Barcelone, 30-31 mai 2006
Lisbonne, 1er juin 2006
Porto, 2 juin 2006

Prague, 21-23 mai 2006
Bratislava, 23–24 mai 2006
Vienne, 24-25 mai 2006
Budapest, 25-26 mai 2006

Andorre, 11-12 mai

Iran, 15-19 avril

La Haye, 7 avril

Osaka - Kyoto, 20–2 mars 2006
Tokyo, 22–24 mars 2006
Séoul, 24-26 mars 2006
Pékin, 26-28 mars 2006

Royaume-Uni, 13 - 15 mars 2006

Saint-Pétersbourg, 28-31 janvier 2006
Moscou, 31 janvier - 2 février
Kiev, 2-4 février

Australie, 25-26 octobre 2005
Nouvelle Zélande, 27-29 octobre 2005

Bucarest, 12-16 octobre 2005

Louisiane, 19-21 septembre 2005

Mexique - 11 au 13 septembre 2005

 
 

Barcelone

A mon arrivée, le 30 mai 2006, j’ai retrouvé Soledad Margareto (Madrid), professeur agrégée retraitée, tête de liste ADFE sur la circonscription espagnole, Jean Nesins (Barcelone), président de plusieurs associations sociales, deuxième de liste, et Monique Morales (Madrid), tête de liste sortante, responsable de l’œuvre de Saint-Louis, troisième de liste.
Nous nous sommes rendus chez le consul général Bernard Valero. Il nous a brossé un tableau de la situation en Catalogne. Une région prospère qui connaît peu le chômage, et où il est relativement facile de s’installer. Beaucoup de jeunes Français tentent l’aventure : la communauté (25 000 inscrits) croît chaque année de 10 à 15 %, sans compter quelque 20 000 non inscrits et 10 000 frontaliers. La capacité du consulat à gérer convenablement la communauté est malheureusement freinée par le fait que les moyens et les personnels (23) n’ont pas augmenté alors que la communauté doublait. Il faudra bientôt prendre des décisions sur la qualité des services ou les réduire voire les supprimer.
Signalons tout de même un bureau d’emploi-placement, géré par la société de bienfaisance présidée par Jean Nesins, qui fonctionne bien.
L’autre sujet de préoccupation est la place de la langue française : la Generalitat, au-delà d’un discours convenu, ne fait aucun effort pour que la langue française soit enseignée dans les écoles catalanes, où l’on apprend d’abord le catalan, le castillan puis l’anglais. Des interventions politiques sont nécessaires.

Nous avons été le soir à Figueras (à 150 km au nord, près de la frontière française), la patrie de Salvador Dali, tenir une réunion pour la communauté française (beaucoup de retraités) installée sur la Costa Brava.

Le lendemain nous avons visité les milieux économiques : la Chambre de commerce et d’industrie française (http://www.camarafrancesa.es/), avec son directeur Philippe Saman, puis la Mission économique (http://www.missioneco.org/espagne/) dont le chef de mission est Kacim Kellal, pour nous faire une idée de la présence économique française. Avec un PIB de 150 milliards d’euros et un budget de 30 milliards, la Catalogne est un acteur de poids. Nous y comptons plus de 600 entreprises françaises, qui fonctionnent sans difficultés autres que la concurrence. Le manque de transparence dans l’attribution des marchés publics est néanmoins un souci. Une Eurorégion (Generalitat, Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées) se développe de manière pragmatique et pourra bientôt servir de cadre à des coopérations régionales, à condition toutefois que nos régions françaises se donnent les moyens de faire le poids par rapport à la Generalitat catalane.

Nous avons ensuite visité l’Institut français (http://www.institutfrances.org/) installé dans un beau bâtiment des années 1970. Il organise des cours de langue intra-muros et dans les entreprises, et offre un large éventail d’activités culturelles. Sa préoccupation est la concurrence des écoles publiques catalanes, et la menace de réduction drastique ou de fermeture pure et simple de l’Institut, menace certes non formulée, mais dont on sait qu’elle est recouvre un des axes de la politique gouvernementale, ainsi à Lisbonne, Bilbao, Séville, Vienne. Une grande vigilance s’impose donc pour empêcher tout projet de démantèlement ou de destruction de ce très bel et très important outil de promotion de la langue et de la culture.

Au Lycée français de Barcelone, bel établissement de 2700 élèves, créé en 1924 (http://www.lfb.es/) nous avons été reçus par la proviseure Juliette Pham Van. L’établissement est en gestion directe depuis deux ans seulement ; il semble qu’il y ait encore des problèmes dans la répartition des compétences en matière de gestion administrative et financière. Le principal souci est l’exiguïté des locaux, qui oblige à limiter le nombre d’enfants espagnols (accès uniquement en maternelle à l’âge de trois ans), ainsi que le manque de relations avec le système scolaire espagnol et catalan ainsi qu’avec les autres établissements scolaires européens, tous présents à Barcelone.

L’ADFE avait organisé le soir un dîner-débat dans un sympathique restaurant de la ville. Nous avons eu le plaisir d’y retrouver notre amie et camarade Micheline Angel, ancienne conseillère à l’AFE, qui a été pendant de longues années l’âme de la présence française à Barcelone.

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Lisbonne

J’ai été accueilli le 1er juin à mon arrivée par Pierrette Elston, deuxième conseiller, et Guillaume Santos, responsable du PS.
Nous avons d’abord rendu visite au Parti socialiste portugais (PSP), dans son magnifique palais du XVIIème, où nous avons retrouvé nos candidats à l’élection AFE, Antonio Dos Santos et sa suppléante Sophie Arnaud-Haond. Nous avons rencontré José Lello, ancien ministre des Portugais de l’étranger, actuellement député européen et secrétaire aux affaires internationales du PSP, ainsi que Paulo Pisco, ancien député représentant les Portugais à l’étranger et responsable des relations internationales du PSP. Le PSP est désireux de créer un lien entre les groupes PSP existant en France et les élus PS de la ville ou de la région concernée. Nous étudierons cela avec la FNSER.

Un déjeuner à l’invitation de l’Ambassadeur de France, Patrick Gautrat, nous a permis de rencontrer plusieurs représentants des milieux d’affaires français, des associations, et les chefs de service de l’ambassade ainsi que le proviseur.
Le lycée français Charles Lepierre, un établissement en gestion directe (1750 élèves, 120 professeurs, 42% d’élèves français) souffre de ne pouvoir se développer par manque d’emprise immobilière, et des difficultés de valorisation des notes lors de leur prise en compte pour les examens portugais. Une solution aurait récemment été trouvée.
Avec une subvention de fonctionnement d’un demi million d’euros, l’Institut français se concentre sur deux axes : le livre et le cinéma.

Les entreprises françaises sont actives au Portugal dans tous les domaines. Sont présentes également des PME (informatique, consulting), souvent animées par des binationaux.

L’après-midi, nous avons rendu visite au secrétaire d’Etat à l’innovation, Antonio Castro Guerra, avec qui nous avons parlé de la protection industrielle et de la collaboration entre laboratoires français et portugais.

Le soir, réunion de présentation des candidats au lycée français qui nous a aimablement prêté une salle, puis dîner amical. 

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Porto

A notre arrivée le 2 juin nous nous sommes rendus au Consulat général de France pour un entretien avec le consul général Fethi Ben Brahim. Il nous a présenté le nouveau dispositif mis en place dans son consulat : à côté d’un consulat de plein exercice, une section culturelle a été créée pour reprendre les activités de diffusion culturelle (et non d’enseignement) de l’ancien Institut culturel fermé en 2004. Outre le drame des licenciements, la fermeture d’un Institut est toujours un mauvais coup porté à la France, que plusieurs personnalités de la vie politique et des affaires de Porto ont évoqué devant moi. Il faut toutefois donner sa chance à ce nouveau dispositif qui diffère du concept habituel des consulats « d’influence ». Une Alliance française est en cours de création, afin de reprendre l’enseignement du français. Ce dispositif parait inutilement complexe : pourquoi ne pas avoir maintenu les cours à l’Institut français ?

Déjeuner, à l’invitation du consul général, à la Fondation Serralves, le musée d’art moderne de Porto, avec les représentants de l’école française, les chefs de service du consulat, Manuel de Novaes Cabral, directeur général de la mairie de Porto, et Me Antonio Vilar, avocat proche des milieux français. Puis le directeur artistique de la fondation , le dynamique et joyeux Joao Fernandes nous a guidés dans les trois expositions, nous initiant aux subtilités de l’art contemporain dans les domaines de la photographie et de la peinture.

Nous nous sommes ensuite rendus à l’école française Marius Latour (http://www.ecolefrancaisedeporto.com/) où nous avons été accueillis par Serge Leblanc, président du Conseil d’administration, et par la directrice de l’enseignement maternel et primaire Françoise Carrez. L’école scolarise les enfants en primaire et au collège (CNED). On prévoit de construire une extension comportant une salle de sport et quatre ou cinq classes.

En fin d’après-midi, une réunion de présentation des candidats à l’AFE s’est tenue à l’école.

La journée s’est terminée par concert du pianiste Alfred Brendell à la magnifique Casa de Musica. 

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Prague

Arrivé le 21 mai au soir à Prague, je suis logé chez nos amis Helena et Raymond Briard, président de l’ADFE. C’est la finale du championnat du monde de hockey sur glace, sport national tchèque, entre la Tchéquie et la Suède : la ville est en ébullition - malheureusement vite douchée par la victoire 4-0 de la Suède. Dîner avec notre camarade Pierre Avedikian, de Vienne, venu pour des raisons professionnelles.

Nous avons été reçus le lendemain par Jean Luc Goester, conseiller culturel, qui nous a présenté la présence et l’action culturelle et linguistique française. Avec 48 000 apprenants, le français est la troisième langue vivante dans les écoles tchèques, après l’anglais (900 000) et l’allemand (600 000). Il y a donc un gros travail à faire pour maintenir et développer notre langue : des sections bilingues dans les lycées, une dizaine de lecteurs dans les universités, des filières francophones dans les universités, 650 000 € de bourses.
Les autres activités de coopération sont la recherche, en particulier le Centre d’Etudes et de Recherche en Sciences Sociales – CEFRES – sur la vie et la société tchèques, les 6 Alliances françaises, l’audiovisuel (ventes de films, d’émissions de TV). Le principal problème est, comme partout, la diminution progressive des dotations budgétaires du MAE (2,5 millions d'euros) avec un autofinancement de 58%.

