Liba, 29 avril au 2 mai

Hong-Kong, 1 au 3 avril 2007
Hanoï, 4 avril 2007
Shanghaï, 6 au 8 avril 2007
Tokyo, 8 au 11 avril

Moscou, 26 et 27 mars

La Haye et Amsterdam, 20 et 21 mars 2007

Mexico et Guadalajara, 24 au 28 février 2007
Washinton, 28 février au 4 mars 2007
New York, 4 au 6 mars 2007

Kenya, 21 au 24 janvier 2007
Ouganda, 25 au 26 janvier 2007

Tanarive, 23-26 novembre 2006
Tuléar, 26–28 novembre 2006
Fianarantsoa, 28-29 novembre 2006
Antsirabé, 30 novembre 2006

Île Maurice, 1er au 6 décembre 2006

Écosse, 15 au 17 octobre 2006

Voyages de l'année parlementaire précédente (2005/2006)

Voyages de l'année parlementaire 2004/2005

 
 

 

Liban

Courte visite électorale au Liban, où les résultats du premier tour ont été décevants : 52 % pour Sarkozy, 25 % pour Bayrou et 15 % seulement pour Ségolène, alors même qu’elle s’y était déplacée il y a peu et y avait pris des positions favorables à la paix et au dialogue entre toutes les parties.

J’y suis accueilli par Véronique Brumeaux, consul général et par mon vieil ami Roger Jawish et son épouse.
Le lundi 30 avril 2007 au matin je rends visite à notre ambassadeur, Bernard Ermié qui m’explique – les choses sont compliquées – la situation politique au Liban. La situation est bloquée à cause de l’opposition irréductible entre deux blocs. D’un côté les Hariristes (conservateurs et sunnites), Joumblatt (druze et socialiste) et Geagea (maronite). De l’autre les forces chiites (Hezbollah, Amal) et les chrétiens du général Aoun. Ce blocage empêche le parlement, le gouvernement et l’administration de fonctionner.
Au niveau international, le dossier délicat est celui de la mise en œuvre du Tribunal à caractère international pour juger les assassinats politiques de ces dernières années, et dont les verdicts compromettraient gravement les dirigeants syriens. Ceux-ci et leurs alliés s’emploient donc à en empêcher la mise en place.
Au niveau interne, la prochaine échéance est l’élection en juillet par l’Assemblée du Président de la République (actuellement Emile Lahoud, très déconsidéré), constitutionnellement un chrétien maronite. Or à l’Assemblée aucun des blocs ne détient la majorité nécessaire des 2/3, ne serait-ce que pour pouvoir siéger. Un blocage persistant pourrait conduire à l’élection de deux présidents et de deux chefs de gouvernement, poste constitutionnellement attribué à un sunnite.

L’après midi, nous nous rendons à Tripoli où vit une importante communauté française. Nous visitons le nouveau lycée Lamartine construit et géré par la Mission Laïque, qui a ouvert ses portes à la dernière rentrée. M. Fontes et son équipe de direction nous font visiter l’établissement, très beau et situé au milieu des champs d’oliviers. Il scolarise 1200 élèves dont 11% de Français, dans un double cursus français et libanais, avec en quasi-totalité des enseignants en contrat local, aux salaires modiques.
Après un bref passage au stand français au salon du Livre, je tiens une réunion avec une cinquantaine de nos compatriotes en m’efforçant de convaincre les hésitants à voter pour Ségolène Royal.

Mardi 1er mai, Roger Jawish et moi-même rendons visite à la consule générale qui nous expose les principales difficultés de la communauté (16 000 enregistrés, sans doute près de 20 000 en tout), frappée de plein fouet par le marasme économique qui a suivi le conflit de juillet 2006. Elle pense en particulier qu’il faudra relancer le comité consulaire pour l’emploi.

 
 
 
A midi nous sommes à Zahlé, dans la vallée de la Bekaa, pour une réunion avec les Français de la région (environ 400) et le soir, de retour, à Beyrouth pour une réunion avec une soixantaine de personnes sur la situation en France et au Liban.

 

 

 

 

 

 

Je rencontre ensuite avec Roger un responsable des relations internationales du Hezbollah pour lui expliquer nos positions sur la situation libanaise.

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Hong-Kong

A mon arrivée le 1er avril, je suis accueilli par Christian Ramage, consul général adjoint et par mon ami René Aicardi, conseiller AFE de la circonscription.
Le soir, réunion de section au bar « le rideau » tenu par Christophe, l’un de nos membres. Débat avec une vingtaine de nos camarades sur les élections présidentielles en France. 

Le lendemain, rencontre avec Jean-Pierre Thebault, consul général. Nous faisons le point sur les différents dossiers en cours dont le plus important est celui de l’extension du lycée. Elle semble possible avec l’appui des autorités, le financement étant assuré par les parents d’élèves. Il semble que les relations entre le lycée et l’AEFE restent marquées par une certaine froideur voire méfiance.
L’évolution politique de la zone spéciale est plutôt encourageante en particulier à la suite de la réélection récente, dans des conditions relativement démocratiques, de Donald Tsang comme leader de Hong Kong.
Nous faisons ensuite le point sur la situation économique avec Jean-Claude Bernard, chef de la Mission économique. La reprise est au rendez vous après plusieurs années difficiles et les entreprises françaises y prennent pleinement leur part. 

Après un déjeuner offert par le Consul général adjoint avec Catherine Sagnelonge, vice-consule, René Aicardi, David Santandreu, secrétaire de l’ADFE, Philippe Dova, représentant des Conseillers UFE, nous visitons la chancellerie et ses différents services : visas, l’immatriculation, état-civil. 
Présentation ensuite des activités de l’Alliance française avec M. Rolot son délégué général, le responsable de CampusFrance, M. Prashanth, et la responsable de  la langue française, Sylvie Tourpin. Il est encore trop tôt pour faire un premier bilan du regroupement d’EduFrance, d’Egide et du CNOUS dans le nouveau GIP mais il semble que cela se traduise par de nets progrès dans l’accueil des étudiants étrangers en France. 

Le soir réception offerte par le Consul général et Mme Thébault en leur résidence du Peak avec des représentants de la communauté française.  

Le 3 avril,  petit-déjeuner avec des représentants de la Chambre de commerce française de Hong-Kong : Richard Burton, son président, Benoît de Ruffray, directeur de Dragages, Xavier Jacquemain, directeur opérationnel de la Société Générale Asie-Pacifique, Kin-Lap Ho, vice-président , Henry Fok Ying, et Pascale Dutronc, directrice.
Thèmes abordés :

  • l’avenir de la négociation relative à une convention fiscale entre HK et la France. Elle achoppe sur plusieurs difficultés : le niveau de protection des données personnelles et le peu d’intérêt pour la plupart des résidents français. Dans le domaine fiscal il faut également relever la majoration de la fiscalité pour les loyers non encaissés en cas d’occupation gracieuse d’un logement en France (un dossier me sera envoyé pour que je relance le ministère des Finances).

  • l’évolution du rôle respectif des Missions économiques et de l’établissement Ubifrance , les premières gardant les fonctions régaliennes et le second le service aux entreprises. Il faudrait clarifier les rôles respectifs d’Ubifrance et des CCIF pour éviter une concurrence inutile et inefficace. Sera-t-il possible des rapprocher d’ici quelque temps ?

  • peu de remarques sur le niveau de la protection de la propriété industrielle à HK sinon dans le domaine de la registration des marques

  • nos hôtes enfin déplorent la très mauvaise qualité de l’accueil des vols d’Asie à Roissy : queues interminables et mal organisées devant la police, attente excessive des bagages, …. Je vais écrire à Aéroport de Paris sur cette question. 

Visite au centre d’études français sur la chine contemporaine (CEFC, http://www.cefc.com.hk/) avec Sebastien Veg et Anne-Laure Delatte, chercheurs.  Le centre accueille 3 chercheurs permanents  pour 3 ans, et 4 doctorants après « appel d’offres » des thèmes d’études qu’ils proposent. Son budget de fonctionnement est de l’ordre de 250000 euros. Le centre est suivi et évalué par un comité scientifique à Paris. Plusieurs questions se posent : quelle est l’évaluation exacte qui est faite, pourquoi le centre ne reçoit-il pas de commandes du MAE dans sa spécialité, n’est-il pas possible de regrouper les formations et les chercheurs dans ce domaine, à commencer par les universités et le CNRS ? 

