Vienne - 23 et 24 mai 2005

Rabat - 16 mai 2005

Dublin - 4 et 5 mai 2005

Madagascar - 18 au 27 avril 2005
Nairobi - 27 au 29 avril 2005

Pondichéry - 19 au 22 février 2005
Shanghai - 23 au 26 février 2005
Pékin - 27 février au 2 mars 2005
Bangkok - 2 au 4 mars 2005

Hong Kong - 6 au 8 janvier 2005
Taiwan - 8 au 11 janvier 2005
Tokyo - 11 au 14 janvier 2005

Sénégal - 7 au 9 décembre 2004
Bamako - 5 au 7 décembre 2004

Varèse - 19 novembre 2004

La Haye - 3 novembre 2004

    
 
 

Vienne

Lundi 23 mai

J’ai été accueilli par Elisabeth Kervarrec-Cap, conseillère AFE de la circonscription, et par M. Fourmy, chef de la chancellerie.
Le matin, conférence de presse sur la situation en France à la veille du référendum, à l’Académie diplomatique avec les correspondants de Die Presse, de l’APA et de la radio autrichienne : j’explique l’importance de ce débat et ses multiples conséquences sur la vie politique française.

Participation à la conférence consulaire qui, chaque année, regroupe autour de l’ambassadeur, Pierre Viaux, les trois conseillers AFE élus de la circonscription Elisabeth Kervarrec, Pierre-Yves Leconte et Jean-Pierre Villaescusa, les six consuls honoraires (un par Land) et les chefs de service de l’ambassade ainsi que, cette année, Louis Duvernois et moi-même, sénateurs représentant les Français établis hors de France.

L’ambassadeur présente les relations franco-autrichiennes marquées par la récente visite du Chancelier Volfgang Schüssel à Paris. Il n’ y a pas de sujets de contentieux, et la dominante est la préparation de la présidence autrichienne de l’Union à partir du 1er janvier 2006.
(site http://www.eu.at/).
L’Autriche prendra sans doute une initiative sur la coopération en matière de lutte contre le terrorisme (dite Schengen III).

Karen Rocher présente les dossiers de cette présidence.
Les positions de la France et de l’Autriche sont convergentes sur la politique des transports et de la politique agricole. L’Autriche concentrera probablement ses efforts sur la recherche d’un accord relatif aux perspectives financières de l’Union pour 2007-2013. Elle devra traiter la préparation de l’élargissement à la Bulgarie et à la Roumanie, avec possibilité de retarder cette dernière.
Elle donnera également la priorité à l’ouverture des négociations d’adhésion avec la Croatie (ajournées sine die par l’Union tant que le TPI ne fonctionne pas convenablement).
M. Fourmy, chef de chancellerie, a ensuite donné des chiffres sur la communauté française en Autriche (6000 inscrits, 2200 sur la liste électorale présidentielle /referendum).
La communauté a en général peu de difficultés : la CCPAS verse une subvention de 5000€ à la société de bienfaisance ; un comité pour l’emploi fonctionne bien avec une personne à mi-temps.

Les consuls honoraires et les chefs de service (MM. Boidin, chef de la Mission Economique, Touzenis, conseiller culturel, les colonels Coleman, attaché de défense et Browaeÿs, attaché de sécurité intérieure) ont ensuite présenté leurs activités pour l’année écoulée.
L’Ambassadeur nous réunit à déjeuner dans la belle et historique ambassade de France.

L’après-midi, visite au Lycée français de Vienne (http://www.lyceefrancais.at/)
Nous sommes reçus par M. Griesmar, proviseur, Mme Ronne, proviseur-adjoint, Jacques Jorand, intendant, Françoise Balso-Rogel, directrice de la maternelle et du primaire, Bruno Bertin, directeur de l’école de Grinzing et ainsi que le chargé de coopération avec l’enseignement autrichien.
Le lycée a mis au point un cursus scolaire original qui permet aux élèves de suivre la filière française normale et d’y ajouter, s’ils le souhaitent, le cursus autrichien. Ils sont ainsi bilingues et peuvent présenter à la fois le baccalauréat et la matura.
Après avoir visité les lieux, nous rencontrons les représentants des parents d’élèves : Sonja Schak et Jean-Louis Dionot (site : http://www.ape-lycee.at/), et les élus au conseil d’établissement et au Beirat, MM. Barbery, Casset, Modes, Mme Pournaki et M. Sincennes.
La principale difficulté rencontrée est l’état du bâtiment, peu ou pas entretenu depuis une cinquantaine d’années, et qui connaît des problèmes de structures et de graves questions de sécurité (fenêtres, chutes de cornières en béton).
Il est extrêmement urgent d’entreprendre ces travaux de sécurité qui ont été signalés à plusieurs reprises à l’AEFE et au MAE. Il ne faut pas attendre qu’un accident se produise et qu’un élève ou un enseignant soit blessé. Je saisirai le Ministre dès mon retour à Paris.

Institut français
Sous la conduite de Daniel Pirat, secrétaire général, visite de l’Institut français situé dans un très beau palais et dans un parc magnifique.
Malheureusement le bâtiment n’ pas été entretenu depuis des années et se trouve dans une condition peu digne de la République. Des crédits ont été demandés au MAE pour mener à bien la nécessaire réfection mais sans succès réel jusqu’à maintenant.

Le soir, soirée-buffet amicale chez Elisabeth Kervarrec avec le bureau de l’ADFE et la section PS.

Mardi 24 mai

La matin visite de la chancellerie et du consulat (http://www.ambafrance-at.org/consulat/).

Avec les camarades du PS Elisabeth Kervarrec, Louis Sarrazin, Michel Cullin et Pierre Avedikian, nous sommes ensuite reçus par Alfred Gusenbauer, président du SPÖ.
Je lui explique la situation politique en France à la veille du référendum et la situation interne du PS. Il considère pour sa part que le moteur franco-allemand de l’Europe est en panne à la suite de la réunification allemande et que par ailleurs les valeurs de la social-démocratie européenne sont en crise.
Je propose de renforcer les échanges et la coopération entre nos deux formations
dans le cadre de l’action de notre secrétariat international, et de faire en France une séance de formation à la contribution autrichienne au marxisme (le marxisme austro-hongrois).

Déjeuner avec l’AFIFA au Nations-Unies de Vienne
(Association des Fonctionnaires Internationaux Français en Autriche – président : Pierre Nocture –  P.Nocture@iaea.org)
Le centre des Nations-Unies de Vienne comprend les organisations suivantes :
AIEA, ONUDI, ONU Vienne, OTICE, UNODC (lutte contre la drogue et le crime),
Le CNUDCI (harmonisation du droit commercial). Sont également implantées à Vienne mais non membres du système es nations-Unies : l’Office Européen des Brevets (direction de l’information et des publications), l’organisation dite « Wasenaar » (exportations de matériel militaire), Outofspace, OSCE (sécurité), OTICE (surveillance des explosions nucléaires). Ceci représente environ 5000 fonctionnaires dont la moitié pour l’AIEA, et 170 Français dont 50 adhérents à l’AFIFA.
La discussion porte sur la place des fonctionnaires français dans les organisations citées, sur les conditions de détachement, le nécessaire renforcement de l’action en matière de gestion prévisionnelle de la Mission Permanente (de la France) auprès des Nations-Unies à Vienne et de la Mission des Fonctionnaires Internationaux à Paris, sur la règle des 7 ans (durée maximum de contrat dans une organisation internationale). Je m’engage à préparer une lettre ou une question sur ces questions au MAE.

L’après-midi, rencontre avec Nicole Louvat, une des animatrices du Pôle Emploi Francophone (http://www.pef.at/) qui fait partie de l’amicale des femmes francophones
(http://www.amicalefemmesfrancophones.com/). Il s’agit d’une structure légère qui aide les femmes françaises, qui ont souvent suivi leurs conjoints nommés ou installés à Vienne, à trouver un emploi. Le PEF qui mène des actions de présentation et de contact auprès des entreprises et organisations françaises, autrichiennes et internationales souhaite travailler davantage avec la mission permanente française auprès de l’ONU pour ce qui relève des possibilités d’emploi dans les organisations internationales.

Le soir, réunion-débat avec une quarantaine de participants à l’Académie Diplomatique sur le referendum relatif au Traité constitutionnel avec également comme orateurs le Professeur Ernst Winter et le Dr. Monika Mokre.
(Lire une dépêche de l'APA en allemand sur la réunion débat)
(Écouter un compte-rendu de l'ÖRF)

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Rabat

Lundi 16 mai

J’ai été accueilli par Bruno Perdu, consul général, André Cadot, conseiller AFE, Christine Léger, secrétaire de la section PS et Marie-Pascale Avignon-Vernet de l’ADFE.
Petit-déjeuner avec Philippe Faure, ambassadeur de France, Bruno Aubert, ministre conseiller, Bruno Perdu et André Cadot. Nous faisons le point sur la communauté française au Maroc et à Rabat, et sur l’évolution des relations franco-marocaines.
L’opinion publique au Maroc s’inquiète des conséquences négatives que pourrait avoir un rejet du Traité constitutionnel européen, craignant que cela n’entraîne une fermeture des marchés européens aux pays associés comme le Maroc. Par ailleurs, le Maroc se préoccupe des conséquences de la mondialisation sur son économie (notamment dans le secteur du textile), et prépare un plan de développement de son industrie autour des secteurs de la construction automobile et aéronautique (sous-traitance et maintenance, construction de la Logan), électronique, agro-alimentaire, centres d’appel.
Nous nous rendons ensuite au lycée Descartes (Gérard Marieau, proviseur, Véronique Amsallem, proviseur adjoint, http://www.lycee-descartes.ac.ma/), qui nous présentent le système français d’enseignement au Maroc (21 000 élèves dont 17 000 dans les 23 établissements AEFE, et dont 7 000 de nationalité française), ainsi que le lycée Descartes (2 400 élèves, dont 25 % de Français). Un enseignement en langue arabe (première langue) ainsi que les cours d’histoire, géographie et civilisation en arabe, sont une des spécificités du lycée.
Nous visitons ensuite les services du consulat général (49 av. Allal Ben Abdallah, Rabat, http://www.consulfrance.ma.org/) sous la conduite de Bruno Perdu : services des immatriculations, de l’état civil (forte croissance des demandes de transcriptions de mariages et de fraudes dans ce domaine), service social.
Après un déjeuner à la résidence du consul général qui me permet de rencontrer entre autres Daniel Maître, chef de la mission économique, nous visitons la maison de retraite française (une trentaine de pensionnaires) puis le SCAC où nous sommes reçus par son chef Guy Sérieys et son adjoint Daniel Boutte. L’enveloppe de coopération avec le Maroc est une des plus importantes de notre réseau à l’étranger, et pour l’essentiel consacrée à l’éducation, les bourses d’enseignement supérieur en France et la recherche scientifique. Le soutien au développement culturel marocain est aussi son objectif.

Le soir à l’hôtel Shella, après une rencontre avec la section PS, nous réunissons environ 160 personnes pour une présentation du Traité constitutionnel européen et un débat très animé.
Merci à la section de Rabat pour l’organisation de cette réunion publique, et l’envoi de 2800 lettres d’invitation.

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Dublin

Mercredi 4 mai

Je retrouve à l’aéroport Hélène Conway, conseillère AFE et membre du Bureau Fédérat.
Nous nous rendons à l’Institut for European Studies de Dublin, présidé par Alan Dukes, où j’anime une table ronde sur la situation politique en France et le référendum. Frédéric Grasset, ambassadeur de France, nous y rejoint.
Karen Coleman, de la chaîne de radio Newstalk 106, enregistre ensuite une interview d’une demi-heure sur les mêmes questions.

