Communiqué
Chine / Taiwan
Alors
que les députés chinois viennent
d’adopter le 14 mars une loi anti-sécession qui
vise essentiellement Taiwan, et qui envisage le recours à la
force en cas de déclaration
d’indépendance du pays (article 8), le silence du
président Chirac est étonnant. D’autant
que selon cette loi la France pourrait être un jour saisie
par les autorités de Pékin d’une
demande d’arrestation et d’extradition
d’un dirigeant taiwanais sur le sol français.
J.
Chirac ne disait-il pas il y a un plus d’un an :
« rompre le statu quo par une initiative
déstabilisatrice, quelle qu’elle soit, serait
privilégier la division sur l’union. Ce serait une
grave erreur. Ce serait prendre une lourde responsabilité
pour la stabilité de la région.
»
Je
regrette pour ma part l’adoption de cette
législation qui rompt l’équilibre
actuel entre les parties et menace, en évoquant
l’utilisation de moyens non pacifiques, la paix dans la
région alors même que des signes de rapprochement
entre les deux rives se développent.
Je
plaide à nouveau, et je souhaite que la France fasse de
même, pour le développement du dialogue entre les
deux rives, et pour que des actes significatifs, dont
l’abrogation de cette législation dite
« anti-sécession », permettent leur
rapprochement dans des conditions acceptables par tous.
Richard
Yung
Sénateur (PS)
représentant les Français hors de France
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