![]() |
|
|
Hong-Kong, 1 au 3 avril 2007 La Haye et Amsterdam, 20 et 21 mars 2007 Mexico et
Guadalajara, 24 au 28 février 2007 Kenya, 21
au 24 janvier 2007
Tanarive, 23-26
novembre 2006 |
|
|
|
|
LibanCourte visite électorale au Liban, où les résultats du premier tour ont été décevants : 52 % pour Sarkozy, 25 % pour Bayrou et 15 % seulement pour Ségolène, alors même qu’elle s’y était déplacée il y a peu et y avait pris des positions favorables à la paix et au dialogue entre toutes les parties. J’y suis accueilli par Véronique
Brumeaux, consul général et par mon vieil ami
Roger Jawish et son épouse. L’après midi, nous nous rendons à
Tripoli où vit une importante communauté française. Nous
visitons le nouveau
lycée Lamartine construit et géré par la Mission
Laïque, qui a ouvert ses portes à la dernière rentrée.
M. Fontes et son équipe de direction nous font
visiter l’établissement, très beau et situé au milieu
des champs d’oliviers. Il scolarise 1200 élèves dont 11%
de Français, dans un double cursus français et libanais,
avec en quasi-totalité des enseignants en contrat local,
aux salaires modiques. Mardi 1er mai, Roger Jawish et
moi-même rendons visite à la consule générale qui nous
expose les principales difficultés de la communauté (16
000 enregistrés, sans doute près de 20 000 en tout),
frappée de plein fouet par le marasme économique qui a
suivi le conflit de juillet 2006. Elle pense en
particulier qu’il faudra relancer le comité consulaire
pour l’emploi.
Je rencontre ensuite avec Roger un responsable des relations internationales du Hezbollah pour lui expliquer nos positions sur la situation libanaise. |
|
|
|
|
Hong-KongA mon arrivée le 1er avril, je suis
accueilli par Christian Ramage, consul général adjoint et par
mon ami René Aicardi, conseiller AFE de la
circonscription. Le lendemain, rencontre avec
Jean-Pierre Thebault, consul général. Nous faisons le
point sur les différents dossiers en cours dont le plus
important est celui de l’extension du lycée. Elle semble
possible avec l’appui des autorités, le financement
étant assuré par les parents d’élèves. Il semble que les
relations entre le lycée et l’AEFE restent marquées par
une certaine froideur voire méfiance. Après un déjeuner offert par le
Consul général adjoint avec Catherine Sagnelonge,
vice-consule, René Aicardi, David Santandreu, secrétaire
de l’ADFE, Philippe Dova, représentant des Conseillers
UFE, nous visitons la chancellerie et ses différents
services : visas, l’immatriculation, état-civil. Le soir réception offerte par le Consul général et Mme Thébault en leur résidence du Peak avec des représentants de la communauté française. Le 3 avril, petit-déjeuner avec des
représentants de la Chambre de commerce française de
Hong-Kong : Richard Burton, son président,
Benoît de Ruffray, directeur de Dragages, Xavier Jacquemain,
directeur opérationnel de la Société Générale
Asie-Pacifique, Kin-Lap Ho, vice-président , Henry Fok
Ying, et Pascale Dutronc, directrice.
Visite au centre d’études français sur la chine contemporaine (CEFC, http://www.cefc.com.hk/) avec Sebastien Veg et Anne-Laure Delatte, chercheurs. Le centre accueille 3 chercheurs permanents pour 3 ans, et 4 doctorants après « appel d’offres » des thèmes d’études qu’ils proposent. Son budget de fonctionnement est de l’ordre de 250000 euros. Le centre est suivi et évalué par un comité scientifique à Paris. Plusieurs questions se posent : quelle est l’évaluation exacte qui est faite, pourquoi le centre ne reçoit-il pas de commandes du MAE dans sa spécialité, n’est-il pas possible de regrouper les formations et les chercheurs dans ce domaine, à commencer par les universités et le CNRS ? Déjeuner avec Jacques Soulillou, conseiller de coopération scientifique et culturelle, au cours duquel nous faisons un tour des points difficiles de son secteur. L’après-midi, visite de la belle librairie française « Parenthèses » tenue depuis 20 ans par Madeline Progin. Le soir, dîner au Club des hommes d’affaires, offert par M. Ho, par amitié pour la France, à plusieurs de ses et de nos compatriotes. |
|
|
|
|
HanoïDès mon arrivée je rencontre des représentants des enseignants du lycée français, du centre culturel et du comité de gestion parental. Comme partout, le lycée doit croître et un terrain adapté est recherché avec l’aide des autorités vietnamiennes. Le financement sera assuré conjointement par l’AEFE pour le terrain, et les parents. La difficulté qui reste à résoudre est celle de la forme juridique qui est actuellement celle d’association française loi de 1901. Il est nécessaire de trouver la forme juridique de droit vietnamien qui soit la mieux appropriée ou sinon d’envisager le passage en EGD. Brève rencontre avec la Chambre de commerce et d’industrie française. Jean-François Blarel, notre ambassadeur, me reçoit avec Marc Vilard, notre conseiller AFE pour le Viêt-Nam. Après un tableau des relations franco-vietnamiennes en constante amélioration, nous parlons des soucis de la communauté française de 2000 personnes à Saïgon et 1000 à Hanoï, assez récente et se renouvelant rapidement. Ils rejoignent les points évoqués sur l’avenir des lycées. L’évolution de la communauté se traduit aussi par l’accroissement des demandes de bourses. Le soir réunion de présentation de la campagne et des propositions de Ségolène Royal organisée par le comité Ségolène de Hanoï. Très intéressante réunion sur invitation au Sunway Hotel avec une cinquantaine de participants de tous les secteurs de la communauté française, avec près de 2 heures de débats animés, suivie d’un beau buffet local.