Visite de l’ambassade (http://www.ambafrance.ie/)
M. Grasset, ancien chef de protocole au quai d’Orsay, explique la situation politique en Irlande. Les relations entre la France et l’Irlande sont qualifiées d’excellentes, avec une grande communauté de vue et une francophonie marquée en Irlande. La convergence des vues concerne la réforme de la PAC et des mécanismes des fonds structurels, la fin du « chèque anglais ».
Nous visitons ensuite la chancellerie sous la conduite de Madame la Consule Bernadette Marguin qui souligne l’accroissement important de la communauté française ces dernières années (plus de 6000 inscrits fin 2004) avec une estimation de 15000 non inscrits. Les binationaux représentent environ 20% des inscrits, avec une population jeune.
Cette communauté, très active, connaît peu de problèmes sociaux, même si une paupérisation existe parmi les plus jeunes et les plus récemment arrivés.

Visite à la mission économique (http://www.missioneco.org/irlande/)
Nous sommes reçus par Dominique Casse, Conseiller économique et commercial, et son équipe (13 personnes).
Pour une présentation de la situation économique en Irlande (voir le site Web).
À noter l’effort important de l’Irlande dans le domaine de la recherche et du développement pour les biotechnologies et les NTIC. Nos échanges commerciaux sont déficitaires de 140 millions d’euros.

Le soir, réunion à l’Alliance Française pour présenter le Traité Constitutionnel Européen et les arguments en faveur du Oui.

Jeudi 5 mai

Lycée Français d’Irlande (http://www.lfi.ie/)
Accompagné d’Hélène Conway, de Patrick Thomas, conseiller culturel et scientifique, et de Olivier Solé, directeur du lycée, je rencontre les parents et les enseignants à l’école française de Foxrock. Ce cite accueille 250 enfants de la maternelle et du primaire en entretenant des liens étroits avec l’école irlandaise mitoyenne.
Nous nous rendons ensuite sur le site du secondaire à St Kilian’s. Celui-ci en gestion parentale est actuellement abrité dans des éléments préfabriqués installés sur le site de l’école germano-irlandaise de Dublin. Il accueille environ 105 élèves. Il est prévu de construire un bâtiment permanent à compter de septembre 2005.
Les deux écoles (française et germano-irlandaise) ont développé un projet pédagogique audacieux et innovant qui vise à mettre en commun à partir de la 5e (puis 4e et 6e) environ 50% du temps d’enseignement (histoire, éducation civique, art, sport et anglais). Ce projet est en cours de validation par la DESCO du MAE et l’inspection générale. A suivre, car unique.

Visite du Service de Coopération et d’Action Culturelle
Avec Patrick Thomas, conseiller culturel et scientifique, Georges Crozat, attaché de coopération pour la science et la technologie, Serge François, attaché de coopération pour le français, Jean-Michel Garcia, directeur de l’Alliance Française (http://www.alliance-francaise.ie/)
Dans le domaine scientifique, les grands établissements de recherche français signent des accords-cadres avec leurs homologues irlandais. Dans le domaine linguistique, le français en tant que seconde langue vivante étrangère (après l’anglais ou le gaélique) a une situation favorable mais qui se dégrade (de 75% à 59% des enfants). La politique du poste est d’aider à la formation des enseignants de français et de les aider par un portail vers le FLE.
L’Alliance Française est une des plus importantes avec 3000 inscrits et un budget de 1,2 millions d’euros autofinancés. Outre les activités normales, elle met en place des ateliers pour les tout petits et soutient un programme FLAM à Cork.

Déjeuner à la Résidence de France avec les principaux représentant de la communauté et du poste.

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Madagascar

Tananarive

Arrivés lundi 18 Avril avec Jean Daniel Chaoui, membre du Bureau Fédéral de la FFE-PS, Aude Yung de Prevaux et Anne Esambert, responsable de la nouvelle unité chargée des Français expatriés au Sénat, nous avons été accueillis par Roland Bréjon, Consul Général de France.
Madagascar a, par ailleurs, été le premier pays en développement choisi pour participer au programme « Millenium Challenge Account » des Etats-Unis.

Le 19 nous avons été reçus par madame Catherine Boivineau, Ambassadeur de France.
Mme l’Ambassadeur souligne que la France reste à la première place pour les échanges économiques et pour l’aide bilatérale à Madagascar, avec 133 millions d'euros.
Pour la production de riz qui est l’aliment premier de la population malgache, la prévision de la prochaine campagne est proche de l’équilibre offre-demande sans avoir à recourir des importations. Le prix du kilo de paddy a été de 7000 FMG en 2004, avec une hausse due pour partie au marché mondial. Le prix de vente fixé aux particuliers a été de 3500 FMG, la différence étant couverte par des dons de gouvernements étrangers.
Une des questions en suspens qui pèse lourd dans les relations franco-malgaches est le gel des procédures pour les adoptions en cours. La partie malgache invoque la nécessité de doter le pays d’une nouvelle loi sur les adoptions qui corresponde aux critères de la Convention de La Haye. Du côté français, la pression des parents qui ont déjà leur enfant adopté dans un orphelinat mais qui ne peuvent quitter Madagascar se fait sentir de plus en plus , y compris dans l’opinion publique. Il est devenu nécessaire de prendre des mesures concrètes et de donner un calendrier.
Madame l’Ambassadeur indique la nécessité de créer un courant plus favorable aux investissements étrangers avec un environnement juridique plus stable, une situation du foncier plus claire et une justice moins aléatoire.
Elle souligne enfin la création de 22 nouvelles régions qui doivent encore s’harmoniser avec les 6 provinces.

Visite du consulat, avec Roland Bréjon, consul général, Romuald Rouchon, consul adjoint chef de chancellerie, Martine Festaud, consule adjointe, le colonel Jean-Pierre Vanoye, attaché de sécurité intérieure, Camille Naziri, agent de sécurité chargé de la protection des Français, ainsi que leurs collaborateurs.

Les effectifs du consulat général de Tananarive et ceux des chancelleries détachées à Diego Suarez, Majunga et Tamatave sont en tout de 67 agents, ce qui est peu rapporté à la population de 20 000 immatriculés. Il manquerait en particulier 2 agents (qui pourraient être des recrutés locaux) au service des visas, et deux titulaires pour les bourses et les affaires sociales.
Le service des visas est très encombré, car il reçoit 20 000 demandes par an. Les demandeurs font la queue pendant plusieurs heures avant d’être reçus. Un gros progrès a été fait dans les conditions d’accueil : salle propre avec fontaine d’eau, toilettes, TV. Les visas sont transmis dans un délai maximum de 48 heures. Le taux de refus, de 13 %, est inférieur à la moyenne (20 %).
Le consulat de Tananarive reçoit une très nombreuse population de Français relevant de l’aide sociale. Il est le seul poste ayant deux assistants sociaux.

Cliquez pour agrandir l'imageVisite du Centre de Formation Professionnelle pour Adultes (CFPA) à Tamjombato, avec M. Fourel, le directeur.
Le Centre, anciennement à Antsirabé est maintenant dans de beaux bâtiments fonctionnels à Tamjonbato (site Forello, route de Fianar).
Il est organisé autour de trois pôles :

  • Tertiaire : comptabilité, informatique (avec Mme Yahia Tnina)
  • Maintenance industrie, pôle technique (Jean Paul Lebouil)
    (froid : Herina Andriamaharo ; industrie : Jocelyn Razafinjato)
  • Conseil aux entreprises (Mireille Ralalaharimanga)

Les formations sont ouvertes à des jeunes de 18 ans ou plus, soit demandeurs d’emploi soit déjà en poste, mais désirant acquérir une formation complémentaire. Certaines formations se font à la demande des employeurs qui les financent.
Le centre a assuré la formation de 345 jeunes conseillés, 29 placements en emploi, 55 formations hors CFPA et 15 formations AFPA en France en 2004.
Il est géré par l’ASFOR, association de droit malgache qui a signé une convention avec le Comité emploi-formation du Consulat Général.
A ce titre elle reçoit 120 000 € de subvention du Consulat soit 60 % de ses ressources, le reste provenant de son autofinancement. Celui est en progression constante (la subvention du MAE diminue de 20% par an) alors même que le nombre d’emplois expatriés est en diminution (5 en 2004, 3 en 2005).
Une incertitude existe encore pour le poste de directeur, détaché de l’AFPA France et financé par le MAE, le présent titulaire devant quitter ses fonctions en septembre.

Le soir, réunion de la section ADFE de Tananarive. Ont été évoqués les moyens de recruter dans des milieux plus diversifiés.

Rencontre avec le « collectif des enseignants », représenté par Yves Peyres et Pascal Farines. Il s’agit d’uns structure souple, informelle, créée il y a cinq ans et qui regroupe une association de parents d’élèves, l’Alefa, des syndicats enseignants et l’ADFE. Au moment de la dévaluation du franc malgache et de l’augmentation conséquente des écolages, (+ 40 %), le collectif a organisé un sit-in sur les marches de l’ambassade, et le mouvement a été un succès. Il a milité pour que la seule solution apportée ne soit pas le relèvement des bourses, car seuls les enfants français ou franco-malgaches auraient été aidés. Il a obtenu une aide (sous forme d’exonérations partielles) pour 25 enfants malgaches, prise sur le budget de l’établissement. Le collectif demande que cette aide soit pérennisée, demande à laquelle il n’a toujours pas été répondu
Une autre position courageuse du collectif est de considérer que la qualité de l’enseignement passe par la qualité des conditions de vie des enseignants, même si cela implique une augmentation des écolages.
Le collectif souhaite s’implanter dans d’autres établissements conventionnés, être au besoin dans les comités d’établissement, mais refuse d’être gestionnaire. Son objectif : créer un rapport de forces dans un des domaines les plus importants de l’expatriation.
En ce qui concerne la question de la gratuité de l’enseignement français à l’étranger, s’il s’avère qu’elle n’est pas réaliste, que cet engagement n’est pas tenable, le collectif demande à ce qu’un nouvel engagement, ferme, soit pris.
J’ai exposé ma position, qui est d’obtenir, sur une législature, un abaissement de 60 à 30 % de la part assumée par les familles dans le coût de l’enseignement.

Enfin, la soirée s’est terminée sur un bon débat avec la section PS de Tananarive, sur la situation politique et sociale en France et en Europe, et sur le referendum.

Mercredi 20 avril

Cliquez pour agrandir l'imageLycée français (http://ww.lft.mg/)
Visite avec Jean-Michel Herz, proviseur, Bruno Bouchon, proviseur adjoint, Olivier Rivière, agent comptable, Francis Carrié, coordonnateur AEFE, Mme Ravisoa, conseiller principal d’éducation, Mme Villedieu, chargée de mission à la formation continue, et leurs collaborateurs.
Avec plus de 1500 élèves, dont 65 % de français ou franco-malgaches, cet établissement moderne occupe un vaste emplacement où salles de classe, équipements sportifs et infrastructures culturelles sont bien équipés. Il comporte aussi un internat pour une centaine d’élèves. Une partie d’entre eux a besoin d’une action sanitaire – vaccinations –, qui peut être prise en charge, pour les plus démunis d’entre eux, par les services sociaux du consulat.
Sur les 12 000 élèves scolarisés sur l’île en langue française, 2800 sont dans des établissements à gestion directe, 3000 dans des établissements conventionnés, le reste, soit 5000, étant inscrits, hors du réseau français, dans des écoles malgaches homologuées. Parmi ceux-ci, 500 français, qui choisissent ce système soit pour des raisons culturelles soit pour des raisons financières : les écolages (environ 1000 euros au lycée français) y sont dix fois moins chers.
A cause de la pauvreté, le pourcentage d’élèves boursiers est nettement plus élevé à Madagascar que dans le reste du monde : 60 à 65 %.
Un autre problème du lycée est la difficulté d’intégrer des élèves de niveau insuffisant et/ou plus âgés, surtout lorsqu’ils ne maîtrisent pas le français. Le lycée veut éviter de les rejeter, et a mis en place des solutions adaptées au terrain, comme par exemple une classe de 3ème en alternance, ou la participation à l’association « enfants français de Madagascar » qui aide une centaine d’élèves en très grande difficulté d’insertion. Le lycée consacre également l’équivalent d’un poste et demi à la formation continue dans des établissements homologués, et un poste supplémentaire a été attribué pour l’année prochaine.
Si le taux de réussite au bac est satisfaisant, on regrette que les lauréats malgaches ne puissent bénéficier de bourses d’études supérieures en France.
La dévaluation du franc malgache a entraîné l’an dernier un déficit de 2 millions d’euros, compensé par le fonds de réserve et une aide de l’AEFE.

