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Vienne - 23 et 24 mai 2005
Rabat - 16 mai 2005
Dublin - 4 et 5 mai 2005
Madagascar - 18 au 27 avril 2005
Nairobi - 27 au 29 avril 2005
Pondichéry
- 19 au 22 février 2005
Shanghai
- 23 au 26 février 2005
Pékin
- 27 février au 2 mars 2005
Bangkok
- 2 au 4 mars 2005
Hong Kong - 6
au 8 janvier 2005
Taiwan
- 8 au 11 janvier 2005
Tokyo
- 11 au 14 janvier 2005
Sénégal - 7 au 9
décembre 2004
Bamako - 5 au 7 décembre 2004
Varèse - 19 novembre 2004
La Haye - 3 novembre 2004
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Lundi 23 mai
J’ai
été accueilli par Elisabeth Kervarrec-Cap, conseillère AFE de la
circonscription, et par M. Fourmy, chef de la chancellerie.
Le matin, conférence de presse sur la situation en France à la veille du
référendum, à l’Académie diplomatique avec les correspondants de Die
Presse, de l’APA et de la radio autrichienne : j’explique l’importance
de ce débat et ses multiples conséquences sur la vie politique française.
Participation à la
conférence consulaire qui, chaque année, regroupe autour de
l’ambassadeur, Pierre Viaux, les trois conseillers AFE élus de la
circonscription Elisabeth Kervarrec, Pierre-Yves Leconte
et Jean-Pierre Villaescusa, les six consuls honoraires (un par
Land) et les chefs de service de l’ambassade ainsi que, cette année,
Louis Duvernois et moi-même, sénateurs représentant les Français
établis hors de France.
L’ambassadeur présente les
relations franco-autrichiennes marquées par la récente visite du
Chancelier Volfgang Schüssel à Paris. Il n’ y a pas de sujets de
contentieux, et la dominante est la préparation de la présidence
autrichienne de l’Union à partir du 1er janvier 2006.
(site
http://www.eu.at/).
L’Autriche prendra sans doute une initiative sur la coopération en
matière de lutte contre le terrorisme (dite Schengen III).
Karen Rocher présente
les dossiers de cette présidence.
Les positions de la France et de l’Autriche sont convergentes sur la
politique des transports et de la politique agricole. L’Autriche
concentrera probablement ses efforts sur la recherche d’un accord
relatif aux perspectives financières de l’Union pour 2007-2013. Elle
devra traiter la préparation de l’élargissement à la Bulgarie et à la
Roumanie, avec possibilité de retarder cette dernière.
Elle donnera également la priorité à l’ouverture des négociations
d’adhésion avec la Croatie (ajournées sine die par l’Union tant que le
TPI ne fonctionne pas convenablement).
M. Fourmy, chef de chancellerie, a ensuite donné des chiffres sur
la communauté française en Autriche (6000 inscrits, 2200 sur la liste
électorale présidentielle /referendum).
La communauté a en général peu de difficultés : la CCPAS verse une
subvention de 5000€ à la société de bienfaisance ; un comité pour
l’emploi fonctionne bien avec une personne à mi-temps.
Les consuls honoraires et
les chefs de service (MM. Boidin, chef de la Mission Economique,
Touzenis, conseiller culturel, les colonels Coleman,
attaché de défense et Browaeÿs, attaché de sécurité intérieure)
ont ensuite présenté leurs activités pour l’année écoulée.
L’Ambassadeur nous réunit à déjeuner dans la belle et historique
ambassade de France.
L’après-midi, visite au
Lycée français de Vienne (http://www.lyceefrancais.at/)
Nous sommes reçus par M. Griesmar, proviseur, Mme Ronne,
proviseur-adjoint, Jacques Jorand, intendant, Françoise
Balso-Rogel, directrice de la maternelle et du primaire, Bruno
Bertin, directeur de l’école de Grinzing et ainsi que le chargé de
coopération avec l’enseignement autrichien.
Le lycée a mis au point un cursus scolaire original qui permet aux
élèves de suivre la filière française normale et d’y ajouter, s’ils le
souhaitent, le cursus autrichien. Ils sont ainsi bilingues et peuvent
présenter à la fois le baccalauréat et la matura.
Après avoir visité les lieux, nous rencontrons les représentants des
parents d’élèves : Sonja Schak et Jean-Louis Dionot
(site :
http://www.ape-lycee.at/), et les élus au conseil d’établissement et au
Beirat, MM. Barbery, Casset, Modes, Mme Pournaki
et M. Sincennes.
La principale difficulté rencontrée est l’état du bâtiment, peu ou pas
entretenu depuis une cinquantaine d’années, et qui connaît des problèmes
de structures et de graves questions de sécurité (fenêtres, chutes de
cornières en béton).
Il est extrêmement urgent d’entreprendre ces travaux de sécurité qui ont
été signalés à plusieurs reprises à l’AEFE et au MAE. Il ne faut pas
attendre qu’un accident se produise et qu’un élève ou un enseignant soit
blessé. Je saisirai le Ministre dès mon retour à Paris.
Institut français
Sous la conduite de Daniel Pirat, secrétaire général, visite
de l’Institut français situé dans un très beau palais et dans un parc
magnifique.
Malheureusement le bâtiment n’ pas été entretenu depuis des années et se
trouve dans une condition peu digne de la République. Des crédits ont
été demandés au MAE pour mener à bien la nécessaire réfection mais sans
succès réel jusqu’à maintenant.
Le soir, soirée-buffet amicale chez Elisabeth Kervarrec avec le
bureau de l’ADFE et la section PS.
Mardi 24 mai
La matin visite de la
chancellerie et du consulat (http://www.ambafrance-at.org/consulat/).
Avec
les camarades du PS Elisabeth Kervarrec, Louis Sarrazin,
Michel Cullin et Pierre Avedikian, nous sommes ensuite
reçus par Alfred Gusenbauer, président du SPÖ.
Je lui explique la situation politique en France à la veille du
référendum et la situation interne du PS. Il considère pour sa part que
le moteur franco-allemand de l’Europe est en panne à la suite de la
réunification allemande et que par ailleurs les valeurs de la social-démocratie
européenne sont en crise.
Je propose de renforcer les échanges et la coopération entre nos deux
formations
dans le cadre de l’action de notre secrétariat international, et de
faire en France une séance de formation à la contribution autrichienne
au marxisme (le marxisme austro-hongrois).
Déjeuner avec l’AFIFA au
Nations-Unies de Vienne
(Association des Fonctionnaires Internationaux Français en Autriche
– président : Pierre Nocture –
P.Nocture@iaea.org)
Le centre des Nations-Unies de Vienne comprend les organisations
suivantes :
AIEA, ONUDI, ONU Vienne, OTICE, UNODC (lutte contre la drogue et le
crime),
Le CNUDCI (harmonisation du droit commercial). Sont également implantées
à Vienne mais non membres du système es nations-Unies : l’Office
Européen des Brevets (direction de l’information et des publications),
l’organisation dite « Wasenaar » (exportations de matériel militaire),
Outofspace, OSCE (sécurité), OTICE (surveillance des explosions
nucléaires). Ceci représente environ 5000 fonctionnaires dont la moitié
pour l’AIEA, et 170 Français dont 50 adhérents à l’AFIFA.
La discussion porte sur la place des fonctionnaires français dans les
organisations citées, sur les conditions de détachement, le nécessaire
renforcement de l’action en matière de gestion prévisionnelle de la
Mission Permanente (de la France) auprès des Nations-Unies à Vienne et
de la Mission des Fonctionnaires Internationaux à Paris, sur la règle
des 7 ans (durée maximum de contrat dans une organisation internationale).
Je m’engage à préparer une lettre ou une question sur ces questions au
MAE.
L’après-midi, rencontre avec
Nicole Louvat, une des animatrices du Pôle Emploi Francophone (http://www.pef.at/)
qui fait partie de l’amicale des femmes francophones
(http://www.amicalefemmesfrancophones.com/).
Il s’agit d’une structure légère qui aide les femmes françaises, qui ont
souvent suivi leurs conjoints nommés ou installés à Vienne, à trouver un
emploi. Le PEF qui mène des actions de présentation et de contact auprès
des entreprises et organisations françaises, autrichiennes et
internationales souhaite travailler davantage avec la mission permanente
française auprès de l’ONU pour ce qui relève des possibilités d’emploi
dans les organisations internationales.
Le soir, réunion-débat avec
une quarantaine de participants à l’Académie Diplomatique sur le
referendum relatif au Traité constitutionnel avec également comme
orateurs le Professeur Ernst Winter et le Dr. Monika Mokre.
(Lire une
dépêche de l'APA en allemand sur la réunion débat)
(Écouter
un compte-rendu de l'ÖRF) Retour en haut de
page
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Lundi 16 mai
J’ai été accueilli par
Bruno Perdu, consul général, André Cadot, conseiller AFE,
Christine Léger, secrétaire de la section PS et Marie-Pascale
Avignon-Vernet de l’ADFE.
Petit-déjeuner avec Philippe Faure, ambassadeur de France,
Bruno Aubert, ministre conseiller, Bruno Perdu et André
Cadot. Nous faisons le point sur la communauté française au Maroc et
à Rabat, et sur l’évolution des relations franco-marocaines.
L’opinion publique au Maroc s’inquiète des conséquences négatives que
pourrait avoir un rejet du Traité constitutionnel européen, craignant
que cela n’entraîne une fermeture des marchés européens aux pays
associés comme le Maroc. Par ailleurs, le Maroc se préoccupe des
conséquences de la mondialisation sur son économie (notamment dans le
secteur du textile), et prépare un plan de développement de son
industrie autour des secteurs de la construction automobile et
aéronautique (sous-traitance et maintenance, construction de la Logan),
électronique, agro-alimentaire, centres d’appel.
Nous nous rendons ensuite au lycée Descartes (Gérard Marieau,
proviseur, Véronique Amsallem, proviseur adjoint,
http://www.lycee-descartes.ac.ma/), qui nous présentent le système
français d’enseignement au Maroc (21 000 élèves dont 17 000 dans les 23
établissements AEFE, et dont 7 000 de nationalité française), ainsi que
le lycée Descartes (2 400 élèves, dont 25 % de Français). Un
enseignement en langue arabe (première langue) ainsi que les cours
d’histoire, géographie et civilisation en arabe, sont une des
spécificités du lycée.
Nous visitons ensuite les services du consulat général (49 av. Allal Ben
Abdallah, Rabat,
http://www.consulfrance.ma.org/) sous la conduite de Bruno Perdu :
services des immatriculations, de l’état civil (forte croissance des
demandes de transcriptions de mariages et de fraudes dans ce domaine),
service social.
Après un déjeuner à la résidence du consul général qui me permet de
rencontrer entre autres Daniel Maître, chef de la mission
économique, nous visitons la maison de retraite française (une trentaine
de pensionnaires) puis le SCAC où nous sommes reçus par son chef Guy
Sérieys et son adjoint Daniel Boutte. L’enveloppe de
coopération avec le Maroc est une des plus importantes de notre réseau à
l’étranger, et pour l’essentiel consacrée à l’éducation, les bourses
d’enseignement supérieur en France et la recherche scientifique. Le
soutien au développement culturel marocain est aussi son objectif.
Le soir à l’hôtel Shella,
après une rencontre avec la section PS, nous réunissons environ 160
personnes pour une présentation du Traité constitutionnel européen et un
débat très animé.
Merci à la section de Rabat pour l’organisation de cette réunion
publique, et l’envoi de 2800 lettres d’invitation. Retour en haut de
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Mercredi 4 mai
Je retrouve à l’aéroport
Hélène Conway, conseillère AFE et membre du Bureau Fédérat.
Nous nous rendons à l’Institut for European Studies de Dublin, présidé
par Alan Dukes, où j’anime une table ronde sur la situation
politique en France et le référendum. Frédéric Grasset,
ambassadeur de France, nous y rejoint.
Karen Coleman, de la chaîne de radio Newstalk 106, enregistre
ensuite une interview d’une demi-heure sur les mêmes questions.