|
|
|
|
|
ShanghaïJe commence mes visites par l’école du Petit Lotus Bleu où je suis accueilli par Karin Gerstner, directrice, et la trésorière du comité de gestion. Abrité par la Montessori Sunrise, une école chinoise à vocation internationale, ouverte en septembre 2006, elle scolarise les tout-petits de la maternelle au CP (37 élèves maintenant, 65 prévus à la rentrée) et compte ouvrir le niveau supérieur chaque année. La moitié des leçons se fait en chinois et l’autre en français, de manière successive. Son homologation par l’AEFE est en cours. C’est une initiative de parents pour garder une école située en centre-ville. Le coût de la scolarité est de 5500 € par an. C’est une très belle réalisation qui promeut un vrai bilinguisme à l’âge où les enfants apprennent facilement. Le principal souci est que l’école risque d’être victime de son succès et que des locaux plus grands devront être trouvés dans deux ou trois ans. Se posera également la question du rapprochement avec l’école franco-allemande. Je retrouve ensuite René Aicardi à l’Eurocampus où nous sommes accueillis par Mme Marchais, la directrice de l’école et lycée franco-allemand, ainsi que Florence Altmayer, vice-présidente du comité de gestion, Catherine Favier et Caroline Thonier, membres. Nous visitons les nouveaux bâtiments récemment construits : théâtre, salle d’art, nouvelles classes, puis rejoignons des représentants des enseignants, des élèves et la direction pour une rapide réunion de travail. De nouveau se pose la question des locaux car la croissance de la communauté ajoute une centaine d’élèves chaque année. La possibilité de trouver une nouvelle implantation pour le primaire est étudiée en attendant une formule plus pérenne. Les écolages sont de 5700 € pour le primaire et de 10000 € pour le lycée avec un nombre de bourses croissant (52 actuellement). Le conventionnement par l’AEFE devrait permettre d’avoir une quinzaine d’enseignants résidents et non plus en contrats locaux, à coût constant pour les parents. Le projet pédagogique avec l’école allemande est lent à démarrer. L’allemand n’étant pas enseigné, la mise en place de cours commun est difficile ; même l’anglais ne fait pas l’objet de cours communs. Il y a toutefois un projet d’harmoniser le calendrier et de voir comment le manuel d’histoire commun à nos deux pays pourrait être utilisé. Lors d’un déjeuner à la Résidence à
l’invitation de M. Mathou, consul général et avec
ses principaux collaborateurs, il nous indique ses
principaux chantiers : présence française à l’exposition
universelle de 2010, création d’un centre Beaubourg et
d’un centre culturel français avec une librairie. Nous nous rendons ensuite à la Chambre de commerce et d’industrie française de Shanghaï dirigée depuis peu par Caroline Vignon-Penard. La Chambre fait en particulier un important travail de placement pour les entreprises françaises et pour des Français à la recherche d’un emploi et place environ 300 personnes chaque année. Le soir M. et Mme Mathou offrent une réception à la communauté française qui me permet de rencontrer une soixantaine de Français de Shanghaï. Le 7 avril, René Aicardi et
moi-même visitons l’Alliance
française où nous sommes accueillis par le président
Jiang Guo Qiang qui préside aussi l’Université du
temps libre (formation permanente) qui offre ses locaux
et sa couverture juridique à l’Alliance, ainsi que par
Eric Saldinger, directeur, Jean-Noël Petit,
directeur-adjoint et Emilie Pan Yueqin,
directrice chinoise. Le soir, réunion organisée par la nouvelle et très active section de Shanghaï, dirigée par Vincent Meyer, qui nous permet de débattre avec une quarantaine de participants sur tous les aspects de la campagne présidentielle et du programme de Ségolène Royal.
|
|
|
|
|
TokyoLe 9 avril, René Aicardi,
Etienne Barral, président de l’ADFE qui a organisé
ces trois journées et moi-même, sommes reçus par notre
ambassadeur Gildas Le Lidec, en compagnie d'Alexis
Lamek, conseiller culturel et de Philippe Le
Corre, consul. Les relations franco-japonaises sont
très bonnes mais manquent probablement un peu de relief.
La place de la France reste forte mais perd du terrain
au fur et à mesure que le Japon redécouvre son identité
asiatique. Avec le départ de Jacques Chirac, les
Japonais estiment qu’ils perdent un grand ami, au-delà
de la politique, et scrutent les déclarations des
candidats à l’élection présidentielle pour « deviner »
quelle politique japonaise pourrait être la leur.
L’ambassadeur estime que les relations pourraient être
relancées en développant des relations avec de
« nouveaux acteurs » : collectivités régionales et
territoriales. Un projet se monte avec la ville de
Nantes et celle de Niigata dans le domaine culturel.
D’autres villes et d’autres thèmes pourraient être
envisagés. Nous voyons ensuite Alexis Lamek,
conseiller culturel et Mme Pavillon, son adjointe.
Le capitaine de vaisseau Jean-Marc Gerbier, attaché de Défense nous expose les principaux axes de son activité et de la place que tient la France dans le United Nations Command Rear qui regroupe les forces armées engagées dans la guerre de Corée avec des facilités d’accès à des bases navales et aériennes au Japon. La France est malheureusement confrontée à un marché d’armement complètement verrouillé par les Américains. Le gouvernement Abe cherche à redonner au Japon les attributs d’une grande puissance militaire. Nous visitons ensuite le consulat de France sous la conduite du consul, Philippe Le Corre, et rencontrons ses collaborateurs. La communauté est en croissance constante (plus de 6000 inscrits). Un des points abordé est celui des enfants de couples mixtes qui se séparent et dont le conjoint français est souvent privé de visite. Un travail important est réalisé au niveau européen pour amener le Japon à ratifier la convention de La Haye. Nous rejoignons ensuite la Mission économique (Jean-Yves Bajon, ministre conseiller pour les affaires économiques). La discussion tournera essentiellement autour l’avenir d’Ubifrance et d’un rapprochement éventuel avec les CCI françaises. Jean Louis Armand, le conseiller scientifique, nous explique l’implication du Japon dans le projet ITER Le soir un dîner commun avec les sections PS et ADFE
nous permet de revoir tous nos camarades de Tokyo.
Avec l’une comme l’autre, j’aborde la question de la
peine de mort au Japon et des difficultés que
rencontrent les conjoints français dans le cas d’un
divorce ou d’une séparation pour voir et visiter leurs
enfants chez le conjoint japonais. Le soir un débat était organisé devant une vingtaine de nos concitoyens entre l’ADFE et l’UFE sur la question de la représentation politique des Français hors de France. Il s’est tenu au Kanda-koen Kuminkaikan, sorte de maison des associations de quartier, puisqu’il ne nous a pas été possible de trouver un lieu « français » pour ce débat, à cause d’une application étroite de la loi par le MAE. Merci à Thierry Consigny de l’UMP et à Etienne Barral pour l’ADFE d’avoir pris l’initiative de ce débat.
Le 11 avril matin, nous nous rendons au Lycée français de Tokyo, où nous tenons une réunion de travail avec Mme Pavillon, conseiller culturel adjoint, M. Thénèze, directeur général de la Fondation et ses adjoints, MM. Vialle et Signoles. La discussion porte sur la mise en place de la nouvelle fondation de droit japonais et sur ses conséquences en matière de gestion, sur le recrutement de résidents entièrement financés par la fondation et sur la recherche d’un nouveau site pour accueillir une école et lycée de plus grande dimension nous en avons visité un possible la veille). Après une rencontre avec Véronique Ochem, présidente de l’APE et avec Myriam Acerbis (Association des Familles) qui évoque de nouveaux critères à prendre en compte pour l’attribution des bourses (René Aicardi les relayera auprès de l’ADFE), nous nous rendons à l’Institut franco-japonais de Tokyo dirigé par Bruno Asseray. Il nous montre en particulier les cours à distance qui permettent à environ 1000 élèves japonais de différents niveaux de se familiarise avec notre langue. Je termine cette tournée par une visite au tout nouveau Centre for Modern Arts, de très belle architecture contemporaine, qui vient d’ouvrir et qui présente deux expositions, sur Monet et sur les peintres étrangers dans les collections du centre Pompidou - flatteur mais qui date aussi l’image de la France au Japon. |
|
|
|
|
MoscouLe 26 mars, visite de travail
au lycée en compagnie de Madame Guyot-Nowak, consul
général et de Cédric Etlicher, conseiller AFE. Le nouveau
proviseur M. Donnet et son équipe de direction nous
expliquent la situation sur le principal problème, les locaux.
