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Barcelone, 30-31
mai 2006
Prague, 21-23 mai 2006
Osaka - Kyoto, 20–2 mars 2006 Royaume-Uni, 13 - 15 mars 2006
Saint-Pétersbourg, 28-31
janvier 2006
Australie, 25-26 octobre 2005 |
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Barcelone A mon arrivée, le 30
mai 2006, j’ai retrouvé Soledad Margareto (Madrid), professeur
agrégée retraitée, tête de liste ADFE sur la circonscription espagnole,
Jean Nesins (Barcelone), président de plusieurs associations
sociales, deuxième de liste, et Monique Morales (Madrid), tête de
liste sortante, responsable de l’œuvre de Saint-Louis, troisième de
liste. Nous avons été le soir à Figueras (à 150 km au nord, près de la frontière française), la patrie de Salvador Dali, tenir une réunion pour la communauté française (beaucoup de retraités) installée sur la Costa Brava. Le lendemain nous avons visité les milieux économiques : la Chambre de commerce et d’industrie française (http://www.camarafrancesa.es/), avec son directeur Philippe Saman, puis la Mission économique (http://www.missioneco.org/espagne/) dont le chef de mission est Kacim Kellal, pour nous faire une idée de la présence économique française. Avec un PIB de 150 milliards d’euros et un budget de 30 milliards, la Catalogne est un acteur de poids. Nous y comptons plus de 600 entreprises françaises, qui fonctionnent sans difficultés autres que la concurrence. Le manque de transparence dans l’attribution des marchés publics est néanmoins un souci. Une Eurorégion (Generalitat, Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées) se développe de manière pragmatique et pourra bientôt servir de cadre à des coopérations régionales, à condition toutefois que nos régions françaises se donnent les moyens de faire le poids par rapport à la Generalitat catalane. Nous avons ensuite visité l’Institut français (http://www.institutfrances.org/) installé dans un beau bâtiment des années 1970. Il organise des cours de langue intra-muros et dans les entreprises, et offre un large éventail d’activités culturelles. Sa préoccupation est la concurrence des écoles publiques catalanes, et la menace de réduction drastique ou de fermeture pure et simple de l’Institut, menace certes non formulée, mais dont on sait qu’elle est recouvre un des axes de la politique gouvernementale, ainsi à Lisbonne, Bilbao, Séville, Vienne. Une grande vigilance s’impose donc pour empêcher tout projet de démantèlement ou de destruction de ce très bel et très important outil de promotion de la langue et de la culture. Au Lycée français de Barcelone, bel établissement de 2700 élèves, créé en 1924 (http://www.lfb.es/) nous avons été reçus par la proviseure Juliette Pham Van. L’établissement est en gestion directe depuis deux ans seulement ; il semble qu’il y ait encore des problèmes dans la répartition des compétences en matière de gestion administrative et financière. Le principal souci est l’exiguïté des locaux, qui oblige à limiter le nombre d’enfants espagnols (accès uniquement en maternelle à l’âge de trois ans), ainsi que le manque de relations avec le système scolaire espagnol et catalan ainsi qu’avec les autres établissements scolaires européens, tous présents à Barcelone. L’ADFE avait organisé le soir un dîner-débat dans un sympathique restaurant de la ville. Nous avons eu le plaisir d’y retrouver notre amie et camarade Micheline Angel, ancienne conseillère à l’AFE, qui a été pendant de longues années l’âme de la présence française à Barcelone. |
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Lisbonne J’ai été accueilli
le 1er juin à mon arrivée par Pierrette Elston, deuxième
conseiller, et Guillaume Santos, responsable du PS. Un déjeuner à
l’invitation de l’Ambassadeur de France, Patrick Gautrat, nous a
permis de rencontrer plusieurs représentants des milieux d’affaires
français, des associations, et les chefs de service de l’ambassade ainsi
que le proviseur. Les entreprises françaises sont actives au Portugal dans tous les domaines. Sont présentes également des PME (informatique, consulting), souvent animées par des binationaux. L’après-midi, nous avons rendu visite au secrétaire d’Etat à l’innovation, Antonio Castro Guerra, avec qui nous avons parlé de la protection industrielle et de la collaboration entre laboratoires français et portugais. Le soir, réunion de présentation des candidats au lycée français qui nous a aimablement prêté une salle, puis dîner amical. |
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PortoA notre arrivée le 2 juin nous nous sommes rendus au Consulat général de France pour un entretien avec le consul général Fethi Ben Brahim. Il nous a présenté le nouveau dispositif mis en place dans son consulat : à côté d’un consulat de plein exercice, une section culturelle a été créée pour reprendre les activités de diffusion culturelle (et non d’enseignement) de l’ancien Institut culturel fermé en 2004. Outre le drame des licenciements, la fermeture d’un Institut est toujours un mauvais coup porté à la France, que plusieurs personnalités de la vie politique et des affaires de Porto ont évoqué devant moi. Il faut toutefois donner sa chance à ce nouveau dispositif qui diffère du concept habituel des consulats « d’influence ». Une Alliance française est en cours de création, afin de reprendre l’enseignement du français. Ce dispositif parait inutilement complexe : pourquoi ne pas avoir maintenu les cours à l’Institut français ? Déjeuner, à l’invitation du consul général, à la Fondation Serralves, le musée d’art moderne de Porto, avec les représentants de l’école française, les chefs de service du consulat, Manuel de Novaes Cabral, directeur général de la mairie de Porto, et Me Antonio Vilar, avocat proche des milieux français. Puis le directeur artistique de la fondation , le dynamique et joyeux Joao Fernandes nous a guidés dans les trois expositions, nous initiant aux subtilités de l’art contemporain dans les domaines de la photographie et de la peinture.