Visite de l’ambassade
(http://www.ambafrance.ie/)
M. Grasset, ancien chef de protocole au quai d’Orsay, explique la
situation politique en Irlande. Les relations entre la France et
l’Irlande sont qualifiées d’excellentes, avec une grande communauté de
vue et une francophonie marquée en Irlande. La convergence des vues
concerne la réforme de la PAC et des mécanismes des fonds structurels,
la fin du « chèque anglais ».
Nous visitons ensuite la chancellerie sous la conduite de Madame la
Consule Bernadette Marguin qui souligne l’accroissement important
de la communauté française ces dernières années (plus de 6000 inscrits
fin 2004) avec une estimation de 15000 non inscrits. Les binationaux
représentent environ 20% des inscrits, avec une population jeune.
Cette communauté, très active, connaît peu de problèmes sociaux, même si
une paupérisation existe parmi les plus jeunes et les plus récemment
arrivés.
Visite à la mission économique (http://www.missioneco.org/irlande/)
Nous sommes reçus par Dominique Casse, Conseiller économique et
commercial, et son équipe (13 personnes).
Pour une présentation de la situation économique en Irlande (voir le
site Web).
À noter l’effort important de l’Irlande dans le domaine de la recherche
et du développement pour les biotechnologies et les NTIC. Nos échanges
commerciaux sont déficitaires de 140 millions d’euros.
Le soir, réunion à
l’Alliance Française pour présenter le Traité Constitutionnel Européen
et les arguments en faveur du Oui.
Jeudi 5 mai
Lycée Français
d’Irlande (http://www.lfi.ie/)
Accompagné d’Hélène Conway, de Patrick Thomas, conseiller
culturel et scientifique, et de Olivier Solé, directeur du lycée,
je rencontre les parents et les enseignants à l’école française de
Foxrock. Ce cite accueille 250 enfants de la maternelle et du primaire
en entretenant des liens étroits avec l’école irlandaise mitoyenne.
Nous nous rendons ensuite sur le site du secondaire à St Kilian’s.
Celui-ci en gestion parentale est actuellement abrité dans des éléments
préfabriqués installés sur le site de l’école germano-irlandaise de
Dublin. Il accueille environ 105 élèves. Il est prévu de construire un
bâtiment permanent à compter de septembre 2005.
Les deux écoles (française et germano-irlandaise) ont développé un
projet pédagogique audacieux et innovant qui vise à mettre en commun à
partir de la 5e (puis 4e et 6e) environ
50% du temps d’enseignement (histoire, éducation civique, art, sport et
anglais). Ce projet est en cours de validation par la DESCO du MAE et
l’inspection générale. A suivre, car unique.
Visite du Service de
Coopération et d’Action Culturelle
Avec Patrick Thomas, conseiller culturel et scientifique,
Georges Crozat, attaché de coopération pour la science et la
technologie, Serge François, attaché de coopération pour le
français, Jean-Michel Garcia, directeur de l’Alliance Française (http://www.alliance-francaise.ie/)
Dans le domaine scientifique, les grands établissements de recherche
français signent des accords-cadres avec leurs homologues irlandais.
Dans le domaine linguistique, le français en tant que seconde langue
vivante étrangère (après l’anglais ou le gaélique) a une situation
favorable mais qui se dégrade (de 75% à 59% des enfants). La politique
du poste est d’aider à la formation des enseignants de français et de
les aider par un portail vers le FLE.
L’Alliance Française est une des plus importantes avec 3000 inscrits et
un budget de 1,2 millions d’euros autofinancés. Outre les activités
normales, elle met en place des ateliers pour les tout petits et
soutient un programme FLAM à Cork.
Déjeuner à la Résidence
de France avec les principaux représentant de la communauté et du poste.
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Tananarive
Arrivés lundi 18 Avril avec
Jean Daniel Chaoui, membre du Bureau Fédéral de la FFE-PS, Aude Yung de
Prevaux et Anne Esambert, responsable de la nouvelle unité chargée des
Français expatriés au Sénat, nous avons été accueillis par Roland Bréjon,
Consul Général de France.
Madagascar a, par ailleurs, été le premier pays en développement choisi
pour participer au programme « Millenium Challenge Account » des
Etats-Unis.Le 19
nous avons été reçus par madame Catherine Boivineau,
Ambassadeur de France.
Mme l’Ambassadeur souligne que la France reste à la première place pour
les échanges économiques et pour l’aide bilatérale à Madagascar, avec
133 millions d'euros.
Pour la production de riz qui est l’aliment premier de la population
malgache, la prévision de la prochaine campagne est proche de
l’équilibre offre-demande sans avoir à recourir des importations. Le
prix du kilo de paddy a été de 7000 FMG en 2004, avec une hausse due
pour partie au marché mondial. Le prix de vente fixé aux particuliers a
été de 3500 FMG, la différence étant couverte par des dons de
gouvernements étrangers.
Une des questions en suspens qui pèse lourd dans les relations
franco-malgaches est le gel des procédures pour les adoptions en cours.
La partie malgache invoque la nécessité de doter le pays d’une nouvelle
loi sur les adoptions qui corresponde aux critères de la Convention de
La Haye. Du côté français, la pression des parents qui ont déjà leur
enfant adopté dans un orphelinat mais qui ne peuvent quitter Madagascar
se fait sentir de plus en plus , y compris dans l’opinion publique. Il
est devenu nécessaire de prendre des mesures concrètes et de donner un
calendrier.
Madame l’Ambassadeur indique la nécessité de créer un courant plus
favorable aux investissements étrangers avec un environnement juridique
plus stable, une situation du foncier plus claire et une justice moins
aléatoire.
Elle souligne enfin la création de 22 nouvelles régions qui doivent
encore s’harmoniser avec les 6 provinces.
Visite du consulat,
avec Roland Bréjon, consul général, Romuald Rouchon,
consul adjoint chef de chancellerie, Martine Festaud, consule
adjointe, le colonel Jean-Pierre Vanoye, attaché de sécurité
intérieure, Camille Naziri, agent de sécurité chargé de la
protection des Français, ainsi que leurs collaborateurs.
Les effectifs du consulat
général de Tananarive et ceux des chancelleries détachées à Diego
Suarez, Majunga et Tamatave sont en tout de 67 agents, ce qui est peu
rapporté à la population de 20 000 immatriculés. Il manquerait en
particulier 2 agents (qui pourraient être des recrutés locaux) au
service des visas, et deux titulaires pour les bourses et les affaires
sociales.
Le service des visas est très encombré, car il reçoit 20 000 demandes
par an. Les demandeurs font la queue pendant plusieurs heures avant
d’être reçus. Un gros progrès a été fait dans les conditions d’accueil :
salle propre avec fontaine d’eau, toilettes, TV. Les visas sont transmis
dans un délai maximum de 48 heures. Le taux de refus, de 13 %, est
inférieur à la moyenne (20 %).
Le consulat de Tananarive reçoit une très nombreuse population de
Français relevant de l’aide sociale. Il est le seul poste ayant deux
assistants sociaux.
Visite du Centre de
Formation Professionnelle pour Adultes (CFPA) à Tamjombato, avec
M. Fourel, le directeur.
Le Centre, anciennement à Antsirabé est maintenant dans de beaux
bâtiments fonctionnels à Tamjonbato (site Forello, route de Fianar).
Il est organisé autour de trois pôles :
- Tertiaire :
comptabilité, informatique (avec Mme Yahia Tnina)
- Maintenance industrie, pôle technique (Jean Paul Lebouil)
(froid : Herina Andriamaharo ; industrie : Jocelyn Razafinjato)
- Conseil aux entreprises (Mireille Ralalaharimanga)
Les formations sont
ouvertes à des jeunes de 18 ans ou plus, soit demandeurs d’emploi soit
déjà en poste, mais désirant acquérir une formation complémentaire.
Certaines formations se font à la demande des employeurs qui les
financent.
Le centre a assuré la formation de 345 jeunes conseillés, 29 placements
en emploi, 55 formations hors CFPA et 15 formations AFPA en France en
2004.
Il est géré par l’ASFOR, association de droit malgache qui a signé une
convention avec le Comité emploi-formation du Consulat Général.
A ce titre elle reçoit 120 000 € de subvention du Consulat soit 60 % de
ses ressources, le reste provenant de son autofinancement. Celui est en
progression constante (la subvention du MAE diminue de 20% par an) alors
même que le nombre d’emplois expatriés est en diminution (5 en 2004, 3
en 2005).
Une incertitude existe encore pour le poste de directeur, détaché de l’AFPA
France et financé par le MAE, le présent titulaire devant quitter ses
fonctions en septembre.
Le soir, réunion de la section ADFE de Tananarive. Ont été évoqués les
moyens de recruter dans des milieux plus diversifiés.
Rencontre avec le « collectif des enseignants », représenté par
Yves Peyres et Pascal Farines. Il s’agit d’uns structure souple, informelle,
créée il y a cinq ans et qui regroupe une association de parents
d’élèves, l’Alefa, des syndicats enseignants et l’ADFE. Au moment de la
dévaluation du franc malgache et de l’augmentation conséquente des
écolages, (+ 40 %), le collectif a organisé un sit-in sur les marches de
l’ambassade, et le mouvement a été un succès. Il a milité pour que la
seule solution apportée ne soit pas le relèvement des bourses, car seuls
les enfants français ou franco-malgaches auraient été aidés. Il a obtenu
une aide (sous forme d’exonérations partielles) pour 25 enfants
malgaches, prise sur le budget de l’établissement. Le collectif demande
que cette aide soit pérennisée, demande à laquelle il n’a toujours pas
été répondu
Une autre position courageuse du collectif est de considérer que la
qualité de l’enseignement passe par la qualité des conditions de vie des
enseignants, même si cela implique une augmentation des écolages.
Le collectif souhaite s’implanter dans d’autres établissements
conventionnés, être au besoin dans les comités d’établissement, mais
refuse d’être gestionnaire. Son objectif : créer un rapport de forces
dans un des domaines les plus importants de l’expatriation.
En ce qui concerne la question de la gratuité de l’enseignement français
à l’étranger, s’il s’avère qu’elle n’est pas réaliste, que cet
engagement n’est pas tenable, le collectif demande à ce qu’un nouvel
engagement, ferme, soit pris.
J’ai exposé ma position, qui est d’obtenir, sur une législature, un
abaissement de 60 à 30 % de la part assumée par les familles dans le
coût de l’enseignement.
Enfin, la soirée s’est terminée sur un bon débat avec la
section PS de
Tananarive, sur la situation politique et sociale en France et en
Europe, et sur le referendum.
Mercredi
20 avril
Lycée français (http://ww.lft.mg/)
Visite avec Jean-Michel Herz, proviseur,
Bruno Bouchon, proviseur
adjoint, Olivier Rivière, agent comptable, Francis Carrié, coordonnateur
AEFE, Mme Ravisoa, conseiller principal d’éducation, Mme Villedieu,
chargée de mission à la formation continue, et leurs collaborateurs.
Avec plus de 1500 élèves, dont 65 % de français ou franco-malgaches, cet
établissement moderne occupe un vaste emplacement où salles de classe,
équipements sportifs et infrastructures culturelles sont bien équipés.
Il comporte aussi un internat pour une centaine d’élèves. Une partie
d’entre eux a besoin d’une action sanitaire – vaccinations –, qui peut
être prise en charge, pour les plus démunis d’entre eux, par les
services sociaux du consulat.
Sur les 12 000 élèves scolarisés sur l’île en langue française, 2800
sont dans des établissements à gestion directe, 3000 dans des
établissements conventionnés, le reste, soit 5000, étant inscrits, hors
du réseau français, dans des écoles malgaches homologuées. Parmi
ceux-ci, 500 français, qui choisissent ce système soit pour des raisons
culturelles soit pour des raisons financières : les écolages (environ
1000 euros au lycée français) y sont dix fois moins chers.
A cause de la pauvreté, le pourcentage d’élèves boursiers est nettement
plus élevé à Madagascar que dans le reste du monde : 60 à 65 %.