Les demandes d’inscription pour la prochaine rentrée font penser
qu’il manquera plusieurs classes. Les solutions sont les
suivantes : louer des locaux à titre provisoire - en attendant
que le nouveau lycée soit construit dans 5 ans- , prendre sur
l’immeuble de France, ou fermer les deux premières années de
maternelle. Le vrai problème me semble-t-il réside la chaîne de
décisions. Au cours de la rencontre avec Mme Galard,
présidente de l’association de parents d’élèves APENG, je
téléphone à Maryse Bossière, directrice de l’AEFE, ce qui a
permis de relancer la recherche de solution. A midi, déjeuner à l’invitation de Madame Guyot- Nowak avec des représentants de la communauté d’affaires : la Société générale, le cabinet Gide-Loyrette, Safran, l’agence de voyages CGTT. Nous faisons ensuite le point au consulat sur le service des visas qui a connu diverses difficultés ces derniers temps. A la suite des abus constatés, 7 auxiliaires sont partis en juin mais n’ont pas été remplacés. L’externalisation d’une partie du travail préparatoire (paiement, constitution du dossier) a été décidée et confiée à une société, et devrait être opérationnelle à partir de juin. Plusieurs questions méritent d’être soulevées : pour quelle amélioration pour les demandeurs, quel gain de postes ? Quel degré de sécurité ? Pourquoi une approche Schengen n’a-t-elle pas été conduite ? Ne faudrait il pas lancer un appel d’offres international ?
Le 27 mars, rencontre avec
Wladimir Matchabelli, secrétaire général de Sofarus et Natalia
Lapina, chercheur en sociologie et spécialiste des pouvoirs
régionaux à l’Institut des Relations Internationales (Institut
d’économie mondiale). Elle m’explique l’importance des pouvoirs
régionaux dans le processus de reconstruction de la société politique
russe. Elle doit venir pour un mois en France à l’EHESS et prendra
contact avec moi pour réaliser un certain nombre d’interviews. A la Douma avec Wladimir
Matchabelli, grand spécialiste de la vie politique russe, entretien
avec Guennadi V. Goudkov, ancien député du groupe « Russie
unifiée », Igor P. Shematov, son conseiller pour les affaires
internationales, et Boris Guseletov responsable des relations
internationales du PSDR, déjà rencontré à St Petersbourg.
Ensuite au Conseil de la Fédération (Sénat), rencontre avec Dimitri Fedorovitch Mezentsev vice-président, et président du groupe d’amitié Russie-France, accompagné de Dimitri Smironov, conseiller de Poutine pour les droits de l’homme et le développement de la société civile. Il me tient un discours assez dur (« pas d’ingérence, vous nous avez déçus lorsque nous avions besoin de vous, la critique est facile ») reprenant ceux de Poutine. Je réponds que ressasser le passé ne sert pas à grand-chose, et qu’il serait plus utile de sensibiliser l’Union européenne aux problèmes rencontrés par la Russie. Déjeuner offert par l’Ambassadeur Stanislas de Labouleye assisté de ses principaux collaborateurs, au cours duquel ont été évoquées les questions économiques, culturelles, le situation du lycée ainsi que les visas. Entretien avec le chef de la Mission économique sur les relations économiques entre la France et la Russie. Il est clair que nous avons un retard significatif sur l’Allemagne, mais le flux des entreprises et des entrepreneurs français qui viennent investir en Russie augmente chaque année, et dans des proportions significatives. Le soir, débat sur les élections présidentielles, organisé par la chambre de commerce et d’industrie et le club France, auquel ont participé une soixantaine de nos compatriotes. |
|
|
|
|
La Haye et AmsterdamLa section PS de La Haye
nouvellement recréée sous l’impulsion de sa dynamique secrétaire
Hélène Le Moing m’a invité le 20 mars pour parler de la campagne
présidentielle de notre candidate Ségolène Royal. Une trentaine
de camarades et de sympathisants de gauche avaient répondu à
l’invitation. ous avons longuement débattu des questions
institutionnelles, de l’enseignement français à l’étranger, de
la candidature Bayrou. Le 21, visite à Amsterdam à l’invitation de
Bernadette Van der
Horst, présidente de l’ADFE et candidate à la dernière élection
à l’AFE. L’après-midi, je rencontre Dominique Frachon, directeur de
l’agence AFII
pour le Benelux qui vise à
attirer des investissements belges et néerlandais en France. Le
bilan est probant puisque 12 000 emplois liés à des
investissements néerlandais en France ont été créés en France
entre 1993 et 2005 pour un coût modeste (170 000 € par an). Ceci
est à verser au débat sur l’avenir de l’AFII suite aux
propositions des sénateurs Arthuis et Marini. Le soir réunion-débat à l’invitation de l’ADFE dans une maison de quartier.Il n’est plus possible en effet de louer une salle à l’Institut français, celui-ci pratiquant des tarifs « commerciaux » - bel exemple de la manière dont le débat-citoyen est encouragé ! |
|
|
|
|
MexiqueJe suis arrivé le samedi 24 février 2007 à l’aéroport Benito JUAREZ. Lors de cette mission, j’étais accompagné de Vincent TOINEL, mon assistant parlementaire. Nous avons été accueillis par Mme Régine LOUIS, Consule adjointe, et M. Christian FAUCHE, ancien Conseiller au CSFE. Le dimanche 25 février, j’ai rencontré des membres de la section mexicaine de l’ADFE, présidée par M. François BOUCHER. Nous avons échangé sur des thèmes aussi divers que le financement des lycées, l’emploi, les heures d’ouverture des consulats, les stages à l’étranger, etc. J’ai également été interviewé par Mlle Camille RICHEBOURG, une jeune journaliste française travaillant pour le journal Excelsior. Le lundi 26 février, je me suis rendu à Guadalajara, seconde ville du Mexique et deuxième zone de concentration de la communauté française (1.085 inscrits). J’étais accompagné de MM. Didier GOUJAUD, Consul général à México, et M. François BOUCHER. A l’aéroport, nous avons été accueillis par MM. Enrique ALVAREZ DEL CASTILLO, Consul honoraire et Jean REINA, Directeur général de l’Alliance française. J’ai pu visiter les nouveaux bâtiments du lycée français, surnommé le « franco ». Cet établissement homologué par l’AEFE est géré par une association culturelle et dirigé par M. Henri PIQUER, proviseur. Il est fréquenté par 670 élèves (23% de Français), de la maternelle à la terminale, et accueille 70 boursiers, dont 40 Français. Le proviseur m’a indiqué que la vente des anciens bâtiments, dans le centre de la ville, permettra d’augmenter les salaires et de concrétiser de nombreux projets tels que l’amélioration du CDI, la création d’un foyer des élèves, la construction de classes supplémentaires, d’une salle d’arts plastiques, d’une salle polyvalente, d’une piscine, etc. En attendant, les quatre prochaines années à venir seront difficiles. Des progrès sont en particulier nécessaires afin d’améliorer le niveau de français car en 2006, sur 7 élèves de terminale, 4 ont échoué au baccalauréat. Monsieur PIQUER a néanmoins tenu à me rassurer en m’indiquant que les élèves de troisième ont un meilleur niveau que leurs aînés. Lors de ma visite, j’ai aussi rencontré trois représentants des enseignants, qui s’inquiètent de la faiblesse du nombre de professeurs résidents (2 expatriés, 17 résidents et 58 recrutés locaux). Pour pallier cette situation, le proviseur souhaite