Déjeuner avec Jacques Soulillou, conseiller de coopération scientifique et culturelle, au cours duquel nous faisons un tour des points difficiles de son secteur. 

L’après-midi, visite de la belle librairie française « Parenthèses »  tenue depuis 20 ans par Madeline Progin

Le soir, dîner au Club des hommes d’affaires, offert par M. Ho, par amitié pour la France, à  plusieurs de ses et de nos compatriotes.

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Hanoï

Dès mon arrivée je rencontre des représentants des enseignants du lycée français, du centre culturel et du comité de gestion parental. Comme partout, le lycée doit croître et un terrain adapté est recherché avec l’aide des autorités vietnamiennes. Le financement sera assuré conjointement par l’AEFE pour le terrain, et les parents. La difficulté qui reste à résoudre est celle de la forme juridique qui est actuellement celle d’association française loi de 1901. Il est nécessaire de trouver la forme juridique de droit vietnamien qui soit la mieux appropriée ou sinon d’envisager le passage en EGD.
Les enseignants du centre culturel à la suite d’un changement de contrat sont dans une situation juridique complexe, où ni la justice vietnamienne ni la justice française ne veulent se saisir de leur cas contre leur employeur (Etat français).

Brève rencontre avec la Chambre de commerce et d’industrie française.

Jean-François Blarel, notre ambassadeur, me reçoit avec Marc Vilard, notre conseiller AFE pour le Viêt-Nam. Après un tableau des relations franco-vietnamiennes en constante amélioration, nous parlons des soucis de la communauté française de 2000 personnes à Saïgon et 1000 à Hanoï, assez récente et se renouvelant rapidement. Ils rejoignent les points évoqués sur l’avenir des lycées. L’évolution de la communauté se traduit aussi par l’accroissement des demandes de bourses.

Le soir réunion de présentation de la campagne et des propositions de Ségolène Royal organisée par le comité Ségolène de Hanoï. Très intéressante réunion sur invitation au Sunway Hotel avec une cinquantaine de participants de tous les secteurs de la communauté française, avec près de 2 heures de débats animés, suivie d’un beau buffet local.

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Shanghaï

Je commence mes visites par l’école du Petit Lotus Bleu où je suis accueilli par Karin Gerstner, directrice, et la trésorière du comité de gestion. Abrité par la Montessori Sunrise, une école chinoise à vocation internationale, ouverte en septembre 2006, elle scolarise les tout-petits de la maternelle au CP (37 élèves maintenant, 65 prévus à la rentrée) et compte ouvrir le niveau supérieur chaque année. La moitié des leçons se fait en chinois et l’autre en français, de manière successive. Son homologation par l’AEFE est en cours. C’est une initiative de parents pour garder une école située en centre-ville. Le coût de la scolarité est de 5500 € par an. C’est une très belle réalisation qui promeut un vrai bilinguisme à l’âge où les enfants apprennent facilement. Le principal souci est que l’école risque d’être victime de son succès et que des locaux plus grands devront être trouvés dans deux ou trois ans. Se posera également la question du rapprochement avec l’école franco-allemande.

Je retrouve ensuite René Aicardi à l’Eurocampus où nous sommes accueillis par Mme Marchais, la directrice de l’école et lycée franco-allemand, ainsi que Florence Altmayer, vice-présidente du comité de gestion, Catherine Favier et Caroline Thonier, membres. Nous visitons les nouveaux bâtiments récemment construits : théâtre, salle d’art, nouvelles classes, puis rejoignons des représentants des enseignants, des élèves et la direction pour une rapide réunion de travail. De nouveau se pose la question des locaux car la croissance de la communauté ajoute une centaine d’élèves chaque année. La possibilité de trouver une nouvelle implantation pour le primaire est étudiée en attendant une formule plus pérenne. Les écolages sont de 5700 € pour le primaire et de 10000 € pour le lycée avec un nombre de bourses croissant (52 actuellement). Le conventionnement par l’AEFE devrait permettre d’avoir une quinzaine d’enseignants résidents et non plus en contrats locaux, à coût constant pour les parents. Le projet pédagogique avec l’école allemande est lent à démarrer. L’allemand n’étant pas enseigné, la mise en place de cours commun est difficile ; même l’anglais ne fait pas l’objet de cours communs. Il y a toutefois un projet d’harmoniser le calendrier et de voir comment le manuel d’histoire commun à nos deux pays pourrait être utilisé.

Lors d’un déjeuner à la Résidence à l’invitation de M. Mathou, consul général et avec ses principaux collaborateurs, il nous indique ses principaux chantiers : présence française à l’exposition universelle de 2010, création d’un centre Beaubourg et d’un centre culturel français avec une librairie.
Nous visitons ensuite le consulat et la chancellerie avec le Consul général et Mme Denis-Blanchardon, Consule générale adjointe. Il est frappant de constater que le service qui s’occupe de la communauté française compte 4 agents, dont 2 titulaires français, pour 8000 inscrits, ce qui est très peu et rend la gestion tendue. Un renfort est certainement nécessaire.

Nous nous rendons ensuite à la Chambre de commerce et d’industrie française de Shanghaï dirigée depuis peu par Caroline Vignon-Penard. La Chambre fait en particulier un important travail de placement pour les entreprises françaises et pour des Français à la recherche d’un emploi et place environ 300 personnes chaque année.

Le soir M. et Mme Mathou offrent une réception à la communauté française qui me permet de rencontrer une soixantaine de Français de Shanghaï.

Le 7 avril, René Aicardi et moi-même visitons l’Alliance française où nous sommes accueillis par le président Jiang Guo Qiang qui préside aussi l’Université du temps libre (formation permanente) qui offre ses locaux et sa couverture juridique à l’Alliance, ainsi que par Eric Saldinger, directeur, Jean-Noël Petit, directeur-adjoint et Emilie Pan Yueqin, directrice chinoise.
L’Alliance s’est beaucoup développée depuis notre dernière visite et compte près de 7000 inscrits. Toujours autofinancée, elle a mis sur pied des cours pour les petits à partir de trois ans en ouvrant de nouveaux locaux, et a développé considérablement sa médiathèque- bibliothèque ainsi que son programme d’activités culturelles.

Le soir, réunion organisée par la nouvelle et très active section de Shanghaï, dirigée par Vincent Meyer, qui nous permet de débattre avec une quarantaine de participants sur tous les aspects de la campagne présidentielle et du programme de Ségolène Royal.

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Tokyo

Le 9 avril, René Aicardi, Etienne Barral, président de l’ADFE qui a organisé ces trois journées et moi-même, sommes reçus par notre ambassadeur Gildas Le Lidec, en compagnie d'Alexis Lamek, conseiller culturel et de Philippe Le Corre, consul. Les relations franco-japonaises sont très bonnes mais manquent probablement un peu de relief. La place de la France reste forte mais perd du terrain au fur et à mesure que le Japon redécouvre son identité asiatique. Avec le départ de Jacques Chirac, les Japonais estiment qu’ils perdent un grand ami, au-delà de la politique, et scrutent les déclarations des candidats à l’élection présidentielle pour « deviner » quelle politique japonaise pourrait être la leur. L’ambassadeur estime que les relations pourraient être relancées en développant des relations avec de « nouveaux acteurs » : collectivités régionales et territoriales. Un projet se monte avec la ville de Nantes et celle de Niigata dans le domaine culturel. D’autres villes et d’autres thèmes pourraient être envisagés.
L’année 2008 sera celle de la célébration du 150ème anniversaire des relations franco-japonaises avec de nombreuses manifestations décentralisée, des visites d’État et le sommet du G8 au Japon.
L’ambassadeur nous informe ensuite qu’un projet de reconstruction des bureaux de l’ambassade a été choisi en partenariat public privé sur 50 ans, un immeuble de rapport étant construit sur l’emplacement actuel. Il reste à obtenir l’accord de la mairie de Tokyo.
L’appui du maire de Tokyo (Shintarō Ishihara, connu pour ses déclarations tonitruantes anti-françaises mais qui est en réalité proche de nous) est également nécessaire pour obtenir un nouveau terrain pour le lycée et vendre l’actuel. Un rapprochement avec la ville de Paris serait souhaité du côté japonais.

