurs d’une proposition de loi sur le recours collectif, prennent acte du dépôt du projet de loi en faveur des consommateurs, qui prévoit notamment l’introduction dans notre droit de l’action de groupe. Cette nouvelle procédure est nécessaire car la législation française ne protège pas les victimes de litiges dus notamment à la multiplication des services qui ne respectent pas les règles de la concurrence.
Depuis les déclarations du Président de la République, en janvier 2005, et avant de voir émerger un tel texte, beaucoup de temps a été perdu. Ce projet n’a que peu de chance d’être débattu et voté par les deux assemblées avant les prochaines échéances électorales.
Il s’agit d’un texte d’affichage. Les deux sénateurs craignent qu’en cherchant à satisfaire aux exigences du patronat, le gouvernement passe à côté d’une réforme essentielle pour redonner confiance aux citoyens subissant des préjudices. Le gouvernement prévoit de limiter la procédure aux litiges inférieurs à 2.000 euros. Ce plafond est beaucoup trop faible. Quant au champ d’application envisagé, il est trop restrictif car il n’englobe pas les atteintes à l’environnement et à la santé. Ce faisant, le Parlement aura son mot à dire si le texte lui parvient avant l’élection présidentielle et, sinon, le sujet sera porté au débat électoral.
Dans ce cadre, Nicole BRICQ et Richard YUNG veilleront à ce que l’action de groupe réponde aux attentes des citoyens tout en protégeant les professionnels des actions intempestives et non fondées. Cette procédure doit permettre de démocratiser l’accès au droit à la réparation des préjudices de faible montant et dissuader certains acteurs de la vie économique.

« Le turban et la rose » de François Nicoullaud, Ramsey éditeur
Notre ami François Nicoullaud, par ailleurs président de l’ADFE, nous livre là un beau livre, passionnant. C’est à la fois une déclaration d’amour à l’Iran et une invitation à découvrir ou redécouvrir ce pays et surtout son peuple. François Nicoullaud en effet a été ambassadeur de France à Téheran de 2001 à 2005, mais visiblement pas un ambassadeur ordinaire. Il a découvert ce pays et cherché à le comprendre dans une conjoncture politique difficile qui fait que tout ce qui est iranien est a priori considéré comme anti-occidental et mauvais par l’Occident, alors que l’Iran se méfie de tout ce qui est européen ou américain.
C’est d’abord à une promenade dans le pays, si beau et chargé d’histoire (pensons à l’empire des Sassanides fondé en 254) qu’il nous invite : Ispahan, Machad, Kachan, la mer
Caspienne, Téhéran, ainsi qu’à la découverte des mosquées et des institutions religieuses si puissantes qui les gèrent.
Mais ce à quoi il se délecte le plus c’est dans la description de petites scènes de rues ou de la vie quotidienne, qui nous en apprennent plus sur le peuple iranien que de longues analyses :
chez le coiffeur, le pique-nique, la vie dans le Bazar, les pèlerinages ... C’est là que l’on découvre l’âme de ce peuple iranien qui a su rester amical, fidèle, joyeux, ouvert au monde dans une société fermée, autoritaire.
François Nicoullaud n’oublie pas de nous livrer ses vues sur le système politique construit par les mollahs (c’est impressionnant), sur le président Ahmadinejad, sur le rôle et la place du pétrole dans la vie économique et politique du pays et bien sûr sur le nucléaire.
A lire, absolument !
Et à acheter à la FNAC, chez Amazon ou chez alapage.

Accord de Londres - Décision du Conseil Constitutionnel
Le dernier baroud d’honneur des nostalgiques du vieux français a fait flop. Saisi par le député UMP Jacques Myard pour rendre un avis sur la compatibilité de l’Accord de Londres avec la Constitution, le Conseil constitutionnel a décidé le 28 septembre 2006 que rien dans la Constitution ne s’opposait à la ratification de l’Accord, signé il y a bientôt six ans. C’est qu’avaient plaidé les sénateurs Catherine Tasca et Richard Yung. (voir le communiqué de presse ci-dessous)
Les arguments présentés par l’UMP et des parlementaires souverainistes sont ainsi réfutés, levant un des derniers obstacles à la ratification.
L’Accord de Londres, ratifié déjà par 10 pays européens, porte sur les langues de traduction des demandes de brevets européens. Il permettrait d’imposer le français comme une langue internationale de l’information scientifique et technique, à égalité avec l’anglais et l’allemand, et de limiter le coût des traductions qui pèsent sur la Recherche.
(lire l'avis du Conseil Constitutionnel)