faire venir de France davantage d’enseignants car le vivier de résidents n’est pas suffisant. Cependant, le conseil de gestion n’appuie pas ces demandes car il voit d’un mauvais œil l’arrivée de nouveaux résidents. Lors d’un cocktail à l’Alliance française, j’ai rencontré des Français établis à Guadalajara. Nombre d’entre eux sont des descendants des « Barcelonnettes » qui s’étaient installés au Mexique à la fin du XIX° siècle. Le soir, le Consul général a offert un cocktail à sa résidence, en présence de M. Alain LE GOURRIEREC, Ambassadeur de France au Mexique. Le mardi 27 février, j’ai participé à un petit-déjeuner de travail avec des représentants du secteur économique (Alstom, Plastic Omnium, Société générale, GDF Mexique, DEXIA, Sanofi Aventis, Keptos [PME spécialisée dans l’informatique]) et cinq sénateurs du groupe interparlementaire France-Mexique (MM. Gérard CORNU, Pierre MARTIN, Gérard MIQUEL, Jean-Marc PASTOR, Yannick TEXIER). Cette rencontre était présidée par M. Alain LE GOURRIEREC, qui a annoncé la création d’un centre d’affaires français à Monterrey. Tous les intervenants ont affirmé que le contexte économique et l’environnement juridique sont favorables aux investissements. Les entreprises françaises trouvent aussi une communauté française bien établie. Rappelons que les premiers immigrants français et leurs descendants ont joué au Mexique, dans le domaine économique, un rôle prépondérant jusque dans les années 1940. Ils ont notamment été les fondateurs d’une industrie textile puissante et de grands magasins, dont certains sont encore parmi les plus importants du pays. Ils ont aussi été des acteurs significatifs dans le secteur bancaire. Aujourd’hui, le marché intérieur, dopé par les remesas, offre de très bonnes perspectives. En outre, mes interlocuteurs ont tous évoqué le « train CALDERON » comme moteur de l’économie mexicaine. Le nouveau président de la République, élu le 2 juillet dernier, souhaite en effet conduire de très nombreux projets dans les domaines de l’énergie, des transports, des infrastructures et du tourisme.
Le midi, j’ai déjeuné avec M. Jorge AMIGO CASTAÑEDA, le directeur de l’institut mexicain de la propriété industrielle. L’après-midi, j’ai rencontré des membres de la communauté française à l’Alliance française de Polanco. Après une brève présentation du rôle des sénateurs représentant les Français établis hors de France, nous avons discuté de la place des Français de l’étranger dans le débat préalable à l’élection présidentielle. En fin d’après-midi, j’ai eu l’honneur de m’entretenir avec deux sénateurs appartenant au Parti de la révolution démocratique (PRD) : Mme Yeidckol POLEVNSKY, vice-présidente du Sénat, et M. Carlos NAVARETTE, coordinateur du groupe PRD du Sénat. Après m’avoir décrit le fonctionnement du Sénat mexicain, ils m’ont exposé leur stratégie politique suite à la défaite de leur candidat à l’élection présidentielle, Andrès Manuel LOPEZ OBRADOR. Depuis 1997, aucun parti politique n’a disposé d’une majorité parlementaire et, à l’instar de ses prédécesseurs, le président Felipe CALDERON (Parti d’action nationale), élu par seulement 36% des votants, doit construire une majorité. D’après mes collègues mexicains, les vieilles institutions ne fonctionnent plus dans le contexte actuel. Le régime présidentiel est atrophié et le pouvoir judiciaire ne fonctionne pas correctement. Les réformes ambitieuses étant difficilement envisageables, le PRD va donc explorer la possibilité d’un accord avec le nouveau président afin de mettre en œuvre une politique des petits pas fondée sur le pragmatisme. Les défis à relever sont nombreux : réforme électorale, réforme constitutionnelle (rénovation du régime présidentiel), réforme judiciaire, réforme du Congrès, réforme fiscale, réforme énergétique, réforme des retraites. Le mercredi 28 février, lors d’une réunion au Consulat général, M. Didier GOUJAUD a fait un point sur la situation de la communauté française établie au Mexique. En 2006, 14.217 personnes étaient enregistrées au registre des Français établis hors de France mais, d’après certains calculs, environ 30.000 compatriotes vivraient sur le sol mexicain. La communauté française est l’une des plus importantes du Mexique, avant les Italiens et les Allemands mais loin derrière les Espagnols. La croissance de la communauté française inscrite au consulat s’explique non seulement par la perspective de l’élection présidentielle de 2007 mais aussi par le souhait de compatriotes descendants de Français implantés de longue date au Mexique de renouer avec la France des liens qu’ils avaient laissés se distendre (l’association Racines françaises au Mexique, qui regroupe près de 600 adhérents, joue un rôle essentiel en la matière). La communauté française du Mexique est très largement une communauté d’expatriés, les détachés ne représentant que 1,84% des inscrits en 2006. Autre caractéristique : les binationaux représentent plus de 63% des inscrits. Le droit mexicain en matière de nationalité (droit du sol) et les restrictions imposées aux étrangers désireux d’exercer une activité privée au Mexique ont en effect conduit de nombreux Français à prendre la nationalité mexicaine. La majeure partie des Français du Mexique sont installés dans le district fédéral ou dans ses environs immédiats (Etats de México, Morelos et Puebla). Leurs principales préoccupations concernent la scolarisation, la sécurité et la santé. Cette réunion m’a aussi permis de rencontrer les représentants de quelques associations françaises : Mme Geneviève BERAUD-SUBERVILLE (Racines françaises au Mexique), Mme Monique DEGRENNES (México – Accueil), Mme Mylène DOSAL (Association des parents d’élèves du lycée franco-mexicain de México), Mme Sandrina GERVASSI (Caisse des Français de l’étranger), MM. Georges COGUC (Croix-Rouge), Christian FAUCHE et Auguste DECOURTRAY (AGIR abcd – Action de bénévoles pour la coopération et le développement), Mme Adriana BUSHDID (UFE Mexique) M. François BOUCHER (ADFE Mexique). Mme Marie-Hélène PONTVIANNE et M. Gérard SIGNORET, conseillers à l’Assemblée des Français de l’étranger, participaient également à cette réunion. En fin de matinée, à l’Alliance française de México, je me suis entretenu avec M. Yves CORBEL, délégué général des Alliances françaises du Mexique, M. Yves KEROUAS, délégué général adjoint et directeur général de l’Alliance française de Polanco, et M. Philippe BAILLOT, directeur culturel des Alliances françaises. Le Mexique accueille le plus important réseau d’Alliances au monde : 38 Alliances françaises et 22 centres associés. Grâce à ce réseau dense, chaque Etat comprend plusieurs générations de francophiles. Mes interlocuteurs ont attiré mon attention sur le fait que les Alliances françaises du Mexique traversent actuellement une phase délicate. La situation de ce réseau n’est pas aussi bonne que celle des réseaux d’autres pays latino-américains (Brésil et Argentine). En effet, le nombre d’élèves stagne (27.000 étudiants) en raison notamment de la concurrence des universités mexicaines, qui pratiquent des tarifs plus compétitifs et bénéficient d’un matériel plus moderne. Ce faisant, les Alliances doivent valoriser davantage leurs atouts : les évènements culturels, la