Nous voyons ensuite Alexis Lamek, conseiller culturel et Mme Pavillon, son adjointe.
Le lycée passé en Fondation fonctionne de manière satisfaisante et enregistre près de 100 nouvelles inscriptions par an, ce qui fait qu’il sera bientôt à effectifs pleins. Un nouveau bâtiment doit donc être envisagé dès maintenant. Alexis Lamek nous fait part de deux préoccupations prioritaires :

  • améliorer la place du français en en faisant une matière du concours d’entrée dans les universités comme deuxième langue. Pour cela, il faudrait obtenir du MEN la création d’un CAPES de japonais pour les lycées français.

  • pour la formation des élites (et envoyer les meilleurs en France), il est nécessaire d’offrir des bourses attractives. Le poste s’efforce d’obtenir des cofinancements des entreprises et des collectivités locales.

Le capitaine de vaisseau Jean-Marc Gerbier, attaché de Défense nous expose les principaux axes de son activité et de la place que tient la France dans le United Nations Command Rear qui regroupe les forces armées engagées dans la guerre de Corée avec des facilités d’accès à des bases navales et aériennes au Japon. La France est malheureusement confrontée à un marché d’armement complètement verrouillé par les Américains. Le gouvernement Abe cherche à redonner au Japon les attributs d’une grande puissance militaire.

Nous visitons ensuite le consulat de France sous la conduite du consul, Philippe Le Corre, et rencontrons ses collaborateurs. La communauté est en croissance constante (plus de 6000 inscrits). Un des points abordé est celui des enfants de couples mixtes qui se séparent et dont le conjoint français est souvent privé de visite. Un travail important est réalisé au niveau européen pour amener le Japon à ratifier la convention de La Haye.

Nous rejoignons ensuite la Mission économique (Jean-Yves Bajon, ministre conseiller pour les affaires économiques). La discussion tournera essentiellement autour l’avenir d’Ubifrance et d’un rapprochement éventuel avec les CCI françaises. Jean Louis Armand, le conseiller scientifique, nous explique l’implication du Japon dans le projet ITER

Le soir un dîner commun avec les sections PS et ADFE nous permet de revoir tous nos camarades de Tokyo.

Le 10 avril nous allons au Sénat rencontrer deux sénatrices japonaises :

  • Mme Yoriko Madoka du parti démocrate, que j’avais déjà rencontrée il y a un an. Je lui réitère l’intérêt du PS d’établir des relations suivies avec la principale force d’opposition japonaise, le PD, et la visite d’une délégation à l’automne

  • Mme Mizaho Fukushima du Parti social-démocrate japonais, notre parti frère même s’il a perdu beaucoup de ses forces parlementaires ces dernières années.

Avec l’une comme l’autre, j’aborde la question de la peine de mort au Japon et des difficultés que rencontrent les conjoints français dans le cas d’un divorce ou d’une séparation pour voir et visiter leurs enfants chez le conjoint japonais.

Etienne Barral, René Aicardi et moi même visitons ensuite la chambre de commerce et d’industrie française du Japon où nous sommes reçus par Didier Hoffman, son secrétaire général. La CCIF s’intéresse plutôt aux activités aval, après qu’un premier contact et activité aient eu lieu, par ex. pour la domiciliation. Cinq personnes travaillent pour l’appui aux entreprises entrant sur le marché japonais mais l’essentiel de son activité (17 agents) est pour les entreprises déjà installées. La convention qui vient d’être signée entre l’UCCCIFE, la DGTPE et Ubifrance permet une répartition des tâches entre les trois agents économiques pour l’étranger.

Le soir un débat était organisé devant une vingtaine de nos concitoyens entre l’ADFE et l’UFE sur la question de la représentation politique des Français hors de France. Il s’est tenu au Kanda-koen Kuminkaikan, sorte de maison des associations de quartier, puisqu’il ne nous a pas été possible de trouver un lieu « français » pour ce débat, à cause d’une application étroite de la loi par le MAE. Merci à Thierry Consigny de l’UMP et à Etienne Barral pour l’ADFE d’avoir pris l’initiative de ce débat.

Le 11 avril matin, nous nous rendons au Lycée français de Tokyo, où nous tenons une réunion de travail avec Mme Pavillon, conseiller culturel adjoint, M. Thénèze, directeur général de la Fondation et ses adjoints, MM. Vialle et Signoles. La discussion porte sur la mise en place de la nouvelle fondation de droit japonais et sur ses conséquences en matière de gestion, sur le recrutement de résidents entièrement financés par la fondation et sur la recherche d’un nouveau site pour accueillir une école et lycée de plus grande dimension nous en avons visité un possible la veille).

Après une rencontre avec Véronique Ochem, présidente de l’APE et avec Myriam Acerbis (Association des Familles) qui évoque de nouveaux critères à prendre en compte pour l’attribution des bourses (René Aicardi les relayera auprès de l’ADFE), nous nous rendons à l’Institut franco-japonais de Tokyo dirigé par Bruno Asseray. Il nous montre en particulier les cours à distance qui permettent à environ 1000 élèves japonais de différents niveaux de se familiarise avec notre langue.

Je termine cette tournée par une visite au tout nouveau Centre for Modern Arts, de très belle architecture contemporaine, qui vient d’ouvrir et qui présente deux expositions, sur Monet et sur les peintres étrangers dans les collections du centre Pompidou - flatteur mais qui date aussi l’image de la France au Japon.

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Moscou

Le 26 mars, visite de travail au lycée en compagnie de Madame Guyot-Nowak, consul général et de Cédric Etlicher, conseiller AFE. Le nouveau proviseur M. Donnet et son équipe de direction nous expliquent la situation sur le principal problème, les locaux. Les demandes d’inscription pour la prochaine rentrée font penser qu’il manquera plusieurs classes. Les solutions sont les suivantes : louer des locaux à titre provisoire - en attendant que le nouveau lycée soit construit dans 5 ans- , prendre sur l’immeuble de France, ou fermer les deux premières années de maternelle. Le vrai problème me semble-t-il réside la chaîne de décisions. Au cours de la rencontre avec Mme Galard, présidente de l’association de parents d’élèves APENG, je téléphone à Maryse Bossière, directrice de l’AEFE, ce qui a permis de relancer la recherche de solution.
Avec les représentants du personnel nous faisons le point sur leurs préoccupations : réforme des majorations familiales, affiliation à la CFE pour les contrats locaux ainsi que leur statut juridique.

A midi, déjeuner à l’invitation de Madame Guyot- Nowak avec des représentants de la communauté d’affaires : la Société générale, le cabinet Gide-Loyrette, Safran, l’agence de voyages CGTT.

Nous faisons ensuite le point au consulat sur le service des visas qui a connu diverses difficultés ces derniers temps. A la suite des abus constatés, 7 auxiliaires sont partis en juin mais n’ont pas été remplacés. L’externalisation d’une partie du travail préparatoire (paiement, constitution du dossier) a été décidée et confiée à une société, et devrait être opérationnelle à partir de juin. Plusieurs questions méritent d’être soulevées : pour quelle amélioration pour les demandeurs, quel gain de postes ? Quel degré de sécurité ? Pourquoi une approche Schengen n’a-t-elle pas été conduite ? Ne faudrait il pas lancer un appel d’offres international ?

Le soir dîner avec la section socialiste.

Le 27 mars, rencontre avec Wladimir Matchabelli, secrétaire général de Sofarus et Natalia Lapina, chercheur en sociologie et spécialiste des pouvoirs régionaux à l’Institut des Relations Internationales (Institut d’économie mondiale). Elle m’explique l’importance des pouvoirs régionaux dans le processus de reconstruction de la société politique russe. Elle doit venir pour un mois en France à l’EHESS et prendra contact avec moi pour réaliser un certain nombre d’interviews.
 