Visite de l’Institut français avec Didier Montagné, son directeur.
Un de ses soucis est la nécessaire mise aux normes de sécurité de la salle de spectacle et de cinéma, coûtant environ 40 000€.

Nous nous sommes ensuite rendus au lycée français de Prague où nous avons été reçus par son proviseur Serge Faure, Mme Peletier, la présidente de l’association des parents d’élèves, Marie Caroline Janda, enseignante, Marie Jo Ruzickovà, ADFE, et plusieurs professeurs. Le problème principal est la situation juridique du lycée, devenu en 1998, un EGD, et la propriété des murs qui est celle d’une SARL constituée à cette fin. Pour le moment le lycée paye un loyer à la SARL pour l’occupation des locaux et rembourser l’emprunt. Il faut trouver un montage juridique et financier qui permette à terme que l’AEFE devienne propriétaire sans que cela n’entraîne d’augmentation des frais de scolarité, déjà très élevés : 6000€ par an. L’établissement est en croissance (plus de 700 élèves) et devrait s’agrandir. Une des difficultés – qui n’est pas propre à Prague – est que les enseignants résidents ont du mal à acquitter ces frais de scolarité et retirent leurs enfants, ce qui est paradoxal.

Après avoir déjeuné à la cantine, nous nous sommes rendus à la Chambre de commerce franco-tchèque (300 membres). M. Hottinger, directeur général, nous a brossé un tableau des entreprises françaises présentes en Tchéquie. A noter, un conseiller emploi-formation qui permet de placer des Français sur le marché du travail tchèque.

En fin d’après-midi, nous avons tenu une permanence à l’Institut et reçu 6 visiteurs, suivie d’une conférence sur la citoyenneté française et européenne pour les Français à l’étranger, et enfin participé à un dîner avec la section ADFE.


Conférence du 22 mai
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Rencontre avec le sénateur Svoboda
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Le 23 mai nous avons rencontré le sénateur Ladislav Svoboda, du Parti social démocrate CSSD, pour un petit déjeuner au Palais Wallenstein, siège du Sénat.
Après une interview au journal Rude Pravo, nous avons été reçus par M. Joël de Zorzi, ambassadeur de France. Il nous a présenté la situation politique et diplomatique des relations franco-tchèques.

Nous avons ensuite déjeuné avec la section PS. 

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Bratislava

Le soir, permanence pour la communauté française puis dîner-débat sur le même thème qu’à Prague. Le lendemain 24 mai nous avons pris le petit déjeuner avec une dizaine de chefs d’entreprises françaises installés en Slovaquie. Le marché est très porteur, avec des taux de croissance de l’ordre de 6% par an, assez peu de bureaucratie et une fiscalité à taux unique de 19 %. La principale difficulté est la couverture sociale ainsi que les contributions retraite.

Visite de l’école française, installée dans une école slovaque et conventionnée pour le primaire, qui scolarise 90 élèves. Nous avons été reçus par la directrice Carine Capel, qui nous a fait visiter les locaux. Puis nous nous sommes entretenus avec Cécile Tessier-Lescourret, présidente du comité des parents. L’école fonctionne bien et se développe. Le comité, composé de parents « nouveaux » dans ces fonctions, trouve complexe la gestion comptable et financière, en particulier tout le reporting que demande l’AEFE. Plus important, la nécessité de prévoir l’ouverture d’une première classe de secondaire pour les enfants de CM2 de cette année. Actuellement la scolarisation des enfants dans le secondaire se fait dans le cadre d’un accord avec la mission Laïque, avec le CNED, dans les locaux de l’école anglaise. Les frais de scolarité de 17000 € par an excluent de fait tous les enfants dont les parents ne travaillent pas pour une grande entreprise. La difficulté pour l’école française est que le nombre d’enfants inscrits pour le moment est de 3 ou 4, ce qui est trop peu pour couvrir les frais. Jean-Yves Leconte et moi allons rediscuter cette question avec l’AEFE.

Nous sommes ensuite invités à déjeuner par Jacques Faure, ambassadeur de France, avec ses principaux collaborateurs et plusieurs chefs d’entreprise français et slovaque. La France est le second investisseur étranger en Slovaquie, après l’Allemagne avec 330 entreprises et 6% de l’emploi industriel.
Un jeune français nous présente son projet de descendre le Danube en barge pendant plusieurs mois en faisant escale dans les endroits où la langue française est enseignée (http://www.asso-orangebleue.com/).
Notre ami Michel Dubost, responsable de l’ADFE Slovaquie, nous accompagne ensuite, Louis Sarrazin et moi, à la gare pour le train de Vienne. 

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Vienne

Nous rencontrons, dans un de ces beaux cafés viennois, le personnel enseignant de l’Institut français qui a été fermé en février. Le personnel, qui a reçu des lettres de licenciement, mène une action en justice pour laquelle il existe des chances sérieuses de succès : soit l’annulation des licenciements soit des indemnités importantes (on parle de 300 à 400 000 €). Il faut déplorer les conditions dans lesquelles cette opération a été menée : désinformation du personnel, brutalité, refus de discussion, pression diverses. L’État-employeur, le MAE employeur, se comporte vraiment comme le premier patron-voyou venu, tout en enrobant ses actions honteuses de grands discours moralisateurs. Nous allons décider quelles actions mener pour aider ces professeurs et personnels si injustement traités.

Le soir, soirée amicale chez Elisabeth Kervarrec, avec les amis de l’ADFE et du PS.

Le 25 mai, petit déjeuner au café Central, devant la Hofbourg, un des plus beaux et vieux cafés viennois, avec une vingtaine de nos concitoyens. Nous y tenons une sorte de permanence.

Rencontre avec Pierre Viaux, ambassadeur de France, à qui nous soumettons le dossier des personnels de l’Institut français. Par ailleurs il décrit la situation des relations franco-autrichiennes ainsi que la politique européenne de l’Autriche. 

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Budapest

Le 25 mai, à mon arrivée à Budapest, j’ai animé un débat à l’Institut français, au bord du beau Danube, sur le thème de la citoyenneté française et européenne pour les Français établis hors de France.

Le lendemain nous avons eu une réunion avec Jean-René Cougard, conseiller économique et commercial, qui nous a présenté la situation économique du pays, caractérisée par une croissance régulière de l’ordre de 4% an depuis une dizaine d’années, une très grande ouverture du marché aux opérateurs étrangers. De grandes opportunités d’affaires existent encore, même si les investisseurs allemands ont déjà fait leur marché. La France se situe en 5ème position comme investisseur, couvrant avec 300 entreprises la plupart des secteurs. Les difficultés résident dans le déficit des finances publiques (de l’ordre de 8 à 10%), la difficulté de le réduire même si un réajustement fiscal important est envisagé, le vieillissement de la population avec les déficits sociaux qui l’accompagnent. La question de l’entrée dans la zone euro et de son calendrier restent posés. À noter le rôle de stockeur et distributeur central en Europe pour le gaz russe, azéri et nord africain que souhaite jouer la Hongrie.

Déjeuner avec l’ambassadeur de France M. Philippe Zeller et plusieurs Français de passage à Budapest.

Visite enfin de la Chambre de commerce franco-hongroise (170 membres) où nous avons été reçus par son vice-président Vincent Roussel qui nous a donné davantage de renseignements sur la fiscalité et les conditions d’exploitation des entreprises.

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Andorre

Mon assistant Alain Fontaine et moi-même avons été accueillis par le candidat de l’ADFE, Philippe Noël, dans la petite ville de Canillo, paroisse d’Encamp. La Principauté d’Andorre, apparue pour la première fois en 1256, couvre trois vallées qui sont restées isolées jusqu’à la fin du 19ème siècle, et comprend sept « paroisses » ou communes (http://www.andorraonline.ad/historia.asp)

cliquer l'image pour l'agrandirNotre première visite a été pour l’école primaire française, dont le directeur est Philippe Noël. Nous avons rencontré Christian Larbaut, inspecteur d’Académie et délégué à l’enseignement français en Andorre (http://www.xena.ad/SEF/). En vertu des accords entre la Principauté, la France et l’Espagne, le système éducatif d’Andorre est constitué des réseaux d’écoles andorranes, dont l’enseignement est donné en castalan, françaises (les enseignants et une partie des frais de fonctionnement sont pris en charge par la France) et espagnoles, actuellement en repli semble-t-il. Cette situation inédite tient à la spécificité des relations franco-andorranes et devrait perdurer. Il n’en demeure pas moins qu’une réflexion de fond devrait intervenir dans les prochains temps, par exemple dans un groupe de travail regroupant tous les intéressés autour de l’ambassadeur, sur l’avenir du système éducatif français : quels objectifs lui assigne-t-on ? Comment s’assurer que les élèves ayant passé le bac se dirigent vers les universités françaises et non vers Barcelone, ce qui est le cas aujourd’hui ? Quel financement la France doit-elle assurer ? Faut-il accueillir gratuitement tous les élèves ?

Nous avons ensuite descendu la vallée pour nous rendre au lycée Comte de Foix d’Andorre-la-Vieille (http://www.xena.ad/lcf/), où nous avons rencontré le proviseur, José Santamarta, et ses collaborateurs. Après la visite de ce bel établissement (1500 élèves dont 1000 au collège), notre ami Bernard Calvel, secrétaire de la section PS, avait organisé une rencontre avec les enseignants et les ATOS. La discussion a porté sur les prestations sociales, les remplacements et l’avenir du système éducatif français en Andorre. J’interviendrai auprès des responsables MEN (mission outremer-Andorre) pour faire avancer ces dossiers.


Classe de bac pro du Lycée
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Rencontre avec les enseignants et Atos
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Nous rendons ensuite visite au Parti socialiste andorran où nous avons été reçus par Francesc Casals Pantebre, premier secrétaire, Mariona Gonzalez Reolit, présidente, et par le camarade Pierre Canales. C’est un accueil chaleureux et diverses possibilités de travail en commun ont été évoquées.