En fin d’après-midi, une réunion de présentation des candidats à l’AFE s’est tenue à l’école. La journée s’est terminée par concert du pianiste Alfred Brendell à la magnifique Casa de Musica. |
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PragueArrivé le 21 mai au soir à Prague, je suis logé chez nos amis Helena et Raymond Briard, président de l’ADFE. C’est la finale du championnat du monde de hockey sur glace, sport national tchèque, entre la Tchéquie et la Suède : la ville est en ébullition - malheureusement vite douchée par la victoire 4-0 de la Suède. Dîner avec notre camarade Pierre Avedikian, de Vienne, venu pour des raisons professionnelles. Nous avons été reçus
le lendemain par Jean Luc Goester, conseiller culturel, qui nous
a présenté la présence et l’action
culturelle et
linguistique française. Avec 48 000 apprenants, le français est la
troisième langue vivante dans les écoles tchèques, après l’anglais (900
000) et l’allemand (600 000). Il y a donc un gros travail à faire pour
maintenir et développer notre langue : des sections bilingues dans les
lycées, une dizaine de lecteurs dans les universités, des filières
francophones dans les universités, 650 000 € de bourses. Visite de l’Institut
français avec Didier Montagné, son directeur. Nous nous sommes ensuite rendus au lycée français de Prague où nous avons été reçus par son proviseur Serge Faure, Mme Peletier, la présidente de l’association des parents d’élèves, Marie Caroline Janda, enseignante, Marie Jo Ruzickovà, ADFE, et plusieurs professeurs. Le problème principal est la situation juridique du lycée, devenu en 1998, un EGD, et la propriété des murs qui est celle d’une SARL constituée à cette fin. Pour le moment le lycée paye un loyer à la SARL pour l’occupation des locaux et rembourser l’emprunt. Il faut trouver un montage juridique et financier qui permette à terme que l’AEFE devienne propriétaire sans que cela n’entraîne d’augmentation des frais de scolarité, déjà très élevés : 6000€ par an. L’établissement est en croissance (plus de 700 élèves) et devrait s’agrandir. Une des difficultés – qui n’est pas propre à Prague – est que les enseignants résidents ont du mal à acquitter ces frais de scolarité et retirent leurs enfants, ce qui est paradoxal. Après avoir déjeuné à la cantine, nous nous sommes rendus à la Chambre de commerce franco-tchèque (300 membres). M. Hottinger, directeur général, nous a brossé un tableau des entreprises françaises présentes en Tchéquie. A noter, un conseiller emploi-formation qui permet de placer des Français sur le marché du travail tchèque. En fin d’après-midi, nous avons tenu une permanence à l’Institut et reçu 6 visiteurs, suivie d’une conférence sur la citoyenneté française et européenne pour les Français à l’étranger, et enfin participé à un dîner avec la section ADFE.
Le 23 mai nous avons
rencontré le sénateur Ladislav Svoboda, du Parti social démocrate
CSSD, pour un petit déjeuner au Palais Wallenstein, siège du Sénat. Nous avons ensuite déjeuné avec la section PS. |
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BratislavaLe soir, permanence pour la communauté française puis dîner-débat sur le même thème qu’à Prague. Le lendemain 24 mai nous avons pris le petit déjeuner avec une dizaine de chefs d’entreprises françaises installés en Slovaquie. Le marché est très porteur, avec des taux de croissance de l’ordre de 6% par an, assez peu de bureaucratie et une fiscalité à taux unique de 19 %. La principale difficulté est la couverture sociale ainsi que les contributions retraite. Visite de l’école française, installée dans une école slovaque et conventionnée pour le primaire, qui scolarise 90 élèves. Nous avons été reçus par la directrice Carine Capel, qui nous a fait visiter les locaux. Puis nous nous sommes entretenus avec Cécile Tessier-Lescourret, présidente du comité des parents. L’école fonctionne bien et se développe. Le comité, composé de parents « nouveaux » dans ces fonctions, trouve complexe la gestion comptable et financière, en particulier tout le reporting que demande l’AEFE. Plus important, la nécessité de prévoir l’ouverture d’une première classe de secondaire pour les enfants de CM2 de cette année. Actuellement la scolarisation des enfants dans le secondaire se fait dans le cadre d’un accord avec la mission Laïque, avec le CNED, dans les locaux de l’école anglaise. Les frais de scolarité de 17000 € par an excluent de fait tous les enfants dont les parents ne travaillent pas pour une grande entreprise. La difficulté pour l’école française est que le nombre d’enfants inscrits pour le moment est de 3 ou 4, ce qui est trop peu pour couvrir les frais. Jean-Yves Leconte et moi allons rediscuter cette question avec l’AEFE. Nous sommes ensuite
invités à déjeuner par Jacques Faure, ambassadeur de France, avec
ses principaux collaborateurs et plusieurs chefs d’entreprise français
et slovaque. La France est le second investisseur étranger en Slovaquie,
après l’Allemagne avec 330 entreprises et 6% de l’emploi industriel. |
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VienneNous rencontrons, dans un de ces beaux cafés viennois, le personnel enseignant de l’Institut français qui a été fermé en février. Le personnel, qui a reçu des lettres de licenciement, mène une action en justice pour laquelle il existe des chances sérieuses de succès : soit l’annulation des licenciements soit des indemnités importantes (on parle de 300 à 400 000 €). Il faut déplorer les conditions dans lesquelles cette opération a été menée : désinformation du personnel, brutalité, refus de discussion, pression diverses. L’État-employeur, le MAE employeur, se comporte vraiment comme le premier patron-voyou venu, tout en enrobant ses actions honteuses de grands discours moralisateurs. Nous allons décider quelles actions mener pour aider ces professeurs et personnels si injustement traités. Le soir, soirée amicale chez Elisabeth Kervarrec, avec les amis de l’ADFE et du PS. Le 25 mai, petit déjeuner au café Central, devant la Hofbourg, un des plus beaux et vieux cafés viennois, avec une vingtaine de nos concitoyens. Nous y tenons une sorte de permanence. Rencontre avec Pierre Viaux, ambassadeur de France, à qui nous soumettons le dossier des personnels de l’Institut français. Par ailleurs il décrit la situation des relations franco-autrichiennes ainsi que la politique européenne de l’Autriche. |