 
 
 
 
 

A la Douma avec Wladimir Matchabelli, grand spécialiste de la vie politique russe, entretien avec Guennadi V. Goudkov, ancien député du groupe « Russie unifiée », Igor P. Shematov, son conseiller pour les affaires internationales, et Boris Guseletov responsable des relations internationales du PSDR, déjà rencontré à St Petersbourg.
G.Goudkov participe à la création d’un nouveau parti « Russie juste » qui devrait fédérer la plus grande partie des partis du centre et de la gauche social-démocrate, mais sans Yabloko qui reste à l’écart. Un parti de droite devrait également être constitué rationalisant ainsi la vie politique et les élections. Le programme est clairement social-démocrate : augmentation des retraites, baisse des loyers, sécurité sociale, plus grande démocratie locale. Nous convenons de garder le contact et de les recevoir à Paris.

Ensuite au Conseil de la Fédération (Sénat), rencontre avec Dimitri Fedorovitch Mezentsev vice-président, et président du groupe d’amitié Russie-France, accompagné de Dimitri Smironov, conseiller de Poutine pour les droits de l’homme et le développement de la société civile. Il me tient un discours assez dur (« pas d’ingérence, vous nous avez déçus lorsque nous avions besoin de vous, la critique est facile ») reprenant ceux de Poutine. Je réponds que ressasser le passé ne sert pas à grand-chose, et qu’il serait plus utile de sensibiliser l’Union européenne aux problèmes rencontrés par la Russie.

Déjeuner offert par l’Ambassadeur Stanislas de Labouleye assisté de ses principaux collaborateurs, au cours duquel ont été évoquées les questions économiques, culturelles, le situation du lycée ainsi que les visas.

Entretien avec le chef de la Mission économique sur les relations économiques entre la France et la Russie. Il est clair que nous avons un retard significatif sur l’Allemagne, mais le flux des entreprises et des entrepreneurs français qui viennent investir en Russie augmente chaque année, et dans des proportions significatives.

Le soir, débat sur les élections présidentielles, organisé par la chambre de commerce et d’industrie et le club France, auquel ont participé une soixantaine de nos compatriotes.

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La Haye et Amsterdam

La section PS de La Haye nouvellement recréée sous l’impulsion de sa dynamique secrétaire Hélène Le Moing m’a invité le 20 mars pour parler de la campagne présidentielle de notre candidate Ségolène Royal. Une trentaine de camarades et de sympathisants de gauche avaient répondu à l’invitation. ous avons longuement débattu des questions institutionnelles, de l’enseignement français à l’étranger, de la candidature Bayrou.
Auparavant j’avais rencontré Louis Guastavino, président de la représentation du personnel de l’OEB, accompagné d’une délégation (Laurent Prunier, Alain Rosé), sur la question de la taxation des retraites. Celles-ci sont actuellement soumises à l’impôt sur le revenu dans tous les pays sauf l’Autriche. Les Etats en restituent la moitié, mais cette restitution est remise en cause. Plusieurs solutions sont à l’étude. J’ai indiqué à mes interlocuteurs que j’en parlerai avec la délégation française, mais que je ne pourrai soutenir une solution qui mettrait le remboursement à la charge de l’Office, c'est-à-dire qui entraînerait une hausse des taxes de procédure à la charge des déposants et de l’industrie.

Le 21, visite à Amsterdam à l’invitation de Bernadette Van der Horst, présidente de l’ADFE et candidate à la dernière élection à l’AFE.
Nous sommes reçus par le Consul général, Patrick Rolot, consul général, avec qui nous faisons le point sur les problèmes de la communauté (environ 30 000personnes) et sur les difficultés rencontrées par l’administration (suppression de l’assistante sociale et de trois postes).

L’après-midi, je rencontre Dominique Frachon, directeur de l’agence AFII pour le Benelux qui vise à attirer des investissements belges et néerlandais en France. Le bilan est probant puisque 12 000 emplois liés à des investissements néerlandais en France ont été créés en France entre 1993 et 2005 pour un coût modeste (170 000 € par an). Ceci est à verser au débat sur l’avenir de l’AFII suite aux propositions des sénateurs Arthuis et Marini.
Au même endroit je visite la Chambre Française de Commerce et d’Industrie et l’association France-emploi qui a placé 137 Français en 2006 sur le marché du travail néerlandais. Malgré d’excellents résultats et l’encouragement d’une subvention de 40 000 € des pouvoirs publics, l’association doit faire face à la menace de suppression des structures pour l’emploi en Europe (CCPEFP) ainsi qu’à des attaques locales d’ordre polémique.

Le soir réunion-débat à l’invitation de l’ADFE dans une maison de quartier.Il n’est plus possible en effet de louer une salle à l’Institut français, celui-ci pratiquant des tarifs « commerciaux » - bel exemple de la manière dont le débat-citoyen est encouragé !

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Mexique

Je suis arrivé le samedi 24 février 2007 à l’aéroport Benito JUAREZ. Lors de cette mission, j’étais accompagné de Vincent TOINEL, mon assistant parlementaire. Nous avons été accueillis par Mme Régine LOUIS, Consule adjointe, et M. Christian FAUCHE, ancien Conseiller au CSFE.

Le dimanche 25 février, j’ai rencontré des membres de la section mexicaine de l’ADFE, présidée par M. François BOUCHER. Nous avons échangé sur des thèmes aussi divers que le financement des lycées, l’emploi, les heures d’ouverture des consulats, les stages à l’étranger, etc.

J’ai également été interviewé par Mlle Camille RICHEBOURG, une jeune journaliste française travaillant pour le journal Excelsior.

Le lundi 26 février, je me suis rendu à Guadalajara, seconde ville du Mexique et deuxième zone de concentration de la communauté française (1.085 inscrits). J’étais accompagné de MM. Didier GOUJAUD, Consul général à México, et M. François BOUCHER. A l’aéroport, nous avons été accueillis par MM. Enrique ALVAREZ DEL CASTILLO, Consul honoraire et Jean REINA, Directeur général de l’Alliance française.

J’ai pu visiter les nouveaux bâtiments du lycée français, surnommé le « franco ». Cet établissement homologué par l’AEFE est géré par une association culturelle et dirigé par M. Henri PIQUER, proviseur. Il est fréquenté par 670 élèves (23% de Français), de la maternelle à la terminale, et accueille 70 boursiers, dont 40 Français. Le proviseur m’a indiqué que la vente des anciens bâtiments, dans le centre de la ville, permettra d’augmenter les salaires et de concrétiser de nombreux projets tels que l’amélioration du CDI, la création d’un foyer des élèves, la construction de classes supplémentaires, d’une salle d’arts plastiques, d’une salle polyvalente, d’une piscine, etc. En attendant, les quatre prochaines années à venir seront difficiles. Des progrès sont en particulier nécessaires afin d’améliorer le niveau de français car en 2006, sur 7 élèves de terminale, 4 ont échoué au baccalauréat. Monsieur PIQUER a néanmoins tenu à me rassurer en m’indiquant que les élèves de troisième ont un meilleur niveau que leurs aînés. Lors de ma visite, j’ai aussi rencontré trois représentants des enseignants, qui s’inquiètent de la faiblesse du nombre de professeurs résidents (2 expatriés, 17 résidents et 58 recrutés locaux). Pour pallier cette situation, le proviseur souhaite faire venir de France davantage d’enseignants car le vivier de résidents n’est pas suffisant. Cependant, le conseil de gestion n’appuie pas ces demandes car il voit d’un mauvais œil l’arrivée de nouveaux résidents.

Lors d’un cocktail à l’Alliance française, j’ai rencontré des Français établis à Guadalajara. Nombre d’entre eux sont des descendants des « Barcelonnettes » qui s’étaient installés au Mexique à la fin du XIX° siècle.

Le soir, le Consul général a offert un cocktail à sa résidence, en présence de M. Alain LE GOURRIEREC, Ambassadeur de France au Mexique. 