Visite au Parti socialiste andorran
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Dîner ADFE
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Le soir un dîner amical a regroupé les amis de l’ADFE et du PS.

cliquer l'image pour l'agrandirLe lendemain nous avions rendez-vous avec Pascal Escande, directeur de cabinet de la Représentation du Co-Prince français. Depuis 1993, la principauté d’Andorre s’est dotée d’une constitution, ratifiée par referendum. Elle dispose d’un parlement de 28 membres, élus au suffrage universel, d’un gouvernement et d’un premier ministre. Elle a une existence internationale, avec des ambassades à Paris, Madrid, Bruxelles, New-York. Les Co-Princes demeurent chefs de l’État et garants de l’indépendance de la principauté. Ils ont essentiellement des pouvoirs de nomination de certains magistrats de haut rang et de saisine du Tribunal constitutionnel avant la promulgation des lois. Ils participent aussi aux négociations internationales concernant Andorre.

Visite ensuite de l’école élémentaire française avec la directrice, Geneviève Schenk-Bellus. Une rencontre avec les enseignants a permis de faire le point de leurs difficultés.

Il ne nous a malheureusement été possible, malgré nos demandes, de visiter l’Alliance franco-andorrane, qui quoique de statut local sert de centre culturel français. Une autre fois, peut-être…

Marcel Bruzzo, consul adjoint, nous a accueillis au consulat. Son principal problème est le manque d’effectifs : il ne dispose, pour gérer les 5100 Français inscrits sur le registre des immatriculations (2160 sur la liste électorale), que d’un titulaire adjoint de chancellerie, auquel s’ajoutent deux recrutées locales !

cliquer l'image pour l'agrandirNous avons eu un entretien avec Jean-Jacques Gaillarde, ambassadeur de France, et le premier secrétaire Bertrand Mathieu. L’ambassadeur a souligné la nécessité pour Andorre de faire des progrès sur le plan de la législation fiscale afin de se rapprocher des normes européennes : création d’un impôt sur les sociétés et sur le revenu (même minime) ; suppression de la pratique des prête-noms pour la création de sociétés ; convention fiscale avec la France et l’Espagne ; plan comptable international. Parmi les dossiers en discussion entre la Principauté et la France figurent l’amélioration du réseau routier, impraticable plusieurs jours par an en hiver, et le fonctionnement du poste douanier du Pas de la Case, où l’attente dure parfois trois heures. Un poste commun (BCNJ) devrait être ouvert d’ici un an.

En fin d’après-midi nous avons eu une réunion de travail avec des responsables d’entreprise français pour faire le tour des difficultés et des obstacles au développement de notre présence économique.

cliquer l'image pour l'agrandirNous sommes ensuite monté au Pas de la Case, village frontalier avec la France et station de ski où travaillent de nombreux Français, pour tenir une réunion publique. Les questions ont porté essentiellement sur la situation locale : coût du logement, route, douanes, projet immobilier d’une station de ski sur la commune de Porta mitoyenne en France. Philippe Noël a développé ses propositions sur ces différents dossiers et présenté ses engagements. Il s’est engagé à rendre régulièrement visite aux Français du Pas de la Case. Il leur a également suggéré de constituer une association qui puisse les représenter. 

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Iran

A mon arrivée à Téhéran le 15 avril, j’ai été accueilli par le consul de France Michel Candau et Patrick Noël, proviseur du lycée français. Nous passons à Ispahan la journée du lendemain, dimanche de Pâques et jour de la naissance du Prophète, en compagnie de l’ambassadeur de France Bernard Poletti et de son épouse, aimablement guidés par un ami francophile, Hekmat Soheylian.
 

Le 17 avril, j’ai d’abord eu un entretien avec l’ambassadeur, Bernard Poletti, qui a insisté sur les paradoxes d’un pays atypique, dont les décisions politiques peuvent être dictées par le nationalisme et empreintes de démagogie, alors que le peuple continue à manifester concrètement un esprit de tolérance et d’ouverture. Depuis deux ans en outre l’enseignement du français, dans les écoles iraniennes comme dans les universités, connaît un fort essor, tout comme les demandes de coopération scientifique et technique du type programme Gundi Shapour. La France voudrait répondre à ces demandes, mais elle n’a pas l’autorisation d’ouvrir de centre culturel. Notre ambassade se prépare aux différents scénarios
diplomatiques et politiques concernant la crise relative au nucléaire iranien, et veille à la mise à l’abri de nos intérêts économiques ainsi qu’à la mise en place du plan de sécurité, valable aussi pour un risque sismique également présent. Quelle que soit la durée du régime, la France doit rester présente pour reprendre le dialogue avec un pays fondamentalement francophile et dont le rôle géopolitique est essentiel.

Nous avons ensuite visité la section consulaire de l’ambassade, en compagnie du consul Michel Candau. Un millier de Français sont inscrits, dont une petite moitié de doubles nationaux. Il s’agit surtout d’expatriés et de familles, dont la durée de présence est inférieure à 5 ans. La préoccupation majeure du consulat n’est pas tant l’aide sociale (un seul allocataire, et cinq bourses scolaires seulement) que le plan de sécurité destiné à prévenir les risques sismiques. Téhéran est située sur une ligne de faille, et un tremblement de terre ferait 2 millions de victimes dans cette mégapole de 14 millions d’habitants. Le plan de sécurité, géré efficacement par toute l’équipe de sécurité, est mis à jour chaque semaine… L’autre souci est le fait que peu de bâtiments sont construits selon des normes anti-sismiques ; les bâtiments de l’ambassade, du consulat et la résidence ne le sont pas.
Sur les 13 agents employés au consulat 8 sont affectés au service des visas (22 500 demandes par an), qui fonctionne de façon satisfaisante ; cependant les moyens du consulat ont diminué de 12 % l’an dernier, les effectifs et les locaux sont insuffisants pour le traitement des passeports biométriques – de l’aide a été demandée au MAE. Une solution, que j’appuierai auprès du ministère, est que l’argent des visas – dont le coût devrait être relevé – soit intégralement reversé au MAE et aux consulats.
Le problème causé par une erreur commise par la société Mercer dans le calcul des indemnités de résidence, erreur qui a provoqué un préjudice important touchant 42 agents nous a été signalé. Il est à souhaiter que le MAE procède en 2006 à un rattrapage pour 2005 et 2006.

Le déjeuner a ensuite regroupé, autour de l’ambassadeur et du consul, les membres de la représentation diplomatique : Alexis Lamek, premier conseiller, Jacques Pellet, deuxième conseiller et son épouse, David Cvach et Denis Malachier, deuxièmes conseillers, Michel Lallemand, conseiller commercial et son épouse, le capitaine de frégate Bertrand de Kermadec, attaché de défense, Michel Houdayer, attaché culturel, Jean-François Voyez, chargé du chiffre. La conversation a porté sur les changements et les difficultés provoqués par la mise en place de la LOLF.

Nous avons ensuite rencontré dans ses bureaux Andreas Gabriel, directeur général de Renault Pars, entouré de Jean-Michel Thirard, directeur des ressources humaines, et de plusieurs cadres. Renault est en train de s’implanter dans un marché automobile en pleine expansion, avec 8 % de croissance sur les cinq dernières années et la perspective d’avoir à remplacer 5 à 6 millions de véhicules anciens. Les deux fabricants iraniens, Saipa Pars et Iran Khodro, produisent un million de véhicules, Peugeot, installé depuis 20 ans, importe les pièces et les fait assembler en Iran. Le projet de Renault, sur lequel travaillent actuellement 200 employés, avec une montée en puissance prévue de 350 à la fin de l’année, est la production locale de la Logan, un véhicule adapté aux besoins iraniens : un modèle robuste, familial, à faible consommation (les autos iraniennes consomment 17 litres…). Plutôt que d’importer les pièces, Renault compte les faire produire localement et les vendre aux constructeurs iraniens qui produiraient un vrai modèle Renault. Le premier objectif, modeste, est de 300 000 unités, l’assemblage devant commencer dans les prochaines semaines. Ce projet est toutefois tributaire des décisions du gouvernement iranien, ce qui fait peser une certaine incertitude sur l’avenir de l’implantation de Renault. Et de fait le 19 avril le ministère iranien a annoncé qu’il « suspendait » le projet, Renault n’acceptant pas qu’une partie (20%) de la production iranienne soit réexportée vers des marchés couverts par d’autres sites de production. Le message ainsi envoyé par les autorités iraniennes à la communauté française et internationale n’est pas de nature à encourager les investissements dans le pays.

L’ambassadeur avait invité le soir toute la communauté française, Français et franco-iraniens ; plus de 500 personnes étaient présentes, auxquelles je me suis adressé et avec lesquelles j’ai pu parler de nos préoccupations concernant la réductions des moyens du MAE, et de nos propositions pour améliorer la représentation des Français hors de France, en particulier l’élection de députés.
Chez Alexis Lamek ensuite j’ai pu rencontrer des intellectuels, artistes, journalistes de tous pays.

Le 18 avril, nous avons visité l’école française de Téhéran. Elle scolarise 300 enfants de 26 nationalités différentes, dont 200 dans le primaire, l’enseignement des classes terminales se faisant par le CNED avec le soutien des enseignants. L’école fonctionne avec un partenariat, unique en son genre, entre l’AEFE et la Mission Laïque, qui permet de faire prendre en charge trois enseignants par Peugeot et Renault ; des professeurs titulaires ont ainsi été recrutés et l’homologation a été obtenue. Le proviseur, Patrick Noël, doit affronter un grave problème de locaux. D’une part ils sont trop exigus, car l’école voudrait, et pourrait avec des locaux plus vastes, accueillir 500 à 700 élèves. D’autre part le terrain qu’elle occupe est propriété de l’ambassade du Royaume-Uni. Le statut diplomatique du terrain permet à l’école française de ne pas se conformer aux règles islamiques (pas de mixité, foulard pour les filles, censure des livres scolaires, etc.). Mais l’ambassade souhaite le récupérer, et le bail échoit en juillet 2007. Une solution doit donc être rapidement trouvée. L’école est gérée par une association de parents d’élèves dont nous rencontrons plusieurs membres du Bureau. Ils nous ont expliqué que les écolages sont parmi les moins chers de la région. Ils sont à la recherche de solutions pour une autre implantation et d’un financement complémentaire.
Le représentant du personnel, Charles-Edouard Saint-Guilhem, a mis en évidence les difficultés des 20 personnels en contrat local, qui sont recrutés sur des CDD de 11 mois et n’ont pas de grille de salaire correcte, et celles des 5 enseignants-résidents dont la ISVL est très faible (14 %) et très en retard. Il indique également qu’un accord a été obtenu avec l’association gestionnaire sur les frais de scolarité pour les enfants des enseignants résidents et recrutés locaux mais que la gratuité reste l’objectif.