médiathèque, etc. Le défi consiste aussi à professionnaliser les Alliances. Pour mener à bien leur programmation culturelle, les Alliances françaises s’appuient sur une multitude de partenaires (festivals, entreprises, représentations locales du ministère de l’éducation nationale, etc.). Chaque année, une trentaine d’artistes français se rendent au Mexique dans le cadre des évènements culturels organisés par les Alliances. Cependant, l’action culturelle au Mexique est désormais menacée car la région Amérique latine ne constitue pas une priorité aux yeux des autorités françaises alors que la demande en matière culturelle y est pourtant très forte. Les opérations de grande envergure sont donc de plus en plus réduites et il sera de plus en plus difficile de trouver des partenaires français afin de mettre en place une programmation de qualité. Le délégué général est actuellement en train de mettre en forme une coopération entre le Mexique et la région Bretagne, qui débouchera sur l’année de l’Amérique latine en France, en 2010. La direction des Alliances françaises du Mexique parie donc désormais sur le développement de la coopération décentralisée. Avant de partir pour Washington, j’ai eu l’honneur de déjeuner à la résidence de France, invité par M. Alain LE GOURRIEREC. M. Didier GOUJAUD, Consul général, Mme Marie Hélène PONTVIANNE, MM. Gérard SIGNORET et Gilbert BERAUD, Conseillers à l’Assemblée des Français de l’étranger, faisaient également partie des convives. |
|
|
|
|
WashingtonLe secrétaire de la section PS, René Fiévet, me fait l’amitié de venir me chercher à l’aéroport de Baltimore le 28 février au soir. Je commence la journée du lendemain par des entretiens avec des sénateurs américains sur les questions de propriété industrielle. A midi, je me rends
à l’ambassade de France où je suis accueilli par
François Rivasseau, ministre conseiller et ses principaux
collaborateurs. Nous faisons le point sur la délicate question du
redressement fiscal qui menace les employés contractuels des différentes
ambassades et consulats aux États-unis suite à une « opération » menée
par l’IRS (le fisc américain). Martine Quelen, proviseur du lycée Rochambeau, me reçoit ensuite avec Éric Vateau, proviseur adjoint et l‘Intendant. Ils me présentent ce bel établissement. Les principales difficultés concernent l’obtention des visas pour les personnels français et la disparition des bourses de francophonie (FASEF) Après une brève visite des nouvelles installations, nous recevons les enseignants. Ils se plaignent des mauvaises conditions de remboursement de la MGEN et de la MAE, en particulier pour les suites de maladies graves. Je me rapprocherai de ces deux mutuelles pour voir comment la situation pourrait être améliorée. Le soir, belle soirée ADFE avec une cinquantaine de personnes pour parler de la campagne présidentielle en France. Le 2 mars, rencontre
avec des membres de la Chambre des représentants concernés
par la propriété industrielle, ainsi qu’avec Bruce Lehmann,
ancien secrétaire adjoint au commerce du Président Clinton, et
Jacqueline Grapin, présidente du « European Institute ». Puis rencontre avec Madame Faessel-Kahn, chef de la section juridique de la Mission économique française sur les questions de propriété industrielle. Le soir réunion de section PS chez mon vieil ami Guy de Lusignan. |
|
|
|
|
New YorkJe suis accueilli à Penn Station le 4 mars par Christophe Monier, membre du Bureau fédéral de la FFE et conseiller AFE. L’après-midi nous faisons le point de la situation avec des représentants des contractuels de l’État français qui subissent la même correction fiscale que leurs collègues de Washington. Le soir rencontre avec le Board de l’ESNY (éducation française NY), une association de parents et de citoyens français qui mettent en place des projets FLAM et cherchent à développer des filières bilingues dans des écoles new-yorkaises. Elle se heurte au fait que le soutien donné par les autorités de la ville va en priorité aux écoles en milieu défavorisé. Une des idées à explorer serait un accord avec la ville de Paris pour échanger des enseignants. Il faut également se rapprocher de la Mission Laïque sur cette question. Dîner marocain avec la section PS. Le lendemain je me rends à la FASNY (French American school New York) située à Larchmont et à Mamaroneck dans le nord-est de l’agglomération, qui scolarise en filière bilingue 700 enfants dans une institution entièrement financée par les parents. Annie Michel qui y enseigne depuis 20 ans m’accueille. Nous rencontrons le comité des parents qui me présente l’école et ses points forts : le bilinguisme, la connaissance de deux cultures, la flexibilité. Je visite ensuite l’école avec Patricia Forrat, directrice des écoles primaire et maternelle. L’école demande toutefois beaucoup à ses élèves, ses enseignants et aux parents. Les coûts de scolarité sont de l’ordre de 20 000 $ par an, entièrement supportés par les parents sauf 25 bourses AEFE (pour 700 élèves) et des bourses de l’établissement. Nous déjeunons avec Patrick Croze, un des directeurs, Mmes Forrat et Michel. Le soir je présente le programme de notre candidate à une cinquantaine de nos compatriotes réunis au Goethe Institut, Park Avenue, avec un débat intéressant. Le 6 mars rencontre,
présidée par Elisa Peter, nouvelle vice présidente, avec les
fonctionnaires français de l’ONU regroupés dans l’AFFIN (association des
fonctionnaires français des Nations Unies à New York), environ 300
membres. Nous abordons la question de la représentation politique des
Français expatriés : j’explique les propositions de Ségolène Royal en la
matière. Puis vient la question du retour éventuel en France et des
difficultés qui l’accompagnent : recherche d’emploi, protection sociale,
assurance-chômage. La Mission aux fonctionnaires internationaux fait son
possible pour aider les « rentrants » mais a peu de moyens. Les
possibilités d’intégration comme fonctionnaire A existent en théorie,
mais sont faibles dans les faits (le nombre d’intégrés selon le décret
de 1993 (vérifier) n’est pas connu. La question d’une aide au retour
pendant une période déterminée, 6 mois par exemple, assortie d‘une
formation et d’une aide à la recherche d’emploi, devrait être étudiée. Le soir, visite de l’école PS 38 qui abrite un projet FLAM avec 2 classes de 6 à 10 élèves, deux fois par semaine pour 1h1/2. Les parents ont joué un rôle très actif pour monter ces projets qu’ils gèrent eux-mêmes. Le succès est grand parmi les parents, souvent en couple binational, et parmi les enfants qui vont pour le reste de leur éducation à l’école américaine. Une subvention de 15000 $ du MAE soit environ 20% du coût total complète les 750 $ par semestre que payent les parents. Un projet plein d’avenir et qui devra se prolonger par des classes bilingues dans des établissements américains (voir l’EFNY). |
|
|
|
|
Kenya Accueilli à mon
arrivée par Elisabeth Barbier, Ambassadrice de France,
Christine Auclair, conseillère AFE, et Jean Luc Wasse,
premier secrétaire de la section PS, nous avons été reçus pour un dîner
à la résidence avec Nicole Ameline, ancien ministre,
représentante de la France au BIT et ambassadrice en mission chargée des
questions sociales et de la parité.