Le mardi 27 février, j’ai participé à un petit-déjeuner de travail avec des représentants du secteur économique (Alstom, Plastic Omnium, Société générale, GDF Mexique, DEXIA, Sanofi Aventis, Keptos [PME spécialisée dans l’informatique]) et cinq sénateurs du groupe interparlementaire France-Mexique (MM. Gérard CORNU, Pierre MARTIN, Gérard MIQUEL, Jean-Marc PASTOR, Yannick TEXIER). Cette rencontre était présidée par M. Alain LE GOURRIEREC, qui a annoncé la création d’un centre d’affaires français à Monterrey. Tous les intervenants ont affirmé que le contexte économique et l’environnement juridique sont favorables aux investissements. Les entreprises françaises trouvent aussi une communauté française bien établie. Rappelons que les premiers immigrants français et leurs descendants ont joué au Mexique, dans le domaine économique, un rôle prépondérant jusque dans les années 1940. Ils ont notamment été les fondateurs d’une industrie textile puissante et de grands magasins, dont certains sont encore parmi les plus importants du pays. Ils ont aussi été des acteurs significatifs dans le secteur bancaire. Aujourd’hui, le marché intérieur, dopé par les remesas, offre de très bonnes perspectives. En outre, mes interlocuteurs ont tous évoqué le « train CALDERON » comme moteur de l’économie mexicaine. Le nouveau président de la République, élu le 2 juillet dernier, souhaite en effet conduire de très nombreux projets dans les domaines de l’énergie, des transports, des infrastructures et du tourisme.


En fin de matinée, j’ai visité le lycée franco-mexicain de México. Cet établissement conventionné a été fondé en 1937. Aujourd’hui, il accueille 3.000 élèves (195 boursiers, dont 17,8% de Français). Il est actuellement dirigé par Mme Françoise VALIERE, proviseur, qui a organisé une rencontre des représentants des enseignants : Mme Dominique VERA (SGEN), MM. Marc BORSA (SNUIPP), Gilbert MAZIERE (SNES) et Tristan PEYRAT (SNES). Mme Marie-Hélène PONTVIANNE, Conseillère à l’AFE, représentait le conseil d’administration du lycée. Les délégués syndicaux ont attiré mon attention sur les graves difficultés rencontrées par les personnels concernés par l’application du décret n°2002-22 du 4 janvier 2002. Ce texte réglementaire stipule en effet que tout agent voit son indemnité d’expatriation réduite de 50% dès le premier jour de l’arrêt maladie. D’autre part, le contrat de l’AEFE est systématiquement annulé à partir du sixième mois de maladie et le fonctionnaire expatrié peut être rapatrié sur le territoire national. Les représentants des enseignants ont également rappelé leur attachement à la création d’un nouveau statut pour les professeurs résidents. Quant à la direction du lycée, elle s’inquiète des futures conséquences du transfert de la charge du versement de l’ISVL, en 2008. Madame VALIERE m’a aussi indiqué que la hausse de la participation des établissements versée à l’AEFE a provoqué la hausse des écolages (+5% pour l’année 2006-2007) et la baisse du nombre de résidents (le lycée emploie 45% de recrutés locaux). Le lycée franco-mexicain de México est l’un des rares établissements à offrir une formation technologique (30-40 élèves en section STI) et un BTS (20 élèves), financé depuis 2006 par une taxe d’apprentissage. Madame VALIERE m’a fait part des difficultés à faire reconnaître cette formation au niveau local.
 

Le midi, j’ai déjeuné avec M. Jorge AMIGO CASTAÑEDA, le directeur de l’institut mexicain de la propriété industrielle.

L’après-midi, j’ai rencontré des membres de la communauté française à l’Alliance française de Polanco. Après une brève présentation du rôle des sénateurs représentant les Français établis hors de France, nous avons discuté de la place des Français de l’étranger dans le débat préalable à l’élection présidentielle.

En fin d’après-midi, j’ai eu l’honneur de m’entretenir avec deux sénateurs appartenant au Parti de la révolution démocratique (PRD) : Mme Yeidckol POLEVNSKY, vice-présidente du Sénat, et M. Carlos NAVARETTE, coordinateur du groupe PRD du Sénat. Après m’avoir décrit le fonctionnement du Sénat mexicain, ils m’ont exposé leur stratégie politique suite à la défaite de leur candidat à l’élection présidentielle, Andrès Manuel LOPEZ OBRADOR. Depuis 1997, aucun parti politique n’a disposé d’une majorité parlementaire et, à l’instar de ses prédécesseurs, le président Felipe CALDERON (Parti d’action nationale), élu par seulement 36% des votants, doit construire une majorité. D’après mes collègues mexicains, les vieilles institutions ne fonctionnent plus dans le contexte actuel. Le régime présidentiel est atrophié et le pouvoir judiciaire ne fonctionne pas correctement. Les réformes ambitieuses étant difficilement envisageables, le PRD va donc explorer la possibilité d’un accord avec le nouveau président afin de mettre en œuvre une politique des petits pas fondée sur le pragmatisme. Les défis à relever sont nombreux : réforme électorale, réforme constitutionnelle (rénovation du régime présidentiel), réforme judiciaire, réforme du Congrès, réforme fiscale, réforme énergétique, réforme des retraites.

Le mercredi 28 février, lors d’une réunion au Consulat général, M. Didier GOUJAUD a fait un point sur la situation de la communauté française établie au Mexique. En 2006, 14.217 personnes étaient enregistrées au registre des Français établis hors de France mais, d’après certains calculs, environ 30.000 compatriotes vivraient sur le sol mexicain. La communauté française est l’une des plus importantes du Mexique, avant les Italiens et les Allemands mais loin derrière les Espagnols. La croissance de la communauté française inscrite au consulat s’explique non seulement par la perspective de l’élection présidentielle de 2007 mais aussi par le souhait de compatriotes descendants de Français implantés de longue date au Mexique de renouer avec la France des liens qu’ils avaient laissés se distendre (l’association Racines françaises au Mexique, qui regroupe près de 600 adhérents, joue un rôle essentiel en la matière). La communauté française du Mexique est très largement une communauté d’expatriés, les détachés ne représentant que 1,84% des inscrits en 2006. Autre caractéristique : les binationaux représentent plus de 63% des inscrits. Le droit mexicain en matière de nationalité (droit du sol) et les restrictions imposées aux étrangers désireux d’exercer une activité privée au Mexique ont en effect conduit de nombreux Français à prendre la nationalité mexicaine. La majeure partie des Français du Mexique sont installés dans le district fédéral ou dans ses environs immédiats (Etats de México, Morelos et Puebla). Leurs principales préoccupations concernent la scolarisation, la sécurité et la santé.

Cette réunion m’a aussi permis de rencontrer les représentants de quelques associations françaises : Mme Geneviève BERAUD-SUBERVILLE (Racines françaises au Mexique), Mme Monique DEGRENNES (México – Accueil), Mme Mylène DOSAL (Association des parents d’élèves du lycée franco-mexicain de México), Mme Sandrina GERVASSI (Caisse des Français de l’étranger), MM. Georges COGUC (Croix-Rouge), Christian FAUCHE et Auguste DECOURTRAY (AGIR abcd – Action de bénévoles pour la coopération et le développement), Mme Adriana BUSHDID (UFE Mexique) M. François BOUCHER (ADFE Mexique). Mme Marie-Hélène PONTVIANNE et M. Gérard SIGNORET, conseillers à l’Assemblée des Français de l’étranger, participaient également à cette réunion.

En fin de matinée, à l’Alliance française de México, je me suis entretenu avec M. Yves CORBEL, délégué général des Alliances françaises du Mexique, M. Yves KEROUAS, délégué général adjoint et directeur général de l’Alliance française de Polanco, et M. Philippe BAILLOT, directeur culturel des Alliances françaises. Le Mexique accueille le plus important réseau d’Alliances au monde : 38 Alliances françaises et 22 centres associés. Grâce à ce réseau dense, chaque Etat comprend plusieurs générations de francophiles. Mes interlocuteurs ont attiré mon attention sur le fait que les Alliances françaises du Mexique traversent actuellement une phase délicate. La situation de ce réseau n’est pas aussi bonne que celle des réseaux d’autres pays latino-américains (Brésil et Argentine). En effet, le nombre d’élèves stagne (27.000 étudiants) en raison notamment de la concurrence des universités mexicaines, qui pratiquent des tarifs plus compétitifs et bénéficient d’un matériel plus moderne. Ce faisant, les Alliances doivent valoriser davantage leurs atouts : les évènements culturels, la médiathèque, etc. Le défi consiste aussi à professionnaliser les Alliances. Pour mener à bien leur programmation culturelle, les Alliances françaises s’appuient sur une multitude de partenaires (festivals, entreprises, représentations locales du ministère de l’éducation nationale, etc.). Chaque année, une trentaine d’artistes français se rendent au Mexique dans le cadre des évènements culturels organisés par les Alliances. Cependant, l’action culturelle au Mexique est désormais menacée car la région Amérique latine ne constitue pas une priorité aux yeux des autorités françaises alors que la demande en matière culturelle y est pourtant très forte. Les opérations de grande envergure sont donc de plus en plus réduites et il sera de plus en plus difficile de trouver des partenaires français afin de mettre en place une programmation de qualité. Le délégué général est actuellement en train de mettre en forme une coopération entre le Mexique et la région Bretagne, qui débouchera sur l’année de l’Amérique latine en France, en 2010. La direction des Alliances françaises du Mexique parie donc désormais sur le développement de la coopération décentralisée.