Un autre problème du lycée est la difficulté d’intégrer des élèves de
niveau insuffisant et/ou plus âgés, surtout lorsqu’ils ne maîtrisent
pas le français. Le lycée veut éviter de les rejeter, et a mis en place
des solutions adaptées au terrain, comme par exemple une classe de 3ème
en alternance, ou la participation à l’association « enfants français de
Madagascar » qui aide une centaine d’élèves en très grande difficulté
d’insertion. Le lycée consacre également l’équivalent d’un poste et demi
à la formation continue dans des établissements homologués, et un poste
supplémentaire a été attribué pour l’année prochaine.
Si le taux de réussite au bac est satisfaisant, on regrette que les
lauréats malgaches ne puissent bénéficier de bourses d’études
supérieures en France.
La dévaluation du franc malgache a entraîné l’an dernier un déficit de 2
millions d’euros, compensé par le fonds de réserve et une aide de l’AEFE.
Centre Culturel Albert Camus (http://www.ccac.mg/)
14, avenue de l’Indépendance - Tél : 00 261 20 22 236 05
sous la conduite de Guy Maurette, directeur.
Au rez-de-chaussée : salle des expositions, salle de spectacle et de
cinéma (seule salle 35 mm de l’Ile), au premier : médiathèque avec
bibliothèque, prêt de DVD et de vidéo, salle des jeunes, salle
informatique.
Déjeuner, à l’invitation de
Bernard François, directeur d’Air France, au
restaurant Rossini avec une vingtaine de conseillers du commerce
extérieur autour de leur président Gérard Loustaunau (groupe Bolloré).
Parmi les problèmes évoqués, la crise des exportations de produits
alimentaires :
- les exportations halieutiques (crevettes et thon) qui sont menacées
par les règlements vétérinaires de la CE et le manque d’organisation de
la profession
- l’embargo, déjà ancien, sur la viande de bœuf et la volaille
- les cours erratiques de la vanille (de 30 à 500 $ la tonne puis 15 $),
avec une production mondiale de 2500 T pour une consommation de 1500 T
Autre souci pour l’économie malgache, la concurrence qui frappe le
marché textile avec la fin de l’accord multi-fibre (80 à 100 000 emplois
sont menacés).
Un secteur en croissance forte, les exportations de ferraille « scrap »
vers l’Inde et un secteur encore en devenir, celui du tourisme.
Visite de courtoisie au
Président du Sénat, Guy Rajemison Rakotomaharo
(http://www.senat.mg/) avec Madame l’Ambassadeur et M. le Consul Général.
M. le Président évoque les liens entre le Sénat français et le Sénat
malgache et la coopération entre ces deux institutions. Il a participé
aux rencontres de Bordeaux sur la coopération décentralisée et espère
qu’une meilleure couverture des régions malgaches sera possible à
l’avenir.
Rencontre au Consulat de France avec les représentants de la communauté
française : les conseillers AFE MM Desplanques et Mac Graw, Mme
Maixion
présidente de l’UFE, Didier Lepic et Patrick Tisot, du bureau de l’UFE,
Pierre Thourigny, président de l’ADFE, Mmes Jeanette Janadi et
Rakotobe,
du bureau de l’ADFE, Jean-Daniel Chaoui, représentant à Tananarive de M.
Richard Yung.
La discussion a porté sur les points suivants :
- l’avenir de l’Association « Enfants Français de Madagascar » qui
devrait se recentrer sur le soutien aux élèves français pour leur
permettre d’intégrer l’école française
- les coûts trop élevés de la CFE et les questions relatives aux
ordonnances en pharmacie (pharmacies de complaisance et avance du coût)
- le coût des écolages qui devrait être sensiblement diminué
- la demande de davantage d’explications sur le budget et les comptes du
lycée.
Jeudi
21 avril
Ecole A à Ampefiloha
Visite d’une des quatre écoles (maternelle et primaire) du réseau
français en gestion directe à Tananarive, avec le directeur, Maurice Sitbon, M.
Thouzeau, président de l’association des parents d’élèves,
Pascal Farines, représentant les enseignants, Francis Carrié, pour l’AEFE.
L’école scolarise près de 400 élèves, la plupart franco-malgaches et
boursiers, dans un quartier peu favorisé. Les bâtiments sont
vieillissants, exception faite d’un beau centre de documentation tout
neuf. Si les résultats sont excellents, grâce à la motivation des
enseignants et l’application des élèves, le problème est la faiblesse
des moyens dont dispose l’école, qui attend de recevoir les crédits lui
permettant de faire refaire la toiture en piteux état. En effet l’école
A, comme les trois autres du réseau sur Tananarive, ne dispose pas d’un
budget propre, les crédits étant gérés au niveau du groupe formé par les
quatre écoles et le lycée français de Tananarive en gestion directe.
Alliance Française
Visite de l’Alliance Française avec Alain Villechalane, directeur,
délégué général de l’Alliance Française (http://www.alliancefr.mg/
- dgaf@alliancefr.mg)
Nous visitons le beau bâtiment refait à neuf avec le nouvel espace prévu
pour la médiathèque que J. Chirac devrait inaugurer en juillet. Une
bibliothèque de langue française, complémentaire de celle du Centre
culturel Albert Camus, y sera mise en place.
L’AF pour Madagascar comprend 30 centres répartis dans le pays et
accueille, à Tananarive, 6500 étudiants à l’année. L’inscription est
d’environ 8 € pour 30 heures de cours. Le réseau emploie 8 expatriés, 12
Volontaires Internationaux et 10 Volontaires du Progrès ; une subvention
du MAE de 240 000 € couvre 40% des recettes, 360 000 € provenant de
l’autofinancement. Quelques gros contrats (Parsem, Réunion) aident au
fonctionnement.
Une réunion dans l’après-midi avec les
personnels de l’ambassade et du
consulat général permet de faire le point sur la question de l’indemnité
de résidence dont la baisse est de plus de 30%. La question de la
qualité des enseignements lors de certains remplacements au lycée est
soulevée (saisir les associations de parents d’élèves)
Deux problèmes relatifs au SCAC sont mis en avant : les difficultés de
mise en œuvre de la LOLF (indicateurs, contrôle de gestion,….) et le
transfert des projets en cours vers l’AFD.
Enfin la transformation des consulats généraux de province, à
Madagascar, et les problèmes que cela entraîne tant pour les personnels
(dégradation des conditions de travail) que pour les usagers sont
discutés.
Entrevue avec le Premier ministre Jacques Sylla
Accompagné de Madame l’ambassadeur et de Roland Bréjon, consul général,
j’ai été reçu par le Premier ministre malgache. Il a salué la qualité et
le dynamisme de la communauté française de Madagascar, souligné que la
France était le premier partenaire économique de son pays, et noté avec
satisfaction le renforcement des relations entre les deux pays, en
souhaitant que ces relations s’intensifient encore. Les projets
d’investissements pourraient s’orienter vers le secteur du tourisme,
dans lequel Madagascar a des atouts naturels. L’augmentation du nombre
de vols desservant la Grande Ile est une condition nécessaire.
La question des procédures en cours d’adoption d’enfants malgaches par
des familles françaises a été évoquée. Le premier ministre nous a fait
part de sa volonté qu’une solution soit trouvée.
Le soir, une réception donnée par le Consulat m’a permis de m’adresser à
plusieurs centaines de Français et de m’entretenir avec eux.
Vendredi
22 avril
Visite du centre
médico-social
Il consiste en une équipe de deux médecins (le Dr Jeannot
Ramamonjisoa et le médecin chef Philippe Ziegle), d’une
infirmière, Marie-Ange et d’une secrétaire, Nadia, plus un
ambulancier éventuel. Les deux cabinets de consultation sont équipés
pour les soins d’urgence, les cas plus sérieux étant transférés au
service hospitalier d’urgence de Tananarive, voire en rapatriement
sanitaire (une vingtaine par an) vers La Réunion.
Le CMS effectue environ 7500 consultations par an, mais aussi dans des
villes de province au cours de missions de quelques jours. La moitié des
patients sont des bénéficiaires de l’aide sociale du consulat, pour
lesquels les soins sont gratuits. Il bénéficie d’une dotation annuelle
de 80 000 €.
Le CMS est la seule structure de soins fiable pour la communauté
française de Madagascar, et sa fermeture aurait des effets dramatiques.
Service social du
Consulat général
Son budget est de 800 000 €. Il est traité par deux assistants
sociaux, Anne Faivre-Claude et Didier Gaillot, qui
alternent les permanences au consulat et les missions d’une semaine en
province, pour suivre les 550 bénéficiaires d’une allocation permanente.
Il verse en outre 90 000 € au titre des secours occasionnels.
Le service emploi-formation, suivi par Mme Mino, finance des
micro projets à faible coût (400 €), et souvent co-financés par des
prêts octroyés par une des sept sociétés de bienfaisance. Alain Fourel,
le responsable du CFPA, y tient une permanence.
Le service des bourses enfin reçoit 3000 dossiers dont 2700 sont
acceptés, pour des bourses à 100 %.
Les agents du consulat chargés de l’aide sociale estiment qu’il faudrait
une politique sociale spécifique pour les quelques pays comme Madagascar
où le nombre de Français relevant de l’aide sociale est important. La
priorité est d’abord la réinsertion par l’emploi, puis la santé.
Déjeuner avec le
Carrefour des Entrepreneurs le 22 avril
Le Carrefour est une association de droit malgache qui rassemble les
entrepreneurs français actifs à Madagascar à des fins d’information.
Elle est dirigée par Xavier Desplanques, conseiller AFE.
La réunion nous a permis d’entendre M. Deberre, conseiller
coopération de l’Ambassade, faire un exposé sur l’action publique de la
France à Madagascar dans le domaine culturel et économique. Les
priorités évoluent et concernent actuellement les infrastructures
urbaines, le développement rural, la formation.
M. Ponceau, conseiller du Ministre de la Justice, a ensuite
expliqué le projet d’appui à la modernisation du droit des affaires, en
soulignant les efforts pour mettre en oeuvre des procédures arbitrales,
le développement des inspections de tribunaux, l’informatisation du
greffe du tribunal de commerce.
M. François, attaché agricole, a parlé de la réforme de l’administration
foncière et de sa modernisation, des normes phyto-sanitaires européennes
et de leur mise en œuvre et enfin de la politique de l’environnement
(gestion de la forêt, réserves de 6 millions d’hectares à constituer).
Un tour de table a ensuite permis à chaque participant (une quarantaine)
de se présenter et de dire un mot de son secteur d’activité.
Conférence sur le
Traité constitutionnel européen
Le soir, au cercle franco-malgache à Anosy devant une centaine de
participants à l’invitation de l’ADFM et du cercle Jean Jaurès, j’ai pu
présenter les principales clauses et dispositions du Traité soumis au
référendum du 29 Mai et répondre aux questions de l’assistance.
Enfin dîner à
l’invitation de Solofonantenaina Razoarimihaja, Président du TIM
et vice président de l’Assemblée Nationale, dans une atmosphère cordiale
et amicale.
Taomasina (Tamatave)
Le 25 avril, avec
Jean-Daniel Chaoui, mon représentant à Madagascar, nous rendons
visite à M. Carbonneil, Consul de France à Tamatave.
(B.P. 155, TOAMASINA - Tél. : 53 327 21/53 339 72/53 332 95 - Fax : 53
312 61)
La communauté française comprend 2400 immatriculés, binationaux à 54%,
souvent installés de longue date, présente dans de nombreux secteurs
d’activités.
M.
Carbonneil nous présente les différents services et le
personnel de son consulat (une dizaine d’agents) qui reçoit 1200
demandes de visas par an. Il y a un retard à résorber dans la délivrance
des documents d’état civil, d’autant que la charge des transcriptions de
mariages franco-malgaches est en croissance forte (108 en 2004).
Un centre médico-social (CMS) a été réouvert récemment, après 3 ans de
fermeture, avec l’arrivée du Dr. Duchateau (Volontaire
International). Le principal problème rencontré est d’une part celui du
manque de médicaments disponibles, d’autre part de leur prix. Une
solution pourrait être la dotation d’une trousse médicale au CMS.