Communiqué de presse : Accord de Londres
Les sénateurs Catherine Tasca (Yvelines) et Richard Yung (Français établis hors de France) ont déposé aujourd’hui 19 septembre auprès du Conseil Constitutionnel un mémoire rappelant le contexte juridique et les arguments politiques et économiques en faveur de la ratification de l’Accord de Londres.
Les sages ont été saisis par le député UMP Jacques Myard, président du Cercle Nation et République, et un groupe de parlementaires, pour rendre un avis sur la compatibilité de l’Accord de Londres avec la Constitution. Il doit rendre son avis le 28 septembre.
Cet accord, signé voici déjà cinq ans par le gouvernement français, a été ratifié par 10 pays européens – mais toujours pas par la France. Le Conseil d’Etat a conclu à sa compatibilité, les délégations pour l’Union européenne de l’Assemblée nationale et du Sénat ont exprimé une opinion favorable, la Commission européenne a appelé les Etats membres à la ratification… Pourtant la procédure parlementaire de ratification est paralysée par les combats de retardement d’un groupe de députés souverainistes.
L’enjeu est de taille. Il s’agit, en autorisant la traduction des demandes de brevets en trois langues seulement – allemand, anglais et français, les trois langues officielles de l’Office européen des brevets – d’imposer le français comme une langue internationale de l’information scientifique et technique, à égalité avec l’anglais et l’allemand. Il s’agit, en limitant les coûts de traduction dont s’enrichissent les conseils en brevets, de réorienter cet impôt inefficace vers le développement de la recherche et les dépôts de brevets européens à l’étranger.
(lire le mémorandum)

11 septembre
Nos pensées, en ce jour du cinquième anniversaire des attentats du 11 septembre, vont vers vous, vers les 4000 victimes et leurs familles, vers les blessés qui, encore aujourd'hui, souffrent. Notre solidarité et notre sympathie vont vers ce peuple américain frappé dans sa chair même.
Cette violence aveugle, fanatique, injuste est le pire moyen d'action. Elle doit être condamnée et combattue avec toute la rigueur dont nous sommes capables. Comme Français, comme socialistes, nous devons le répéter et agir en conséquence, en France, en Europe et dans le monde.
Ceci est d'autant plus nécessaire que nous ne retrouvons pas dans l'action de Georges Bush depuis 2001. L'affirmation d'une guerre entre les forces du Bien (les États-unis et les chrétiens) et celles du Mal (l'orient et l'islam) nous ramène aux croisades. Les mensonges répétés des administrations Bush et Blair, l'utilisation systématique de moyens illégaux, la situation juridique impensable des prisonniers de Guantanamo, tout ceci affaiblit nos valeurs et montre que le terrorisme, d'une certaine manière, obtient ce qu'il poursuit : accroissement des attentats terroristes à travers le monde, guerre civile en Irak, renforcement du Hezbollah en Iran, reprise de la guerre des talibans en Afghanistan, ...
Je ne sais pas si Bush est un "criminel de guerre" ; c'est en tout cas un des plus mauvais Président des États-unis et un politicien que l'on ne peut respecter. Il a piétiné les valeurs de la démocratie, des droits de l'homme et sa propre Constitution pour un résultat aussi négatif que possible.
Nous devons combattre l'islamisme et le terrorisme comme nous l'avons fait jusqu'à maintenant en Europe. Mais nous devons aussi chercher à comprendre et à répondre à la radicalisation de l'opinion publique du monde arabe et musulman, dans les pays d'orient et en tout premier lieu en Palestine, mais aussi chez nous en France. L'Europe, la France, par leur expérience et par leurs liens avec le monde arabe ont la responsabilité d'offrir une alternative à la politique ignorante et brutale du gouvernement américain.

Sans-papiers
Le 31 août 2006, je suis intervenu auprès du préfet du Loiret en faveur de Sebatiao Simao et de ses deux enfant scolarisés à Orléans, que je « parraine » depuis le 16 juin, et qui viennent de recevoir leur avis d’expulsion.
C’est une des conséquences intolérables de la circulaire Sarkozy. Sebastiao Simao, de nationalité angolaise, est originaire de la province de Cabinda, qui reste une zone dangereuse pour les militants indépendantistes, et il a été membre du FLEC/FLAC. Son épouse a d’ailleurs été assassinée par les policiers du MPLA. D’autre part, ses enfants sont déjà bien intégrés et francophones.


   


   


Année parlementaire précédente (2005/2006)


   


Année parlementaire 2004/2005


   


   


   

     

   

  
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