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BudapestLe 25 mai, à mon arrivée à Budapest, j’ai animé un débat à l’Institut français, au bord du beau Danube, sur le thème de la citoyenneté française et européenne pour les Français établis hors de France. Le lendemain nous avons eu une réunion avec Jean-René Cougard, conseiller économique et commercial, qui nous a présenté la situation économique du pays, caractérisée par une croissance régulière de l’ordre de 4% an depuis une dizaine d’années, une très grande ouverture du marché aux opérateurs étrangers. De grandes opportunités d’affaires existent encore, même si les investisseurs allemands ont déjà fait leur marché. La France se situe en 5ème position comme investisseur, couvrant avec 300 entreprises la plupart des secteurs. Les difficultés résident dans le déficit des finances publiques (de l’ordre de 8 à 10%), la difficulté de le réduire même si un réajustement fiscal important est envisagé, le vieillissement de la population avec les déficits sociaux qui l’accompagnent. La question de l’entrée dans la zone euro et de son calendrier restent posés. À noter le rôle de stockeur et distributeur central en Europe pour le gaz russe, azéri et nord africain que souhaite jouer la Hongrie. Déjeuner avec l’ambassadeur de France M. Philippe Zeller et plusieurs Français de passage à Budapest. Visite enfin de la Chambre de commerce franco-hongroise (170 membres) où nous avons été reçus par son vice-président Vincent Roussel qui nous a donné davantage de renseignements sur la fiscalité et les conditions d’exploitation des entreprises. |
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AndorreMon assistant Alain Fontaine et moi-même avons été accueillis par le candidat de l’ADFE, Philippe Noël, dans la petite ville de Canillo, paroisse d’Encamp. La Principauté d’Andorre, apparue pour la première fois en 1256, couvre trois vallées qui sont restées isolées jusqu’à la fin du 19ème siècle, et comprend sept « paroisses » ou communes (http://www.andorraonline.ad/historia.asp)
Nous avons ensuite descendu la vallée pour nous rendre au lycée Comte de Foix d’Andorre-la-Vieille (http://www.xena.ad/lcf/), où nous avons rencontré le proviseur, José Santamarta, et ses collaborateurs. Après la visite de ce bel établissement (1500 élèves dont 1000 au collège), notre ami Bernard Calvel, secrétaire de la section PS, avait organisé une rencontre avec les enseignants et les ATOS. La discussion a porté sur les prestations sociales, les remplacements et l’avenir du système éducatif français en Andorre. J’interviendrai auprès des responsables MEN (mission outremer-Andorre) pour faire avancer ces dossiers.
Nous rendons ensuite visite au Parti socialiste andorran où nous avons été reçus par Francesc Casals Pantebre, premier secrétaire, Mariona Gonzalez Reolit, présidente, et par le camarade Pierre Canales. C’est un accueil chaleureux et diverses possibilités de travail en commun ont été évoquées.
Le soir un dîner amical a regroupé les amis de l’ADFE et du PS.
Visite ensuite de l’école élémentaire française avec la directrice, Geneviève Schenk-Bellus. Une rencontre avec les enseignants a permis de faire le point de leurs difficultés. Il ne nous a malheureusement été possible, malgré nos demandes, de visiter l’Alliance franco-andorrane, qui quoique de statut local sert de centre culturel français. Une autre fois, peut-être… Marcel Bruzzo, consul adjoint, nous a accueillis au consulat. Son principal problème est le manque d’effectifs : il ne dispose, pour gérer les 5100 Français inscrits sur le registre des immatriculations (2160 sur la liste électorale), que d’un titulaire adjoint de chancellerie, auquel s’ajoutent deux recrutées locales !
En fin d’après-midi nous avons eu une réunion de travail avec des responsables d’entreprise français pour faire le tour des difficultés et des obstacles au développement de notre présence économique.
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Iran Le 17 avril, j’ai d’abord
eu un entretien avec l’ambassadeur, Bernard Poletti, qui a insisté sur
les paradoxes d’un pays atypique, dont les décisions politiques peuvent
être dictées par le nationalisme et empreintes de démagogie, alors que
le peuple continue à manifester concrètement un esprit de tolérance et
d’ouverture. Depuis deux ans en outre l’enseignement du français, dans
les écoles iraniennes comme dans les universités, connaît un fort essor,
tout comme les demandes de coopération scientifique et technique du type
programme Gundi Shapour. La France voudrait répondre à ces demandes,
mais elle n’a pas l’autorisation d’ouvrir de centre culturel. Notre
ambassade se prépare aux différents scénarios Nous avons ensuite visité
la section consulaire de l’ambassade, en compagnie du consul Michel Candau. Un millier de Français sont inscrits, dont une petite moitié de
doubles nationaux. Il s’agit surtout d’expatriés et de familles, dont la
durée de présence est inférieure à 5 ans. La préoccupation majeure du
consulat n’est pas tant l’aide sociale (un seul allocataire, et cinq
bourses scolaires seulement) que le plan de sécurité destiné à prévenir
les risques sismiques. Téhéran est située sur une ligne de faille, et un
tremblement de terre ferait 2 millions de victimes dans cette mégapole
de 14 millions d’habitants. Le plan de sécurité, géré efficacement par
toute l’équipe de sécurité, est mis à jour chaque semaine… L’autre souci
est le fait que peu de bâtiments sont construits selon des normes
anti-sismiques ; les bâtiments de l’ambassade, du consulat et la
résidence ne le sont pas. Le déjeuner a ensuite regroupé, autour de l’ambassadeur et du consul, les membres de la représentation diplomatique : Alexis Lamek, premier conseiller, Jacques Pellet, deuxième conseiller et son épouse, David Cvach et Denis Malachier, deuxièmes conseillers, Michel Lallemand, conseiller commercial et son épouse, le capitaine de frégate Bertrand de Kermadec, attaché de défense, Michel Houdayer, attaché culturel, Jean-François Voyez, chargé du chiffre. La conversation a porté sur les changements et les difficultés provoqués par la mise en place de la LOLF.