Wangari Maathai, présidente de l’association et Prix Nobel de la paix 2004 nous a expliqué ses objectifs : assurer un meilleur contrôle de l’eau par la reforestation, aider les familles à prendre en main la gestion de leurs ressources dans le long terme, développer la formation et le rôle des femmes dans le développement (http://www.gbmna.com/). Un des moyens : un projet de reforestation sur 2000 hectares dans le massif des Aberdares, projet financé par l’AFD (Agence française de développement) pour un montant de 1,2 million d’euros. C’est là que nous avons planté – symboliquement – des arbres et visité les pépinières. Un des enjeux du projet est qu’il soit mené par les villageois eux-mêmes, organisés en structures de base avec des responsables élus. Un autre enjeu est de permettre la plantation d’essences locales, plus longues à pousser mais qui consomment beaucoup moins d’eau que les essences importées comme le pin et l’eucalyptus à croissance rapide.
Le soir nous nous sommes retrouvés au « Allan Bobbes’s, bistro », le nouveau restaurant de notre ami Christian Caldera, président de l’ADFE, personnalité connue de toute la communauté française de Nairobi, pour une réception offerte par Christine Auclair et l’ADFE aux délégations françaises et amies du FSM et à la communauté française de Nairobi.
400 personnes environ avaient répondu à l’invitation. Au cours de la soirée Danièle Mitterrand a exposé les activités de la Fondation « Libertés » et son combat pour l’eau. Wangari Maathai a animé une cérémonie de plantation d’un arbre et de danses traditionnelles kikuyu. Avec la participation de représentants d’ONG françaises s’est tenu également un débat sur le FSM : la présence du FSM pour la première fois en Afrique permettra-t-elle un développement du mouvement associatif et participatif, l’émergence d’une société civile ? Y a-t-il un second souffle pour les débats du FSM au-delà de la fonction dénonciatrice ? Comment faire aboutir les propositions issues du FSM ? Un vrai débat participatif…
C’est la première fois qu’une telle initiative a lieu dans le cadre d’un FSM, permettant de réunir les participants, la communauté française et les représentants officiels de la France. Une belle initiative et un grand succès pour notre conseillère AFE et nos amis de l’ADFE. (cliquez pour lire le compte-rendu complet de ce débat en fichier PDF écrit par Christine Auclair) Le lendemain, nous
avons visité, avec Christine Auclair, la Mission Économique où nous
avons été reçus par Thierry Jeannot et son équipe, qui
travaillent à la fois pour la mission économique proprement dite et pour
Ubifrance en ce qui concerne les services aux entreprises. Yves
Gauterie, représentant du groupe Thalès et responsable des
conseillers du commerce extérieur nous a exposé l’activité des
entreprises françaises dans la région. L’après-midi a été consacré à la situation en Somalie, avec une réunion de la communauté internationale puis de l’Union européenne avec le premier ministre, Mohamed Ali Gedi, un entretien avec François Lonseny Fall, représentant spécial du Secrétaire général des Nations-Unies pour la Somalie, et enfin un long entretien avec Daniel Bourzat, conseiller spécial du premier ministre somalien. Parmi les nombreux problèmes de toutes sortes qui assaillent ce pays après 15 années de guerre civile et de sécession des trois grandes régions (Somaliland, Puntland, Mogadiscio), le premier est le maintien de la paix civile. Le premier ministre estime que l’armée éthiopienne va se retirer dans un délai rapproché ; mais c’est peu probable, personne, à commencer par l’Éthiopie, n’y ayant intérêt. Le second problème est celui de la réconciliation nationale qui devrait se faire entre toutes les parties, mais dont les conditions doivent être précisées. Le troisième est celui de l’aide massive sous toutes les formes possibles. Le soir, la section PS a organisé un dîner en l’honneur de la délégation PS au FSM, au cours duquel nous avons débattu de l’organisation de la campagne de notre candidate aux présidentielles. Le lendemain 24 janvier noNN Yorkavons visité le lycée Diderot (http://www.diderot.ac.ke/) avec Serge Snrech, conseiller de coopération et d’action culturelle de l’ambassade, Marie-Eve Rothan, proviseure et Jean-Gabriel Leroux, directeur du primaire. Après la visite des nouvelles installations et des améliorations intervenues depuis ma dernière visite, plusieurs questions ont été abordées.
Rencontre également
avec Annick Coz, qui gère le CDI du lycée et a mis sur pied un généreux
programme d’aide à des orphelins kenyans. Nous rejoignons pour déjeuner
– au restaurant de l’Alliance française
tenu par l’excellent chef Daniel Liénard – l’équipe de l’Alliance
française (http://www.alliancefrnairobi.org/) , le directeur de l’IFA ainsi que
des artistes comme le chanteur Abbi Nyinza (http://www.kikwetu.net/) et des
chercheurs kenyans francophones. L’Alliance française, dont le directeur
adjoint est Christian Randrianamizafy, est locataire de ses locaux en
centre-ville mais prévoit de les acquérir. Je me charge de voir si la
nouvelle Fondation internationale pour l’Alliance française, créée par
la dernière loi de finances, pourrait participer ou soutenir. Nous
évoquons ensuite l’action culturelle de la France dans le pays, avec un
chanteur et un écrivain kenyans : comment soutenir le développement de
la culture et de la création, tout en soutenant la francophonie ? |
|
|
|
|
Ouganda Christine Auclair
et moi-même avons été accueillis à Kampala par le consul François
Guyot. L’Alliance française (http://www.afkampala.org/) a connu quelques récentes vicissitudes. Elle a été « chassée » de ses locaux et a dû se réinstaller en urgence sur plusieurs sites dont celui de Kamwokya à Buboto Street - ce n’est pas précisément un acte d’amitié du gouvernement ougandais. En conséquence le nombre d’étudiants inscrits a fortement diminué, de 400 à 240 (l’équivalent allemand en compte 500). La société culturelle allemande avec laquelle elle partage un bâtiment, d’ailleurs peu adapté, l’a généreusement accueillie pour les cours de langue. L’Alliance développe en ce moment un projet qui regrouperait ses différentes activités sur un nouveau site, ou en transformant le bâtiment actuel. Elle est également agent d’exécution pour des actions culturelles (théâtre, expositions, cinéma, …) avec un budget de l’ordre de 40000 euros. Après un « déjeuner sur l’herbe » à l’ambassade, qui réunit chaque mois l’ensemble des personnels (excellente initiative qui mériterait d’être reprise), nous visitons la société SDV du groupe Bolloré, spécialisée dans les transports en tout genre, y compris dans les régions difficiles (http://www.sdv.com/).