Centre Culturel Albert Camus (http://www.ccac.mg/)
14, avenue de l’Indépendance - Tél : 00 261 20 22 236 05
sous la conduite de Guy Maurette, directeur.
Au rez-de-chaussée : salle des expositions, salle de spectacle et de cinéma (seule salle 35 mm de l’Ile), au premier : médiathèque avec bibliothèque, prêt de DVD et de vidéo, salle des jeunes, salle informatique.

Déjeuner, à l’invitation de Bernard François, directeur d’Air France, au restaurant Rossini avec une vingtaine de conseillers du commerce extérieur autour de leur président Gérard Loustaunau (groupe Bolloré).
Parmi les problèmes évoqués, la crise des exportations de produits alimentaires :

  • les exportations halieutiques (crevettes et thon) qui sont menacées par les règlements vétérinaires de la CE et le manque d’organisation de la profession
  • l’embargo, déjà ancien, sur la viande de bœuf et la volaille
  • les cours erratiques de la vanille (de 30 à 500 $ la tonne puis 15 $), avec une production mondiale de 2500 T pour une consommation de 1500 T

Autre souci pour l’économie malgache, la concurrence qui frappe le marché textile avec la fin de l’accord multi-fibre (80 à 100 000 emplois sont menacés).
Un secteur en croissance forte, les exportations de ferraille « scrap » vers l’Inde et un secteur encore en devenir, celui du tourisme.

Visite de courtoisie au Président du Sénat, Guy Rajemison Rakotomaharo (http://www.senat.mg/) avec Madame l’Ambassadeur et M. le Consul Général.
M. le Président évoque les liens entre le Sénat français et le Sénat malgache et la coopération entre ces deux institutions. Il a participé aux rencontres de Bordeaux sur la coopération décentralisée et espère qu’une meilleure couverture des régions malgaches sera possible à l’avenir.

Rencontre au Consulat de France avec les représentants de la communauté française : les conseillers AFE MM Desplanques et Mac Graw, Mme Maixion présidente de l’UFE, Didier Lepic et Patrick Tisot, du bureau de l’UFE, Pierre Thourigny, président de l’ADFE, Mmes Jeanette Janadi et Rakotobe, du bureau de l’ADFE, Jean-Daniel Chaoui, représentant à Tananarive de M. Richard Yung.
La discussion a porté sur les points suivants :

  • l’avenir de l’Association « Enfants Français de Madagascar » qui devrait se recentrer sur le soutien aux élèves français pour leur permettre d’intégrer l’école française
  • les coûts trop élevés de la CFE et les questions relatives aux ordonnances en pharmacie (pharmacies de complaisance et avance du coût)
  • le coût des écolages qui devrait être sensiblement diminué
  • la demande de davantage d’explications sur le budget et les comptes du lycée.

Jeudi 21 avril

Cliquez pour agrandir l'imageEcole A à Ampefiloha
Visite d’une des quatre écoles (maternelle et primaire) du réseau français en gestion directe à Tananarive, avec le directeur, Maurice Sitbon, M. Thouzeau, président de l’association des parents d’élèves, Pascal Farines, représentant les enseignants, Francis Carrié, pour l’AEFE. L’école scolarise près de 400 élèves, la plupart franco-malgaches et boursiers, dans un quartier peu favorisé. Les bâtiments sont vieillissants, exception faite d’un beau centre de documentation tout neuf. Si les résultats sont excellents, grâce à la motivation des enseignants et l’application des élèves, le problème est la faiblesse des moyens dont dispose l’école, qui attend de recevoir les crédits lui permettant de faire refaire la toiture en piteux état. En effet l’école A, comme les trois autres du réseau sur Tananarive, ne dispose pas d’un budget propre, les crédits étant gérés au niveau du groupe formé par les quatre écoles et le lycée français de Tananarive en gestion directe.

Cliquez pour agrandir l'imageAlliance Française
Visite de l’Alliance Française avec Alain Villechalane, directeur, délégué général de l’Alliance Française (http://www.alliancefr.mg/ - dgaf@alliancefr.mg)
Nous visitons le beau bâtiment refait à neuf avec le nouvel espace prévu pour la médiathèque que J. Chirac devrait inaugurer en juillet. Une bibliothèque de langue française, complémentaire de celle du Centre culturel Albert Camus, y sera mise en place.
L’AF pour Madagascar comprend 30 centres répartis dans le pays et accueille, à Tananarive, 6500 étudiants à l’année. L’inscription est d’environ 8 € pour 30 heures de cours. Le réseau emploie 8 expatriés, 12 Volontaires Internationaux et 10 Volontaires du Progrès ; une subvention du MAE de 240 000 € couvre 40% des recettes, 360 000 € provenant de l’autofinancement. Quelques gros contrats (Parsem, Réunion) aident au fonctionnement.

Une réunion dans l’après-midi avec les personnels de l’ambassade et du consulat général permet de faire le point sur la question de l’indemnité de résidence dont la baisse est de plus de 30%. La question de la qualité des enseignements lors de certains remplacements au lycée est soulevée (saisir les associations de parents d’élèves)
Deux problèmes relatifs au SCAC sont mis en avant : les difficultés de mise en œuvre de la LOLF (indicateurs, contrôle de gestion,….) et le transfert des projets en cours vers l’AFD.
Enfin la transformation des consulats généraux de province, à Madagascar, et les problèmes que cela entraîne tant pour les personnels (dégradation des conditions de travail) que pour les usagers sont discutés.

Cliquez pour agrandir l'imageEntrevue avec le Premier ministre Jacques Sylla
Accompagné de Madame l’ambassadeur et de Roland Bréjon, consul général, j’ai été reçu par le Premier ministre malgache. Il a salué la qualité et le dynamisme de la communauté française de Madagascar, souligné que la France était le premier partenaire économique de son pays, et noté avec satisfaction le renforcement des relations entre les deux pays, en souhaitant que ces relations s’intensifient encore. Les projets d’investissements pourraient s’orienter vers le secteur du tourisme, dans lequel Madagascar a des atouts naturels. L’augmentation du nombre de vols desservant la Grande Ile est une condition nécessaire.
La question des procédures en cours d’adoption d’enfants malgaches par des familles françaises a été évoquée. Le premier ministre nous a fait part de sa volonté qu’une solution soit trouvée.

Le soir, une réception donnée par le Consulat m’a permis de m’adresser à plusieurs centaines de Français et de m’entretenir avec eux.

Vendredi 22 avril

Visite du centre médico-social
Il consiste en une équipe de deux médecins (le Dr Jeannot Ramamonjisoa et le médecin chef Philippe Ziegle), d’une infirmière, Marie-Ange et d’une secrétaire, Nadia, plus un ambulancier éventuel. Les deux cabinets de consultation sont équipés pour les soins d’urgence, les cas plus sérieux étant transférés au service hospitalier d’urgence de Tananarive, voire en rapatriement sanitaire (une vingtaine par an) vers La Réunion.
Le CMS effectue environ 7500 consultations par an, mais aussi dans des villes de province au cours de missions de quelques jours. La moitié des patients sont des bénéficiaires de l’aide sociale du consulat, pour lesquels les soins sont gratuits. Il bénéficie d’une dotation annuelle de 80 000 €.
Le CMS est la seule structure de soins fiable pour la communauté française de Madagascar, et sa fermeture aurait des effets dramatiques.

Service social du Consulat général
Son budget est de 800 000 €. Il est traité par deux assistants sociaux, Anne Faivre-Claude et Didier Gaillot, qui alternent les permanences au consulat et les missions d’une semaine en province, pour suivre les 550 bénéficiaires d’une allocation permanente. Il verse en outre 90 000 € au titre des secours occasionnels.
Le service emploi-formation, suivi par Mme Mino, finance des micro projets à faible coût (400 €), et souvent co-financés par des prêts octroyés par une des sept sociétés de bienfaisance. Alain Fourel, le responsable du CFPA, y tient une permanence.
Le service des bourses enfin reçoit 3000 dossiers dont 2700 sont acceptés, pour des bourses à 100 %.
Les agents du consulat chargés de l’aide sociale estiment qu’il faudrait une politique sociale spécifique pour les quelques pays comme Madagascar où le nombre de Français relevant de l’aide sociale est important. La priorité est d’abord la réinsertion par l’emploi, puis la santé.

Déjeuner avec le Carrefour des Entrepreneurs le 22 avril

Le Carrefour est une association de droit malgache qui rassemble les entrepreneurs français actifs à Madagascar à des fins d’information. Elle est dirigée par Xavier Desplanques, conseiller AFE.
La réunion nous a permis d’entendre M. Deberre, conseiller coopération de l’Ambassade, faire un exposé sur l’action publique de la France à Madagascar dans le domaine culturel et économique. Les priorités évoluent et concernent actuellement les infrastructures urbaines, le développement rural, la formation.
M. Ponceau, conseiller du Ministre de la Justice, a ensuite expliqué le projet d’appui à la modernisation du droit des affaires, en soulignant les efforts pour mettre en oeuvre des procédures arbitrales, le développement des inspections de tribunaux, l’informatisation du greffe du tribunal de commerce.
M. François, attaché agricole, a parlé de la réforme de l’administration foncière et de sa modernisation, des normes phyto-sanitaires européennes et de leur mise en œuvre et enfin de la politique de l’environnement (gestion de la forêt, réserves de 6 millions d’hectares à constituer).
Un tour de table a ensuite permis à chaque participant (une quarantaine) de se présenter et de dire un mot de son secteur d’activité.

Conférence sur le Traité constitutionnel européen
Le soir, au cercle franco-malgache à Anosy devant une centaine de participants à l’invitation de l’ADFM et du cercle Jean Jaurès, j’ai pu présenter les principales clauses et dispositions du Traité soumis au référendum du 29 Mai et répondre aux questions de l’assistance.

Enfin dîner à l’invitation de Solofonantenaina Razoarimihaja, Président du TIM et vice président de l’Assemblée Nationale, dans une atmosphère cordiale et amicale.