Nous n’avons pas pu nous rendre au lycée, fermé pendant les vacances,
mais nous avons pu nous entretenir avec MM. Turlan, Brejeau
et Spinazzé représentant les enseignants et les parents d’élèves.
Une des questions à régler est celle du loyer payé par l’association
parentale gestionnaire à l’AEFE pour le terrain du lycée, loyer payé en
euros et qui pèse donc lourdement sur les frais d’écolage compte tenu de
la dépréciation entre l’ariary et l’euro. Un autre souci est le départ
prévu de 4 enseignants expatriés qui seront remplacés par des résidents,
ce qui augmentera encore les écolages.
Le soir, une réception
offerte par le Consul au « Bateau Ivre », tenu par M. Faidherbe
nous a permis de rencontrer 120 Français de la communauté dont le
président de l’association parentale, de nombreux coopérants techniques
et enseignants, ainsi que les milieux d’affaires.
Visite des entreprises
Le 26 avril nous avons visité les Etablissements Bonnet, fondés en 1889
(négoce, importation de matériel mécanique et de construction, travail
du bois, palissandre surtout, et ébénisterie) avec son gérant Patrick
Vivé (http://www.meubles-bois.com/
- adresse : 3 rue du commerce).
Akyl Cassam Chenai, directeur général de la SCIM (dgscim@wanadoo.mg)
et Bruno Vialard, capitaine du port pour le groupe Bolloré, nous
font ensuite visiter le port de Tamatave, en soulignant les difficultés
présentes et les projets à venir, en particulier pour l’activité
conteneurs (prévision : 100 000 mouvements par an avec une croissance de
20%)
Nous avons ensuite visité les entrepôts de la SCIM qui traite 3500
tonnes de clous de girofle par an, soit la moitié des exportations
malgaches, surtout vers l’Indonésie et l’Inde. Elle est également active
dans le café et leader dans la vanille.
Visite du Centre
Technique Horticole de Tamatave (http:/www.ctht.org/
- ctht@wanadoo.mg)
Michel Jahiel nous explique le travail original et très utile de
ce centre qui aide les cultivateurs malgaches de la côte est à améliorer
la qualité de leurs productions, à développer de nouvelles cultures, à
mettre en place des structures professionnelles de gestion. C’est une
association interprofessionnelle sous l’égide du ministère de
l’Agriculture, financée par l’Union Européenne et par le MAE.
Il dispose de 4 pépinières et d’un laboratoire d’analyse, et met au
point un matériel innovant.
Réunion avec la section ADFM de Tamatave
Notre ami Spinazzé nous invite chez lui pour y rencontrer une
quinzaine des membres de la section. Je prends note des difficultés qui
sont mentionnées ainsi que de la question de l’accompagnement des
requérants par les associations.
Alliance Française
12 Bd Paul Doumer -
aftamve@wanadoo.mg
Plusieurs membres du Conseil d’Administration, Mme Bang,
donatrice de la très belle propriété qui abrite l’AF, Jacques
Montourcy, son directeur et Mme Suzy Carré, son adjointe,
nous accueillent.
L’AF offre une grande variété d’activités culturelles pour adultes et
enfants (théâtre, ciné-club, bibliothèque, expositions, concours) en
plus de sa vocation initiale qui est d’enseigner la langue française
(environ 1000 élèves). Elle a créé une antenne sur le campus
universitaire et offre aussi des cours de langue malgache.
Elle dispose d’un budget de 400 millions d’ariary dont 80 de
subventions, et emploie 19 professeurs titulaires.
Son souci principal est la vétusté du bâtiment qui abrite la
bibliothèque enfantine et le local de radio, qui est devenu
inutilisable. Une subvention de 50 000 € a été demandée au MAE (DGCID)
pour sa reconstruction.
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Arrivés le 27 avril, nous
avons été accueillis à l’aéroport par Christine Auclair,
conseillère ADFE à l’AFE, et Jean-Luc Wasse, secrétaire de la
section PS.
J’ai eu un entretien avec Hubert Fournier, ambassadeur de France
au Kenya qui m’a exposé les caractéristiques de la communauté française.
La grande majorité des 900 Français vivent dans la capitale. Une
vingtaine d’entreprises françaises sont installées au Kenya, en général
des filiales de grands groupes (Lafarge, Total, Bolloré, Alcatel, Sanofi),
et qui occupent des parts de marché importantes, beaucoup plus
qu’attendu dans un pays anglophone. En revanche, les échanges
commerciaux entre la France et le Kenya sont encore insuffisants.
Le Kenya est un pays pauvre ; plus de la moitié de la population vit
avec moins d’un dollar par jour. La production horticole (thé, café,
fleurs) est restreinte par le fait que 20 % seulement des terres sont
cultivables. Il existe un réseau de petites entreprises diversifiées, et
les services sont de bonne qualité.
Le développement (la croissance repart mais reste à 2,5 %) est handicapé
par la corruption installée depuis le régime d’Arap Moi. La lutte contre
la corruption fait partie du programme ambitieux du président Kibaki,
élu en 2002. Certains de ses engagements sont déjà réalisés, comme la
liberté d’expression et la gratuité de l’enseignement primaire ; il
faudra plus de temps pour éradiquer le système de corruption.
État multiethnique (42 principales ethnies), le Kenya n’a jamais connu
de guerre civile. Il joue un rôle pacificateur dans la région, est un
pôle de stabilité et de développement économique potentiel.
Le soir,
sympathique réunion de la section FFE, avec Christine Auclair, de
nombreux amis de l’ADFE autour de Jean-Luc Wasse, son président,
et Fanny Dabertrand, secrétaire, au restaurant « Allan Bobbe’s
Bistro » tenu par notre camarade Christian Caldara, vice-président
de l’ADFE.
La mission
économique (http://www.dree.org/kenya/)
Le 28 avril, nous avons visité les locaux de la mission économique avec
Ioula Sauthier, conseillère commerciale. François Alland,
chef des services économiques pour l’Afrique de l’Est nous a présenté la
mission qui, avec dix agents, couvre six pays : Kenya, Ouganda, Tanzanie,
Rwanda, Burundi, Somalie. Les entreprises françaises ont parfois des
difficultés à obtenir des permis de travail pour leur personnel, et
l’insécurité pose des problèmes. Cependant la France est appréciée et
les relations sont bonnes.
Services de
l’ambassade (http://www.ambafrance-ke.org/)
Serge Snrech, conseiller de coopération et d’action culturelle,
présente son service, employant en tout 65 personnes réparties sur les
services de recherche (IFRA, CIRAD et IRD), l’offre culturelle (proposée
par l’Alliance Française) et le français. Outre l’AF et l’école
française, 600 lycées kényans enseignent le français (comme 2ème langue)
à 5 % des élèves du secondaire.
Antoine Anfré, premier conseiller à l’ambassade, nous explique
certains aspects de la société kényane, le poids de l’économie
informelle, le rôle des églises qui, très moralisatrices, sont un frein
au contrôle des naissances. Il précise que les Français restent en
général quatre ans au Kenya, qu’ils sont employés à proportion égale
dans l’administration, les entreprises et les ONG, et qu’à part
l’insécurité ils n’ont pas de gros problèmes. Il y a seulement sept
boursiers.
Le représentant permanent adjoint de la France auprès des Nations Unies
à Nairobi Laurent Viguié est chargé du multilatéral, et de suivre
la situation en Somalie, car la France n’a pas d’ambassade à Mogadiscio.
Le gouvernement nouvellement désigné, composé de chefs de guerre est
encore à Nairobi. Le pays est de fait coupé en deux, car le nord a pris
son indépendance sous le nom de Somaliland et fonctionne de façon
autonome quoique non reconnu.
L’attaché de défense, le colonel Merret a exposé les relations de
l’armée kényane avec les puissances occidentales.
Alliance
française (http://www.alliancefrnairobi.org/)
Une des plus grosses d’Afrique avec plus de 5000 élèves, elle est
présente sur trois sites en Kenya. Le directeur Jean-Michel Frachet
et Gilles Grassin, attaché linguistique, nous font visiter les
locaux qui occupent un immeuble au centre de Nairobi. Outre les
spectacles, la médiathèque et les cours de langues, l’alliance forme les
1000 professeurs de français des écoles kényanes. A signaler aussi la
réalisation d’un magasine TV en partenariat avec Total, et la
participation au festival national de théâtre.
Institut
Français de Recherche en Afrique (http://www.ifra-nairobi.net/)
Nous sommes reçus par le docteur Hélène Charton-Bigot, directeur
adjoint et visitons les salles de documentation et la bibliothèque.
L’Institut mène des recherches en histoire, géographie et sciences
sociales sur les pays de l’Afrique de l’Est, un domaine
traditionnellement peu exploité par les chercheurs français, plus
orientés vers l’Afrique de l’Ouest. Il sert également de structure
d’accueil pour des thèsards ou des doctorants. L’Institut fait partie
des centres de recherche financés par la MAE et reçoit une subvention
budgétaire de 160 000 € à laquelle s’ajoutent des contrats spécifiques.
Un rapprochement avec le British Institute of East Africa est évoqué, ce
qui permettrait une communauté de moyens, voir plus.
Agence
Française du Développement (http://www.proparco.fr/)
Avec Pascal Pacaut, directeur du bureau régional AFD et
Patrick Abbes, représentant régional Proparco.
Le groupe de l’AFD s’est installé en 1997 à Nairobi avec une vocation
régionale couvrant le Kenya, la Tanzanie, l’Ouganda, le Rwanda et le
Burundi avec un effectif de 13 personnes dont 4 expatriés.
Les engagements depuis la création de l’agence s’élèvent à 200 M€. dont
75 % pour le Kenya. Les projets en cours concernent la distribution
électrique, la gestion des déchets solides, l’alimentation en eau de
Nairobi, l’électrification rurale, restructuration du secteur financier.
Un projet important dans le domaine de la biodiversité est celui du
développement du Parc National de Meru (10M€) avec la relance du
tourisme, la conservation de la faune sauvage et de la biodiversité , la
sécurité accrue dans la région.
Les engagements de Proparco, filiale de l’AFD pour le financement des
entreprises privées, s’élève à 105 M€, essentiellement en intermédiation
bancaire, pour l’exportation des roses et du thé. Un projet important
dans le domaine de la biodiversité a été celui de de la réhabilitation
du Parc national de Meru.
Lycée Denis
Diderot (http://www.diderot.ac.ke/)
Seul établissement français au Kenya, le lycée est à gestion parentale,
homologué par l’AEFE. Marie-Eve Rothan, proviseur, et
Jean-Gabriel Leroux, directeur du primaire, nous font visiter les
locaux modernes dans un agréable campus fleuri. Il scolarise 202 élèves
dans le primaire et 183 dans le secondaire dont 60 dans le lycée avec
36% d’élèves français, 5% d’élèves kenyans et 59% d’autres nationalités.
Il emploie 3 expatriés, 18 résidents, 13 contrats locaux.
Les écolages sont de 2500€ en maternelle, 3000€ en primaire et 3600€
pour le secondaire. Un projet de rénovation d’un bâtiment ancien est
programmé.
Le principal souci est la baisse prévue des effectifs à la rentrée de
2005 avec 180 élèves dans le primaire seulement.
Au cours de la réunion qui a suivi, les enseignants ont fait part de
leurs préoccupations : pérennité du statut de résident, disponibilité de
trois mois, rareté des inspections, rattachement d’office au rectorat de
La Réunion, ouverture des concours spécifiques. La baisse des effectifs
est une préoccupation. Diverses idées pour stimuler les inscriptions ont
été émises.
Le soir, j’ai fait une conférence sur la représentation politique des
Français à l’étranger et sur le Traité constitutionnel européen.