L’ambassadeur avait
invité le soir toute la communauté française, Français et
franco-iraniens ; plus de 500 personnes étaient présentes, auxquelles je
me suis adressé et avec lesquelles j’ai pu parler de nos préoccupations
concernant la réductions des moyens du MAE, et de nos propositions pour
améliorer la représentation des Français hors de France, en particulier
l’élection de députés. Le 18 avril, nous avons
visité l’école française de Téhéran. Elle scolarise 300 enfants de 26
nationalités différentes, dont 200 dans le primaire, l’enseignement des
classes terminales se faisant par le CNED avec le soutien des
enseignants. L’école fonctionne avec un partenariat, unique en son
genre, entre l’AEFE et la Mission Laïque, qui permet de faire prendre en
charge trois enseignants par Peugeot et Renault ; des professeurs
titulaires ont ainsi été recrutés et l’homologation a été obtenue. Le
proviseur, Patrick Noël, doit affronter un grave problème de locaux.
D’une part ils sont trop exigus, car l’école voudrait, et pourrait avec
des locaux plus vastes, accueillir 500 à 700 élèves. D’autre part le
terrain qu’elle occupe est propriété de l’ambassade du Royaume-Uni. Le
statut diplomatique du terrain permet à l’école française de ne pas se
conformer aux règles islamiques (pas de mixité, foulard pour les filles,
censure des livres scolaires, etc.). Mais l’ambassade souhaite le
récupérer, et le bail échoit en juillet 2007. Une solution doit donc
être rapidement trouvée. L’école est gérée par une association de
parents d’élèves dont nous rencontrons plusieurs membres du Bureau. Ils
nous ont expliqué que les écolages sont parmi les moins chers de la
région. Ils sont à la recherche de solutions pour une autre implantation
et d’un financement complémentaire. Nous avons ensuite visité le Service de coopération et d’action culturelle. En l’absence du conseiller, Vincent Grimaud, hospitalisé, l’attachée culturelle Danielle Wozny et l’attaché de coopération pour le français Michel Houdayer nous ont présenté les activités du service, bridées par l’interdiction d’avoir un centre culturel. Cette entrave est d’autant plus dommageable qu’on assiste à une véritable renaissance du français ; 18 universités ont maintenant des départements de français et l’apprentissage du français est obligatoire dans une centaine d’écoles. Le SCAC s’est donné comme mission d’être un lieu de formation des enseignants et de formation des formateurs, réalisée par l’Institut français de Téhéran. Il donne des cours de français spécialisé (français juridique, médical, etc.) à 500 élèves. Là encore, des potentialités importantes existent, mais faute de locaux adaptés le nombre d’élèves doit être limité. Une autre activité du SCAC est l’orientation des étudiants iraniens vers les établissements d’enseignement supérieur en France. Dans l’après-midi la
Mission économique avait réuni autour de son chef Michel Lallemand huit
de ses 14 conseillers du commerce extérieur. Les dirigeants des filiales
iraniennes de Michelin, Thalès, Citroën, Alsthom, Total, la Société
générale ont évoqué les perspectives importantes du marché iranien, le
dynamisme de l’économie, mais aussi les difficultés créées par un
pouvoir aux décisions imprévisibles. Le sentiment général est que les
sociétés françaises doivent rester présentes sur le marché, prêtes à
développer leurs activités dès que la crise actuelle sera résolue – dans
une sens que nul ne peut prévoir. |
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La HayeLe 7 avril, je me suis rendu à l’Office européen des brevets (OEB), qui, depuis 1973, est l’organisme chargé de délivrer le brevet européen. Actuellement, 1,54 millions de droits de brevets délivrés par la voie de l’OEB sont en vigueur dans les Etats membres de l’OEB. En 2005, l’Office a reçu plus de 180 000 demandes de brevet. L’OEB emploie presque 6 000 agents, dont environ 1 000 Français, sur quatre sites (Munich, La Haye, Berlin et Vienne) et un bureau de représentation à Bruxelles. Au cours d’une conférence, j’ai exposé ma vision de l’avenir du système international des brevets. Après quelques remarques sur le fonctionnement de l’actuel système européen de propriété intellectuelle, j’ai développé mes propositions pour améliorer ce système dans les vingt prochaines années (mise en place d’un brevet communautaire, ratification de l’accord de Londres modifiant la convention de 1973 sur la délivrance des brevets européens, utilisation des taxes annuelles, etc.). A l’issue de la conférence, je me suis entretenu avec les salariés français de l’OEB en poste à La Haye. Leurs principales remarques concernaient la place de la langue française à l’OEB (le français, l’allemand et l’anglais sont les trois langues officielles de l’Office) et la question du transfert de leurs droits à pension antérieurement acquis dans le régime national français vers le régime des pensions de l’OEB. Les membres de la direction de la sécurité sociale (ministère de la santé et des solidarités) que j’ai rencontrés (29 novembre 2005) m’ont affirmé que la demande formulée par les membres français de l’OEB n’est pas recevable car elle entraînerait une remise en cause des principes de répartition et de financement solidaire des retraites, qui fondent la conception française de la sécurité sociale. J’ai indiqué aux agents français de l’OEB qu’il faudrait aborder ce dossier avec l’ensemble des associations françaises de fonctionnaires des organisations internationales et sensibiliser la Commission européenne pour que la question soit examinée au niveau communautaire (suppression d’un obstacle à la mobilité des travailleurs). Dans un premier temps, un accord de coordination pourrait être négocié entre la France et l’OEB afin de valider les années travaillées en France. Le midi, j’ai déjeuné au
siège de l’OEB avec Willy MINNOYE (directeur principal des
systèmes informatiques), Florian ANDRES (directeur principal du
département électronique), Fernand EIDEN (directeur principal du
département biotechnologies), Christophe LINTZ (directeur de la
communication interne), Louis GUASTAVINO (vice-président du
comité du personnel), Laurent PRUNIER et Yvon HEUX
(président de l’association des fonctionnaires français aux Pays-Bas).