Taomasina (Tamatave)

Le 25 avril, avec Jean-Daniel Chaoui, mon représentant à Madagascar, nous rendons visite à M. Carbonneil, Consul de France à Tamatave.
(B.P. 155, TOAMASINA - Tél. : 53 327 21/53 339 72/53 332 95 - Fax : 53 312 61)
La communauté française comprend 2400 immatriculés, binationaux à 54%, souvent installés de longue date, présente dans de nombreux secteurs d’activités.
M. Carbonneil nous présente les différents services et le personnel de son consulat (une dizaine d’agents) qui reçoit 1200 demandes de visas par an. Il y a un retard à résorber dans la délivrance des documents d’état civil, d’autant que la charge des transcriptions de mariages franco-malgaches est en croissance forte (108 en 2004).
Un centre médico-social (CMS) a été réouvert récemment, après 3 ans de fermeture, avec l’arrivée du Dr. Duchateau (Volontaire International). Le principal problème rencontré est d’une part celui du manque de médicaments disponibles, d’autre part de leur prix. Une solution pourrait être la dotation d’une trousse médicale au CMS.
Nous n’avons pas pu nous rendre au lycée, fermé pendant les vacances, mais nous avons pu nous entretenir avec MM. Turlan, Brejeau et Spinazzé représentant les enseignants et les parents d’élèves. Une des questions à régler est celle du loyer payé par l’association parentale gestionnaire à l’AEFE pour le terrain du lycée, loyer payé en euros et qui pèse donc lourdement sur les frais d’écolage compte tenu de la dépréciation entre l’ariary et l’euro. Un autre souci est le départ prévu de 4 enseignants expatriés qui seront remplacés par des résidents, ce qui augmentera encore les écolages.

Le soir, une réception offerte par le Consul au « Bateau Ivre », tenu par M. Faidherbe nous a permis de rencontrer 120 Français de la communauté dont le président de l’association parentale, de nombreux coopérants techniques et enseignants, ainsi que les milieux d’affaires.

Visite des entreprises
Le 26 avril nous avons visité les Etablissements Bonnet, fondés en 1889 (négoce, importation de matériel mécanique et de construction, travail du bois, palissandre surtout, et ébénisterie) avec son gérant Patrick Vivé (http://www.meubles-bois.com/ - adresse : 3 rue du commerce).
Akyl Cassam Chenai, directeur général de la SCIM (dgscim@wanadoo.mg) et Bruno Vialard, capitaine du port pour le groupe Bolloré, nous font ensuite visiter le port de Tamatave, en soulignant les difficultés présentes et les projets à venir, en particulier pour l’activité conteneurs (prévision : 100 000 mouvements par an avec une croissance de 20%)
Nous avons ensuite visité les entrepôts de la SCIM qui traite 3500 tonnes de clous de girofle par an, soit la moitié des exportations malgaches, surtout vers l’Indonésie et l’Inde. Elle est également active dans le café et leader dans la vanille.

Visite du Centre Technique Horticole de Tamatave (http:/www.ctht.org/ - ctht@wanadoo.mg)
Michel Jahiel nous explique le travail original et très utile de ce centre qui aide les cultivateurs malgaches de la côte est à améliorer la qualité de leurs productions, à développer de nouvelles cultures, à mettre en place des structures professionnelles de gestion. C’est une association interprofessionnelle sous l’égide du ministère de l’Agriculture, financée par l’Union Européenne et par le MAE.
Il dispose de 4 pépinières et d’un laboratoire d’analyse, et met au point un matériel innovant.

Réunion avec la section ADFM de Tamatave
Notre ami Spinazzé nous invite chez lui pour y rencontrer une quinzaine des membres de la section. Je prends note des difficultés qui sont mentionnées ainsi que de la question de l’accompagnement des requérants par les associations.

Alliance Française
12 Bd Paul Doumer - aftamve@wanadoo.mg
Plusieurs membres du Conseil d’Administration, Mme Bang, donatrice de la très belle propriété qui abrite l’AF, Jacques Montourcy, son directeur et Mme Suzy Carré, son adjointe, nous accueillent.
L’AF offre une grande variété d’activités culturelles pour adultes et enfants (théâtre, ciné-club, bibliothèque, expositions, concours) en plus de sa vocation initiale qui est d’enseigner la langue française (environ 1000 élèves). Elle a créé une antenne sur le campus universitaire et offre aussi des cours de langue malgache.
Elle dispose d’un budget de 400 millions d’ariary dont 80 de subventions, et emploie 19 professeurs titulaires.
Son souci principal est la vétusté du bâtiment qui abrite la bibliothèque enfantine et le local de radio, qui est devenu inutilisable. Une subvention de 50 000 € a été demandée au MAE (DGCID) pour sa reconstruction.

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Nairobi

Arrivés le 27 avril, nous avons été accueillis à l’aéroport par Christine Auclair, conseillère ADFE à l’AFE, et Jean-Luc Wasse, secrétaire de la section PS.
J’ai eu un entretien avec Hubert Fournier, ambassadeur de France au Kenya qui m’a exposé les caractéristiques de la communauté française. La grande majorité des 900 Français vivent dans la capitale. Une vingtaine d’entreprises françaises sont installées au Kenya, en général des filiales de grands groupes (Lafarge, Total, Bolloré, Alcatel, Sanofi), et qui occupent des parts de marché importantes, beaucoup plus qu’attendu dans un pays anglophone. En revanche, les échanges commerciaux entre la France et le Kenya sont encore insuffisants.
Le Kenya est un pays pauvre ; plus de la moitié de la population vit avec moins d’un dollar par jour. La production horticole (thé, café, fleurs) est restreinte par le fait que 20 % seulement des terres sont cultivables. Il existe un réseau de petites entreprises diversifiées, et les services sont de bonne qualité.
Le développement (la croissance repart mais reste à 2,5 %) est handicapé par la corruption installée depuis le régime d’Arap Moi. La lutte contre la corruption fait partie du programme ambitieux du président Kibaki, élu en 2002. Certains de ses engagements sont déjà réalisés, comme la liberté d’expression et la gratuité de l’enseignement primaire ; il faudra plus de temps pour éradiquer le système de corruption.
État multiethnique (42 principales ethnies), le Kenya n’a jamais connu de guerre civile. Il joue un rôle pacificateur dans la région, est un pôle de stabilité et de développement économique potentiel.

Le soir, sympathique réunion de la section FFE, avec Christine Auclair, de nombreux amis de l’ADFE autour de Jean-Luc Wasse, son président, et Fanny Dabertrand, secrétaire, au restaurant « Allan Bobbe’s Bistro » tenu par notre camarade Christian Caldara, vice-président de l’ADFE.

La mission économique (http://www.dree.org/kenya/)
Le 28 avril, nous avons visité les locaux de la mission économique avec Ioula Sauthier, conseillère commerciale. François Alland, chef des services économiques pour l’Afrique de l’Est nous a présenté la mission qui, avec dix agents, couvre six pays : Kenya, Ouganda, Tanzanie, Rwanda, Burundi, Somalie. Les entreprises françaises ont parfois des difficultés à obtenir des permis de travail pour leur personnel, et l’insécurité pose des problèmes. Cependant la France est appréciée et les relations sont bonnes.

Services de l’ambassade (http://www.ambafrance-ke.org/)
Serge Snrech, conseiller de coopération et d’action culturelle, présente son service, employant en tout 65 personnes réparties sur les services de recherche (IFRA, CIRAD et IRD), l’offre culturelle (proposée par l’Alliance Française) et le français. Outre l’AF et l’école française, 600 lycées kényans enseignent le français (comme 2ème langue) à 5 % des élèves du secondaire.
Antoine Anfré, premier conseiller à l’ambassade, nous explique certains aspects de la société kényane, le poids de l’économie informelle, le rôle des églises qui, très moralisatrices, sont un frein au contrôle des naissances. Il précise que les Français restent en général quatre ans au Kenya, qu’ils sont employés à proportion égale dans l’administration, les entreprises et les ONG, et qu’à part l’insécurité ils n’ont pas de gros problèmes. Il y a seulement sept boursiers.
Le représentant permanent adjoint de la France auprès des Nations Unies à Nairobi Laurent Viguié est chargé du multilatéral, et de suivre la situation en Somalie, car la France n’a pas d’ambassade à Mogadiscio. Le gouvernement nouvellement désigné, composé de chefs de guerre est encore à Nairobi. Le pays est de fait coupé en deux, car le nord a pris son indépendance sous le nom de Somaliland et fonctionne de façon autonome quoique non reconnu.
L’attaché de défense, le colonel Merret a exposé les relations de l’armée kényane avec les puissances occidentales.

Alliance française (http://www.alliancefrnairobi.org/)
Une des plus grosses d’Afrique avec plus de 5000 élèves, elle est présente sur trois sites en Kenya. Le directeur Jean-Michel Frachet et Gilles Grassin, attaché linguistique, nous font visiter les locaux qui occupent un immeuble au centre de Nairobi. Outre les spectacles, la médiathèque et les cours de langues, l’alliance forme les 1000 professeurs de français des écoles kényanes. A signaler aussi la réalisation d’un magasine TV en partenariat avec Total, et la participation au festival national de théâtre.

Institut Français de Recherche en Afrique (http://www.ifra-nairobi.net/)
Nous sommes reçus par le docteur Hélène Charton-Bigot, directeur adjoint et visitons les salles de documentation et la bibliothèque. L’Institut mène des recherches en histoire, géographie et sciences sociales sur les pays de l’Afrique de l’Est, un domaine traditionnellement peu exploité par les chercheurs français, plus orientés vers l’Afrique de l’Ouest. Il sert également de structure d’accueil pour des thèsards ou des doctorants. L’Institut fait partie des centres de recherche financés par la MAE et reçoit une subvention budgétaire de 160 000 € à laquelle s’ajoutent des contrats spécifiques.
Un rapprochement avec le British Institute of East Africa est évoqué, ce qui permettrait une communauté de moyens, voir plus.

Agence Française du Développement (http://www.proparco.fr/)
Avec Pascal Pacaut, directeur du bureau régional AFD et Patrick Abbes, représentant régional Proparco.
Le groupe de l’AFD s’est installé en 1997 à Nairobi avec une vocation régionale couvrant le Kenya, la Tanzanie, l’Ouganda, le Rwanda et le Burundi avec un effectif de 13 personnes dont 4 expatriés.
Les engagements depuis la création de l’agence s’élèvent à 200 M€. dont 75 % pour le Kenya. Les projets en cours concernent la distribution électrique, la gestion des déchets solides, l’alimentation en eau de Nairobi, l’électrification rurale, restructuration du secteur financier. Un projet important dans le domaine de la biodiversité est celui du développement du Parc National de Meru (10M€) avec la relance du tourisme, la conservation de la faune sauvage et de la biodiversité , la sécurité accrue dans la région.
Les engagements de Proparco, filiale de l’AFD pour le financement des entreprises privées, s’élève à 105 M€, essentiellement en intermédiation bancaire, pour l’exportation des roses et du thé. Un projet important dans le domaine de la biodiversité a été celui de de la réhabilitation du Parc national de Meru.

Cliquez pour agrandir l'imageLycée Denis Diderot (http://www.diderot.ac.ke/)
Seul établissement français au Kenya, le lycée est à gestion parentale, homologué par l’AEFE. Marie-Eve Rothan, proviseur, et Jean-Gabriel Leroux, directeur du primaire, nous font visiter les locaux modernes dans un agréable campus fleuri. Il scolarise 202 élèves dans le primaire et 183 dans le secondaire dont 60 dans le lycée avec 36% d’élèves français, 5% d’élèves kenyans et 59% d’autres nationalités.
Il emploie 3 expatriés, 18 résidents, 13 contrats locaux.
Les écolages sont de 2500€ en maternelle, 3000€ en primaire et 3600€ pour le secondaire. Un projet de rénovation d’un bâtiment ancien est programmé.
Le principal souci est la baisse prévue des effectifs à la rentrée de 2005 avec 180 élèves dans le primaire seulement.
Au cours de la réunion qui a suivi, les enseignants ont fait part de leurs préoccupations : pérennité du statut de résident, disponibilité de trois mois, rareté des inspections, rattachement d’office au rectorat de La Réunion, ouverture des concours spécifiques. La baisse des effectifs est une préoccupation. Diverses idées pour stimuler les inscriptions ont été émises.