Programme ONU-Habitat (http://www.unhabitat.org/)
Le 29 avril, j’ai rencontré Daniel Biau, directeur adjoint du
programme Habitat des Nations Unies, qui, avec le PNUE (programme des
Nations Unies pour le développement) a son siège à Nairobi. Il emploie
130 personnes sur place, plus les agents recrutés pour des missions
locales. Il travaille pour faire appliquer quatre priorités en termes
d’habitat : une bonne gouvernance urbaine, l’éradication des bidonvilles,
l’eau et l’assainissement urbain comme étant les premiers des services
essentiels, la lutte contre les catastrophes. Son budget (166,4 millions
de dollars sur deux ans) est principalement alimenté par les
contributions volontaires des pays. La limite de son travail est que,
comme toute agence ou programme ONU, il n’a pas de pouvoir exécutif. La
présence à Nairobi même du bidonville de KIbéra, le plus gros d’Afrique
avec 600 000 personnes, donne tout son sens au programme ONU-Habitat.
Puis,
accompagné de l’ambassadeur de France et de Christine Auclair,
j’ai fait une visite de courtoisie à Anna Tibaijuka, directeur
d’ONU-Habitat
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Arrivé le 18
Février au soir, je suis accueilli par M. Michel Séguy,
Consul général, qui très aimablement
est venu me chercher à Madras-Chennaï.
Samedi
19 février
Nous
descendons vers le Sud et vers Pondichéry par la route
côtière, et longeons à plusieurs
reprises les camps de tentes qui abritent les pécheurs et
les populations côtières dont les habitations ont
été détruites par le
raz-de-marée. On compte approximativement 8 000 morts pour
cette partie de la côte sud-est de l’Inde, sans
compter, pour les survivants, la destruction de leurs outils de travail : filets de pêche et bateaux.
Je
suis reçu à l’arrivée par
nos amis : Couppoussamy
Jean, président de
l’ADFE, Radjavelou Nara,
secrétaire général et
secrétaire de la section PS, Velangany
Manuel,
président de l’Association des parents
d’élèves, Bertrand
Mohanaradj,
vice-président de l’APE et président de
l’ASLIP, Bernard Boubady,
trésorier de l’ADFE, et Cojandé
Dubaille,
ancien délégué au CSFE, et beaucoup
d’autres dont je m’excuse de ne pas donner les noms.
Le
soir une grande réunion publique a été
organisée, rue Bussy. Plus de 250 personnes
présentes, dont des représentants venus
spécialement de Yanaon et Karikal, autres ex-comptoirs des
Indes françaises. Couppoussamy
Jean, Radjavelou
Nara et Cojandé Dubaille
développent à la tribune les liens
d’amitié entre la France et Pondichéry,
ainsi que leur engagement pour les idées de la gauche
défendues par le PS.
Je parle de nos propositions pour les temps à venir, en
particulier l’élection de
députés, puis de la préparation du
referendum, avec la nécessité de mobiliser les
électeurs et les électrices puis de les
convaincre de voter oui.
Je suis également porteur de messages
d’amitié et de solidarité de
François Hollande et de Pierre-Yves Le Borgn’,
ainsi que d’un don de 1 000 € de la FFE pour aider
au rachat de filets de pêche pour les pécheurs qui
ont perdu leur matériel dans le tsunami. Les responsables de
la FFE et de l’ADFE utiliseront cet argent en coordination
avec les ONG déjà actives.
Il faut noter le bon fonctionnement des secours du gouvernement indien,
qui finance en grande partie le rachat de barques de pêche et
de filets, ainsi que la reconstruction des maisons, à
condition qu’elles soient éloignées de
plus de 500 mètres du rivage. Les pécheurs,
organisés en un puissant syndicat, poursuivent en ce moment
une grève de la pêche, pour contraindre le
gouvernement fédéral à confier
l’administration de la reconstruction au gouvernement de
l’Etat du Tamil-Nadu. Un grand mouvement de
solidarité s’exprime par de nombreuses actions
d’ONG et donations. La communauté
française de Pondichéry n’est pas
restée à l’écart et
s’est montrée très active.
Nous
recevons ensuite les questions et les doléances de la salle
sur différentes questions, comme les délais trop
longs pour les transcriptions d’actes de mariage,
l’avenir de l’école de Karikal que nous
devrons soutenir, la taxe de légalisation des signatures...
Un dîner amical nous réuni ensuite à
l’hôtel Ananda.
Dimanche
20 février
Le
matin, cérémonie émouvante au monument
aux morts français pour rendre hommage aux
Français de Pondichéry tombés pour la
France, en présence de tous les porte-drapeaux et des
associations civiles et militaires. Les hommes de Pondichéry
ont été parmi les premiers à rejoindre
la France Libre après l’appel du 18 Juin.
Nous nous réunissons ensuite pour une journée de
travail à l’hôtel Annnamalai avec les
deux sections PS et ADFE. Nous y avons un débat sur les
questions déjà évoquées la
veille : transcription des mariages, majorations de pension pour
enfants, hausse demandée de l’allocation de
solidarité, conditions d’adhésion
à la CFE.
A cette occasion, M. Couppoussamy Jean,
en sa qualité de
président de l’ADFE, fait la proposition suivante
de candidatures pour l’élection à
l’AFE de 2006 :
Radjavelou
Nara avec comme
suppléant Bertrand
Mohanaradj,
et Velangany
Manuel avec comme
suppléant Bernard Boubady.
Candidatures de personnalités militantes,
engagées depuis plusieurs années dans
l’action associative, et marque d’un grand
renouvellement et rajeunissement. Une équipe capable de
changer et moderniser la représentation de
Pondichéry qui en a fort besoin. Cojandé Dubaille
apporte son soutien à cette proposition. Pour ma part, je
félicite l’ADFE de Pondichéry de
préparer ainsi la prochaine élection, qui devrait
voir un siège de conseiller, sinon les deux, revenir
à l’ADFE. Cette proposition doit être
approuvée par une Assemblée
Générale des adhérents de
l’ADFE. Je propose enfin que Cojandé
Dubaille
soit
président du Comité de soutien.
Le soir, visite de la
société « Le
Réveil Social » dirigée par Cojandé
Dubaille où plus
de 100 personnes nous
accueillent. Le Réveil social est une
société de bienfaisance,
créée en 1907, qui offre des cours de langues et
de dactylographie presque gratuits, ainsi que des secours pour les plus
démunis. Son budget dépend des contributions de
ses membres et des dons.
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sur l'une ou l'autre des photos pour l'agrandir
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Lundi
21 février
Visite du Lycée
Français de
Pondichéry (12
rue Victor Simonel
- www.lfpondichery.net
- proviseur@pondichery.net
- tél :
00 91 413 2335831)
Très
ancien établissement, le plus ancien du
réseau français (1826), avec
l’école primaire, le collège et le
lycée, soit en tout environ 1 000
élèves et 60 enseignants (15
expatriés, 22 résidents, 23 contrats locaux qui
ont un contrat indexé sur les prix -voire plus- et
bénéficient de la protection sociale).
L’établissement, que M. Irrmann
et Madame
l’intendante me font visiter, est en gestion directe.
Occupant des bâtiments historiques prestigieux, il est bien
équipé sur le plan informatique, tant pour le
primaire que pour le secondaire. Les bureaux et les chaises sont par
contre à bout de souffle et mériteraient
d’être changés, les salles
d’être refaites (coût estimatif : 90 000
€ pour l’ensemble des classes). Plus grave, les
travaux pour la réinstallation du primaire (six nouvelles
classes, cuisine et réfectoire), qui doit quitter les locaux
en fin de bail avec St Joseph de Cluny, ne sont financés que
pour le gros œuvre, et le fonds de roulement de
l’établissement ne permet pas un
complément de financement. Il en de même pour un
terrain de sport qui manque cruellement. Le recours au «
sponsoring » et aux dons qui est maintenant le leitmotiv du
MAE est illusoire.
Je rencontre brièvement les deux
délégués des
élèves de terminale, qui me font part de leurs
soucis sur la meilleure manière de présenter leur
dossier pour accéder à un
établissement d’enseignement supérieur
en France.
Je rencontre ensuite deux enseignants, élus du Conseil
d’établissement, MM. Delpart
et Lagcé.
Ils soulignent la qualité et l’engagement des
élèves, et m’expliquent la
filière technique qui a été mise en
place, avec des BEP en secrétariat, comptabilité
et électrotechnique (qui permettent de passer ensuite
éventuellement en 1ière SST) et les BTS
(comptabilité-gestion, action commerciale et , à
venir, pré-presse). Avec la réforme de la
filière SST devenant STG (sciences et techniques de
gestion), l’accent est davantage mis sur la gestion, avec un
niveau plus élevé.
Rencontre enfin avec les représentants des parents
d’élèves (une réunion de
travail aura lieu plus tard) et avec l’Association des
anciens élèves.
Il faut noter l’existence d’une association
dirigée par Bertrand
Mohanaradj
qui gère un foyer
accueillant les élèves en pension. Cette
association très méritante connaît
toutefois de sérieuses difficultés, le nombre de
pensionnaires étant insuffisant pour permettre
l’équilibre financier, à
défaut même d’une meilleure
qualité. Aucune aide ne semble pouvoir être
dégagée, et la crainte d’une fermeture
existe sérieusement.
Les mêmes parents d’élèves
ont également entrepris de sauvegarder une école
primaire à Karikal, la présente école,
tenue par les Sœurs, devant fermer. Un projet a
été préparé et soumis
à l’AEFE et aux autorités
diplomatiques. Il reste à trouver le financement et le
meilleur mode de gestion.
Nous avons ensuite une brève rencontre avec M. Bailleul,
conseiller pédagogique, chargé
d’inspection, qui nous présente les
établissements AEFE de sa zone et leurs principaux
problèmes (bfcaefe@touchtelindia.net).
Alliance
Française
(58, rue Suffren - http://www.afindia.org/pondichery/
- tél :
00 91 413 33 8146)
Nous
sommes accueillis par les membres du Conseil
d’Administration dont son président, le Dr V.
Nallam, et son directeur
général, M. Alain
Thomas. L’Alliance
compte 1 200 élèves,
en augmentation de plus de 30% en trois ans, avec une très
grande variété de cours, et 12 enseignants (FLE).
Le budget de 60 000€ est couvert à 75% par les
élèves et à 25% par une subvention du
MAE (Association pour le développement de la
pensée française - http://www.adpf.asso.fr/)
Visite de
l’Ecole Française
d’Extrême-Orient (EFEO)
(16 et 19 rue Dumas - tél : 00 91 413 2225689 - http://www.efeo.fr/
- efeopdy@vsnl.com)
Dominic Goodall,
directeur des études, en
l’absence du directeur M. Verellen,
nous explique les
objectifs de l’institut qui fait partie de l’EFEO,
rattachée au ministère de la Recherche, qui
gère 17 établissements de Recherche
spécialisés en Extrême-Orient. Celui de
Pondichéry est spécialisé dans les
langues anciennes sanscrit et tamil, accueille des chercheurs-visiteurs
et met à leur disposition un fonds documentaire unique. Les
recherches portent aussi sur l’analyse des inscriptions et
des bâtiments historiques de l’Inde du Sud.
L’Institut comprend sept spécialistes du sanscrit
et sept tamoulisants, plus quatre chercheurs d’Europe. Le
budget provient essentiellement du MNER (environ 120 000 € par
an)
Visite du Consulat
Général de
Pondichéry
(2, rue de la Marine - tél : 00 91 413 233 41 74 - cgfpondy@sify.net.in)
En
compagnie de M. le Consul général et du Consul
adjoint, j’ai visité les services du Consulat
général et rencontré les chefs de
service : état-civil, visas, affaires militaires,
transcriptions, communications, actes notariés.
Le consulat doit gérer une communauté de 6700
immatriculés (au 31 décembre 2004), dont une
centaine d’expatriés,
légèrement à la baisse.
L’essentiel de la population est à
Pondichéry, 545 vivent à Karikal, 267
à Auroville et 267 à Chennai (Madras). Pour mener
ses tâches, le Consulat dispose de 45 agents dont 13
expatriés et 14 contrats locaux tamoulisants.
Les services du Consulat reçoivent environ 100 personnes par
jour. La plupart des postes de travail ont été
doublés d’un agent tamoulisant car une partie
significative de la population française ne parle pas le
français.