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Osaka - KyotoArrivé à Osaka le 20 mars, j’ai été accueilli par Alain Nahoum, consul général, et par mon vieil ami René Aicardi, conseiller ADFE de la circonscription. Nous avons visité l’école française du Kansaï, belle réalisation qui se développe régulièrement ; il y a 54 élèves de la maternelle à la seconde. Nous avons été accueillis par l’Association des Parents (APEK) présidée par Laurence Thellier et par le directeur Patrick Daniel. L’école conventionnée emploie trois enseignants dont un résident pour le primaire, et huit vacataires pour encadrer le secondaire qui se fait avec le CNED. Elle est ouverte sur la société japonaise (le japonais y est enseigné), d’autant que la très grande majorité des enfants sont franco-japonais. Elle est logée dans une ancienne école japonaise louée par la ville de Kyoto. Il y a des possibilités d’extension, ce qui correspond au projet de l’école de recruter davantage et d’assurer la totalité de la scolarité jusqu’au baccalauréat. Les frais d’écolage sont déjà relativement élevés : de l’ordre de 5000€ par an. L’école a besoin de réaliser un certain nombre d’investissements de sécurité et pédagogiques pour lesquels elle sollicite une aide de l’AEFE, et doit aussi discuter de leurs relations financières, demandant par exemple une plus grande participation au coût du directeur résidant. En fin de journée, après une permanence tenue par René Aicardi et moi-même pour recevoir les Françaises et Français qui le souhaitent, j’ai fait une conférence sur « les services publics français à l’étranger » devant une trentaine de concitoyens, suivie d’un « pot » offert par l’APEK et l’ADFE. Le soir, M. et Mme Nahoum ont offert un dîner aux responsables des associations françaises, dans le très beau cadre du Hakusasonso, villa-musée d’un peintre animalier renommé du début du siècle dernier. Le lendemain, en compagnie de Pierre Fournier, directeur de l’Institut franco-japonais, nous avons visité la Villa Kujoyama, qui est une sorte de « villa Médicis » à Kyoto permettant d’accueillir six créateurs pour une durée de trois à six mois, dans des domaines variés : actuellement un historien de l’Islam au Japon, un spécialiste de bandes dessinées, une artiste du verre, un romancier, une cinéaste. Tous ces artistes doivent avoir un lien ou un intérêt pour le Japon que leur séjour sert à renforcer. Aidée financièrement par la fondation Ibatana, une riche famille de Kyoto, la Villa est une grande réussite malgré les difficultés financières. Nous avons visité l’Institut
franco-japonais fondé en 1927 par Paul Claudel et le sénateur
Ibatana. Après une période difficile, l’Institut reprend à la fois les
cours de langue qui le font vivre (il est presque autofinancé) et les
activités culturelles. Ainsi débute le jour même et pour deux semaines
une Académie de musique avec les meilleurs instrumentistes français et
Mady Mesplé pour le lyrique. Cet Institut est représentatif des
problèmes que rencontrent les centres et instituts culturels à travers
le monde : budgets de plus en plus réduits, nécessité de trouver des
financements extérieurs, raréfaction des personnels sur contrats. L’après-midi nous nous
sommes rendus au
Consulat général à Oaska pour participer à la commission des
bourses dont René Aicardi fait partie es-qualité. Débats très
sereins qui se concluent par des positions communes des différents
membres. |
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TokyoLe 22 mars, j’ai été accueilli à Tokyo par le consul Philippe Le Corre et Etienne Barral, président de l’ADFE Tokyo et membre de la liste ADFE aux prochaines élections à l’AFE, qui nous accompagneront pendant tout notre séjour. Qu’ils en soient ici remerciés. Entretien avec Gildas Le Lidec, nouvel ambassadeur de France qui vient d’Abidjan, entouré du consul, de Saïd Lebdiri, stagiaire ENA, et d’Etienne Barral. Sur le plan diplomatique, il nous a confirmé l’importance des discussions stratégiques instaurées entre les deux pays à la suite de la visite de Jacques Chirac en 2005, qui rassurent le Japon par rapport aux relations sino-françaises. Il a fait également point sur l’évolution de la situation au lycée. Entretien avec
Jean-Louis Muchielli, conseiller culturel et Emmanuelle Pavillon,
conseillère culturelle adjointe qui s’occupe plus particulièrement
du lycée. Une fondation de droit japonais pour le lycée français a été
créée. Selon la loi japonaise pour les établissements scolaires, ses
organes comprennent un collège des auditeurs de 24 membres et un conseil
d’administration de 12 membres, présidé par l’AEFE et constitués chacun
de 2/3 de représentants des pouvoirs publics français et 1/3 des