Le soir, j’ai fait une conférence sur la représentation politique des Français à l’étranger et sur le Traité constitutionnel européen.

Programme ONU-Habitat (http://www.unhabitat.org/)
Le 29 avril, j’ai rencontré Daniel Biau, directeur adjoint du programme Habitat des Nations Unies, qui, avec le PNUE (programme des Nations Unies pour le développement) a son siège à Nairobi. Il emploie 130 personnes sur place, plus les agents recrutés pour des missions locales. Il travaille pour faire appliquer quatre priorités en termes d’habitat : une bonne gouvernance urbaine, l’éradication des bidonvilles, l’eau et l’assainissement urbain comme étant les premiers des services essentiels, la lutte contre les catastrophes. Son budget (166,4 millions de dollars sur deux ans) est principalement alimenté par les contributions volontaires des pays. La limite de son travail est que, comme toute agence ou programme ONU, il n’a pas de pouvoir exécutif. La présence à Nairobi même du bidonville de KIbéra, le plus gros d’Afrique avec 600 000 personnes, donne tout son sens au programme ONU-Habitat.

Cliquez pour agrandir l'imagePuis, accompagné de l’ambassadeur de France et de Christine Auclair, j’ai fait une visite de courtoisie à Anna Tibaijuka, directeur d’ONU-Habitat

 

 

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Pondichéry

Arrivé le 18 Février au soir, je suis accueilli par M. Michel Séguy, Consul général, qui très aimablement est venu me chercher à Madras-Chennaï.

Samedi 19 février

Nous descendons vers le Sud et vers Pondichéry par la route côtière, et longeons à plusieurs reprises les camps de tentes qui abritent les pécheurs et les populations côtières dont les habitations ont été détruites par le raz-de-marée. On compte approximativement 8 000 morts pour cette partie de la côte sud-est de l’Inde, sans compter, pour les survivants, la destruction de leurs outils de travail : filets de pêche et bateaux.

Je suis reçu à l’arrivée par nos amis : Couppoussamy Jean, président de l’ADFE, Radjavelou Nara, secrétaire général et secrétaire de la section PS, Velangany Manuel, président de l’Association des parents d’élèves, Bertrand Mohanaradj, vice-président de l’APE et président de l’ASLIP, Bernard Boubady, trésorier de l’ADFE, et Cojandé Dubaille, ancien délégué au CSFE, et beaucoup d’autres dont je m’excuse de ne pas donner les noms.

Le soir une grande réunion publique a été organisée, rue Bussy. Plus de 250 personnes présentes, dont des représentants venus spécialement de Yanaon et Karikal, autres ex-comptoirs des Indes françaises. Couppoussamy Jean, Radjavelou Nara et Cojandé Dubaille développent à la tribune les liens d’amitié entre la France et Pondichéry, ainsi que leur engagement pour les idées de la gauche défendues par le PS.
Je parle de nos propositions pour les temps à venir, en particulier l’élection de députés, puis de la préparation du referendum, avec la nécessité de mobiliser les électeurs et les électrices puis de les convaincre de voter oui.
Je suis également porteur de messages d’amitié et de solidarité de François Hollande et de Pierre-Yves Le Borgn’, ainsi que d’un don de 1 000 € de la FFE pour aider au rachat de filets de pêche pour les pécheurs qui ont perdu leur matériel dans le tsunami. Les responsables de la FFE et de l’ADFE utiliseront cet argent en coordination avec les ONG déjà actives.
Il faut noter le bon fonctionnement des secours du gouvernement indien, qui finance en grande partie le rachat de barques de pêche et de filets, ainsi que la reconstruction des maisons, à condition qu’elles soient éloignées de plus de 500 mètres du rivage. Les pécheurs, organisés en un puissant syndicat, poursuivent en ce moment une grève de la pêche, pour contraindre le gouvernement fédéral à confier l’administration de la reconstruction au gouvernement de l’Etat du Tamil-Nadu. Un grand mouvement de solidarité s’exprime par de nombreuses actions d’ONG et donations. La communauté française de Pondichéry n’est pas restée à l’écart et s’est montrée très active.

Nous recevons ensuite les questions et les doléances de la salle sur différentes questions, comme les délais trop longs pour les transcriptions d’actes de mariage, l’avenir de l’école de Karikal que nous devrons soutenir, la taxe de légalisation des signatures...
Un dîner amical nous réuni ensuite à l’hôtel Ananda.

Dimanche 20 février

Le matin, cérémonie émouvante au monument aux morts français pour rendre hommage aux Français de Pondichéry tombés pour la France, en présence de tous les porte-drapeaux et des associations civiles et militaires. Les hommes de Pondichéry ont été parmi les premiers à rejoindre la France Libre après l’appel du 18 Juin.
Nous nous réunissons ensuite pour une journée de travail à l’hôtel Annnamalai avec les deux sections PS et ADFE. Nous y avons un débat sur les questions déjà évoquées la veille : transcription des mariages, majorations de pension pour enfants, hausse demandée de l’allocation de solidarité, conditions d’adhésion à la CFE.
A cette occasion, M. Couppoussamy Jean, en sa qualité de président de l’ADFE, fait la proposition suivante de candidatures pour l’élection à l’AFE de 2006 :
Radjavelou Nara avec comme suppléant
Bertrand Mohanaradj, et Velangany Manuel avec comme suppléant Bernard Boubady. Candidatures de personnalités militantes, engagées depuis plusieurs années dans l’action associative, et marque d’un grand renouvellement et rajeunissement. Une équipe capable de changer et moderniser la représentation de Pondichéry qui en a fort besoin. Cojandé Dubaille apporte son soutien à cette proposition. Pour ma part, je félicite l’ADFE de Pondichéry de préparer ainsi la prochaine élection, qui devrait voir un siège de conseiller, sinon les deux, revenir à l’ADFE. Cette proposition doit être approuvée par une Assemblée Générale des adhérents de l’ADFE. Je propose enfin que Cojandé Dubaille soit président du Comité de soutien.

Le soir, visite de la société « Le Réveil Social » dirigée par Cojandé Dubaille où plus de 100 personnes nous accueillent. Le Réveil social est une société de bienfaisance, créée en 1907, qui offre des cours de langues et de dactylographie presque gratuits, ainsi que des secours pour les plus démunis. Son budget dépend des contributions de ses membres et des dons.
 
cliquez sur l'une ou l'autre des photos pour l'agrandir

Lundi 21 février

Visite du Lycée Français de Pondichéry (12 rue Victor Simonel - www.lfpondichery.net - proviseur@pondichery.net - tél : 00 91 413 2335831)

Très ancien établissement, le plus ancien du réseau français (1826), avec l’école primaire, le collège et le lycée, soit en tout environ 1 000 élèves et 60 enseignants (15 expatriés, 22 résidents, 23 contrats locaux qui ont un contrat indexé sur les prix -voire plus- et bénéficient de la protection sociale). L’établissement, que M. Irrmann et Madame l’intendante me font visiter, est en gestion directe. Occupant des bâtiments historiques prestigieux, il est bien équipé sur le plan informatique, tant pour le primaire que pour le secondaire. Les bureaux et les chaises sont par contre à bout de souffle et mériteraient d’être changés, les salles d’être refaites (coût estimatif : 90 000 € pour l’ensemble des classes). Plus grave, les travaux pour la réinstallation du primaire (six nouvelles classes, cuisine et réfectoire), qui doit quitter les locaux en fin de bail avec St Joseph de Cluny, ne sont financés que pour le gros œuvre, et le fonds de roulement de l’établissement ne permet pas un complément de financement. Il en de même pour un terrain de sport qui manque cruellement. Le recours au « sponsoring » et aux dons qui est maintenant le leitmotiv du MAE est illusoire.
Je rencontre brièvement les deux délégués des élèves de terminale, qui me font part de leurs soucis sur la meilleure manière de présenter leur dossier pour accéder à un établissement d’enseignement supérieur en France.
Je rencontre ensuite deux enseignants, élus du Conseil d’établissement, MM. Delpart et Lagcé. Ils soulignent la qualité et l’engagement des élèves, et m’expliquent la filière technique qui a été mise en place, avec des BEP en secrétariat, comptabilité et électrotechnique (qui permettent de passer ensuite éventuellement en 1ière SST) et les BTS (comptabilité-gestion, action commerciale et , à venir, pré-presse). Avec la réforme de la filière SST devenant STG (sciences et techniques de gestion), l’accent est davantage mis sur la gestion, avec un niveau plus élevé.
Rencontre enfin avec les représentants des parents d’élèves (une réunion de travail aura lieu plus tard) et avec l’Association des anciens élèves.
Il faut noter l’existence d’une association dirigée par
Bertrand Mohanaradj qui gère un foyer accueillant les élèves en pension. Cette association très méritante connaît toutefois de sérieuses difficultés, le nombre de pensionnaires étant insuffisant pour permettre l’équilibre financier, à défaut même d’une meilleure qualité. Aucune aide ne semble pouvoir être dégagée, et la crainte d’une fermeture existe sérieusement.
Les mêmes parents d’élèves ont également entrepris de sauvegarder une école primaire à Karikal, la présente école, tenue par les Sœurs, devant fermer. Un projet a été préparé et soumis à l’AEFE et aux autorités diplomatiques. Il reste à trouver le financement et le meilleur mode de gestion.
Nous avons ensuite une brève rencontre avec M. Bailleul, conseiller pédagogique, chargé d’inspection, qui nous présente les établissements AEFE de sa zone et leurs principaux problèmes (bfcaefe@touchtelindia.net).

Alliance Française
(58, rue Suffren - http://www.afindia.org/pondichery/ - tél : 00 91 413 33 8146)

Nous sommes accueillis par les membres du Conseil d’Administration dont son président, le Dr V. Nallam, et son directeur général, M. Alain Thomas. L’Alliance compte 1 200 élèves, en augmentation de plus de 30% en trois ans, avec une très grande variété de cours, et 12 enseignants (FLE). Le budget de 60 000€ est couvert à 75% par les élèves et à 25% par une subvention du MAE (Association pour le développement de la pensée française - http://www.adpf.asso.fr/)

Visite de l’Ecole Française d’Extrême-Orient (EFEO)
(16 et 19 rue Dumas - tél : 00 91 413 2225689 - http://www.efeo.fr/ - efeopdy@vsnl.com)

Dominic Goodall, directeur des études, en l’absence du directeur M. Verellen, nous explique les objectifs de l’institut qui fait partie de l’EFEO, rattachée au ministère de la Recherche, qui gère 17 établissements de Recherche spécialisés en Extrême-Orient. Celui de Pondichéry est spécialisé dans les langues anciennes sanscrit et tamil, accueille des chercheurs-visiteurs et met à leur disposition un fonds documentaire unique. Les recherches portent aussi sur l’analyse des inscriptions et des bâtiments historiques de l’Inde du Sud. L’Institut comprend sept spécialistes du sanscrit et sept tamoulisants, plus quatre chercheurs d’Europe. Le budget provient essentiellement du MNER (environ 120 000 € par an)

Visite du Consulat Général de Pondichéry
(2, rue de la Marine - tél : 00 91 413 233 41 74 - cgfpondy@sify.net.in)

En compagnie de M. le Consul général et du Consul adjoint, j’ai visité les services du Consulat général et rencontré les chefs de service : état-civil, visas, affaires militaires, transcriptions, communications, actes notariés.
Le consulat doit gérer une communauté de 6700 immatriculés (au 31 décembre 2004), dont une centaine d’expatriés, légèrement à la baisse. L’essentiel de la population est à Pondichéry, 545 vivent à Karikal, 267 à Auroville et 267 à Chennai (Madras). Pour mener ses tâches, le Consulat dispose de 45 agents dont 13 expatriés et 14 contrats locaux tamoulisants.
Les services du Consulat reçoivent environ 100 personnes par jour. La plupart des postes de travail ont été doublés d’un agent tamoulisant car une partie significative de la population française ne parle pas le français.