Nous avons ensuite visité le Service de coopération et d’action culturelle. En l’absence du conseiller, Vincent Grimaud, hospitalisé, l’attachée culturelle Danielle Wozny et l’attaché de coopération pour le français Michel Houdayer nous ont présenté les activités du service, bridées par l’interdiction d’avoir un centre culturel. Cette entrave est d’autant plus dommageable qu’on assiste à une véritable renaissance du français ; 18 universités ont maintenant des départements de français et l’apprentissage du français est obligatoire dans une centaine d’écoles. Le SCAC s’est donné comme mission d’être un lieu de formation des enseignants et de formation des formateurs, réalisée par l’Institut français de Téhéran. Il donne des cours de français spécialisé (français juridique, médical, etc.) à 500 élèves. Là encore, des potentialités importantes existent, mais faute de locaux adaptés le nombre d’élèves doit être limité. Une autre activité du SCAC est l’orientation des étudiants iraniens vers les établissements d’enseignement supérieur en France.

Dans l’après-midi la Mission économique avait réuni autour de son chef Michel Lallemand huit de ses 14 conseillers du commerce extérieur. Les dirigeants des filiales iraniennes de Michelin, Thalès, Citroën, Alsthom, Total, la Société générale ont évoqué les perspectives importantes du marché iranien, le dynamisme de l’économie, mais aussi les difficultés créées par un pouvoir aux décisions imprévisibles. Le sentiment général est que les sociétés françaises doivent rester présentes sur le marché, prêtes à développer leurs activités dès que la crise actuelle sera résolue – dans une sens que nul ne peut prévoir.
L’importance du marché iranien (70 millions d’habitants), le niveau de qualification élevé surtout dans le domaine technique, le taux de croissance, la production énergétique, la place stratégique font de l’Iran un marché incontournable.

Le soir enfin nous avons rencontré nos amis de l’ADFE à l’occasion d’une réception chaleureuse donnée par Paul-Marie Graf, le candidat aux prochaines élections à l’AFE, et son épouse.
 
 
 
 

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La Haye

Le 7 avril, je me suis rendu à l’Office européen des brevets (OEB), qui, depuis 1973, est l’organisme chargé de délivrer le brevet européen. Actuellement, 1,54 millions de droits de brevets délivrés par la voie de l’OEB sont en vigueur dans les Etats membres de l’OEB. En 2005, l’Office a reçu plus de 180 000 demandes de brevet. L’OEB emploie presque 6 000 agents, dont environ 1 000 Français, sur quatre sites (Munich, La Haye, Berlin et Vienne) et un bureau de représentation à Bruxelles.

Au cours d’une conférence, j’ai exposé ma vision de l’avenir du système international des brevets. Après quelques remarques sur le fonctionnement de l’actuel système européen de propriété intellectuelle, j’ai développé mes propositions pour améliorer ce système dans les vingt prochaines années (mise en place d’un brevet communautaire, ratification de l’accord de Londres modifiant la convention de 1973 sur la délivrance des brevets européens, utilisation des taxes annuelles, etc.).

A l’issue de la conférence, je me suis entretenu avec les salariés français de l’OEB en poste à La Haye. Leurs principales remarques concernaient la place de la langue française à l’OEB (le français, l’allemand et l’anglais sont les trois langues officielles de l’Office) et la question du transfert de leurs droits à pension antérieurement acquis dans le régime national français vers le régime des pensions de l’OEB. Les membres de la direction de la sécurité sociale (ministère de la santé et des solidarités) que j’ai rencontrés (29 novembre 2005) m’ont affirmé que la demande formulée par les membres français de l’OEB n’est pas recevable car elle entraînerait une remise en cause des principes de répartition et de financement solidaire des retraites, qui fondent la conception française de la sécurité sociale. J’ai indiqué aux agents français de l’OEB qu’il faudrait aborder ce dossier avec l’ensemble des associations françaises de fonctionnaires des organisations internationales et sensibiliser la Commission européenne pour que la question soit examinée au niveau communautaire (suppression d’un obstacle à la mobilité des travailleurs). Dans un premier temps, un accord de coordination pourrait être négocié entre la France et l’OEB afin de valider les années travaillées en France.

Le midi, j’ai déjeuné au siège de l’OEB avec Willy MINNOYE (directeur principal des systèmes informatiques), Florian ANDRES (directeur principal du département électronique), Fernand EIDEN (directeur principal du département biotechnologies), Christophe LINTZ (directeur de la communication interne), Louis GUASTAVINO (vice-président du comité du personnel), Laurent PRUNIER et Yvon HEUX (président de l’association des fonctionnaires français aux Pays-Bas).

Le soir, la section ADFE avait organisé pour moi une conférence à l’ambassade de France, avec la participation de Bernadette van der Hoerst, sa présidente et candidate aux prochaines élections à l’AFE, et de Catherine Libeaut, sa suppléante. Un pot amical a suivi ma conférence, dont le thème « la démocratie citoyenne pour les Français à l’étranger » a entraîné d’intéressants débats, et enfin un dîner avec les amis de la section.

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Osaka - Kyoto

Arrivé à Osaka le 20 mars, j’ai été accueilli par Alain Nahoum, consul général, et par mon vieil ami René Aicardi, conseiller ADFE de la circonscription.

Nous avons visité l’école française du Kansaï, belle réalisation qui se développe régulièrement ; il y a 54 élèves de la maternelle à la seconde. Nous avons été accueillis par l’Association des Parents (APEK) présidée par Laurence Thellier et par le directeur Patrick Daniel. L’école conventionnée emploie trois enseignants dont un résident pour le primaire, et huit vacataires pour encadrer le secondaire qui se fait avec le CNED. Elle est ouverte sur la société japonaise (le japonais y est enseigné), d’autant que la très grande majorité des enfants sont franco-japonais. Elle est logée dans une ancienne école japonaise louée par la ville de Kyoto. Il y a des possibilités d’extension, ce qui correspond au projet de l’école de recruter davantage et d’assurer la totalité de la scolarité jusqu’au baccalauréat. Les frais d’écolage sont déjà relativement élevés : de l’ordre de 5000€ par an. L’école a besoin de réaliser un certain nombre d’investissements de sécurité et pédagogiques pour lesquels elle sollicite une aide de l’AEFE, et doit aussi discuter de leurs relations financières, demandant par exemple une plus grande participation au coût du directeur résidant.

En fin de journée, après une permanence tenue par René Aicardi et moi-même pour recevoir les Françaises et Français qui le souhaitent, j’ai fait une conférence sur « les services publics français à l’étranger » devant une trentaine de concitoyens, suivie d’un « pot » offert par l’APEK et l’ADFE.

Le soir, M. et Mme Nahoum ont offert un dîner aux responsables des associations françaises, dans le très beau cadre du Hakusasonso, villa-musée d’un peintre animalier renommé du début du siècle dernier.

Le lendemain, en compagnie de Pierre Fournier, directeur de l’Institut franco-japonais, nous avons visité la Villa Kujoyama, qui est une sorte de « villa Médicis » à Kyoto permettant d’accueillir six créateurs pour une durée de trois à six mois, dans des domaines variés : actuellement un historien de l’Islam au Japon, un spécialiste de bandes dessinées, une artiste du verre, un romancier, une cinéaste. Tous ces artistes doivent avoir un lien ou un intérêt pour le Japon que leur séjour sert à renforcer. Aidée financièrement par la fondation Ibatana, une riche famille de Kyoto, la Villa est une grande réussite malgré les difficultés financières.

Nous avons visité l’Institut franco-japonais fondé en 1927 par Paul Claudel et le sénateur Ibatana. Après une période difficile, l’Institut reprend à la fois les cours de langue qui le font vivre (il est presque autofinancé) et les activités culturelles. Ainsi débute le jour même et pour deux semaines une Académie de musique avec les meilleurs instrumentistes français et Mady Mesplé pour le lyrique. Cet Institut est représentatif des problèmes que rencontrent les centres et instituts culturels à travers le monde : budgets de plus en plus réduits, nécessité de trouver des financements extérieurs, raréfaction des personnels sur contrats.
Il est plus que temps de réfléchir à une autre approche de la politique culturelle française : une Agence qui regrouperait tous les moyens culturels à l’étranger (Alliance Française, centre culturels, instituts, centre de langues, Edufrance) et qui serait, avec l’AFD et l’AEFE, le troisième pilier d’action du MAE.

L’après-midi nous nous sommes rendus au Consulat général à Oaska pour participer à la commission des bourses dont René Aicardi fait partie es-qualité. Débats très sereins qui se concluent par des positions communes des différents membres.
Nous avons ensuite reçu les Français qui voulaient nous rencontrer pour une question individuelle.

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Tokyo

Le 22 mars, j’ai été accueilli à Tokyo par le consul Philippe Le Corre et Etienne Barral, président de l’ADFE Tokyo et membre de la liste ADFE aux prochaines élections à l’AFE, qui nous accompagneront pendant tout notre séjour. Qu’ils en soient ici remerciés. Entretien avec Gildas Le Lidec, nouvel ambassadeur de France qui vient d’Abidjan, entouré du consul, de Saïd Lebdiri, stagiaire ENA, et d’Etienne Barral. Sur le plan diplomatique, il nous a confirmé l’importance des discussions stratégiques instaurées entre les deux pays à la suite de la visite de Jacques Chirac en 2005, qui rassurent le Japon par rapport aux relations sino-françaises. Il a fait également point sur l’évolution de la situation au lycée.