représentants des associations, du personnel. Le Conseiller nous a d’autre part indiqué que le nombre d’étudiants japonais en France, 1850, peut être considéré comme faible : il représente moins de 1% du nombre total d’étudiants étrangers. Il considère qu’Edufrance devrait être davantage orienté vers cette activité, et que la validation réciproque des diplômes entre universités françaises et japonaises permettrait d’avancer. Nous nous sommes ensuite entretenus avec Philippe Le Corre, consul et chef de chancellerie, qui a organisé notre séjour de manière efficace et chaleureuse. Il nous a présenté sa section consulaire qui comprend 12 agents dont trois pour les visas (8 000 demandes par an). Il nous a expliqué le plan de lutte contre une épidémie éventuelle de grippe aviaire. L’après-midi nous avons rencontré au lycée franco-japonais :
En soirée j’ai animé une conférence-débat sur l’évolution du système public de l’enseignement à l’étranger, suivie d’un buffet aimablement offert par l’ADFE. Le 23 mars j’ai rendu visite la société Thalès et à la
chambre de
commerce et d’industrie française du Japon, où nous avons
été reçus par Michel Theoval, secrétaire général et Didier Hoffmann,
directeur général. Nous avons eu une présentation du marché japonais de
l’armement et de la difficile approche commerciale qu’il représente
(dossier à disposition). |
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SéoulNous avons été accueillis
à Séoul par Véronique Wagner, consule, et Pierre Ory,
vice-président de l’ADFE-Corée qui nous accompagnera durant toute la
visite en sa qualité de représentant de René Aicardi. Après une permanence pour les Français qui souhaitent nous rencontrer, nous avons eu un entretien avec l’ambassadeur Philippe Thiébaud. Les relations diplomatiques entre nos deux pays sont bonnes, si ce n’est un léger problème posé par le fait que la France détient toujours les archives royales coréennes... La France se situe au 4ème rang pour les échanges commerciaux, derrière le Japon, les États-unis et l’Allemagne ; l’Europe est de loin le premier partenaire économique. Nous avons ensuite rencontré au déjeuner les représentants des associations de Français : l’ADFE et l’Association des francophones de Corée, qui publie un excellent magazine destiné à la communauté française et francophone, « le petit échotier », ainsi que les milieux économiques. L’après-midi a été
consacrée au
lycée
français que nous avons visité guidés par son chef
d’établissement Guillaume Cario. Nous avons aussi rencontré le
représentant du syndicat SE-UNSA qui a soulevé deux questions :
l’éventualité évoquée en CTP de l’Agence que la prime de résidence de
1800 euros soit réduite au bout de 12 ans à 15% de son niveau, et la
possibilité de prise en charge des frais de scolarité des enfants de
recrutés locaux. Nous nous sommes ensuite rendus à la Mission Économique, où Yves de Ricaud, chef de la Mission, nous a présenté l’économie coréenne et les relations commerciales et économiques entre les deux pays.
Cliquer sur
la photo Le 26 mars nous avons
visité l’Alliance
Française, créée en 1964, très active avec 7 000 inscriptions
annuelles. Son directeur, Alain Hardy, considère qu’en dépit du
développement très satisfaisant de l’Alliance de Séoul et des sept
Alliances de province, des incertitudes lourdes existent quant à
l’avenir. La principale est liée au montage juridique curieux qui fait
que les activités de l’Alliance, pourtant cofinancées par la France (deux
expatriés mis à disposition) et qui génèrent un million d'euros de
recettes, sont entièrement entre les mains d’une fondation privée
franco-coréenne qui en assure la gestion. Outre le fait que les
autorités françaises ne peuvent plus intervenir sur la programmation ni
sur la gestion, la pérennité de l’Alliance n’est aucunement garantie, la
décision d’arrêter tout ou partie de ses activités pouvant être prise
par les gestionnaires coréens à n’importe quel moment, plaçant la France
devant une situation de fait. Visite ensuite au centre culturel français, avec Patrick Bosdure, secrétaire général, où j’ai donné une conférence sur les services publics français à l’étranger. Avant mon départ j’ai visité la Foire du Livre français qui se tient dans le magnifique Hall des expositions de la société Samsung. |
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PékinA mon arrivée à Pékin le 26 mars au soir, j’ai été accueilli par François Sastourné, conseiller, puis invité par l’ADFE à un dîner amical. Le lendemain, déjeuner avec les milieux chinois de la propriété intellectuelle. Le soir, dîner-débat avec
une quarantaine d’enseignants et les lecteurs de français à Pékin (et en
Chine) dans un café ancien près du temple de Confucius. Ils souhaitent
bénéficier d’un salaire minimum (actuellement 300 € avec logement),
d’une couverture sociale et d’une participation à la retraite. La
difficulté est que leurs employeurs sont les universités chinoises, et
que souvent leur recrutement ne passe pas par le service culturel de
l’ambassade qui pourrait faire respecter ces clauses. Autre souci : les
soins médicaux sont payables d’avance. Cela pose problème en cas
d’accident par exemple, si le blessé n‘a pas sur lui la somme demandée.