Les
principales difficultés sont :
- Les
délais de transcription, de
18 à 30 mois ,
en grande partie dus aux lenteurs des services
d’état-civil indiens, qui ne répondent
pas aux demandes de confirmation des actes. Ces
vérifications sont nécessaires pour
éviter en particulier les mariages de complaisance dont le
seul but est l’obtention de la nationalité
française par le conjoint non français (le plus
souvent féminin). Il y a un véritable trafic
mafieux et d’influence, basé sur la corruption et
les fausses informations, qui ne saurait être
toléré dans une République de Droit.
En même temps les demandeurs honnêtes et
sincères devraient effectivement obtenir une
réponse dans un délai acceptable
- La
nécessité de former le personnel
à des tâches très
spécialisées
- Le manque
général
de moyens.
Institut
Français de Pondichéry
(11 rue saint
Louis - tel : 91 413 233 4168 - www.ifpindia.org)
L’Institut
Français de Pondichéry est
un des Instituts de recherche les plus importants du
ministère des Affaires étrangères.
Créé en 1955 par le professeur Jean Filliozat,
il
est à la fois le conservateur des études et des
recherches françaises sur l’Inde, sur ses
religions et sur ses langues, et un centre
d’études et d’observation pour
l’Inde moderne. Sous l’impulsion de son directeur,
le docteur Jean-Pierre Muller, il s’est récemment
réorganisé autour de trois grands
thèmes savoirs et patrimoine culturel indiens, dynamiques
sociales contemporaines, environnement et développement
durable. Il existe un projet commun avec l’EFEO dans le
domaine de l’indologie.
L’IFP, qui va
célébrer son cinquantenaire fin
février, développe des partenariats avec des
institutions indiennes et cherche à diversifier ses
financements grâce à des contrats et des soutiens
extérieurs.
Le
soir nous sommes reçus
au Foyer du Soldat, institution
ancienne, présidée par Jean
Couppoussamy,
qui
offre des cours de français gratuits (un programme FLAM mis
en place par l’ADFE) et distribue des aides de
l’Office des anciens combattants
Cette
visite est suivie d’une réception de la
communauté française donnée par le
consulat, qui me permet d’en rencontrer d’autres
membres éminents. Dans mon discours, je souligne que la
France fera toujours son devoir envers ses « enfants
» de Pondichéry, mais qu’en
même temps les Français de Pondichéry
doivent se tourner vers l’avenir et définir
ensemble un projet pour ce «petit bout de France »,
en particulier en définissant des relations nouvelles avec
l’Inde, l’Etat du Tamil Nadou et la
région de Pondichéry.
Un
dîner indien nous réunit avec
l’Association des parents
d’élèves et nous permet
d’échanger des propos
d’amitié.
Mardi
22 février
Je
prends congé avec émotion de mes nouveaux amis
du Comité d’accueil et d’organisation,
puis avec M. le Consul général nous prenons la
route pour Chennai (Madras).
Nous
retrouvons au restaurant La Madeleine une dizaine de chefs
d’entreprises françaises installées
à Chennai MM. Petrone
(Saktthi-chaussures), Jacquot
(Degremont–eau) et Fabre
(Fashions International-Fabre),
Madame Malavika
Rao et M. Jean-François
Lesage (atelier de
broderies d’ameublement de très haut niveau jflesage@wanadoo.fr),
ainsi que M. Elbaz,
directeur de
l’Alliance Française (3 000
élèves) et Madame Raja
M. Kausalya
Devi, Consul
honoraire de France à Chennai. (16 Kasturi Ranga Road,
Chennai ; tél. : 91 44 24 99 0201 ou 2498 6522 ;
mèl : rmkdevi@hotmail.com).
Parmi
les questions
évoquées :
- les
difficultés
et la
lourdeur du système
administratif indien ;
- le manque de liaison
aérienne avec la France ;
- d’une
façon plus
générale, le
manque de présence
française dans l’économie ;
- la
nécessité
d’encourager
l’installation de nouvelles
entreprises françaises (il n’en existe que 22 dans
l’Inde du Sud). Ceci passe
par une action
énergique des services économiques
français, mais aussi par la représentation
indienne en France.
Je
suggère aux entrepreneurs de se regrouper pour faire
valoir leur point de vue, et agir ensemble, soit par un club, soit en
réanimant la Chambre de commerce franco-indienne de Madras.
L’idée
d’encourager des cours de
formation professionnelle en français, en utilisant
l’infrastructure de Pondichéry, est
évoquée. Ces cours pourraient être
orientés dans le domaine du textile et de
l’hôtellerie (projet à suivre).
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Je
rejoins à Shanghai notre ami René
Aicardi,
le conseiller élu représentant la circonscription
à l’Assemblée des Français
de l’étranger dont j’ai
déjà pu apprécier, lors
d’une précédente visite en Asie, la
connaissance de la Chine et des communautés
françaises de la région où il
réside depuis 30 ans. Marc Lamy,
attaché de coopération universitaire, nous
accompagne avec compétence dans les visites du premier et
second jour.
Mercredi
23 février
Alliance
Française
(297, Wu Song Lu – 200080 – tél. : 63 57
53 88 – infoshanghai@alliancefrancaise.org.cn)
Nous
sommes accueillis par Claire-Lise
Dautry,
directrice, et son
adjoint Jean-Noel
Petit. L’Alliance
Française de
Shanghai a été créée en
1992 sous l’égide de l’Alliance
Française et de l’Université de
Hongkou. Elle est installée dans un bâtiment
récemment refait à neuf dans un style qui allie
subtilement l’ancien et le moderne, la culture chinoise et la
culture française. Une médiathèque
offre une bibliothèque, des films vidéo et DVD,
en consultation et en prêt, dans un cadre très
agréable.
Elle connaît un succès considérable
avec 3 600 inscriptions en 2004 pour les cours de Français,
une bonne fidélisation des étudiants, beaucoup de
débutants très motivés (53 % vont
obtenir un visa pour aller en France), 15 types de cours. Avec un
budget de 800 000 euros par an l’Alliance
s’autofinance à 98%, pour les 2% manquants une
subvention finance des actions de diffusion culturelle à la
demande du service culturel.
Pour son enseignement, l’AF dispose de 22 enseignants
français et de 10 enseignants chinois. Ils ont un contrat de
droit chinois avec protection sociale maladie (CFE ou
équivalent), les congés payés et un
13ème mois, un voyage AR par an en France et un
crédit de formation professionnelle. Nous rencontrons
quelques enseignants qui nous confirment les bonnes conditions du
travail pédagogique, la motivation de leurs
étudiants. Leur principal souci est l’absence de
régime retraite.
C’est une question que nous évoquerons avec la
direction de l’Alliance. Celle-ci est consciente de
l’importance de la question. Il s’agit non
seulement des coûts mais de savoir si l’AF souhaite
avoir un corps d’enseignants stables, plus motivés
encore dans leur travail, ou bien un système où
de jeunes enseignants viennent se former pendant un an avant
d’aller vers d’autres institutions
d’enseignement. Nous soulèverons la question avec
les différents responsables de l’AF à
Beijing et à Paris. L’AF travaille
étroitement avec le Service de coopération
culturelle et organise des évènements dans le
cadre des activités culturelles françaises
ciné-club, expositions, débats,
évènements autour d’un
artiste, ...
Jeudi
24 février
école et
lycée
MM. Aicardi,
Lamy
et moi-même visitons
l’école maternelle de Hong
Mei Lu.
Nous
rencontrons Rose-Marie
Marchais, directrice de la
« section
française » de l‘école
franco-allemande, et Mme Moreno,
intendante.
L’école scolarise 150 enfants de 3 à 6
ans, essentiellement français, avec une croissance forte
liée au développement de la communauté
française. Une initiation orale au français,
anglais et chinois est faite. Il existe un « turn over
» rapide des enfants scolarisés.
Visite au site de Jin Hui Lu qui comprend les écoles
primaire et secondaire françaises, et
l’école allemande. Nous y rencontrons Mme Perrin,
responsable du secondaire. L’école
française scolarise 670 élèves sur
l’ensemble des cycles jusqu’au
baccalauréat, l’école allemande ayant
500 enfants, plus 150 au Kindergarten .
Le primaire fait l’objet d’un conventionnement avec
l’AEFE, le secondaire est seulement homologué, ce
qui signifie des mises à disposition d’enseignants
par le MEN-MAE mais pas de contribution financière. Le corps
enseignant comprend neuf résidents et 27 contrats locaux,
plus 21 dans le primaire, dont les conditions d’emploi
semblent, selon leurs dires, satisfaisantes, sauf pour les titulaires
du MEN qui sont obligés de se mettre en congé
sans solde.
Après avoir visité la classe de sciences
physiques de Mme Yi-Durand
(1ère S), nous rencontrons les
parents d’élèves, des enseignants et
les délégués des
élèves puis, pour déjeuner, Dr. Jürgen
Schumann, directeur de
l’école
allemande (http://www.ds-shanghai.org.cn/), Pascal
Gauch
(vice-président) et Aline Aupy
(secrétaire) du
Comité de Gestion (CG) français.
Il existe un CG pour chacune des écoles française
et allemande, et un CG commun pour le projet d’Euro-campus,
une nouvelle école franco-allemande dans des locaux bien
adaptés et dotés de toutes les technologies
modernes. Le coût est de 18,5 millions de dollars
financés essentiellement sur prêts bancaires. Il
sera demandé aux parents pour chaque enfant une taxe de
construction de 2500 dollars pour les « individuels
» (20% des enfants), et de 5 000 dollars (80% des enfants)
pour les expatriés en entreprise ou institutionnels. Cette
taxe sera remboursable au départ de l’enfant. Les
frais de scolarité vont de 3 000 à 8 500 dollars
par an et par enfant. Ceux qui ne peuvent s’acquitter de ces
écolages, et on imagine qu’il puisse y en avoir,
peuvent demander une bourse (25 actuellement).
Le projet comprend aussi un rapprochement pédagogique entre
les deux écoles au niveau des contenus et des
pédagogies. C’est une ambition
véritablement européenne, en avance
même sur ce que nous pouvons connaître en Europe
le début d’un rapprochement de nos
systèmes d’éducation secondaire, voire
primaire. Est-ce un symbole si les premiers pas de ce rapprochement
sont faits en Chine ? Il reste que la route sera longue. Il semble
d’une part que les objectifs ne soient pas clairement
fixés par l’AEFE et son équivalent
allemand, et que d’autre part les parents et la
majorité des enseignants n’aient qu’une
vue très partielle du projet, ce qui est
préoccupant dans la mesure où ils doivent y
participer pleinement. René Aicardi et moi-même
nous nous proposons d’évoquer la question avec
l’AEFE qui doit jouer un rôle moteur pour
faciliter, avec l’Inspection et l’Inspection
générale, les adaptations
pédagogiques, celles des programmes et des rythmes scolaires.
L’après-midi, visite sous la conduite de Mme Babule
du chantier de l’Euro-campus, dont le gros
œuvre est terminé et qui promet
d’être un bâtiment bien adapté
et moderne, premier résultat de la collaboration entre les
parents d’élèves allemands et
français.
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Vendredi
25 février
Chambre de commerce et
d’industrie française
(CCIFC – eastern Business Building 1B , 586 Pan Yu Lu
Shanghai
– www.ccifc.org)
Responsable communication : Caroline
Vignon-Penard
(vignon-penard@ccifc.org)
Petit-déjeuner à la Chambre de Commerce et
d’Industrie Française de Shanghai,
animée par Rémi Paul,
vice-président,
en présence du Consul général, Jean-Marin
Schuh et d’une
trentaine de chefs ou
représentants d’entreprises françaises
(liste disponible).
M. Paul
rappelle que la croissance chinoise est de 11 à 14 %
pour la 14ième année consécutive, que
Shanghai est l’avant-garde de ce mouvement, et que la
communauté française a, en quelque sorte, suivi
cette croissance en passant de 50 membres en 1990 à 5 000 en
2004. Elle est devenue la troisième communauté de
Shanghai, à égalité avec
l’Allemagne, derrière le Japon (30 000), les
états-Unis (10 000).