Entretien avec Jean-Louis Muchielli, conseiller culturel et Emmanuelle Pavillon, conseillère culturelle adjointe qui s’occupe plus particulièrement du lycée. Une fondation de droit japonais pour le lycée français a été créée. Selon la loi japonaise pour les établissements scolaires, ses organes comprennent un collège des auditeurs de 24 membres et un conseil d’administration de 12 membres, présidé par l’AEFE et constitués chacun de 2/3 de représentants des pouvoirs publics français et 1/3 des représentants des associations, du personnel.
Les bâtiments de Fujimi, la petite école, propriété de l’État, sont loués pour 150€ par an. Ceux de Ryuhoku sont loués – cher : 300 000€ par an. Le lycée, qui était en gestion directe, est devenu un établissement conventionné mais d’un genre spécial puisqu’il reste géré et sous la responsabilité de l’Agence. Ce système résout les différents problèmes dont nous avions été informés l’année dernière : statut du lycée, fiscalité, préparation de l’avenir. M. Mucchielli nous a confirmé le lancement d’une étude de faisabilité sur trois scénarios d’avenir ; le comité d’orientation stratégique qui regroupe toutes les parties prenantes devrait se réunir pour en discuter. C’est une excellente initiative de concertation, que l’on souhaiterait voir prise ailleurs, tant la concertation et l’information semblent difficiles à mettre en œuvre pour les Français à l’étranger.

Le Conseiller nous a d’autre part indiqué que le nombre d’étudiants japonais en France, 1850, peut être considéré comme faible : il représente moins de 1% du nombre total d’étudiants étrangers. Il considère qu’Edufrance devrait être davantage orienté vers cette activité, et que la validation réciproque des diplômes entre universités françaises et japonaises permettrait d’avancer.

Nous nous sommes ensuite entretenus avec Philippe Le Corre, consul et chef de chancellerie, qui a organisé notre séjour de manière efficace et chaleureuse. Il nous a présenté sa section consulaire qui comprend 12 agents dont trois pour les visas (8 000 demandes par an). Il nous a expliqué le plan de lutte contre une épidémie éventuelle de grippe aviaire.

L’après-midi nous avons rencontré au lycée franco-japonais :

  • Les représentants des enseignants et des personnels (Snuipp, fédération des professeurs de français à l’étranger, représentant élu du personnel, SE-UNSA). Ils se félicitent du nouveau statut mais déplorent qu’un seul représentant des personnels siège au Conseil d’administration. Ils soulignent l’amélioration qui s’est manifestée pour les personnels sur contrat local (protection sociale, retraite). Ils émettent des réserves sur le projet de classes bilingues et craignent que ces classes ne comportent un risque de clivage social.
  • Patrick Ténèze, directeur général de la Fondation et proviseur du lycée. Nous soulevons la question de l’absence des élus (conseillers AFE) dans le conseil d’administration. Une solution pourrait être d’avoir comme observateurs permanents une composante de personnalités élues et qualifiées. Le proviseur souligne la complexité croissante de la gestion, avec trois budgets à présenter et selon les règles japonaises. Il faut aussi préparer l’avenir et prévoir la croissance des effectifs, avec si possible la location d’une école japonaise (plusieurs sont vides, compte tenu de la crise démographique) pour accueillir par exemple la maternelle et le primaire.
  • Enfin, last but not least, M. Ténèze (ancien deuxième ligne de l’équipe de rugby de Tulle) nous présente son projet pour la coupe du monde intitulé « jeune planète rugby », consistant à faire participer 40 jeunes du monde entier au championnat du monde en octobre 2007 en France. Ayant moi-même beaucoup pratiqué comme deuxième ligne en universitaire, je ne peux qu’apporter tout mon soutien à un si beau projet !
  • Les parents (FCPE, FAPEE). Leur principal souci est d’ordre financier. De gros travaux ont été financés, depuis plusieurs années, sur le fonds de réserve. Certes celui-ci était important, ayant atteint 700 millions de yens (soit 500 0000 €), mais il ne reste plus que 150 millions de yens. Or cet argent provenait exclusivement des écolages, et donc avait été payé par les parents. Il n’est pas normal que l’État, dont le devoir est de garder les locaux en état et aux normes, ait financé ces travaux sur la réserve. Je suggère que les parents approchent l’AEFE en soulignant cet aspect des choses et en plaidant que ce financement correspond à une anticipation de hausse des écolages pendant plusieurs années. J’interviendrai pour ma part en ce sens.

En soirée j’ai animé une conférence-débat sur l’évolution du système public de l’enseignement à l’étranger, suivie d’un buffet aimablement offert par l’ADFE.

Le 23 mars j’ai rendu visite la société Thalès et à la chambre de commerce et d’industrie française du Japon, où nous avons été reçus par Michel Theoval, secrétaire général et Didier Hoffmann, directeur général. Nous avons eu une présentation du marché japonais de l’armement et de la difficile approche commerciale qu’il représente (dossier à disposition).

Nous avons ensuite visité la Mission économique, où MM. Bajon et Austruy nous ont informé de la nouvelle politique monétaire du Japon. Puis l’ambassadeur a réuni les milieux d’affaires et les représentants de la communauté française (Françoise Morechand-Nagataki et René Aicardi) auxquels nous avons adressé nos messages respectifs.

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Séoul

Nous avons été accueillis à Séoul par Véronique Wagner, consule, et Pierre Ory, vice-président de l’ADFE-Corée qui nous accompagnera durant toute la visite en sa qualité de représentant de René Aicardi.
Nous avons d’abord eu un entretien avec Véronique Wagner qui nous a présenté la communauté française de Corée : 1600 immatriculés, essentiellement dans les affaires ; de nombreuses familles ; peu de personnes en difficulté financière (deux aides au CCPAS…) ; quelques enfants adoptés par des Français qui cherchent leurs racines ; un accroissement du nombre de Français de passage, souvent en transit à l’aéroport d’Incheon. Il y a chaque année 3 000 demandes de visas, dont 70% pour études, qui seront dès le 1er mai traitées par un CEF (Centre pour les études en France). Le consulat a connu plusieurs réductions de personnel (un standardiste, un agent immobilier, un régisseur), et se trouve aujourd’hui dans une situation difficile avec un seul expatrié et six agents seulement.

Après une permanence pour les Français qui souhaitent nous rencontrer, nous avons eu un entretien avec l’ambassadeur Philippe Thiébaud. Les relations diplomatiques entre nos deux pays sont bonnes, si ce n’est un léger problème posé par le fait que la France détient toujours les archives royales coréennes... La France se situe au 4ème rang pour les échanges commerciaux, derrière le Japon, les États-unis et l’Allemagne ; l’Europe est de loin le premier partenaire économique.

Nous avons ensuite rencontré au déjeuner les représentants des associations de Français : l’ADFE et l’Association des francophones de Corée, qui publie un excellent magazine destiné à la communauté française et francophone, « le petit échotier », ainsi que les milieux économiques.

L’après-midi a été consacrée au lycée français que nous avons visité guidés par son chef d’établissement Guillaume Cario. Nous avons aussi rencontré le représentant du syndicat SE-UNSA qui a soulevé deux questions : l’éventualité évoquée en CTP de l’Agence que la prime de résidence de 1800 euros soit réduite au bout de 12 ans à 15% de son niveau, et la possibilité de prise en charge des frais de scolarité des enfants de recrutés locaux.
Nous avons également rencontré le représentant du comité des parents, Sébastien Fayet, et le directeur, avec lesquels nous avons évoqué diverses solutions pour faire face au développement du lycée et l’éventualité, à étudier, d’un partenariat public-privé. La réévaluation du plafond immobilier pris en compte pour la détermination des bourses est en cours de discussion, comme à Hong-Kong. René Aicardi a évoqué la constitution d’une commission de recrutement unique pour les résidents et les contrats locaux.

Nous nous sommes ensuite rendus à la Mission Économique, où Yves de Ricaud, chef de la Mission, nous a présenté l’économie coréenne et les relations commerciales et économiques entre les deux pays.

Le soir dîner amical avec les sections ADFE et PS.

 

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Le 26 mars nous avons visité l’Alliance Française, créée en 1964, très active avec 7 000 inscriptions annuelles. Son directeur, Alain Hardy, considère qu’en dépit du développement très satisfaisant de l’Alliance de Séoul et des sept Alliances de province, des incertitudes lourdes existent quant à l’avenir. La principale est liée au montage juridique curieux qui fait que les activités de l’Alliance, pourtant cofinancées par la France (deux expatriés mis à disposition) et qui génèrent un million d'euros de recettes, sont entièrement entre les mains d’une fondation privée franco-coréenne qui en assure la gestion. Outre le fait que les autorités françaises ne peuvent plus intervenir sur la programmation ni sur la gestion, la pérennité de l’Alliance n’est aucunement garantie, la décision d’arrêter tout ou partie de ses activités pouvant être prise par les gestionnaires coréens à n’importe quel moment, plaçant la France devant une situation de fait.
Il me semble urgent que les différentes autorités françaises ayant des responsabilités dans ce dossier élaborent un plan de sortie de cette situation, tout en gardant les bonnes relations nécessaires avec les autorités et personnes privées coréennes concernées.

Visite ensuite au centre culturel français, avec Patrick Bosdure, secrétaire général, où j’ai donné une conférence sur les services publics français à l’étranger.

Avant mon départ j’ai visité la Foire du Livre français qui se tient dans le magnifique Hall des expositions de la société Samsung.

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Pékin

A mon arrivée à Pékin le 26 mars au soir, j’ai été accueilli par François Sastourné, conseiller, puis invité par l’ADFE à un dîner amical.

Le lendemain, déjeuner avec les milieux chinois de la propriété intellectuelle.

Le soir, dîner-débat avec une quarantaine d’enseignants et les lecteurs de français à Pékin (et en Chine) dans un café ancien près du temple de Confucius. Ils souhaitent bénéficier d’un salaire minimum (actuellement 300 € avec logement), d’une couverture sociale et d’une participation à la retraite. La difficulté est que leurs employeurs sont les universités chinoises, et que souvent leur recrutement ne passe pas par le service culturel de l’ambassade qui pourrait faire respecter ces clauses. Autre souci : les soins médicaux sont payables d’avance. Cela pose problème en cas d’accident par exemple, si le blessé n‘a pas sur lui la somme demandée. Olivier Lefebure, candidat sur la liste ADFE, annonce qu’une association est en voie de constitution disposant d’une permanence téléphonique et susceptible d’avancer l’argent des soins (pour tous renseignements contacter Olivier Lefebure : lefebureol@yahoo.fr)
S’ajoute à ces soucis la fermeture programmée du bureau médical tenu conjointement avec l’Allemagne, qui représentait pourtant un soutien et une aide considérables.
J’indique que le PS travaille sur la création d’une couverture médicale universelle pour les Français hors de France. On évoque enfin le statut et la carrière des enseignants de FLE. J’ai rappelé les propositions en faveur des stagiaires dans le cadre du débat de la loi sur la réduction des inégalités.