Avant de partir pour Washington, j’ai eu l’honneur de déjeuner à la résidence de France, invité par M. Alain LE GOURRIEREC. M. Didier GOUJAUD, Consul général, Mme Marie Hélène PONTVIANNE, MM. Gérard SIGNORET et Gilbert BERAUD, Conseillers à l’Assemblée des Français de l’étranger, faisaient également partie des convives.

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Washington

Le secrétaire de la section PS, René Fiévet, me fait l’amitié de venir me chercher à l’aéroport de Baltimore le 28 février au soir.

Je commence la journée du lendemain par des entretiens avec des sénateurs américains sur les questions de propriété industrielle.

A midi, je me rends à l’ambassade de France où je suis accueilli par François Rivasseau, ministre conseiller et ses principaux collaborateurs. Nous faisons le point sur la délicate question du redressement fiscal qui menace les employés contractuels des différentes ambassades et consulats aux États-unis suite à une « opération » menée par l’IRS (le fisc américain).
Nous nous rendons ensuite à une réunion avec les personnels concernés pour faire recueillir leurs positions, leur donner les dernières informations et voir comment préparer l’avenir. La présidente de l’ADFE Kersti Colombant participait à la rencontre.
Sans entrer dans un dossier techniquement complexe, il m’apparaît que l’ambassade et le MAE font leur possible pour négocier un accord avec les autorités US, et que les contractuels ont intérêt à rester groupés et à agir ensemble pour mieux défendre leurs intérêts. J’ai indiqué que je suivrai de près le dossier à Paris et que je demanderai tant au MAE qu’au ministère des Finances de faire leur devoir si cela devenait nécessaire, c'est-à-dire couvrir les redressements éventuels sur le passé et prendre en compte le passage du net au brut dans la déclaration de revenus de manière à ce que les contractuels, qui ne sont pas les mieux payés dans le personnel de l’ambassade et du consulat, ne soient en plus pénalisés financièrement.

Martine Quelen, proviseur du lycée Rochambeau, me reçoit ensuite avec Éric Vateau, proviseur adjoint et l‘Intendant. Ils me présentent ce bel établissement. Les principales difficultés concernent l’obtention des visas pour les personnels français et la disparition des bourses de francophonie (FASEF)

Après une brève visite des nouvelles installations, nous recevons les enseignants. Ils se plaignent des mauvaises conditions de remboursement de la MGEN et de la MAE, en particulier pour les suites de maladies graves. Je me rapprocherai de ces deux mutuelles pour voir comment la situation pourrait être améliorée.

Le soir, belle soirée ADFE avec une cinquantaine de personnes pour parler de la campagne présidentielle en France.

Le 2 mars, rencontre avec des membres de la Chambre des représentants concernés par la propriété industrielle, ainsi qu’avec Bruce Lehmann, ancien secrétaire adjoint au commerce du Président Clinton, et Jacqueline Grapin, présidente du « European Institute ».
L’après-midi, visite au consulat généralJean Allex-Lyoudi me reçoit avec ses collaborateurs.
Nous faisons le point sur le plan de sécurité essentiellement tourné vers les conséquences d’actions terroristes puisque la région a peu de risques sismiques ou naturels. L’éventualité d’une épidémie de grippe aviaire (aucune n’a été signalée) est évoquée, avec la difficulté que les autorités américaines n’acceptent pas l’utilisation du Tamiflu produit en Europe. Une affaire à suivre, bien qu’elle n’ait pas de caractère urgent.
La préparation des élections présidentielles est marquée par la fusion – difficile car les programmes informatiques ont connu diverses vicissitudes - des listes des électeurs et des Immatriculés. Une lettre portant le numéro NUMIC a été envoyée à tous les immatriculés : les retours permettent de mieux cerner le corps électoral. La circonscription comptera 4 bureaux de vote : 2 à Washington, 1 à Philadelphie, 1 à Norfolk.
Le service des visas traite 13 à 14 000 visas par an, dont la moitié pour des officiels américains se rendant en France. La mise en place des visas biométriques va nécessiter que les demandeurs se rendent en personne au consulat pour la prise d’empreintes et aucune exception n’est prévue. On peut s’interroger sur l’utilité de telles « usines à gaz ».
Peu de progrès ont été faits dans le domaine de la coopération consulaire européenne, alors que plusieurs États américains sont privés de tout consulat européen et qu’il y aurait donc la possibilité de créer des sections consulaires communes ainsi que des bureaux de visa Schengen.
Enfin la mise en place de Campusfrance mérite réflexion car elle oblige tous les étudiants potentiels à se rendre à Washington, parfois donc de loin, ce qui n’était pas le cas jusque là.

Puis rencontre avec Madame Faessel-Kahn, chef de la section juridique de la Mission économique française sur les questions de propriété industrielle.

Le soir réunion de section PS chez mon vieil ami Guy de Lusignan.

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New York

Je suis accueilli à Penn Station le 4 mars par Christophe Monier, membre du Bureau fédéral de la FFE et conseiller AFE.

L’après-midi nous faisons le point de la situation avec des représentants des contractuels de l’État français qui subissent la même correction fiscale que leurs collègues de Washington.

Le soir rencontre avec le Board de l’ESNY (éducation française NY), une association de parents et de citoyens français qui mettent en place des projets FLAM et cherchent à développer des filières bilingues dans des écoles new-yorkaises. Elle se heurte au fait que le soutien donné par les autorités de la ville va en priorité aux écoles en milieu défavorisé. Une des idées à explorer serait un accord avec la ville de Paris pour échanger des enseignants. Il faut également se rapprocher de la Mission Laïque sur cette question.

Dîner marocain avec la section PS.

Le lendemain je me rends à la FASNY (French American school New York) située à Larchmont et à Mamaroneck dans le nord-est de l’agglomération, qui scolarise en filière bilingue 700 enfants dans une institution entièrement financée par les parents. Annie Michel qui y enseigne depuis 20 ans m’accueille. Nous rencontrons le comité des parents qui me présente l’école et ses points forts : le bilinguisme, la connaissance de deux cultures, la flexibilité. Je visite ensuite l’école avec Patricia Forrat, directrice des écoles primaire et maternelle. L’école demande toutefois beaucoup à ses élèves, ses enseignants et aux parents. Les coûts de scolarité sont de l’ordre de 20 000 $ par an, entièrement supportés par les parents sauf 25 bourses AEFE (pour 700 élèves) et des bourses de l’établissement. Nous déjeunons avec Patrick Croze, un des directeurs, Mmes Forrat et Michel.

Le soir je présente le programme de notre candidate à une cinquantaine de nos compatriotes réunis au Goethe Institut, Park Avenue, avec un débat intéressant.

Le 6 mars rencontre, présidée par Elisa Peter, nouvelle vice présidente, avec les fonctionnaires français de l’ONU regroupés dans l’AFFIN (association des fonctionnaires français des Nations Unies à New York), environ 300 membres. Nous abordons la question de la représentation politique des Français expatriés : j’explique les propositions de Ségolène Royal en la matière. Puis vient la question du retour éventuel en France et des difficultés qui l’accompagnent : recherche d’emploi, protection sociale, assurance-chômage. La Mission aux fonctionnaires internationaux fait son possible pour aider les « rentrants » mais a peu de moyens. Les possibilités d’intégration comme fonctionnaire A existent en théorie, mais sont faibles dans les faits (le nombre d’intégrés selon le décret de 1993 (vérifier) n’est pas connu. La question d’une aide au retour pendant une période déterminée, 6 mois par exemple, assortie d‘une formation et d’une aide à la recherche d’emploi, devrait être étudiée.
De même pour accélérer l’accès à la CMU, la possibilité d’un dépôt de dossier au consulat avant le départ du pays d’expatriation permettrait d’accéder à la CPAM du lieu de résidence beaucoup plus vite. Enfin la question du visa en cas de retour en France, pour un(e) conjoint(e) ou un(e) compagnon(ne) non-français se pose dans le cas de couples pacsés ou mariés. Or le PACS étranger peut être reconnu en France après deux années de vie commune en France, ce qui implique un visa.