La discussion porte sur les questions suivantes
- il
existe
encore des «
réserves » considérables de croissance
: de grands chantiers d’infrastructures, des secteurs comme
l’informatique, les services.
- il ne s’agit
pas de
la seule ville de Shanghai (20 millions d’habitants) mais
d’une suite ininterrompue, sur 300 km de Nankin à
Ningbo en passant par Zhangzhou et Hangzhou, de villes,
d’usines et unités de production de toutes sortes,
et comprenant 200 millions de personnes «
l’atelier du monde ».
- dans des secteurs de
plus en plus
nombreux la Chine n’a plus besoin de la technologie
occidentale, dans d’autres des transferts de technologie et
de « know-how » sont encore possibles (par ex.
l’informatique)
- Il existe de gros
besoins en
matière de formation professionnelle, surtout à
des niveaux de qualification élevés, mais les
jeunes chinois doués sont plus attirés par une
formation supérieure aux Etats-Unis et en Allemagne. La
France toutefois a fait et fait aujourd’hui des efforts
considérables dans ce domaine 1 700 chinois sont
formés en France chaque année et tout un
système de sélections les oriente vers les
formations les plus adaptées.
- le
développement des PME
françaises se fait soit parce qu’elles doivent
suivre la demande du donneur d’ordres pour lequel elles
travaillent (par ex. la sous-traitance automobile) soit sur des
initiatives plus individuelles.
Consulat
Général de France
(United Plaza, 12F,
1468 Nanjing Xilu 200040 Shanghai - www.consulfrance-Shanghai.org)
La
circonscription consulaire comprend les trois provinces de Jiangsu
(70 millions d’habitants), Anhui (62), Zhejiang (45) et la
municipalité autonome de Shanghai (40).
Nous visitons, en compagnie de Jean-Marin
Schuh, Jean-Matthieu
Bonnel,
consul général adjoint et de M. Bouchardy,
vice-consul, le service des visas (30 000 par an avec six postes
d’accueil) puis le service administratif et social pour la
communauté française état-civil,
transcriptions, actes notariés, ...
Comme dans d’autres postes, il y a un nombre significatif
(50) de transcriptions de mariages qui sont en attente à
Nantes.
Avec la croissance rapide de Shanghai, le poste est
confronté à des cas de plus en plus nombreux de
difficultés, voire de détresse sociale. Il semble
que les secours financiers ou autres ne soient pas accessibles ou
disponibles. Il est nécessaire que la DFAE revoie ses
procédures.
Le service des passeports se plaint d’autre part que les
préfectures françaises qui délivrent
les passeports inscrivent les enfants sur celui d’un des
parents, ce que les autorités chinoises refusent pour
l’octroi du visa, obligeant ainsi le consulat à
établir de nouveaux passeports. Une coordination entre les
services de ministère de l’Intérieur et
celui des Affaires étrangères serait
nécessaire. Il en est de même depuis la loi
Sarkozy de Novembre 2003 qui rend obligatoire pour un visa la saisie
des empreintes digitales. Le requérant doit
comparaître en personne, ce qui pose problème
à ceux qui sont domiciliés loin du
Consulat.
Attaché de
coopération universitaire
Kerry center, 3F, 1515 Nanjing Xilu, Shanghai 200040
Une
structure originale, quoique complexe, a été
mise en place pour sélectionner et orienter les
étudiants chinois candidats à des
études en France. Sous l’autorité du
service culturel de l’Ambassade, un « Centre de
Coopération Culturelle et Linguistique » (CCCL) a
été créé, doté
de l’autonomie financière. Cet
établissement est habilité à recevoir
les paiements des candidats (2 000 par an, montant : 1 500 Yuans soit
150 euros). Le service finance le « Centre
d’Evaluation Linguistique et Académique
» (CELA : www.cela-cn.org),
dont la responsable est Anne
Evenou. Il instruit les
dossiers des candidats, tous
déposés en ligne, puis procède aux
entretiens de sélection (1 500) avec un taux de refus de 8%.
Les candidats sont aidés dans leur orientation par un bureau
Edufrance logé au même endroit.
(Philippe
Cinquini, Xia Yilan, espace.Shanghai@edufrance.cn
et
Edufrance www.edufrance-chine.com).
Cette « privatisation » est justifiée
par la croissance considérable des demandes que les moyens
habituels du Consulat ne permettent plus de suivre. La
moitié des étudiants choisissent une
filière « gestion-économie ».
Les écoles d’ingénieurs sont bien
représentées aussi avec quatre pôles
(Paris–Tec, écoles centrales, écoles
des Mines, n+i). Il existe aussi un projet de sélection des
meilleurs élèves des lycées de
Shanghai en vue de les intégrer dans les classes «
prépa » des grands lycées parisiens.
Un
déjeuner
avec l’ensemble des chefs de service
nous a permis de faire le point en particulier avec Claude Hudelot,
attaché culturel et de Michel
Bauderon,
attaché
scientifique (description de leurs activités sur le site du
consulat).
Mission Economique
(Haïtong securities Bdg, 21 F, 689 Guang Dong Lu - www.missioneco.org/chine)
Louis-Michel
Morris, chef
de la mission économique et
conseiller économique et commercial, expose
l’évolution récente de
l’économie dans la région, les
activités de son service, et la démarche
à suivre pour réussir une implantation
d’entreprise à Shanghai (texte de la
présentation ci-jointe).
La ME comprend 20 personnes dont 10 expatriés, et cherche en
particulier à aider les PME dans leurs projets. Elle
recherche aussi des importateurs français pour les
entreprises en Chine. Elle abrite enfin le bureau
« Chine » de l’AFII
(Agence Française pour les
Investissements Internationaux) qui s’occupe
d’amener des investisseurs étrangers en France.
Comme la plupart des missions économiques, elle est
organisée en quatre secteurs : 1) biens de
consommation,
santé, affaires juridiques ; 2)
agro-alimentaire, emballage, services ; 3) biens
d’équipement, NTIC et 4) énergie,
environnement, chimie.
Le soir, M. et Mme Schuh
donnent une réception pour 250
membres de la communauté française. Y participent
aussi une délégation du Conseil
Régional de Bourgogne menée par Marie F. Muller,
vice-présidente chargée des questions
internationales.
Samedi
26 février
Visite
de
quartiers anciens et historiques de Shanghai sous la conduite
éclairée d’Anne
Reuillat.
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Pékin
Dimanche
27 février
René Aicardi
et moi-même sommes invités à
dîner par Paul Jean-Ortiz,
le Ministre-conseiller, en compagnie de Benoit Guidée,
premier secrétaire, dans un restaurant de cuisine
tibétaine au design très moderne, très
significatif des tendances actuelles à Pékin.
Nous parlons surtout de la situation politique de la Chine et de
l’évolution de ses relations internationales.
Lundi
28 février
Ambassade de France (4,
San Li Tun Dongsije Chaoyang – www.ambafrance-cn.org)
Séance de travail avec Paul
Jean-Ortiz,
Ministre-conseiller, René
Aicardi,
Conseiller à l'AFE, Odile
Pierquin,
Présidente de l’ADFE, Frédéric
Beraha, Conseiller culturel, Isabelle
Marquez,
Consul et Mme Siv Leng Chhuor,
Premier secrétaire, qui a organisé
très aimablement et très efficacement notre
séjour.
Consulat
Isabelle
Marquez passe en revue la
situation de la communauté française de
Pékin (2500 immatriculés, et un nombre important
de non immatriculés, en croissance rapide (+15% par an).
C’est une communauté jeune, composée en
majorité de familles avec enfants, en mutation, plus
composite, et qui commence à connaître des
problèmes d’emploi, de santé. Pour
être mieux armé, le consulat va être
classé Consulat général. Un service
emploi a été créé avec la
Chambre de Commerce et d’Industrie (450 entretiens, 56
Français placés en 2004). Une subvention de 20
000 € pour les trois services emploi de Pékin,
Shanghai et Canton a été demandée.
En
compagnie de mon ancien collaborateur Nam
Ngo Thien,
devenu Attaché de propriété
intellectuelle auprès de la Mission Economique
Française, je me rends ensuite au SIPO, l’office
chinois des brevets où nous rencontrons M. Wang,
le Commissioner (directeur général) et faisons le
point de la situation de la propriété
industrielle avec Tian Li Pu,
deputy commissioner, Lu Giao Liang
et Mlle Wang
Wen Bei.
Le
Conseiller culturel Frédéric
Beraha nous invite
à déjeuner avec l’Attachée
de coopération pour le français Claire Saillard,
le Proviseur du lycée Jean-Jacques
Elbisser,
le Directeur du Centre culturel Patrick
Michel,
le Délégué
général de l’Alliance
française en Chine Alain Rechner,
le Directeur de l’antenne franco-chinoise de sciences
humaines et sociales Jean Luc Domenach,
et le Secrétaire général du Service
culturel (SCAC) Michel Chanoux.
Claire
Saillard présente
son activité qui consiste à favoriser
l’enseignement du français dans les
écoles et dans les universités en Chine
où la deuxième langue est optionnelle. Elle nous
parle aussi du projet « des élites » qui
consiste à intégrer en terminale
française les meilleurs élèves en
mathématiques des lycées chinois, projet qui a
rencontré quelques difficultés dues au faible
niveau de français de ces élèves.
école primaire
et lycée français
Après la visite de l’établissement une
rencontre s’est tenue regroupant tous les acteurs de la
communauté scolaire, parmi lesquels le Proviseur Jean-Jacques Elbisser,
l’Intendante Mme Devries,
l’Association des parents
d’élèves, Vincent
Dennery,
Président du conseil d’administration, un
représentant des personnels, le comptable. Le
président du Conseil d’administration,
après avoir attiré notre attention sur le rythme
de croissance moyen des effectifs (7 % par an), a
présenté le projet de construction du nouveau
lycée 2007, dont le coût est
évalué à 3 millions d’euros
et pour lequel l’AEFE apportera une contribution
s’élevant à 1,5 millions
d’euros, et les différentes hypothèses
envisagées quant au choix du terrain et à la
forme pédagogique. Au cours de la discussion, deux approches
sont nettement apparues les tenants de
l’intégration du nouveau lycée dans
l’enceinte diplomatique de notre nouvelle ambassade, et les
tenants d’une implantation à
l’extérieur. La réflexion est
appelée à être approfondie sur
plusieurs points choix du site de construction, montage financier
franco-allemand dans le cadre d’un campus
européen, maintien des maternelles sur leur lieu
géographique actuel… Mais toutes les parties,
conscientes de la lourde responsabilité qui leur incombe eu
égard à l’ampleur de l’enjeu,
affirment à l’unisson que, le moment venu, il
conviendra de dégager un consensus, trouver un accord pour
la concrétisation de ce projet ambitieux et
nécessaire, engageant l’avenir des
élèves, et, au-delà, de notre
présence en terre pékinoise.
CCPPC
(Conférence consultative politique du peuple chinois, la
chambre haute) et Académie
diplomatique (24 Zhanlan
Road 100037 Beijing)
Rencontre avec M. Wu Jianmin,
ancien ambassadeur en France au début des années
2000, président de « China Foreign Affairs
University », du Bureau International des Expositions
(Paris), et vice-président du comité pour les
Affaires étrangères du CCPPC
M. Wu
Jianmin a commencé
par brosser un panorama des positions chinoises sur les grandes
questions internationales, en particulier la
nécessité pour la France et la Chine de ne pas se
laisser enfermer dans un monde unipolaire. La Chine
considère que d’ici une trentaine
d’années (c'est-à-dire une
génération), elle sera sur un pied
d’égalité avec les Etats-Unis
d’Amérique pour la puissance économique
et la puissance militaire. Nous assisterons donc à
l’émergence progressive de ce second
pôle mondial dans les prochaines années. Il est
clair que c’est à l’Europe de savoir si
elle est prête à faire l’effort
d’unité et de rassemblement qui lui permettrait de
redevenir un (troisième) acteur dans les affaires du monde.