Le 27 mars, réunion-débat à la Chambre de commerce et d’industrie française sur les questions de propriété intellectuelle. Ce qui frappe le plus, c’est le développement du nombre de dépôts de brevets en Chine (173 000 en 2005 dont 93 000 d’origine chinoise), qui fait de celle-ci un des tout premiers déposants dans le monde. Il devient donc nécessaire d’associer dorénavant le Chine aux débats et décisions concernant le système international des brevets.

Au consulat, où j’ai retrouvé Isabelle Marquez, ancienne du secrétariat du CSFE, j’ai visité le service des visas (19 agents pour 80 000 demandes par an) et la chancellerie (quatre agents pour 3500 Français. Il y a peu de problèmes de transcriptions d’actes. Un des soucis est la suppression des gardes de sécurité français (quatre gendarmes) et leur remplacement par une société de sécurité.

Au cours du déjeuner avec les conseillers du Commerce Extérieur, à l’invitation de l’ambassadeur, la conversation a porté sur le marché des centrales nucléaires, avec la compétition entre Areva pour la technologie française et les fournisseurs américains, pour la vente de quatre centrales, prélude à la construction de 10 centrales pendant le 11ème plan (2005-2011). Les termes de référence de ce marché semblent fluctuer au gré des pressions américaines. Il a aussi été question des activités des sociétés françaises dans le BTP et le transport, et de la faiblesse de notre présence bancaire dans un pays où le taux d’épargne des ménages est de 50% ! Le sentiment que l’on retire est celui d’un changement assez net au profit des États-unis et à notre détriment (cf. une feuille d’information économique intéressante sur la Chine : http://www.leventdelachine.com/).

L’après-midi, nous avons visité le Lycée français, devenu depuis peu un établissement en gestion directe, avec Marie-Christine Schaffausser, proviseure-adjointe, Jean-Marie Bertrand, directeur de l’école primaire, Francis Nizet, professeur, Odile Pierquin, professeure et présidente de l’ADFE, ainsi qu’avec Marylène Boulanger, Intendante.
L’établissement compte 849 élèves dont 70% de français (l’inscription d’élèves chinois y est interdite par la Chine) : 180 à la maternelle, 320 à l’école élémentaire, 346 au lycée. Le passage en gestion directe a impliqué un transfert de patrimoine de l’Association des Parents d’Élèves, gestionnaire précédente, à l’État, et un changement des règles comptables.
Les priorités sont de réussir la rentrée 2006 en construisant trois préfabriqués pour les grandes classes, de réussir le lancement des nouvelles classes bilingues, et d’obtenir un conseiller principal d’éducation pour gérer la vie scolaire. A plus long terme, un nouveau lycée devrait être construit sur le campus diplomatique.
Nous avons pu voir la maquette de la future ambassade de France et du campus lycéen qui y sera attaché, avec les explications de la responsable de l’antenne immobilière Élise Pencé.

Le soir, j’ai donné au Centre Culturel devant une cinquantaine de personnes une conférence sur la représentation politique des français à l’étranger, suivie d’un débat sur l’évolution de la communauté française en Chine et l’élection de députés représentant les Français hors de France.
J’ai également donné à Camille Foucard, journaliste à RCI, radio chinoise qui émet en français, une interview sur la communauté française en Chine.
Un cocktail a été ensuite offert par l’ambassade me permettant de rencontrer, avant mon départ de Pékin, presque tous les participants.

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Royaume-Uni

Avec mes collègues Jean-Léonce Dupont, sénateur du Calvados et président du groupe d’amitié franco-britannique et Philippe Nachbar, sénateur de Meurthe et Moselle, j’ai effectué une mission parlementaire sur « les relations universités-recherche-entreprises au Royaume-Uni », dans le cadre du groupe d’amitié franco-britannique. La visite était organisée par Pierre-François Coppolani, administrateur du Sénat, et par l’ambassade de France : René David, conseiller pour la science et la technologie, la Dr Anne Prost, attachée scientifique, et Edwige Girardin, attachée de coopération universitaire.
L’Ambassadeur de France Roger Errera nous a reçus à déjeuner et a tracé un tableau de la situation politique britannique, analysant les difficultés de Tony Blair sur la réforme de l’éducation, son calendrier de « sortie », l’évolution plutôt décevante de l’économie, et la nécessité de développer les relations franco-britanniques. Rappelons que l’effort de recherche en France était, en 2001, de 33 milliards de dollars soit 2,24 % du Pib (l’objectif de Lisbonne étant de 3%) dont 15 milliards (1%) pour les administrations et 19 milliards (1,24%) pour les entreprises, alors que les chiffres équivalents étaient pour le Royaume-Uni de 29 milliards de dollars soit 1,90 % du Pib.

Nous avons visité Imperial College, créé en 1902, et en particulier son unité de liaison avec le monde industriel. C’est une priorité d’ouvrir les formations de recherche à la création de « start-up » et au développement d’applications industrielles. Le choix a été de développer le service de transferts de technologie au sein même de l’université. Nous avons rencontré Susan Searle (PDG d’Imperial Innovations), Dominique Kleyn (Biopharma Business Development), et le professeur français Philippe Froguel (Genomic Medecine), également directeur d’un laboratoire du CNRS.

Au Cambridge Science Park ensuite, où nous avons été reçus par la Dr Gillian Wallace, nous avons visité le Cambridge Technopole et le St John’s Innovation Center dont le directeur est le Dr Alexander Smeets, assez proches des parcs scientifiques français (Sophia ou Grenoble). Le Professeur Leslie, adjoint au vice-Chancelier de l’Université, en charge de la recherche, nous a expliqué le fonctionnement – complexe - de l’université de Cambridge avec colleges, schools, university. L’Université de Cambridge dispose d’un budget de recherche de 540 millions de livres ainsi répartis :

  • droits d’inscription : 100 millions
  • subventions gouvernementales : 150
  • fonds des research councils : 150
  • contrats avec l’industrie : 50
  • dons et legs : 40
  • revenus propres : 50

L’après-midi nous avons visité la « Research Services Division » du Dr. Antja Minnich et la « Cambridge Entreprise » de Boris Bouqueniaux, qui offrent aux chercheurs leurs services pour mettre leurs inventions sur le marché. Le Conseiller scientifique a invité à dîner des représentants d’Imperial College, d’Oxford et du Wellcome Trust.

Le lendemain, nous avons visité une société de transfert de technologie « IP2IPO » spécialisée dans les relations avec les universités, très orientée finances et marchés.
Nous avons été invités à déjeuner à la Chambre des Lords par Lord Grenfell, pair travailliste, président du groupe interparlementaire Royaume-Uni – France de la Chambre des Lords.

L’après-midi séance de travail au DIT (Department of Industry and Trade) qui supervise la politique de la recherche au niveau gouvernemental. Clairement, le gouvernement a fait une priorité du transfert de technologies et de la valorisation des résultats de la recherche, ce qui est certainement une orientation positive.
Le modèle anglo-saxon est intéressant par son pragmatisme, par l’esprit d’ouverture sur les entreprises et enfin par les solutions de financement qu’il offre. Il est toutefois d’inspiration très « libérale » et américaine ; par là même difficilement transposable comme tel en France. Nous sommes certainement dans une orientation plus « médiane » entre recherche, industrie, enseignement et aménagement du territoire.
Nous devons tenir compte de ce que nos universités n’ont pas d’autonomie ni de ressources propres, et que la recherche est pour sa plus grande part menée en dehors des universités, dans des formations spécialisées et des grandes écoles. Nous devons nous faut faire porter nos réflexions et nos propositions sur ces questions.

Un rapport de la mission d’étude sera bientôt disponible sur ce site.

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Saint-Pétersbourg

Le 28 janvier 2006, j’ai été accueilli à l’aéroport de Poulkovo 2 par Pascal Maubert, consul général de France.
J’ai ensuite rencontré plusieurs parents d’élèves russes de l’école française André Malraux, qui m’ont expliqué les difficultés qu’ils rencontrent, en particulier les problèmes lors du retour au système éducatif russe, et la non transparence du fonctionnement de l’école.
Un dîner a été offert au Consulat par M. et Mme Maubert, avec Sauveur Sellam, président de la section UFE de Saint-Pétersbourg et responsable de la société d’ingénierie Technip, et Cédric Etlicher, chef d’entreprise de distribution de parfums et correspondant de l’ADFE pour la Russie.

Le 29, après avoir visité le musée de l’Ermitage, le musée Russe et de la maison de Dostoievsky, j’ai dîné au restaurant français « La vieille douane » avec M. et Mme Maubert, Cédric Etlicher et Jean-Yves Leconte, conseiller AFE de la circonscription.

École française

Le 30, nous avons visité l’école française André Malraux (9-16 rue Maiakovsky ; http://www.efsp.org/), dont le conseil de gestion est présidé par Serge Ferry. Catherine Harnois est la directrice de l’établissement. L’école conventionnée concerne uniquement le cycle primaire et scolarise 70 enfants, dont 45 avant 5 ans ; la moitié des élèves sont français dont 25% franco-russes. Deux enfants suivent ensuite un enseignement secondaire avec le CNED.
L’école est gérée par une association de la loi de 1901 française, et bénéficie d’un poste d’expatrié (direction) et de deux résidents 100%.
L’écolage est de l’ordre de 250€ par mois plus 50 pour la cantine.
La situation entre les différentes parties prenantes est tendue et ne permet pas de dégager une solution pour l’avenir. Celle-ci, me semble-t-il, devrait viser à atteindre une taille critique beaucoup plus grande, de s’ouvrir plus aux enfants russes, et donc de leur proposer un curriculum commun leur permettant d’être reconnus par les autorités scolaires russes. Il est également urgent de trouver une solution juridique acceptable .Les discussions doivent être menées avec le SCAC de Moscou et l’AEFE. Un rattachement au lycée de Moscou résoudrait, me semble-t-il, la plupart des difficultés.