Le soir, visite de l’école PS 38 qui abrite un projet FLAM avec 2 classes de 6 à 10 élèves, deux fois par semaine pour 1h1/2. Les parents ont joué un rôle très actif pour monter ces projets qu’ils gèrent eux-mêmes. Le succès est grand parmi les parents, souvent en couple binational, et parmi les enfants qui vont pour le reste de leur éducation à l’école américaine. Une subvention de 15000 $ du MAE soit environ 20% du coût total complète les 750 $ par semestre que payent les parents. Un projet plein d’avenir et qui devra se prolonger par des classes bilingues dans des établissements américains (voir l’EFNY).

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Kenya

Accueilli à mon arrivée par Elisabeth Barbier, Ambassadrice de France, Christine Auclair, conseillère AFE, et Jean Luc Wasse, premier secrétaire de la section PS, nous avons été reçus pour un dîner à la résidence avec Nicole Ameline, ancien ministre, représentante de la France au BIT et ambassadrice en mission chargée des questions sociales et de la parité.
Le lendemain nous nous sommes rendus au siège de l’association « Green Belt Movement » où nous avons retrouvé une soixantaine de participants au Forum Social Mondial : députés européens verts et socialistes, représentants des mouvements altermondialistes de tous les pays européens, et en particulier nos camarades de la délégation du PS français : Harlem Désir, Corinne Bord, Safia Ottokoré, Thomas Melonio, Pierre Kanuty, François Savary.

Wangari Maathai, présidente de l’association et Prix Nobel de la paix 2004 nous a expliqué ses objectifs : assurer un meilleur contrôle de l’eau par la reforestation, aider les familles à prendre en main la gestion de leurs ressources dans le long terme, développer la formation et le rôle des femmes dans le développement (http://www.gbmna.com/). Un des moyens : un projet de reforestation sur 2000 hectares dans le massif des Aberdares, projet financé par l’AFD (Agence française de développement) pour un montant de 1,2 million d’euros. C’est là que nous avons planté – symboliquement – des arbres et visité les pépinières. Un des enjeux du projet est qu’il soit mené par les villageois eux-mêmes, organisés en structures de base avec des responsables élus. Un autre enjeu est de permettre la plantation d’essences locales, plus longues à pousser mais qui consomment beaucoup moins d’eau que les essences importées comme le pin et l’eucalyptus à croissance rapide.

Le soir nous nous sommes retrouvés au « Allan Bobbes’s, bistro », le nouveau restaurant de notre ami Christian Caldera, président de l’ADFE, personnalité connue de toute la communauté française de Nairobi, pour une réception offerte par Christine Auclair et l’ADFE aux délégations françaises et amies du FSM et à la communauté française de Nairobi.

400 personnes environ avaient répondu à l’invitation. Au cours de la soirée Danièle Mitterrand a exposé les activités de la Fondation « Libertés » et son combat pour l’eau. Wangari Maathai a animé une cérémonie de plantation d’un arbre et de danses traditionnelles kikuyu. Avec la participation de représentants d’ONG françaises s’est tenu également un débat sur le FSM : la présence du FSM pour la première fois en Afrique permettra-t-elle un développement du mouvement associatif et participatif, l’émergence d’une société civile ? Y a-t-il un second souffle pour les débats du FSM au-delà de la fonction dénonciatrice ? Comment faire aboutir les propositions issues du FSM ? Un vrai débat participatif…

C’est la première fois qu’une telle initiative a lieu dans le cadre d’un FSM, permettant de réunir les participants, la communauté française et les représentants officiels de la France. Une belle initiative et un grand succès pour notre conseillère AFE et nos amis de l’ADFE.

(cliquez pour lire le compte-rendu complet de ce débat en fichier PDF écrit par Christine Auclair)

Le lendemain, nous avons visité, avec Christine Auclair, la Mission Économique où nous avons été reçus par Thierry Jeannot et son équipe, qui travaillent à la fois pour la mission économique proprement dite et pour Ubifrance en ce qui concerne les services aux entreprises. Yves Gauterie, représentant du groupe Thalès et responsable des conseillers du commerce extérieur nous a exposé l’activité des entreprises françaises dans la région.
L’économie kényane est dynamique, ouverte sur le monde extérieur, et effectue près de 50% de ses échanges avec des pays africains voisins. Pour l’analyse de l’économie kenyane et des économies de la région, voir « la lettre d’Afrique orientale » et le site http://www.missioneco.org/kenya.
J’ai ensuite participé au déjeuner régulier du French Business Club qui regroupe les hommes d’affaires français ; j’y ai fait un exposé sur la situation économique de la France et de l’Europe.

L’après-midi a été consacré à la situation en Somalie, avec une réunion de la communauté internationale puis de l’Union européenne avec le premier ministre, Mohamed Ali Gedi, un entretien avec François Lonseny Fall, représentant spécial du Secrétaire général des Nations-Unies pour la Somalie, et enfin un long entretien avec Daniel Bourzat, conseiller spécial du premier ministre somalien. Parmi les nombreux problèmes de toutes sortes qui assaillent ce pays après 15 années de guerre civile et de sécession des trois grandes régions (Somaliland, Puntland, Mogadiscio), le premier est le maintien de la paix civile. Le premier ministre estime que l’armée éthiopienne va se retirer dans un délai rapproché ; mais c’est peu probable, personne, à commencer par l’Éthiopie, n’y ayant intérêt. Le second problème est celui de la réconciliation nationale qui devrait se faire entre toutes les parties, mais dont les conditions doivent être précisées. Le troisième est celui de l’aide massive sous toutes les formes possibles.

Le soir, la section PS a organisé un dîner en l’honneur de la délégation PS au FSM, au cours duquel nous avons débattu de l’organisation de la campagne de notre candidate aux présidentielles.

Le lendemain 24 janvier noNN Yorkavons visité le lycée Diderot (http://www.diderot.ac.ke/) avec Serge Snrech, conseiller de coopération et d’action culturelle de l’ambassade, Marie-Eve Rothan, proviseure et Jean-Gabriel Leroux, directeur du primaire. Après la visite des nouvelles installations et des améliorations intervenues depuis ma dernière visite, plusieurs questions ont été abordées.

  • Le terrain sur lequel l’école est bâtie lui ayant été donné en 1972 par la société Total, il parait peu justifié que l’État perçoive un loyer de 20 000 €. On pourrait envisager une mise à disposition gracieuse ou un rachat, ce qui permettrait des économies utiles à la réalisation du programme d’investissements (700 000 €).
  • Le problème des effectifs, qui ont augmenté dans le primaire mais sont restés constants dans le secondaire. Le projet d’une filière bilingue et d’un sas d’entrée pour les enfants kenyans devrait être poursuivi.

Rencontre également avec Annick Coz, qui gère le CDI du lycée et a mis sur pied un généreux programme d’aide à des orphelins kenyans.

Nous avons ensuite visité le consulat avec Nathalie Soirat, vice-consule, chef de chancellerie, et Céline Musikas-Opimbi, responsable de la communauté française. Nous avons évoqué les différents problèmes liés à la préparation des élections et les retards pour la tenue de la CA (formulaires inadéquats, impossibilité de se connecter pour regarder les données, validité des procurations).
La CCPAS distribue deux allocations pour handicapés mais se trouve parfois à court de fonds pour les aides ponctuelles. L’association de solidarité des Français du Kenya est en sommeil.
La commission des bourses distribue entre 8 et 10 bourses annuellement mais en dessous de la quotité 100.
Nathalie Soirat a attiré notre attention sur le fait que très souvent les préfectures ne répondent pas, ou très tardivement, aux demandes de renseignements concernant des personnes voulant se rendre en France (à voir avec les deux ministères : MAE et Intérieur).
La question de la mise en place d’une CCEFP se pose, compte tenu du nombre croissant de demandes d’emploi.