Nous participons
ensuite à une réunion du comité de sécurité, consacrée à la mise à
disposition des chefs d’îlots de téléphones par satellite. Réunion le lendemain
avec Bernard Leray (Médecins Sans Frontières), le Dr Laurence
Ahoua (Epicentre), Benoît Marquis (Regional center for
quality of health care,
http://www.rcqhc.org/) et des membres du réseau « kids-art-linc » (http://www.kids-art-linc.org/),
dépendant de l’Institut de santé publique – épidémiologie et
développement – de l’université de Bordeaux. L’exposé commence par une
présentation de MSF et de ses activités. Son budget est de 112 millions
d’euros, 55% du financement provenant de dons privés des Etats-Unis ;
sont interdits les dons publics et ceux d’entreprises de tabac,
d’alcool, de pharmacie, de jeux, de joaillerie. MSF intervient
essentiellement sur les conséquences de la guerre civile du Nord sur le
plan médical, nutritionnel, social. Nous déjeunons avec toute l’équipe qui prépare le guide Karibuni (« bienvenue » en swahili) à l’hôtel-restaurant les Bougainvilliers, tenu par notre ami Bruno Contini, hôtel de charme de grande classe.
L’après-midi enfin nous tenons, Christine Auclair et moi, une permanence à l’ambassade pour ceux de nos compatriotes qui désirent nous rencontrer. |
|
|
|
|
Tananarive En présence de
Patrick Cohen, premier conseiller, et de Roland Bréjon, consul général,
Alain Le Roy m’a reçu à l’ambassade dès mon arrivée à Tananarive le 23
novembre 2006. Revenant sur le passé, il a rappelé que la tardive
reconnaissance par la France du régime de Marc Ravalenonana a provoqué
incompréhension et ressentiment, et déplacement au profit des USA des
relations commerciales, cédant à son tropisme anglo-saxon, américain
d’abord mais aussi allemand, en tout cas les sociétés françaises sont
systématiquement exclues des marchés. Les deux présidents ont depuis
réussi à se réconcilier, avec une grande indulgence de Chirac pour son
homologue malgache, alors qu’il faudrait mettre plus de conditionnalité
dans l’aide de la France. Rencontre avec les milieux d’affaires Une dizaine étaient présents, autour de l’ambassadeur, du consul général
et de Véronique Pasquier, chef de la Mission économique et commerciale.
Ils ont d’abord rappelé les obstacles et contraintes au développement
des affaires, et notamment des sociétés à capitaux français. Déjeuner à la résidence sur le culturel Un déjeuner de travail présidé par M. l’ambassadeur avec l’ensemble des
collaborateurs de l’ambassade nous permet de faire
le point sur l’aide au développement menée par l’AFD dans le cadre de la
planification établie par le SCAC (document cadre de partenariat). L'aide française bilatérale se monte à 60 millions
d'euros par an, auxquels il
faut rajouter notre part du FED (environ 20 millions d'euros) : une part
importante est consacrée aux infrastructures, au développement rural, à
la santé et à l’enseignement supérieur. Une difficulté classique est
celle de la lisibilité de notre aide multilatérale. Réunion à l’ASFT (Association de Solidarité des Français de Tananarive) Présidée par M. Harry Langlois, cette association s’est développée récemment sur des objectifs sociaux, en particulier un projet de centre aéré l’été pour 140 enfants (Patrick Touzeau, secrétaire général). Elle compte 450 membres (entreprises et particuliers) qui alimentent son budget pour moitié, l’autre moitié provenant (10000€) d’une subvention du consulat. Le projet serait d’accroître le nombre d’enfants pris au centre aéré où ils bénéficient de repas réguliers et équilibrés. La demande d’une augmentation de la subvention de 5000 € est faite à la CCPAS. Nous profitons de la présence des deux assistantes sociales du poste (Anne Faivre-Claude et Angélique Loppy) pour qu’elles nous présentent leurs activités. Elles constatent une paupérisation nette d’une partie de la communauté, souvent binationale, qui se traduit par des problèmes d’endettement et de santé. Il existe deux cas de figure :
Au total l’aide sociale représente environ 1 million d'euros. Formation professionnelle (Arnaud Ginestière de Vilmorin) Le directeur de l’ASFOR qui est le dernier expatrié à assurer la fonction, présente son établissement (que nous avions visité en 2005 – voir le compte-rendu). La politique de la DFAE est de se retirer progressivement (c’est du reste le dernier centre de formation professionnelle du MAE existant) : ainsi la subvention du consulat diminue de 20% par an jusqu’à disparaître. Le centre doit donc trouver des contrats pour compenser. Une idée à creuser serait de développer des formations professionnelles du type CAP ou BEP qui pourraient être menées avec des établissements d’enseignement français. Ceci offrirait une alternative intéressante pour des élèves ne souhaitant pas poursuivre leurs études dans le cycle classique. Le centre médico-social (CMS) Le docteur Ziéglé, médecin-chef (adjoint : le docteur Jeannot) fait le point sur le fonctionnement de son centre (visité l’année dernière ; voir le compte-rendu) qui soigne tous les Français qui touchent de près ou de loin le service public, à l’exclusion des autres. Le docteur a élaboré des propositions pour l’action sanitaire pour les Français de Madagascar qui couvre également la situation de nos communautés en province. Réunion sur les questions d’enseignement En présence de M.
l’Ambassadeur, les responsables de l’enseignement français à Madagascar
nous présentent la réflexion lancée à l’occasion de
l’élaboration du plan triennal demandé par l’AEFE. Après une phase de
consultation (enseignants, parents, associations), une synthèse va être
réalisée distinguant les points d’accord et de désaccord.
Le lendemain, 25 novembre, s’est tenue l’Assemblée générale de l’ADFM, à laquelle une cinquantaine de membres ont participé. Un nouveau bureau a été élu.
Rencontre avec les parents d’élèves Lydia Veidig,
présidente de l’Association des parents d’élèves du Lycée français de
Tananarive (APELFT), et Xavier Gonon, vice-président ce cette
association, expliquent la création de cette association, née d’une
scission d’avec l’Alefap-FCPE à la suite de la volonté d’une majorité
des parents d’être autonomes vis-à-vis de la FCPE. L’APELFT, majoritaire
au Conseil d’établissement du Lycée, travaille en réseau avec des
sections créées dans les différentes écoles du réseau. La journée s’est poursuivie avec une réunion avec la section PS de Tananarive.
Le soir a eu lieu la réception donnée par consul général, au cours de laquelle j’ai rencontré nombre de Français de Tananarive.
|
|
|
|
|
TuléarLe soir de notre arrivée à Tuléar, le 26 novembre, l’ADFE de Tuléar tenu son Assemblée générale et élu un nouveau bureau, avec pour président Jean-Jacques Aroumougon-Jean. La soirée s’est prolongée autour d’un sympathique repas auquel une trentaine de membres ont participé, parmi lesquels Gadia Taiebaly, un des responsables de la communauté franco-indienne, et Mme Tivernier, 89 ans.