Olivier Lefebure, candidat sur la liste ADFE, annonce qu’une
association est en voie de constitution disposant d’une permanence
téléphonique et susceptible d’avancer l’argent des soins (pour tous
renseignements contacter Olivier Lefebure :
lefebureol@yahoo.fr) Le 27 mars, réunion-débat à la Chambre de commerce et d’industrie française sur les questions de propriété intellectuelle. Ce qui frappe le plus, c’est le développement du nombre de dépôts de brevets en Chine (173 000 en 2005 dont 93 000 d’origine chinoise), qui fait de celle-ci un des tout premiers déposants dans le monde. Il devient donc nécessaire d’associer dorénavant le Chine aux débats et décisions concernant le système international des brevets. Au consulat, où j’ai retrouvé Isabelle Marquez, ancienne du secrétariat du CSFE, j’ai visité le service des visas (19 agents pour 80 000 demandes par an) et la chancellerie (quatre agents pour 3500 Français. Il y a peu de problèmes de transcriptions d’actes. Un des soucis est la suppression des gardes de sécurité français (quatre gendarmes) et leur remplacement par une société de sécurité. Au cours du déjeuner avec les conseillers du Commerce Extérieur, à l’invitation de l’ambassadeur, la conversation a porté sur le marché des centrales nucléaires, avec la compétition entre Areva pour la technologie française et les fournisseurs américains, pour la vente de quatre centrales, prélude à la construction de 10 centrales pendant le 11ème plan (2005-2011). Les termes de référence de ce marché semblent fluctuer au gré des pressions américaines. Il a aussi été question des activités des sociétés françaises dans le BTP et le transport, et de la faiblesse de notre présence bancaire dans un pays où le taux d’épargne des ménages est de 50% ! Le sentiment que l’on retire est celui d’un changement assez net au profit des États-unis et à notre détriment (cf. une feuille d’information économique intéressante sur la Chine : http://www.leventdelachine.com/). L’après-midi, nous avons
visité le
Lycée français, devenu depuis peu un établissement en gestion
directe, avec Marie-Christine Schaffausser, proviseure-adjointe,
Jean-Marie Bertrand, directeur de l’école primaire, Francis
Nizet, professeur, Odile Pierquin, professeure et présidente
de l’ADFE, ainsi qu’avec Marylène Boulanger, Intendante. Le soir, j’ai donné au Centre Culturel devant une cinquantaine de
personnes une conférence sur la représentation politique des français à
l’étranger, suivie d’un débat sur l’évolution de la communauté française
en Chine et l’élection de députés représentant les Français hors de
France. |
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Royaume-UniAvec mes collègues Jean-Léonce Dupont, sénateur du Calvados et président du groupe d’amitié franco-britannique et
Philippe Nachbar, sénateur de Meurthe et Moselle, j’ai effectué une mission parlementaire sur « les relations universités-recherche-entreprises au Royaume-Uni », dans le cadre du groupe d’amitié franco-britannique. La visite était organisée par
Pierre-François Coppolani, administrateur du Sénat, et par l’ambassade de France :
René David, conseiller pour la science et la technologie, la Dr
Anne Prost, attachée scientifique, et Edwige Girardin, attachée de coopération universitaire.
Nous avons visité Imperial College, créé en 1902, et en particulier son unité de liaison avec le monde industriel. C’est une priorité d’ouvrir les formations de recherche à la création de « start-up » et au développement d’applications industrielles. Le choix a été de développer le service de transferts de technologie au sein même de l’université. Nous avons rencontré Susan Searle (PDG d’Imperial Innovations), Dominique Kleyn (Biopharma Business Development), et le professeur français Philippe Froguel (Genomic Medecine), également directeur d’un laboratoire du CNRS.
L’après-midi nous avons visité la « Research Services Division » du Dr. Antja Minnich et la « Cambridge Entreprise » de Boris Bouqueniaux, qui offrent aux chercheurs leurs services pour mettre leurs inventions sur le marché. Le Conseiller scientifique a invité à dîner des représentants d’Imperial College, d’Oxford et du Wellcome Trust. Le lendemain, nous avons visité une société de transfert de technologie « IP2IPO » spécialisée dans les relations avec les universités, très orientée finances et marchés.
L’après-midi séance de travail au DIT (Department of Industry and Trade) qui supervise la politique de la recherche au niveau gouvernemental.
Clairement, le gouvernement a fait une priorité du transfert de technologies et de la valorisation des résultats de la recherche, ce qui est certainement une orientation positive.
Un rapport de la mission d’étude sera bientôt disponible sur ce site. |
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Saint-PétersbourgLe 28 janvier 2006, j’ai
été accueilli à l’aéroport de Poulkovo 2 par Pascal Maubert,
consul général de France. Le 29, après avoir visité le musée de l’Ermitage, le musée Russe et de la maison de Dostoievsky, j’ai dîné au restaurant français « La vieille douane » avec M. et Mme Maubert, Cédric Etlicher et Jean-Yves Leconte, conseiller AFE de la circonscription. École françaiseLe 30, nous avons visité
l’école française André Malraux (9-16 rue Maiakovsky ;
http://www.efsp.org/), dont le conseil de gestion est présidé par
Serge Ferry. Catherine Harnois est la directrice de
l’établissement. L’école conventionnée concerne uniquement le cycle
primaire et scolarise 70 enfants, dont 45 avant 5 ans ; la moitié des
élèves sont français dont 25% franco-russes. Deux enfants suivent
ensuite un enseignement secondaire avec le CNED. Entreprises françaisesUn déjeuner au restaurant
Sedmoï Gost a rassemblé autour du Consul Général et du Consul adjoint,
chef de chancellerie, les conseillers du commerce extérieur : André
Holzer (EMC), Roger Delous (Raiffeisen Bank), Dominique
Bayvet (BV marketing), ainsi que la nouvelle directrice de
l’Institut Français, Héléna Perroud, et Serge Krebs,
conseiller commercial. Puis nous avons visité
l’Institut français, installé dans le très beau cadre d’un palais (20
quai de la Moika ;