Les principales difficultés sont :

  • Les délais de transcription, de 18 à 30 mois , en grande partie dus aux lenteurs des services d’état-civil indiens, qui ne répondent pas aux demandes de confirmation des actes. Ces vérifications sont nécessaires pour éviter en particulier les mariages de complaisance dont le seul but est l’obtention de la nationalité française par le conjoint non français (le plus souvent féminin). Il y a un véritable trafic mafieux et d’influence, basé sur la corruption et les fausses informations, qui ne saurait être toléré dans une République de Droit. En même temps les demandeurs honnêtes et sincères devraient effectivement obtenir une réponse dans un délai acceptable
  • La nécessité de former le personnel à des tâches très spécialisées
  • Le manque général de moyens.

Institut Français de Pondichéry
(11 rue saint Louis - tel : 91 413 233 4168 - www.ifpindia.org)

L’Institut Français de Pondichéry est un des Instituts de recherche les plus importants du ministère des Affaires étrangères. Créé en 1955 par le professeur Jean Filliozat, il est à la fois le conservateur des études et des recherches françaises sur l’Inde, sur ses religions et sur ses langues, et un centre d’études et d’observation pour l’Inde moderne. Sous l’impulsion de son directeur, le docteur Jean-Pierre Muller, il s’est récemment réorganisé autour de trois grands thèmes   savoirs et patrimoine culturel indiens, dynamiques sociales contemporaines, environnement et développement durable. Il existe un projet commun avec l’EFEO dans le domaine de l’indologie. L’IFP, qui va célébrer son cinquantenaire fin février, développe des partenariats avec des institutions indiennes et cherche à diversifier ses financements grâce à des contrats et des soutiens extérieurs.

Le soir nous sommes reçus au Foyer du Soldat, institution ancienne, présidée par Jean Couppoussamy, qui offre des cours de français gratuits (un programme FLAM mis en place par l’ADFE) et distribue des aides de l’Office des anciens combattants

Cette visite est suivie d’une réception de la communauté française donnée par le consulat, qui me permet d’en rencontrer d’autres membres éminents. Dans mon discours, je souligne que la France fera toujours son devoir envers ses « enfants » de Pondichéry, mais qu’en même temps les Français de Pondichéry doivent se tourner vers l’avenir et définir ensemble un projet pour ce «petit bout de France », en particulier en définissant des relations nouvelles avec l’Inde, l’Etat du Tamil Nadou et la région de Pondichéry.

Un dîner indien nous réunit avec l’Association des parents d’élèves et nous permet d’échanger des propos d’amitié.

Mardi 22 février

Je prends congé avec émotion de mes nouveaux amis du Comité d’accueil et d’organisation, puis avec M. le Consul général nous prenons la route pour Chennai (Madras).

Nous retrouvons au restaurant La Madeleine une dizaine de chefs d’entreprises françaises installées à Chennai   MM. Petrone (Saktthi-chaussures), Jacquot (Degremont–eau) et Fabre (Fashions International-Fabre), Madame Malavika Rao et M. Jean-François Lesage (atelier de broderies d’ameublement de très haut niveau jflesage@wanadoo.fr), ainsi que M. Elbaz, directeur de l’Alliance Française (3 000 élèves) et Madame Raja M. Kausalya Devi, Consul honoraire de France à Chennai. (16 Kasturi Ranga Road, Chennai ; tél. : 91 44 24 99 0201 ou 2498 6522 ; mèl : rmkdevi@hotmail.com).

Parmi les questions évoquées :

  • les difficultés et la lourdeur du système administratif indien ;
  • le manque de liaison aérienne avec la France ;
  • d’une façon plus générale, le manque de présence française dans l’économie ;
  • la nécessité d’encourager l’installation de nouvelles entreprises françaises (il n’en existe que 22 dans l’Inde du Sud). Ceci passe par une action énergique des services économiques français, mais aussi par la représentation indienne en France.

Je suggère aux entrepreneurs de se regrouper pour faire valoir leur point de vue, et agir ensemble, soit par un club, soit en réanimant la Chambre de commerce franco-indienne de Madras.

L’idée d’encourager des cours de formation professionnelle en français, en utilisant l’infrastructure de Pondichéry, est évoquée. Ces cours pourraient être orientés dans le domaine du textile et de l’hôtellerie (projet à suivre).

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Shanghai

Je rejoins à Shanghai notre ami René Aicardi, le conseiller élu représentant la circonscription à l’Assemblée des Français de l’étranger dont j’ai déjà pu apprécier, lors d’une précédente visite en Asie, la connaissance de la Chine et des communautés françaises de la région où il réside depuis 30 ans. Marc Lamy, attaché de coopération universitaire, nous accompagne avec compétence dans les visites du premier et second jour.

Mercredi 23 février

Alliance Française
(297, Wu Song Lu – 200080 – tél. : 63 57 53 88 – infoshanghai@alliancefrancaise.org.cn)

Nous sommes accueillis par Claire-Lise Dautry, directrice, et son adjoint Jean-Noel Petit. L’Alliance Française de Shanghai a été créée en 1992 sous l’égide de l’Alliance Française et de l’Université de Hongkou. Elle est installée dans un bâtiment récemment refait à neuf dans un style qui allie subtilement l’ancien et le moderne, la culture chinoise et la culture française. Une médiathèque offre une bibliothèque, des films vidéo et DVD, en consultation et en prêt, dans un cadre très agréable.
Elle connaît un succès considérable avec 3 600 inscriptions en 2004 pour les cours de Français, une bonne fidélisation des étudiants, beaucoup de débutants très motivés (53 % vont obtenir un visa pour aller en France), 15 types de cours. Avec un budget de 800 000 euros par an l’Alliance s’autofinance à 98%, pour les 2% manquants une subvention finance des actions de diffusion culturelle à la demande du service culturel.
Pour son enseignement, l’AF dispose de 22 enseignants français et de 10 enseignants chinois. Ils ont un contrat de droit chinois avec protection sociale maladie (CFE ou équivalent), les congés payés et un 13ème mois, un voyage AR par an en France et un crédit de formation professionnelle. Nous rencontrons quelques enseignants qui nous confirment les bonnes conditions du travail pédagogique, la motivation de leurs étudiants. Leur principal souci est l’absence de régime retraite.
C’est une question que nous évoquerons avec la direction de l’Alliance. Celle-ci est consciente de l’importance de la question. Il s’agit non seulement des coûts mais de savoir si l’AF souhaite avoir un corps d’enseignants stables, plus motivés encore dans leur travail, ou bien un système où de jeunes enseignants viennent se former pendant un an avant d’aller vers d’autres institutions d’enseignement. Nous soulèverons la question avec les différents responsables de l’AF à Beijing et à Paris. L’AF travaille étroitement avec le Service de coopération culturelle et organise des évènements dans le cadre des activités culturelles françaises   ciné-club, expositions, débats, évènements autour d’un artiste, ...

Jeudi 24 février

école et lycée

MM. Aicardi, Lamy et moi-même visitons l’école maternelle de Hong Mei Lu. Nous rencontrons Rose-Marie Marchais, directrice de la « section française » de l‘école franco-allemande, et Mme Moreno, intendante.
L’école scolarise 150 enfants de 3 à 6 ans, essentiellement français, avec une croissance forte liée au développement de la communauté française. Une initiation orale au français, anglais et chinois est faite. Il existe un « turn over » rapide des enfants scolarisés.
Visite au site de Jin Hui Lu qui comprend les écoles primaire et secondaire françaises, et l’école allemande. Nous y rencontrons Mme Perrin, responsable du secondaire. L’école française scolarise 670 élèves sur l’ensemble des cycles jusqu’au baccalauréat, l’école allemande ayant 500 enfants, plus 150 au Kindergarten .
Le primaire fait l’objet d’un conventionnement avec l’AEFE, le secondaire est seulement homologué, ce qui signifie des mises à disposition d’enseignants par le MEN-MAE mais pas de contribution financière. Le corps enseignant comprend neuf résidents et 27 contrats locaux, plus 21 dans le primaire, dont les conditions d’emploi semblent, selon leurs dires, satisfaisantes, sauf pour les titulaires du MEN qui sont obligés de se mettre en congé sans solde.
Après avoir visité la classe de sciences physiques de Mme Yi-Durand (1ère S), nous rencontrons les parents d’élèves, des enseignants et les délégués des élèves puis, pour déjeuner, Dr. Jürgen Schumann, directeur de l’école allemande (http://www.ds-shanghai.org.cn/), Pascal Gauch (vice-président) et Aline Aupy (secrétaire) du Comité de Gestion (CG) français.
Il existe un CG pour chacune des écoles française et allemande, et un CG commun pour le projet d’Euro-campus, une nouvelle école franco-allemande dans des locaux bien adaptés et dotés de toutes les technologies modernes. Le coût est de 18,5 millions de dollars financés essentiellement sur prêts bancaires. Il sera demandé aux parents pour chaque enfant une taxe de construction de 2500 dollars pour les « individuels » (20% des enfants), et de 5 000 dollars (80% des enfants) pour les expatriés en entreprise ou institutionnels. Cette taxe sera remboursable au départ de l’enfant. Les frais de scolarité vont de 3 000 à 8 500 dollars par an et par enfant. Ceux qui ne peuvent s’acquitter de ces écolages, et on imagine qu’il puisse y en avoir, peuvent demander une bourse (25 actuellement).
Le projet comprend aussi un rapprochement pédagogique entre les deux écoles au niveau des contenus et des pédagogies. C’est une ambition véritablement européenne, en avance même sur ce que nous pouvons connaître en Europe   le début d’un rapprochement de nos systèmes d’éducation secondaire, voire primaire. Est-ce un symbole si les premiers pas de ce rapprochement sont faits en Chine ? Il reste que la route sera longue. Il semble d’une part que les objectifs ne soient pas clairement fixés par l’AEFE et son équivalent allemand, et que d’autre part les parents et la majorité des enseignants n’aient qu’une vue très partielle du projet, ce qui est préoccupant dans la mesure où ils doivent y participer pleinement. René Aicardi et moi-même nous nous proposons d’évoquer la question avec l’AEFE qui doit jouer un rôle moteur pour faciliter, avec l’Inspection et l’Inspection générale, les adaptations pédagogiques, celles des programmes et des rythmes scolaires.
L’après-midi, visite sous la conduite de Mme Babule du chantier de l’Euro-campus, dont le gros œuvre est terminé et qui promet d’être un bâtiment bien adapté et moderne, premier résultat de la collaboration entre les parents d’élèves allemands et français.