Entreprises françaises

Un déjeuner au restaurant Sedmoï Gost a rassemblé autour du Consul Général et du Consul adjoint, chef de chancellerie, les conseillers du commerce extérieur : André Holzer (EMC), Roger Delous (Raiffeisen Bank), Dominique Bayvet (BV marketing), ainsi que la nouvelle directrice de l’Institut Français, Héléna Perroud, et Serge Krebs, conseiller commercial.
Nous avons parlé des difficultés d’implantation et de fonctionnement des entreprises françaises dans la région, une quinzaine, ou une cinquantaine si l’on compte les entreprises de droit russe créées par des Français.

Puis nous avons visité l’Institut français, installé dans le très beau cadre d’un palais (20 quai de la Moika ; http://www.ifspb.com/)

L’après-midi, j’ai tenu une permanence au consulat pour les Français de la circonscription. En compagnie de Jean-Yves Leconte et de Cédric Etlicher, nous avons reçu sept de nos concitoyens.

Le soir, une réception avec la communauté française a été organisée par le Consul Général dans le cadre magnifique des anciennes Écuries Impériales, qui m’a permis de rencontrer plus de 150 de nos concitoyens habitant et travaillant à Saint-Pétersbourg, et de m’entretenir avec eux dans leur diversité : chefs cuisiniers, professeurs, artistes, chefs d’entreprise, étudiants, religieux…

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Moscou

LLe 31 janvier, Jean-Yves Leconte, Cédric Etlicher et moi-même avons été accueillis à notre arrivée à Moscou par Edith Guyot-Nowak, consule de France.

Lycée Alexandre Dumas

Nous avons effectué notre première visite au lycée Alexandre Dumas (7A, Milioutinsky per. 103000 Moscou ; http://www.lfm.ru/) en compagnie d’Edith Guyot-Nowak et de Laëtitia Chrétien, vice-consule chargée du Service des Français.
Le lycée est bien installé (depuis mai 2004) dans des locaux récemment rénovés mais qui seront bientôt trop exigus. Déjà une partie des classes primaires occupe d’autres locaux situés près de l’ambassade mais ceux-ci seront bientôt remplis. Une réunion de travail avec Monique Stephen, proviseure, et Michel Sénéchal, proviseur-adjoint, nous permet de faire le point et de nous rendre compte de l’importance de trouver un terrain à proximité qui accueille l’école primaire ainsi qu’une installation sportive. Plusieurs contacts importants ont été pris aux niveaux de la mairie de Moscou et de la Fédération. Le ministre Douste-Blazy a récemment évoqué le dossier avec son homologue russe, et la directrice de l’AEFE est venue à Moscou pour ce même dossier. La solution préférée des parents et des enseignants serait un terrain situé à proximité - il en existe. Je soulèverai la question avec Madame Bossière.
Le lycée est passé de 440 élèves en 2002 à 815 actuellement, et va continuer de croître sur le même rythme pendant plusieurs années encore, compte tenu de la croissance de la communauté d’affaires.
Le financement de la construction des nouvelles classes serait fait à concurrence de 4,5 millions d'euros par emprunt et 1,5 million d'euros sur les fonds propres.
Les frais d’écolage sont de l’ordre de 2500 à 4500 € avec un taux de remontée de 68%. La commission des bourses accorde 10 bourses par an.
Après une visite de l’établissement (en particulier un très beau CDI qui souffre de ne plus pouvoir recevoir ses revues par la valise diplomatique), nous avons rencontré des représentants des enseignants puis ceux des parents d‘élèves, Gisèle Thiercelin et Agnès Gérard. Les uns comme les autres soutiennent le projet d’extension du lycée. Il est souligné que les personnels russes ne bénéficient pas de couverture médicale.

La même délégation a déjeuné ensuite avec Jean-Charles Berthonnet, Premier Conseiller chargé des questions politiques, et Alain Biancardini, consul chef du Service des visas, qui nous ont informés de la situation politique en Russie.

L’après-midi nous avons été reçus à la « Maison de la France » (7, ul Koroviy val, Moscou 117049 ; http://www.franceguide.com/) qui assure la promotion touristique de notre pays en Russie (directeur : Christian Walgenwitz ; adjoint : David Morton).
La France est la première destination des russes par le nombre, mais seulement la troisième par le chiffre d’affaires. « Maison de la France » est un bureau de représentation du GIE français correspondant, qui dispose d’un budget de 400 000 € auxquels s’ajoutent 550 000 € de recettes de partenariat.
Son action est dirigée en priorité vers les journalistes et les agences de voyage. Elle a par exemple mené une action spéciale après les événements de novembre en France pour expliquer et rassurer l’opinion russe (100 000 €). Elle a déterminé six nouvelles destinations à promouvoir : la Côte d’Azur, Antibes, le Languedoc-Roussillon, Montpellier, les Pyrénées-Orientales et la région Rhône-Alpes.

Le soir une réunion organisée par la Mission Économique (Vincent Falcoz, conseiller financier pour la CEI)) avec les chefs d’entreprise installés en Russie nous a permis de nous rendre compte de la vitalité de l’économie russe et des possibilités considérables qu’elle offre aux entrepreneurs français, y compris aux jeunes créateurs d’entreprises. La croissance a été de 6% en 2005 avec un excèdent budgétaire de 7% du PIB (de quoi faire rêver plus d’un ministre des finances en Europe !). Les principaux problèmes restent la corruption, la bureaucratie et la dépendance du pétrole.

Le soir dîner amical de l’ADFE au restaurant Datcha.

Centre culturel français

Le 1ier Février nous nous sommes rendus au Centre culturel français (1 Nikoloïamskaïa, 109189 Moscou ; http://www.ccf-moscou.ru/) où nous avons été reçus par Dominique Jambon, directeur, Gérard Drake, agent comptable et Cécile Elzière, directrice des cours.
Le principal problème du Centre – ouvert en 1991- est sa localisation, quelque peu excentrée, et son manque de « lisibilité » : le British Council occupe le même immeuble et dès la réception « écrase » le Centre français. Il existe un projet de centre culturel conjoint avec l’Allemagne, à Maïakovskaïa, dans le cadre d’un partenariat public-privé avec la société Siemens qui, pour un investissement de 8 millions d'euros, assurerait une localisation idéale et une synergie avec le Goethe Institut. Il semble néanmoins que ce projet soit bloqué pour des raisons budgétaires. Si tel devait être le cas, il serait préférable d’en prendre la décision le plus rapidement possible afin de pouvoir développer un nouveau scénario.

Le centre a reçu environ 1000 élèves pour ses cours de langues, ce qui le place après le British Institute (16 500), l’Institut Cervantès (4 500) et le Goethe Institut (2 500). Les recettes sont de l’ordre de 500 000 € avec une subvention de fonctionnement du même ordre. Il emploie une trentaine d’enseignants vacataires, sans protection sociale.
Il est clair que l’enseignement du français est très en retard à Moscou et pourrait facilement être doublé, voir triplé si les conditions étaient réunies.

J’ai ensuite déjeuné avec Alexander Grigoriev, Président de l’Office Eurasiatique des brevets.

Consulat

L’après-midi, nous avons visité le service des visas du consulat, dirigé par Alain Biancardini (43 Bolchaia Jakimanka 177049 Moscou ; http://www.Ambafrance.ru/)
Le consulat enregistre 272 000 demandes par an dont les 3/4 passent par les agences de voyage. Les demandes sont coordonnées avec les autres consulats Schengen (critère de détermination du consulat émetteur : la durée du séjour). Le service a été réorganisé et fonctionne désormais dans des conditions satisfaisantes pour les employés et pour les demandeurs (délai de quelques jours). Il reste la question du paiement, nécessairement en liquide, qui est très lourd à gérer. Le service emploie 27 recrutés locaux et 10 auxiliaires, qui ont vu leurs conditions de travail s’améliorer, mais qui se trouvent toujours dans une situation très difficile vis-à-vis des autorités russes, dans la mesure où ils ne sont pas déclarés comme travaillant pour le consulat et n’ont donc pas d’existence légale.

En fin d’après-midi nous avons tenu une permanence pour nos compatriotes.

Le soir, j’ai donné une conférence sur « le service public français à l’étranger », puis me suis rendu au dîner offert par l’ambassadeur pour la visite de l’amiral Giraud, directeur de la Coopération militaire au MAE, et la mienne.

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Kiev

Arrivée en provenance de Moscou et accueil à l’aéroport par Bernard Coquebert, consul de France, qui vient de prendre ses fonctions.
Nous nous rendons immédiatement à l’Ambassade (39, Reitarska ; http://www.ambafrance.kiev.ua/) pour un déjeuner offert par Jean-Paul Veziant, ambassadeur, avec les chefs de service de l’ambassade et du consulat. Les responsables nous expliquent la situation politique locale à la veille des élections générales du 28 mars ainsi qu’à la lumière de la récente crise entre la Russie et l’Ukraine sur le prix du gaz.
La communauté française (environ 400 âmes) ainsi que les difficultés (passées) à l’école nous ont été commentées.

Consulat

Nous avons ensuite visité le consulat installé dans des locaux ni commodes ni fonctionnels au rez-de-chaussée de l’immeuble. Environ 40 000 demandes de visa sont déposées chaque année et traitées par sept agents. Si les visas biométriques devaient être mis en œuvre avec comparution personnelle des demandeurs, il faudrait tripler sinon quadrupler les effectifs et les locaux (guichets et lieux de saisie). Après une période de difficultés, il semble que la situation soit redevenue normale. Le Service des Français ne compte qu’un agent et reste donc très fragile.
Tout ceci amène l’équipe du poste à rechercher de nouveaux locaux plus vastes et moins chers : le loyer annuel est de 500 000 €, c'est-à-dire que sur 10 ans, la location a été équivalente à l’achat ! Diverses solutions ont été étudiées : achat d’un immeuble, construction, déménagement de la Résidence pour libérer un étage de bureaux... C’est un des principaux soucis de l’ambassadeur.