J’ai défendu la conception d’une
diplomatie et d’une politique de
sécurité européennes qui seraient
construites à quelques uns, par ceux des pays qui le veulent
réellement, dans le cadre des coopérations dites
renforcées prévues dans le futur
Traité constitutionnel européen.
J’ai également évoqué la
difficulté que nous avions à définir
actuellement une relation satisfaisante avec une Russie
partagée entre une tentation européenne qui est
sa voie évidente vers la prospérité
économique, et la conscience, légitime,
qu’elle a d’être une puissance mondiale.
M. Wu
Jianmin a souligné
les inquiétudes qui existent encore en Chine
vis-à-vis du Japon, premier partenaire économique
et voisin, mais aussi ancienne puissance de l’axe et
envahisseur de la Chine, qui n’a pas encore mené
son travail de mémoire et de responsabilité
historique.
Nous avons enfin évoqué les activités
nombreuses du groupe sénatorial
d’amitié entre les deux pays.
Visite
au Dr Gao
Lulin et au Dr Chang.
Le Dr. Gao
Lulin, fondateur du
système chinois moderne de protection de la
propriété industrielle et de l’Office
chinois des brevets avec qui j’ai eu le plaisir de travailler
pendant de nombreuses années. Il a fondé et
dirige maintenant avec le Dr Chang
IPeast qui est un des premiers cabinets de conseil en
propriété industrielle et intellectuelle de
Chine.
Dîner
chez notre amie Odile Pierquin,
Présidente de l’ADFE Pékin. Rencontre
avec plusieurs artistes, journalistes et acteurs de la
coopération culturelle franco-chinoise.
Mardi
1er mars
Centre culturel
français
(Guangcai International mansion, 18 Gongti Xilu, Chaoyang 100020
Beijing
tél. : 00 86 10 65 53 26 27 – www.centerculturelpekin.com.cn
– centreculturel@ccfpekin.org)
Il est installé dans un très beau
bâtiment construit par l’architecte Jean-Marie
Charpentier
(également architecte de
l’opéra ultra moderne de Shanghaï) et
inauguré en Octobre 2004. Il offre 4000 m² de
surface à plusieurs des acteurs de l’action
culturelle l’Alliance Française, un centre de
services et d’orientation pour les étudiants (CELA
et Edufance) chinois, le Bureau des Musiques Actuelles. Le
rez-de-chaussée offre les structures nécessaires
: une médiathèque, un auditorium, une
caféteria, une très belle librairie «
l’arbre du voyageur » dirigée par le
libraire et éditeur français Jean-Jacques Augier,
qui a précédemment dirigé les
éditions Balland et POL et vient de reprendre un
réseau de 500 librairies chinoises.
Le CCF est le premier centre culturel d’un pays tiers
à avoir été créé
en Chine en vertu d’un accord de
réciprocité signé entre les deux pays
en 2002. Il devait respecter deux types de contraintes
- Intégrer
l’existant, c'est-à-dire l’Alliance
Française, les bureaux Edufrance et CELA, la
bibliothèque qui existait dans les locaux du SCAC, les
différentes activités du SCAC et du CCCL (centre
de coopération culturelle et linguistique)
établissement doté de l’autonomie
financière
- Autofinancer le projet
à
travers le CCCL, le CELA, et la recherche de financements tiers
Ainsi
une structure originale sur le plan juridique, le CCCL, a
été mise en place, qui est l’ossature
des différentes activités et services (sauf
l’Alliance Française qui garde sa
personnalité spécifique) et des instances
communes de gestion et de programmation. Apparaît ainsi un
centre culturel d’une nature tout à fait
différente et nouvelle une maison commune prestatrice de
services aux organismes qui mettent en œuvre la politique
culturelle française et aussi, par
nécessité et par proximité,
coordinatrice de ces actions.
Il faut toutefois souligner que les coûts très
faibles de construction en Chine, l’existence de
réserves budgétaires ont permis
l’autofinancement du projet dans des conditions qui
n’existeront pas nécessairement ailleurs. Il
n’est donc par certain que le modèle soit
reproductible.
Alliance
Française de Pékin
(même adresse, tél. : 00 86 10 67 65 53 26 78)
Nous sommes reçu par Alain
Rechner,
le Délégué
général,
et par Jean-Pierre
Dumont, le Directeur-adjoint
de l’Alliance
de Pékin.
Les activités de l’Alliance se trouvent sur le
site www.alliancefrançaise.org.cn,
son
secrétariat à dgchine.sec@alliancefrancaise.org.cn.
Mission
Economique
(Pacific century Place, unit 1015, tower A, 2A Gong Ti BeiLu, Chaoyang
Qu, Beijing 100027
tél. : 00 86 10 65 39 13 00 – www.missioneco.org/chine)
La
Mission Economique a été durement
éprouvée par la disparition de M. Letocard,
son
chef de mission, et son épouse, lors du tsunami du 26
décembre. Nous présentons ici à tous
les agents de la Mission l’expression de notre sympathie
attristée.
Christian
Benoit, adjoint au chef de
mission, que je retrouve
après l’avoir connu en poste à Munich,
nous présente les sept secteurs
d’activité et leurs responsables. La ME organise
différentes manifestations comme par exemple un salon sur
les arts français de la Maison avec plusieurs centaines
d’exposants (en collaboration avec Ubifrance). Voir www.france-habitat-beijing2005.com
Chambre de Commerce et
d’Industrie Française en
Chine
(Novotel Xinqiao Beijing, 2 Dongjiaomingxiang, Dongcheng , Beijing
100004
tél . : 0086 10 65 12 17 40 – www.ccifc.org)
Déjeuner
à la Brasserie Flo avec Mme Juliette
Yanitch,
Directrice-générale adjointe
représentant le président nouvellement
élu Jean-Claude Germain
et Mme Florence
Gomez,
directrice-générale, retenus, MM Nam Go Yhien,
Attaché de propriété intellectuelle,
et Alban
Yung, correspondant de la
Mission Economique à
ChengDu (Sichuan).
Mme Yanitch présente les activités de la CCIFC
qui comprend 720 membres et qui couvre toute la Chine
- promotion
des entreprises
françaises en Chine (réseau Cap Chine,
journées d’information, missions collectives)
- publications
(annuaire, le magazine
« connexions »)
- formation et
recrutement de personnel
(recrutement@ccifc.org)
- un service emploi qui
a
placé l’an dernier 70 Français et 100
chinois, fonctionnant avec un agent à Pékin, deux
à Shanghai et ½ à Canton. Une
subvention de 20 000 euros pour 2005 a été
demandée au MAE. Je ferai tout mon possible pour
qu’elle soit versée
- un service formation
avec une formation
continue en informatique, management, comptabilité et
secrétariat
- une prestation de
services en
domiciliation d’entreprises
La
CCIFC emploie plusieurs VIE (Volontaires Internationaux en
Entreprise) dont le coût est de 1800 à
2000€/mois. Ils ont une protection sociale, leur employeur est
exonéré de charges, ils sont
gérés par Ubifrance.
Réception de la
communauté à la
Résidence
Philippe
Guelluy, Ambassadeur et son
épouse avaient
invité une centaine de ressortissants français de
divers secteurs d’activité avec lesquels nous
avons pu nous entretenir.
Dîner avec la section PS et ADFE réunies
débat sur le referendum, sur la situation politique et
sociale en France et sur les échéances dans la
région.
Mercredi
2 mars
En
compagnie de Claire Saillard,
attachée linguistique et d’Odile
Pierquin,
Présidente de l’ADFE Pékin (voir son interview
passionnante dans le PIAF n°186 de Février 2005),
nous nous rendons à l’Université des
langues étrangères de Pékin (Beijing
Foreign Studies University, dite aussi Bei Wai),
créée en 1941 par Mao Tsé Tong dans
les grottes du Yunnan et développée à
partir de 1949 avec la coopération soviétique.
2 North Xisanhuan Av. Beilu 100089 Beijing –tél.
: 00 86 10 88 81 67 10 –
http://www.bfsu.edu.cn/
Le
Dr Fu
Rong, professeur de
français et Mme Chen Liyu,
Directrice adjointe du département de Français
(fawen en langue chinoise) nous présentent ce
département qui compte 300 étudiants pour des
cycles de quatre ans pour la licence à 7 ans et plus pour
les doctorants. Le centre est jumelé avec
l’université de La Rochelle, celle d’Aix
Marseille III, l’IEP Paris et l’ENS Ulm. La France
offre 21 bourses de thèses. Le niveau est
considéré comme un des meilleurs de Chine et le
taux d’emploi des étudiants à la sortie
est de 100%. Il existe un Centre d’études suisse
et un centre québecois, mais pas de centre
français, ce qui est certainement dommageable pour la
« lisibilité » de notre
coopération. Cela nécessiterait la
création et le financement d’une
bibliothèque.
Nous avons ensuite été reçus par le
professeur Mme Chen Naifang,
Présidente de l’Université, qui
souligne son désir de développer les relations
avec des établissements universitaires français,
et ce dans deux directions
- vers
les établissements les plus prestigieux (grandes
écoles, études doctorales, post-doctorales)
- vers des
universités
« normales » pour des échanges de un
à trois ans, si possible en s’associant aux grands
programmes européens comme Erasmus.
Sur
un plan plus général, le français est
étudié actuellement par environ 40 000 personnes
en Chine, essentiellement dans les Universités (175 offrent
des cours) et dans les Alliances Françaises, peu dans les
études secondaires (38 lycées dans la
filière francophone).Il y a environ 10 000
étudiants chinois en France et le budget de
coopération linguistique est de 1,2 million
d’euros.
Déjeuner de clôture à la
Résidence avec, autour de l’Ambassadeur M. Philippe
GUELLUY avec M. René
AICARDI,
Conseiller à l’AFE, Mme Odile
PIERQUIN, ADFE, M. Paul
JEAN-ORTIZ,
Ministre Conseiller, M. Jean-Raphaël
PEYTREGNET, Conseiller de
presse, Mme Siv
Leng
CHHUOR, Premier
secrétaire, le Colonel Jacques
BILLEBEAU,
Attaché de Défense, M. Jean-Pierre
SALAUN,
Trésorier Payeur Général, M. Jean-Luc
BERTOLINO, Administrateur,
Mme Isabelle
MARQUEZ, Consul, M. Thierry
SCHWARZ,
Conseiller
culturel adjoint, M. Thien
NAM NGO,
Attaché INPI et Mme Claire
SAILLARD, Attachée
de coopération pour le
français
René
Aicardi et moi-même
faisons le point de notre
visite et des principaux éléments que nous
retenons. Mme Marquez souligne à nouveau la charge de
travail que représentent les visas (80 000 par an) en
croissance régulière. Je suggère
d’étudier la possibilité, pour les
consulats, de garder tout ou partie de la taxe perçue
(35€), soit directement soit par
l’intermédiaire d’un fonds de
péréquation pour lisser les
différences entre les consulats. René Aicardi
soulève la question des contrats locaux ainsi que celle de
la situation des stagiaires. Un effort important a
été fait pour que les contrats locaux en Chine
comprennent une assurance maladie et rapatriement ainsi
qu’une prime. La question de l’assurance vieillesse
reste ouverte.
Je pense que la question des contrats locaux signés par
l’Etat employeur mérite d’être
reprise complètement il faut dépasser la
crispation sur le risque d’avoir à les
intégrer dans la fonction publique et proposer aux
différents services de l’Etat des contrats types
qui garantissent le respect des minima sociaux.
La situation des stagiaires est différente
puisqu’ils n’ont pas de contrat de travail.
Toutefois, comme l’emploi des stagiaires devient la
règle et sert à faire fonctionner les
différentes administrations, et qu’ils sont
souvent dans des situations financières difficiles ou du
moins tendues, sauf si leur famille les aide, ce qui est un
élément de discrimination sociale, des minima
sociaux devraient être élaborés pour
les postes. Je vais m’employer à
étudier ces différents aspects.
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