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Vendredi 25 février

Chambre de commerce et d’industrie française
(CCIFC – eastern Business Building 1B , 586 Pan Yu Lu Shanghai – www.ccifc.org)
Responsable communication : Caroline Vignon-Penard (vignon-penard@ccifc.org)

Petit-déjeuner à la Chambre de Commerce et d’Industrie Française de Shanghai, animée par Rémi Paul, vice-président, en présence du Consul général, Jean-Marin Schuh et d’une trentaine de chefs ou représentants d’entreprises françaises (liste disponible).
M. Paul rappelle que la croissance chinoise est de 11 à 14 % pour la 14ième année consécutive, que Shanghai est l’avant-garde de ce mouvement, et que la communauté française a, en quelque sorte, suivi cette croissance en passant de 50 membres en 1990 à 5 000 en 2004. Elle est devenue la troisième communauté de Shanghai, à égalité avec l’Allemagne, derrière le Japon (30 000), les états-Unis (10 000).
La discussion porte sur les questions suivantes  

  • il existe encore des « réserves » considérables de croissance : de grands chantiers d’infrastructures, des secteurs comme l’informatique, les services.
  • il ne s’agit pas de la seule ville de Shanghai (20 millions d’habitants) mais d’une suite ininterrompue, sur 300 km de Nankin à Ningbo en passant par Zhangzhou et Hangzhou, de villes, d’usines et unités de production de toutes sortes, et comprenant 200 millions de personnes   « l’atelier du monde ».
  • dans des secteurs de plus en plus nombreux la Chine n’a plus besoin de la technologie occidentale, dans d’autres des transferts de technologie et de « know-how » sont encore possibles (par ex. l’informatique)
  • Il existe de gros besoins en matière de formation professionnelle, surtout à des niveaux de qualification élevés, mais les jeunes chinois doués sont plus attirés par une formation supérieure aux Etats-Unis et en Allemagne. La France toutefois a fait et fait aujourd’hui des efforts considérables dans ce domaine   1 700 chinois sont formés en France chaque année et tout un système de sélections les oriente vers les formations les plus adaptées.
  • le développement des PME françaises se fait soit parce qu’elles doivent suivre la demande du donneur d’ordres pour lequel elles travaillent (par ex. la sous-traitance automobile) soit sur des initiatives plus individuelles.

Consulat Général de France
(United Plaza, 12F, 1468 Nanjing Xilu 200040 Shanghai - www.consulfrance-Shanghai.org)

La circonscription consulaire comprend les trois provinces de Jiangsu (70 millions d’habitants), Anhui (62), Zhejiang (45) et la municipalité autonome de Shanghai (40).
Nous visitons, en compagnie de Jean-Marin Schuh, Jean-Matthieu Bonnel, consul général adjoint et de M. Bouchardy, vice-consul, le service des visas (30 000 par an avec six postes d’accueil) puis le service administratif et social pour la communauté française   état-civil, transcriptions, actes notariés, ...
Comme dans d’autres postes, il y a un nombre significatif (50) de transcriptions de mariages qui sont en attente à Nantes.
Avec la croissance rapide de Shanghai, le poste est confronté à des cas de plus en plus nombreux de difficultés, voire de détresse sociale. Il semble que les secours financiers ou autres ne soient pas accessibles ou disponibles. Il est nécessaire que la DFAE revoie ses procédures.
Le service des passeports se plaint d’autre part que les préfectures françaises qui délivrent les passeports inscrivent les enfants sur celui d’un des parents, ce que les autorités chinoises refusent pour l’octroi du visa, obligeant ainsi le consulat à établir de nouveaux passeports. Une coordination entre les services de ministère de l’Intérieur et celui des Affaires étrangères serait nécessaire. Il en est de même depuis la loi Sarkozy de Novembre 2003 qui rend obligatoire pour un visa la saisie des empreintes digitales. Le requérant doit comparaître en personne, ce qui pose problème à ceux qui sont domiciliés loin du Consulat. 

Attaché de coopération universitaire
Kerry center, 3F, 1515 Nanjing Xilu, Shanghai 200040

Une structure originale, quoique complexe, a été mise en place pour sélectionner et orienter les étudiants chinois candidats à des études en France. Sous l’autorité du service culturel de l’Ambassade, un « Centre de Coopération Culturelle et Linguistique » (CCCL) a été créé, doté de l’autonomie financière. Cet établissement est habilité à recevoir les paiements des candidats (2 000 par an, montant : 1 500 Yuans soit 150 euros). Le service finance le « Centre d’Evaluation Linguistique et Académique » (CELA : www.cela-cn.org), dont la responsable est Anne Evenou. Il instruit les dossiers des candidats, tous déposés en ligne, puis procède aux entretiens de sélection (1 500) avec un taux de refus de 8%. Les candidats sont aidés dans leur orientation par un bureau Edufrance logé au même endroit.  (Philippe Cinquini, Xia Yilan, espace.Shanghai@edufrance.cn et Edufrance   www.edufrance-chine.com).
Cette « privatisation » est justifiée par la croissance considérable des demandes que les moyens habituels du Consulat ne permettent plus de suivre. La moitié des étudiants choisissent une filière « gestion-économie ». Les écoles d’ingénieurs sont bien représentées aussi avec quatre pôles (Paris–Tec, écoles centrales, écoles des Mines, n+i). Il existe aussi un projet de sélection des meilleurs élèves des lycées de Shanghai en vue de les intégrer dans les classes « prépa » des grands lycées parisiens.

Un déjeuner avec l’ensemble des chefs de service nous a permis de faire le point en particulier avec Claude Hudelot, attaché culturel et de Michel Bauderon, attaché scientifique (description de leurs activités sur le site du consulat).

Mission Economique
(Haïtong securities Bdg, 21 F, 689 Guang Dong Lu - www.missioneco.org/chine)

Louis-Michel Morris, chef de la mission économique et conseiller économique et commercial, expose l’évolution récente de l’économie dans la région, les activités de son service, et la démarche à suivre pour réussir une implantation d’entreprise à Shanghai (texte de la présentation ci-jointe).
La ME comprend 20 personnes dont 10 expatriés, et cherche en particulier à aider les PME dans leurs projets. Elle recherche aussi des importateurs français pour les entreprises en Chine. Elle abrite enfin le bureau « Chine » de l’AFII (Agence Française pour les Investissements Internationaux) qui s’occupe d’amener des investisseurs étrangers en France. Comme la plupart des missions économiques, elle est organisée en quatre secteurs : 1) biens de consommation, santé, affaires juridiques ; 2) agro-alimentaire, emballage, services ; 3) biens d’équipement, NTIC et 4) énergie, environnement, chimie.

Le soir, M. et Mme Schuh donnent une réception pour 250 membres de la communauté française. Y participent aussi une délégation du Conseil Régional de Bourgogne menée par Marie F. Muller, vice-présidente chargée des questions internationales.

Samedi 26 février

Visite de quartiers anciens et historiques de Shanghai sous la conduite éclairée d’Anne Reuillat.

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Pékin

Dimanche 27 février

René Aicardi et moi-même sommes invités à dîner par Paul Jean-Ortiz, le Ministre-conseiller, en compagnie de Benoit Guidée, premier secrétaire, dans un restaurant de cuisine tibétaine au design très moderne, très significatif des tendances actuelles à Pékin. Nous parlons surtout de la situation politique de la Chine et de l’évolution de ses relations internationales.

Lundi 28 février

Ambassade de France (4, San Li Tun Dongsije Chaoyang – www.ambafrance-cn.org)

Séance de travail avec Paul Jean-Ortiz, Ministre-conseiller, René Aicardi, Conseiller à l'AFE, Odile Pierquin, Présidente de l’ADFE, Frédéric Beraha, Conseiller culturel, Isabelle Marquez, Consul et Mme Siv Leng Chhuor, Premier secrétaire, qui a organisé très aimablement et très efficacement notre séjour.

Consulat
Isabelle Marquez passe en revue la situation de la communauté française de Pékin (2500 immatriculés, et un nombre important de non immatriculés, en croissance rapide (+15% par an). C’est une communauté jeune, composée en majorité de familles avec enfants, en mutation, plus composite, et qui commence à connaître des problèmes d’emploi, de santé. Pour être mieux armé, le consulat va être classé Consulat général. Un service emploi a été créé avec la Chambre de Commerce et d’Industrie (450 entretiens, 56 Français placés en 2004). Une subvention de 20 000 € pour les trois services emploi de Pékin, Shanghai et Canton a été demandée.

En compagnie de mon ancien collaborateur Nam Ngo Thien, devenu Attaché de propriété intellectuelle auprès de la Mission Economique Française, je me rends ensuite au SIPO, l’office chinois des brevets où nous rencontrons M. Wang, le Commissioner (directeur général) et faisons le point de la situation de la propriété industrielle avec Tian Li Pu, deputy commissioner, Lu Giao Liang et Mlle Wang Wen Bei.

Le Conseiller culturel Frédéric Beraha nous invite à déjeuner avec   l’Attachée de coopération pour le français Claire Saillard, le Proviseur du lycée Jean-Jacques Elbisser, le Directeur du Centre culturel Patrick Michel, le Délégué général de l’Alliance française en Chine Alain Rechner, le Directeur de l’antenne franco-chinoise de sciences humaines et sociales Jean Luc Domenach, et le Secrétaire général du Service culturel (SCAC) Michel Chanoux.
Claire Saillard présente son activité qui consiste à favoriser l’enseignement du français dans les écoles et dans les universités en Chine où la deuxième langue est optionnelle. Elle nous parle aussi du projet « des élites » qui consiste à intégrer en terminale française les meilleurs élèves en mathématiques des lycées chinois, projet qui a rencontré quelques difficultés dues au faible niveau de français de ces élèves.

école primaire et lycée français
Après la visite de l’établissement une rencontre s’est tenue regroupant tous les acteurs de la communauté scolaire, parmi lesquels le Proviseur
Jean-Jacques Elbisser, l’Intendante Mme Devries, l’Association des parents d’élèves, Vincent Dennery, Président du conseil d’administration, un représentant des personnels, le comptable. Le président du Conseil d’administration, après avoir attiré notre attention sur le rythme de croissance moyen des effectifs (7 % par an), a présenté le projet de construction du nouveau lycée 2007, dont le coût est évalué à 3 millions d’euros et pour lequel l’AEFE apportera une contribution s’élevant à 1,5 millions d’euros, et les différentes hypothèses envisagées quant au choix du terrain et à la forme pédagogique. Au cours de la discussion, deux approches sont nettement apparues   les tenants de l’intégration du nouveau lycée dans l’enceinte diplomatique de notre nouvelle ambassade, et les tenants d’une implantation à l’extérieur. La réflexion est appelée à être approfondie sur plusieurs points   choix du site de construction, montage financier franco-allemand dans le cadre d’un campus européen, maintien des maternelles sur leur lieu géographique actuel… Mais toutes les parties, conscientes de la lourde responsabilité qui leur incombe eu égard à l’ampleur de l’enjeu, affirment à l’unisson que, le moment venu, il conviendra de dégager un consensus, trouver un accord pour la concrétisation de ce projet ambitieux et nécessaire, engageant l’avenir des élèves, et, au-delà, de notre présence en terre pékinoise.