Alliance Française Le lendemain, nous visitons l’Alliance française sous la conduite de Marc Tortosa. L’alliance fonctionne à plein régime tant pour les cours de langue que pour la bibliothèque, un bâtiment d’architecture originale en front de mer, visitée par de nombreuses classes malgaches et françaises. Un nouveau bâtiment est en construction, mitoyen et sur un terrain donné par la mairie (à souligner !) qui permettra un développement des activités. Nous avons ensuite rencontré Frédéric Macquet, coordonnateur des activités de l’ONG « Comptoir régional du sel de Tuléar », originaire de la région nantaise.. Dans une zone de marais salants, elle s’efforce d’une part d’améliorer les performances des saulniers, d’autre part elle enrichit le sel récolté en iode et fluor afin de remédier aux graves carences des enfants malgaches. La société Co Ré Sel rachète le sel produit, le traite, l’enrichit et le revend. Avec l’association Transmad Développement Frédéric Macquet s’est également lancé dans un ambitieux projet de soutien à la construction navale malgache traditionnelle… Collège de Tuléar Nous avons visité le collège, avec son principal, Jean-Luc Hauvuy et Lucien Amiach, directeur du primaire. Il compte 417 élèves, dont 55 % sont boursiers. La moitié des élèves français sont très défavorisés (revenus inférieurs à 150 euros), et 80 % des enfants des petites sections n’ont pas été scolarisés et ne parlent pas français. Les frais de scolarité augmentent de 20 % par an depuis 3 ans.
Nous avons ensuite
rencontré le personnel enseignant du collège et de l’école primaire ( 2
expatriés, 8 contrats locaux, 6 résidents). La déléguée FSU commence par
dénoncer la situation des « faux » résidents ainsi que le manque de
commission de sélection ou de recrutement pour les contrats locaux. Elle
dénonce ensuite le manque de formation donnée aux nouveaux enseignants.
Elle suggère de développer un « IUFM » franco-malgache pour répondre à
ce besoin. Un des enseignants évoque les problèmes lourds rencontrés par
les élèves qui viennent souvent tardivement au système français. Selon
une partie des enseignants, le bilan serait globalement celui d’une
amélioration alors que d’autres considèrent que tel n’est pas le cas. Un
poste d’enseignant spécialisé a été demandé pour l’an prochain, que je
soutiendrai auprès de l’AEFE. Le débat porte ensuite sur l’avenir de
l’école et du collège. Plusieurs bâtiments sont en construction sur des
terrains récemment achetés qui permettront de « reloger » le primaire et
le collège. Les parents ont consenti un effort financier important « 20%
par an sur 3 ans ». Ils ont permis de doter l’établissement de moyens
modernes en informatique (2 salles) et en physique. Rencontre avec l’association de gestion du collège Pour le président de l’association de parents d’élèves gestionnaire du collège, Georgio dit Garein Marie Fortuné Lin, accompagné du trésorier Ayoub Anvaraly, l’école et le collège ont un avenir de développement devant eux. Certes, à la suite de la dévaluation de 120 % de l’ariary, la charge salariale des enseignants résidents, payés en euros, a plus que doublé. Mais l’association de gestion a plusieurs projets d’investissement, en cours de réalisation, avec de nouveaux bâtiments qui devraient être inaugurés avant la fin de cette année scolaire. L’hypothèse d’implanter un lycée n’est pas exclue. La question des enfants ayant de très grosses difficultés ayant été soulevée, il est rappelé l’existence de l’association « Enfants français de Madagascar », qui prend en charge les écolages dans des écoles privées. Il semble que cette association soit en sommeil sur Tuléar puisque 3 enfants seulement ont profité de ces aides, alors que 20 étaient budgétisées. Visite de la société HASYMA Nous rencontrons M.
Yannick Davenel, directeur général et la directrice
administrative et financière.
|
|
|
|
|
FianarantsoaArrivés le 28 au soir par la route de Tuléar pour participer à une soirée censée être une soirée ADFE, nous découvrons qu’elle est animée par un ex ADFE hostile qui se répandra ensuite en libelles injurieux et calomniateurs. Ainsi va le monde et le métier de sénateur. Cela ne nous empêchera pas de rencontrer de nombreuses personnes intéressantes et d’assurer que cela n’entamera pas notre volonté de faire avancer les choses pour la communauté française de la capitale du pays betsileo qui n’a pas à souffrir des errements d’un ou deux des leurs. Visite au lycée René Cassin Nous tenons une
réunion de travail avec le Proviseur, Gérard Ercoli et la
directrice du primaire, Brigitte Michel ainsi que l’intendant,
Johnny Gogibus. Après une phase de croissance, l’école et le lycée
(créé en 2002) scolarisent près de 400 élèves, avec des places libres
dans les classes du lycée que le proviseur souhaite remplir avec des
enfants venant du Sud (Tuléar, Fort-Dauphin) voire de Tananarive. Ces
points ne vont pas de soi et devront être traités dans le cadre du plan
triennal : 290 élèves sont français dont 215 boursiers, et la hausse des
écolages des dernières années a entraîné une baisse du nombre d’enfants
malgaches.
Visite de l’Alliance française Nous sommes accueillis par le colonel Samuel Rakotoarivelo, Président du Conseil d’administration et Antoine Konarzewski, directeur. Après une visite des deux bâtiments,de la bibliothèque et de la salle des fêtes, nous faisons le point sur les activités de l’AF et sur sa situation financière qui est saine (85% d’autofinancement, avec 2500 adhérents) et qui permet la réhabilitation des locaux. Rencontre avec la société de bienfaisance Mme Michelle
Kotsoyannis, vice-présidente de la société de bienfaisance de
Fianarantsoa nous expose les activités de son association, financés sur
la subvention de 3500 € reçue du consulat général : amélioration de
l’habitat, aide à la création de petites entreprises, aides ponctuelles. Cocktail Le 29 au soir le consul honoraire, représenté par le proviseur, a offert, à l’occasion de notre visite, un cocktail à la communauté française où se pressaient de nombreux compatriotes. |
|
|
|
|
Antsirabé Nous avons été
accueillis à notre arrivée, le 30 novembre, par Yvette Viacroze,
consule honoraire de France à Antsirabé. Alliance Française Outre de multiples activités dans les domaines culturels, sportifs, de divertissement, elle offre des cours de langue (17 vacataires) et gère une « petite école » installée dans la « maison de retraite ». Elle intervient également à l’extérieur (à l’Académie militaire, dans des entreprises). Grâce à plus de 2000 adhérents et aux cours de français, elle arrive à s’autofinancer au minimum à 70 %.
La maison de retraite Sous cette appellation réductrice coexistent, dans un beau et grand bâtiment au milieu d’un parc, une maison de retraite (140 pensionnaires avant la guerre, huit actuellement), la petite école de l’Alliance Française, les locaux de l’antenne consulaire, une clinique privée et enfin un secteur hôtelier. L’ensemble est géré par une association loi de 1901 (vice-président : Salim Karmaly) crée en 1931 pour fournir une retraite aux colons âgés. Son directeur, Laurent Chapain (frère du secrétaire de l’APE) nous fait part de son inquiétude quant à l’avenir de l’institution, dont le coût est trop élevé pour un retraité ne bénéficiant pas de l’allocation consulaire de solidarité. Avec 250 lits, les possibilités existent d’accueillir, dans un cadre agréable, des retraités venant de France ou d’Europe : le tourisme du 3ème âge. Il faudrait pour cela que les autorités malgaches lèvent la restriction de 3 mois mise aux visas d’entrée. J’en parlerai à l’ambassadeur de Madagascar en France. La consule honoraire a donné le soir une réception au cours de laquelle j’ai pu rencontrer l |