Nous sommes ensuite allés au Parlement pour un entretien avec Oleksandr Moroz, Président du Parti socialiste ukrainien, qui vient d’être admis à l’Internationale Socialiste comme membre associé. Il est accompagné du secrétaire aux affaires internationales de son Parti.
Pour ce qui est des prochaines élections législatives (proportionnelle intégrale nationale), 45 partis politiques sont en lice mais avec le seuil minimum de 3%, six ou sept seulement devraient être représentés au Parlement (une seule chambre !)
Les prévisions actuelles sont les suivantes : le parti des régions de Yanoukovitch (premier ministre battu) serait en tête avec 20 à 22% des voix, suivi par la formation de Youlia Timochenko (ex coalition Orange) avec 15 à 18%. Le parti du président recueillerait 13 à 16% des voix, le PSD 8 à 10%, le parti de M. Litvin et le PC ukrainien 6% chacun
Le Parti socialiste espère sortir des élections avec une position centrale qui lui permettrait d’être l’axe d’une coalition progressiste modérée.

Pour ce qui est du conflit avec la Russie, Oleksandr Moroz estime que le gouvernement ukrainien a négocié sans mandat, et que l’accord du 4 Janvier est mauvais, en particulier parce qu’il va pénaliser lourdement les entreprises ukrainiennes. Il est d’avis de ne pas ratifier cet accord et d’en renégocier si possible les prix mais surtout le calendrier de mise en œuvre, qui devrait s’étendre sur deux ou trois ans.

Institut Français

A l’Institut Français (104 rue Gorki ; http://www.ifu.com.ua/) nous avons rencontré la directrice, Aïcha Kherroubi, Kévin Magron, secrétaire général, et plusieurs des responsables de services.
Le centre est très actif, à Kiev et en province, avec de nombreuses manifestations, par exemple le « Printemps français » qui a beaucoup de succès. Il anime cinq centres en province (Odessa, Dnipropetrovsk, Karkhiv, Lviv, Donetsk). Sa subvention de fonctionnement est de 500 000 € avec une recette de 450 000 € pour 2300 élèves de français. Le principal problème est la situation juridique des enseignants qui devrait être remise à plat.

Écoles françaises

Le 3 février nous avons visité deux écoles.
Au collège français Anne de Kiev (21 rue Tchapaieva, 01030 Kiev ; http://www.collegeannedekiev.com/) nous avons été reçus par Jean-François Morel le nouveau directeur. L’école sort d’une crise qui a obligé l’AEFE à intervenir l’an dernier. La situation est redevenue normale et le nombre d’élèves est remonté (environ 130). Des perspectives de croissance importante existent, liées à l’implantation de nouvelles entreprises françaises. L’école offre un enseignement français complet en primaire, ainsi qu’un enseignement ukrainien reconnu par les autorités. Elle offre aussi de la 6ème à la 3ème un enseignement CNED encadré pour toutes les matières. Elle emploie un expatrié, trois résidents, quatre recrutés locaux français et dix ukrainiens. Des contrats de travail conformes au droit ukrainien vont être mis en œuvre et la cotisation CFE des recrutés locaux français sera remboursée. Les élèves se répartissent de la manière suivante : 51 français, 25 nationaux, 15 étrangers-tiers. Ils sont 39 en maternelle, 43 dans le cycle élémentaire et 19 dans le secondaire. Les frais de scolarité vont de 2200 à 5700 euros.
Le principal souci lors de la dernière rentrée était de redémarrer l’école sur des bases acceptées par tout ; il est maintenant d’anticiper la croissance, et de prévoir les capacités matérielles d’un accroissement sensible des effectifs.
L’école française internationale a été créée en septembre 2005 par Tiphaine Henry, et intégrée comme section de l’Ecole Ukrainienne 91 dirigée par Tamara Krik. C’est une SARL disposant du statut juridique d’établissement d’enseignement. Elle scolarise 70 enfants dont 25 en maternelle et 35 en primaire, qui participent obligatoirement au cycle de l’école ukrainienne (bilinguisme, bi-culture). Les cours sont répartis entre ceux qui sont en français, par exemple l’histoire, l’instruction civique, le français ; et les autres disciplines données en ukrainien. Le corps enseignant comprend cinq professeurs français et six francophones. L’investissement initial a été réalisé par Tiphaine Henry. Les frais de scolarité sont de 300 euros par mois, l’école ukrainienne étant gratuite. Les programmes sont en cours de validation par le ministère ukrainien.
Il s’agit d’une expérience très intéressante d’intégration scolaire et culturelle. A suivre.

Un déjeuner à l’ambassade a réuni les chefs d’entreprise membres de l’Association de la Communauté Française d’Affaires en Ukraine (ACFAU, http://www.acfau.com.ua/), avec son président Nicolas Makhroff.
La conversation a porté en partie sur la situation de crise avec la Russie dans le domaine de l’énergie, et sur les conditions de travail pour les entreprises (fiscalité, réglementation tatillonne et inefficace, douanes). Le sentiment général est qu’il y a néanmoins de grandes possibilités de développement, et qu’avec de l’obstination, les marges sont plus que convenables.

L’après-midi, de nouveau au Parlement pour une longue interview avec la presse écrite et la télévision sur la situation en France et en Europe.

Permanence au consulat où nous avons rencontré plusieurs de nos compatriotes.

Dîner amical le soir.

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Australie

M. Delahousse, Consul général de France, m’a accueilli à l’aéroport de Sydney.
Le 25 octobre, réunion de travail au Consulat avec M. Delahousse et Marie-Claire Guilbaud, conseillère ADFE à l’AFE (pour la présentation de l’Australie et du consulat général, voir site commun de l’Ambassade de France et du Consulat de Sydney : http://www.consulfrance-sydney.org/).

Nous avons évoqué les principaux problèmes de la communauté française en Australie :

  • le nécessaire développement du lycée Condorcet, nouvellement installé dans ses murs ;
  • une aide de la France à l’école de Killarny Heights, par exemple le détachement d’un enseignant de français ;
  • le débat sur le projet de convention de sécurité sociale entre la France et l’Australie, particulièrement importante pour les retraités, mais combattue par certains pour la (mauvaise) raison de protéger certains Français qui ne déclarent pas tous leurs revenus comme ils en ont l’obligation dans le cadre de la convention fiscale entre nos deux pays ;
  • une difficulté particulière pour la communauté de Melbourne : la fermeture de son consulat et son remplacement par un consulat dit « d’influence », c'est-à-dire offrant très peu de services. Les élus de Melbourne n’ont pu empêcher cette fermeture en son temps, et compte-tenu de la politique de restrictions budgétaires et de suppression des postes du MAE (250 prévues pour le budget 2006), il sera difficile de faire revenir les autorités politiques sur leur décision.

Nous avons ensuite visité les services du consulat : état-civil, visas, presse.

Puis nous nous sommes rendus à l’Université de Sydney où nous avons été accueillis par Mmes Royer et Taury, directrices du département d’études françaises, et où j’ai donné une conférence sur « les évolutions récentes de la société française », suivie d’une discussion passionnante sur les politiques de l’emploi et de l’éducation en France depuis une vingtaine d’années.
J’ai également donné une interview à Danièle Kemp pour l’émission en langue française de la SBS.

L’après-midi, nous avons eu une réunion avec présidents ou représentants des associations françaises : Théo Arfaras (Association des anciens combattants français d’Australie), Bruno Leuridan (Chambre franco-australienne de commerce et d’industrie), John Mac Coll (UFE), Rubens Michkine (Association France-Australie), Benoît Rabiot (ADFE), Claude Ressos (Sydney Accueil), le Dr Daniel Talmont (Association médicale francophone d’Australie), et Digby Wren (Friends of Laperouse museum).
Chaque association a présenté ses activités et ses soucis, essentiellement d’ordre financier, pour l’école de Killarny Heights, le lycée Condorcet et le musée Lapérouse.
Nous avons également abordé la question du projet de convention de sécurité sociale entre la France et l’Australie, qui permettrait aux salariés ayant cotisé dans les deux pays de percevoir leurs droits à pension, et éviterait la fraude fiscale à la non-déclaration. Le projet est combattu par la droite pour des raisons qui ne sont pas très claires.

A l’Alliance française, nous avons rencontré Florence Decamp, correspondante du quotidien français « Libération », auteur d’une série de livres et de bandes dessinées (avec Olivier Balez) sur le Pacifique et l’Australie.

Le soir, un dîner nous a réunis avec les amis de l’ADFE à l’Hôtel Avillion.

Le 26 octobre, j’ai visité le Parlement de la Nouvelle-Galles-du-Sud, sous la conduite éclairée de l’Honorable John Murray, ancien Speaker de l’Assemblée Législative de la Nouvelle-Galles-du-Sud. Rencontre et entretien avec Penelope Sharper, sénatrice, et Jeff Hunter, président du parti Travailliste et député. John Murray est par ailleurs Président de l’Australian French Association of Science and Technology (AFAS) qui organise des séminaires et des colloques mettant en relation des chercheurs des deux pays.

Déjeuner à l’Alliance française (http://www.afsydney.com.au/) avec Valérie Nicolas, directrice nouvellement appointée, qui explique le projet de reconstruction d’un immeuble sur le terrain appartenant à l’AF au centre ville.

L’après-midi, visite du lycée Condorcet (Anzac Road, http://www.condorcet.com.au/).
Discussion avec Francis Cappe, proviseur, John Mac Coll (membre du conseil), et Mme Szabo, présidente du Conseil et des parents d ‘élèves, sur le financement du nouveau bâtiment, dont le coût est de 12 millions de dollars : un million d’apport propre de l’association gestionnaire, six millions de l’AEFE, le solde par un prêt bancaire garanti par l’ANEF. Je les félicite pour un plan de financement aussi idéal mais je note que peu d’établissements bénéficieront d’une telle participation initiale de l’AEFE.
Rencontre avec les enseignants :

  • les contrats locaux sont soumis aux conditions d’une convention collective propre aux enseignants (du privé) de l’Etat de Nouvelle-Galles du Sud.
  • le principal problème est celui des TNR (faux résidents) qui doivent « sortir » de l’Education nationale pour la durée de leur contrat, qui ne progressent plus dans la carrière, et ne cotisent plus pour leur retraite française.

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