http://www.ifspb.com/) Le soir, une réception avec la communauté française a été organisée par le Consul Général dans le cadre magnifique des anciennes Écuries Impériales, qui m’a permis de rencontrer plus de 150 de nos concitoyens habitant et travaillant à Saint-Pétersbourg, et de m’entretenir avec eux dans leur diversité : chefs cuisiniers, professeurs, artistes, chefs d’entreprise, étudiants, religieux… |
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MoscouLLe 31 janvier, Jean-Yves Leconte, Cédric Etlicher et moi-même avons été accueillis à notre arrivée à Moscou par Edith Guyot-Nowak, consule de France. Lycée Alexandre DumasNous avons effectué notre
première visite au lycée Alexandre Dumas (7A, Milioutinsky per. 103000
Moscou ;
http://www.lfm.ru/) en compagnie d’Edith Guyot-Nowak et de
Laëtitia Chrétien, vice-consule chargée du Service des Français. La même délégation a déjeuné ensuite avec Jean-Charles Berthonnet, Premier Conseiller chargé des questions politiques, et Alain Biancardini, consul chef du Service des visas, qui nous ont informés de la situation politique en Russie. L’après-midi nous avons
été reçus à la « Maison de la France » (7, ul Koroviy val, Moscou
117049 ;
http://www.franceguide.com/) qui assure la promotion touristique de
notre pays en Russie (directeur : Christian Walgenwitz ;
adjoint : David Morton). Le soir dîner amical de l’ADFE au restaurant Datcha. Centre culturel françaisLe 1ier Février nous nous
sommes rendus au Centre culturel français (1 Nikoloïamskaïa, 109189
Moscou ;
http://www.ccf-moscou.ru/) où nous avons été reçus par Dominique
Jambon, directeur, Gérard Drake, agent comptable et Cécile
Elzière, directrice des cours. Le centre a reçu environ
1000 élèves pour ses cours de langues, ce qui le place après le British
Institute (16 500), l’Institut Cervantès (4 500) et le Goethe Institut
(2 500). Les recettes sont de l’ordre de 500 000 € avec une subvention
de fonctionnement du même ordre. Il emploie une trentaine d’enseignants
vacataires, sans protection sociale. J’ai ensuite déjeuné avec Alexander Grigoriev, Président de l’Office Eurasiatique des brevets. ConsulatL’après-midi, nous avons
visité le service des visas du consulat, dirigé par Alain Biancardini
(43 Bolchaia Jakimanka 177049 Moscou ;
http://www.Ambafrance.ru/) En fin d’après-midi nous avons tenu une permanence pour nos compatriotes. Le soir, j’ai donné une conférence sur « le service public français à l’étranger », puis me suis rendu au dîner offert par l’ambassadeur pour la visite de l’amiral Giraud, directeur de la Coopération militaire au MAE, et la mienne. |
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KievArrivée en provenance de
Moscou et accueil à l’aéroport par Bernard Coquebert, consul de
France, qui vient de prendre ses fonctions. ConsulatNous avons ensuite visité
le consulat installé dans des locaux ni commodes ni fonctionnels au
rez-de-chaussée de l’immeuble. Environ 40 000 demandes de visa sont
déposées chaque année et traitées par sept agents. Si les visas
biométriques devaient être mis en œuvre avec comparution personnelle des
demandeurs, il faudrait tripler sinon quadrupler les effectifs et les
locaux (guichets et lieux de saisie). Après une période de difficultés,
il semble que la situation soit redevenue normale. Le Service des
Français ne compte qu’un agent et reste donc très fragile. Nous sommes ensuite allés
au Parlement pour un entretien avec Oleksandr Moroz, Président du Parti socialiste
ukrainien, qui vient d’être admis à l’Internationale Socialiste comme
membre associé. Il est accompagné du secrétaire aux affaires
internationales de son Parti. Pour ce qui est du conflit avec la Russie, Oleksandr Moroz estime que le gouvernement ukrainien a négocié sans mandat, et que l’accord du 4 Janvier est mauvais, en particulier parce qu’il va pénaliser lourdement les entreprises ukrainiennes. Il est d’avis de ne pas ratifier cet accord et d’en renégocier si possible les prix mais surtout le calendrier de mise en œuvre, qui devrait s’étendre sur deux ou trois ans. Institut FrançaisA l’Institut Français (104 rue Gorki ;
http://www.ifu.com.ua/) nous avons
rencontré la directrice, Aïcha Kherroubi, Kévin Magron, secrétaire
général, et plusieurs des responsables de services. Écoles françaisesLe 3 février nous avons visité deux écoles. Un déjeuner à l’ambassade a réuni les chefs d’entreprise membres de
l’Association de la Communauté Française d’Affaires en Ukraine (ACFAU,
http://www.acfau.com.ua/), avec son président Nicolas Makhroff. L’après-midi, de nouveau au Parlement pour une longue interview avec la presse écrite et la télévision sur la situation en France et en Europe. Permanence au consulat où nous avons rencontré plusieurs de nos compatriotes. Dîner amical le soir. |
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AustralieM. Delahousse,
Consul général de France, m’a accueilli à l’aéroport de Sydney. Nous avons évoqué les principaux problèmes de la communauté française en Australie :
Nous avons ensuite visité les services du consulat : état-civil, visas, presse.
L’après-midi, nous avons eu une réunion avec présidents ou représentants
des associations françaises : Théo Arfaras (Association des anciens
combattants français d’Australie), Bruno Leuridan (Chambre
franco-australienne de commerce et d’industrie), John Mac Coll (UFE),
Rubens Michkine (Association France-Australie), Benoît Rabiot (ADFE),
Claude Ressos (Sydney Accueil), le Dr Daniel Talmont (Association
médicale francophone d’Australie), et Digby Wren (Friends of Laperouse
museum). A l’Alliance française, nous avons rencontré Florence Decamp, correspondante du quotidien français « Libération », auteur d’une série de livres et de bandes dessinées (avec Olivier Balez) sur le Pacifique et l’Australie. Le soir, un dîner nous a réunis avec les amis de l’ADFE à l’Hôtel Avillion.
Déjeuner à l’Alliance française (http://www.afsydney.com.au/) avec Valérie Nicolas, directrice nouvellement appointée, qui explique le projet de reconstruction d’un immeuble sur le terrain appartenant à l’AF au centre ville. L’après-midi, visite du
lycée Condorcet (Anzac Road,
http://www.condorcet.com.au/).
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