CCPPC (Conférence consultative politique du peuple chinois, la chambre haute) et Académie diplomatique (24 Zhanlan Road 100037 Beijing)
Rencontre avec M. Wu Jianmin, ancien ambassadeur en France au début des années 2000, président de « China Foreign Affairs University », du Bureau International des Expositions (Paris), et vice-président du comité pour les Affaires étrangères du CCPPC
M. Wu Jianmin a commencé par brosser un panorama des positions chinoises sur les grandes questions internationales, en particulier la nécessité pour la France et la Chine de ne pas se laisser enfermer dans un monde unipolaire. La Chine considère que d’ici une trentaine d’années (c'est-à-dire une génération), elle sera sur un pied d’égalité avec les Etats-Unis d’Amérique pour la puissance économique et la puissance militaire. Nous assisterons donc à l’émergence progressive de ce second pôle mondial dans les prochaines années. Il est clair que c’est à l’Europe de savoir si elle est prête à faire l’effort d’unité et de rassemblement qui lui permettrait de redevenir un (troisième) acteur dans les affaires du monde.
J’ai défendu la conception d’une diplomatie et d’une politique de sécurité européennes qui seraient construites à quelques uns, par ceux des pays qui le veulent réellement, dans le cadre des coopérations dites renforcées prévues dans le futur Traité constitutionnel européen.
J’ai également évoqué la difficulté que nous avions à définir actuellement une relation satisfaisante avec une Russie partagée entre une tentation européenne qui est sa voie évidente vers la prospérité économique, et la conscience, légitime, qu’elle a d’être une puissance mondiale.
M. Wu Jianmin a souligné les inquiétudes qui existent encore en Chine vis-à-vis du Japon, premier partenaire économique et voisin, mais aussi ancienne puissance de l’axe et envahisseur de la Chine, qui n’a pas encore mené son travail de mémoire et de responsabilité historique.
Nous avons enfin évoqué les activités nombreuses du groupe sénatorial d’amitié entre les deux pays.

Visite au Dr Gao Lulin et au Dr Chang. Le Dr. Gao Lulin, fondateur du système chinois moderne de protection de la propriété industrielle et de l’Office chinois des brevets avec qui j’ai eu le plaisir de travailler pendant de nombreuses années. Il a fondé et dirige maintenant avec le Dr Chang IPeast qui est un des premiers cabinets de conseil en propriété industrielle et intellectuelle de Chine.

Dîner chez notre amie Odile Pierquin, Présidente de l’ADFE Pékin. Rencontre avec plusieurs artistes, journalistes et acteurs de la coopération culturelle franco-chinoise.

Mardi 1er mars

Centre culturel français
(Guangcai International mansion, 18 Gongti Xilu, Chaoyang 100020 Beijing
tél. : 00 86 10 65 53 26 27 – www.centerculturelpekin.com.cncentreculturel@ccfpekin.org)

Il est installé dans un très beau bâtiment construit par l’architecte Jean-Marie Charpentier (également architecte de l’opéra ultra moderne de Shanghaï) et inauguré en Octobre 2004. Il offre 4000 m² de surface à plusieurs des acteurs de l’action culturelle   l’Alliance Française, un centre de services et d’orientation pour les étudiants (CELA et Edufance) chinois, le Bureau des Musiques Actuelles. Le rez-de-chaussée offre les structures nécessaires : une médiathèque, un auditorium, une caféteria, une très belle librairie « l’arbre du voyageur » dirigée par le libraire et éditeur français Jean-Jacques Augier, qui a précédemment dirigé les éditions Balland et POL et vient de reprendre un réseau de 500 librairies chinoises.
Le CCF est le premier centre culturel d’un pays tiers à avoir été créé en Chine en vertu d’un accord de réciprocité signé entre les deux pays en 2002. Il devait respecter deux types de contraintes  

  • Intégrer l’existant, c'est-à-dire l’Alliance Française, les bureaux Edufrance et CELA, la bibliothèque qui existait dans les locaux du SCAC, les différentes activités du SCAC et du CCCL (centre de coopération culturelle et linguistique) établissement doté de l’autonomie financière
  • Autofinancer le projet à travers le CCCL, le CELA, et la recherche de financements tiers

Ainsi une structure originale sur le plan juridique, le CCCL, a été mise en place, qui est l’ossature des différentes activités et services (sauf l’Alliance Française qui garde sa personnalité spécifique) et des instances communes de gestion et de programmation. Apparaît ainsi un centre culturel d’une nature tout à fait différente et nouvelle   une maison commune prestatrice de services aux organismes qui mettent en œuvre la politique culturelle française et aussi, par nécessité et par proximité, coordinatrice de ces actions.
Il faut toutefois souligner que les coûts très faibles de construction en Chine, l’existence de réserves budgétaires ont permis l’autofinancement du projet dans des conditions qui n’existeront pas nécessairement ailleurs. Il n’est donc par certain que le modèle soit reproductible.

Alliance Française de Pékin
(même adresse, tél. : 00 86 10 67 65 53 26 78)
Nous sommes reçu par Alain Rechner, le Délégué général, et par Jean-Pierre Dumont, le Directeur-adjoint de l’Alliance de Pékin.
Les activités de l’Alliance se trouvent sur le site www.alliancefrançaise.org.cn, son secrétariat à dgchine.sec@alliancefrancaise.org.cn.

Mission Economique
(Pacific century Place, unit 1015, tower A, 2A Gong Ti BeiLu, Chaoyang Qu, Beijing 100027
tél. : 00 86 10 65 39 13 00 – www.missioneco.org/chine)

La Mission Economique a été durement éprouvée par la disparition de M. Letocard, son chef de mission, et son épouse, lors du tsunami du 26 décembre. Nous présentons ici à tous les agents de la Mission l’expression de notre sympathie attristée.
Christian Benoit, adjoint au chef de mission, que je retrouve après l’avoir connu en poste à Munich, nous présente les sept secteurs d’activité et leurs responsables. La ME organise différentes manifestations comme par exemple un salon sur les arts français de la Maison avec plusieurs centaines d’exposants (en collaboration avec Ubifrance). Voir www.france-habitat-beijing2005.com

Chambre de Commerce et d’Industrie Française en Chine
(Novotel Xinqiao Beijing, 2 Dongjiaomingxiang, Dongcheng , Beijing 100004
tél . : 0086 10 65 12 17 40 – www.ccifc.org)

Déjeuner à la Brasserie Flo avec Mme Juliette Yanitch, Directrice-générale adjointe représentant le président nouvellement élu Jean-Claude Germain et Mme Florence Gomez, directrice-générale, retenus, MM Nam Go Yhien, Attaché de propriété intellectuelle, et Alban Yung, correspondant de la Mission Economique à ChengDu (Sichuan).
Mme Yanitch présente les activités de la CCIFC qui comprend 720 membres et qui couvre toute la Chine  

  • promotion des entreprises françaises en Chine (réseau Cap Chine, journées d’information, missions collectives)
  • publications (annuaire, le magazine « connexions »)
  • formation et recrutement de personnel (recrutement@ccifc.org)
  • un service emploi qui a placé l’an dernier 70 Français et 100 chinois, fonctionnant avec un agent à Pékin, deux à Shanghai et ½ à Canton. Une subvention de 20 000 euros pour 2005 a été demandée au MAE. Je ferai tout mon possible pour qu’elle soit versée
  • un service formation avec une formation continue en informatique, management, comptabilité et secrétariat
  • une prestation de services en domiciliation d’entreprises

La CCIFC emploie plusieurs VIE (Volontaires Internationaux en Entreprise) dont le coût est de 1800 à 2000€/mois. Ils ont une protection sociale, leur employeur est exonéré de charges, ils sont gérés par Ubifrance.

Réception de la communauté à la Résidence
Philippe Guelluy, Ambassadeur et son épouse avaient invité une centaine de ressortissants français de divers secteurs d’activité avec lesquels nous avons pu nous entretenir.

Dîner avec la section PS et ADFE réunies   débat sur le referendum, sur la situation politique et sociale en France et sur les échéances dans la région.

Mercredi 2 mars

En compagnie de Claire Saillard, attachée linguistique et d’Odile Pierquin, Présidente de l’ADFE Pékin (voir son interview passionnante dans le PIAF n°186 de Février 2005), nous nous rendons à l’Université des langues étrangères de Pékin (Beijing Foreign Studies University, dite aussi Bei Wai), créée en 1941 par Mao Tsé Tong dans les grottes du Yunnan et développée à partir de 1949 avec la coopération soviétique.
2 North Xisanhuan Av. Beilu 100089 Beijing –tél. : 00 86 10 88 81 67 10 – http://www.bfsu.edu.cn/

Le Dr Fu Rong, professeur de français et Mme Chen Liyu, Directrice adjointe du département de Français (fawen en langue chinoise) nous présentent ce département qui compte 300 étudiants pour des cycles de quatre ans pour la licence à 7 ans et plus pour les doctorants. Le centre est jumelé avec l’université de La Rochelle, celle d’Aix Marseille III, l’IEP Paris et l’ENS Ulm. La France offre 21 bourses de thèses. Le niveau est considéré comme un des meilleurs de Chine et le taux d’emploi des étudiants à la sortie est de 100%. Il existe un Centre d’études suisse et un centre québecois, mais pas de centre français, ce qui est certainement dommageable pour la « lisibilité » de notre coopération. Cela nécessiterait la création et le financement d’une bibliothèque.
Nous avons ensuite été reçus par le professeur Mme Chen Naifang, Présidente de l’Université, qui souligne son désir de développer les relations avec des établissements universitaires français, et ce dans deux directions  

  • vers les établissements les plus prestigieux (grandes écoles, études doctorales, post-doctorales)
  • vers des universités « normales » pour des échanges de un à trois ans, si possible en s’associant aux grands programmes européens comme Erasmus.

Sur un plan plus général, le français est étudié actuellement par environ 40 000 personnes en Chine, essentiellement dans les Universités (175 offrent des cours) et dans les Alliances Françaises, peu dans les études secondaires (38 lycées dans la filière francophone).Il y a environ 10 000 étudiants chinois en France et le budget de coopération linguistique est de 1,2 million d’euros.

Déjeuner de clôture à la Résidence avec, autour de l’Ambassadeur M. Philippe GUELLUY avec M. René AICARDI, Conseiller à l’AFE, Mme Odile PIERQUIN, ADFE, M. Paul JEAN-ORTIZ, Ministre Conseiller, M. Jean-Raphaël PEYTREGNET, Conseiller de presse, Mme Siv Leng CHHUOR, Premier secrétaire, le Colonel Jacques BILLEBEAU, Attaché de Défense, M. Jean-Pierre SALAUN, Trésorier Payeur Général, M. Jean-Luc BERTOLINO, Administrateur, Mme Isabelle MARQUEZ, Consul, M. Thierry SCHWARZ, Conseiller culturel adjoint, M.
Thien NAM NGO, Attaché INPI et Mme Claire SAILLARD, Attachée de coopération pour le français

René Aicardi et moi-même faisons le point de notre visite et des principaux éléments que nous retenons. Mme Marquez souligne à nouveau la charge de travail que représentent les visas (80 000 par an) en croissance régulière. Je suggère d’étudier la possibilité, pour les consulats, de garder tout ou partie de la taxe perçue (35€), soit directement soit par l’intermédiaire d’un fonds de péréquation pour lisser les différences entre les consulats. René Aicardi soulève la question des contrats locaux ainsi que celle de la situation des stagiaires. Un effort important a été fait pour que les contrats locaux en Chine comprennent une assurance maladie et rapatriement ainsi qu’une prime. La question de l’assurance vieillesse reste ouverte.
Je pense que la question des contrats locaux signés par l’Etat employeur mérite d’être reprise complètement   il faut dépasser la crispation sur le risque d’avoir à les intégrer dans la fonction publique et proposer aux différents services de l’Etat des contrats types qui garantissent le respect des minima sociaux.
La situation des stagiaires est différente puisqu’ils n’ont pas de contrat de travail. Toutefois, comme l’emploi des stagiaires devient la règle et sert à faire fonctionner les différentes administrations, et qu’ils sont souvent dans des situations financières difficiles ou du moins tendues, sauf si leur famille les aide, ce qui est un élément de discrimination sociale, des minima sociaux devraient être élaborés pour les postes. Je vais m’employer à étudier ces différents aspects.
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