Nous rejoignons pour déjeuner – au restaurant de l’Alliance française tenu par l’excellent chef Daniel Liénard – l’équipe de l’Alliance française (http://www.alliancefrnairobi.org/) , le directeur de l’IFA ainsi que des artistes comme le chanteur Abbi Nyinza (http://www.kikwetu.net/) et des chercheurs kenyans francophones. L’Alliance française, dont le directeur adjoint est Christian Randrianamizafy, est locataire de ses locaux en centre-ville mais prévoit de les acquérir. Je me charge de voir si la nouvelle Fondation internationale pour l’Alliance française, créée par la dernière loi de finances, pourrait participer ou soutenir. Nous évoquons ensuite l’action culturelle de la France dans le pays, avec un chanteur et un écrivain kenyans : comment soutenir le développement de la culture et de la création, tout en soutenant la francophonie ?
Cyril Le Déaut, attaché de coopération, présente ensuite le dispositif de coopération scientifique et universitaire.
Nous terminons par une visite de l’IFRA – Institut Français de recherche sur l’Afrique (http://www.ifra-nairobi.ne/t) avec son directeur Bernard Charlery. L’Institut fait partie des centres de recherche propres du MAE et offre essentiellement une plate-forme pour des chercheurs en sciences sociales sur l’Est africain. Un des problèmes rencontrés est le manque de soutien du MAE pour les publications de thèses ou d’ouvrages comme pour l’acquisition de nouveaux ouvrages pour la bibliothèque.

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Ouganda

Christine Auclair et moi-même avons été accueillis à Kampala par le consul François Guyot.
Guidés par Mme Thery-Buchot, attachée de coopération éducative, nous visitons d’abord l’école française « des grands lacs » que M. Vandecastelle, son directeur, nous présente : 80 élèves dont 70 dans le primaire, et 10 au collège suivant leur scolarité avec le CNED. L’école, en gestion parentale, emploie un expatrié, un résident, 3 contrats locaux à temps plein et 5 vacataires. L’école donne une excellente impression de tenue et de sérénité. Les frais de scolarité sont de l’ordre de 2000 euros en maternelle et de 3000 pour le primaire, conformes à la moyenne du réseau AEFE.
Il n’a pas été possible de faire avancer un projet de filière bilingue ni de rapprochement avec d’autres écoles européennes. Ce sont des points qu’il faudra sans doute reprendre car la pérennité de l’école pourrait être remise en cause si le nombre d’élèves venait à diminuer.

L’Alliance française (http://www.afkampala.org/) a connu quelques récentes vicissitudes. Elle a été « chassée » de ses locaux et a dû se réinstaller en urgence sur plusieurs sites dont celui de Kamwokya à Buboto Street - ce n’est pas précisément un acte d’amitié du gouvernement ougandais. En conséquence le nombre d’étudiants inscrits a fortement diminué, de 400 à 240 (l’équivalent allemand en compte 500). La société culturelle allemande avec laquelle elle partage un bâtiment, d’ailleurs peu adapté, l’a généreusement accueillie pour les cours de langue. L’Alliance développe en ce moment un projet qui regrouperait ses différentes activités sur un nouveau site, ou en transformant le bâtiment actuel. Elle est également agent d’exécution pour des actions culturelles (théâtre, expositions, cinéma, …) avec un budget de l’ordre de 40000 euros.

Après un « déjeuner sur l’herbe » à l’ambassade, qui réunit chaque mois l’ensemble des personnels (excellente initiative qui mériterait d’être reprise), nous visitons la société SDV du groupe Bolloré, spécialisée dans les transports en tout genre, y compris dans les régions difficiles (http://www.sdv.com/).

Nous participons ensuite à une réunion du comité de sécurité, consacrée à la mise à disposition des chefs d’îlots de téléphones par satellite.
Le soir, une réception offerte par l’Ambassadeur Bernard Garancher nous permet de rencontrer toute la communauté française de Kampala soit 240 personnes, d’une grande diversité professionnelle mais comptant peu de binationaux.

Réunion le lendemain avec Bernard Leray (Médecins Sans Frontières), le Dr Laurence Ahoua (Epicentre), Benoît Marquis (Regional center for quality of health care, http://www.rcqhc.org/) et des membres du réseau « kids-art-linc » (http://www.kids-art-linc.org/), dépendant de l’Institut de santé publique – épidémiologie et développement – de l’université de Bordeaux. L’exposé commence par une présentation de MSF et de ses activités. Son budget est de 112 millions d’euros, 55% du financement provenant de dons privés des Etats-Unis ; sont interdits les dons publics et ceux d’entreprises de tabac, d’alcool, de pharmacie, de jeux, de joaillerie. MSF intervient essentiellement sur les conséquences de la guerre civile du Nord sur le plan médical, nutritionnel, social.
Un gros travail d’éradication du sida et des maladies liées a été entrepris avec toutes les organisations concernées. Le résultat est remarquable : la prévalence est passée de
30% il y a quelques années à 6% en 2006. Se son côté, Epicentre mène des programmes de recherche sur le HIV et les thérapies associées, en particulier pour les enfants, ainsi que sur d’autres maladies comme le paludisme.

Nous déjeunons avec toute l’équipe qui prépare le guide Karibuni (« bienvenue » en swahili) à l’hôtel-restaurant les Bougainvilliers, tenu par notre ami Bruno Contini, hôtel de charme de grande classe.

L’après-midi enfin nous tenons, Christine Auclair et moi, une permanence à l’ambassade pour ceux de nos compatriotes qui désirent nous rencontrer.

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Tananarive

En présence de Patrick Cohen, premier conseiller, et de Roland Bréjon, consul général, Alain Le Roy m’a reçu à l’ambassade dès mon arrivée à Tananarive le 23 novembre 2006. Revenant sur le passé, il a rappelé que la tardive reconnaissance par la France du régime de Marc Ravalenonana a provoqué incompréhension et ressentiment, et déplacement au profit des USA des relations commerciales, cédant à son tropisme anglo-saxon, américain d’abord mais aussi allemand, en tout cas les sociétés françaises sont systématiquement exclues des marchés. Les deux présidents ont depuis réussi à se réconcilier, avec une grande indulgence de Chirac pour son homologue malgache, alors qu’il faudrait mettre plus de conditionnalité dans l’aide de la France.
Les relations avec la France ont cependant repris, ce qui a soulagé nos 600 entreprises à capitaux français, des PME pour la plupart. Elles sont certes des sujets de plainte (la pression fiscale, l’incertitude du droits foncier, l’exercice de la justice), mais, implantées depuis longtemps, elles savent jouer avec ces contraintes. De nouvelles sociétés arrivent, par exemple dans l’informatique et le textile (il est ici les moins cher du monde). La balance des exportations françaises vers Madagascar est déficitaire à cause de la paupérisation due à la basse de la croissance. Il manque à ce gouvernement d’avoir une politique économique, en particulier pour la promotion du tourisme.
Avec 20 000 immatriculés et sans doute 26 000 Français (dont la moitié de bi-nationaux) en tout, Madagascar est le troisième pays africains pour la présence française après le Maroc et l’Algérie. Avec 12 500 élèves, dont 5 200 français (dont 3 000 boursiers), l’enseignement explose à Tananarive (des classes de 35 élèves !), on refuse donc ceux qui ne sont pas français, à l’encontre des objectifs de l’AEFE. Une réflexion est en cours sur l’avenir de l’enseignement, avec le souhait d’un nouvel établissement – mais à coût constant pour l’Agence.
En ce qui concerne la présence d’autres puissances, il y a toujours une poussée de la Chine, qui avec environ 30 000 Chinois tient le petit commerce, le sucre, les casinos.

Rencontre avec les milieux d’affaires

Une dizaine étaient présents, autour de l’ambassadeur, du consul général et de Véronique Pasquier, chef de la Mission économique et commerciale. Ils ont d’abord rappelé les obstacles et contraintes au développement des affaires, et notamment des sociétés à capitaux français.
André Beaumont, PDG de la CCI franco-malgache, a souligné l’incertitude créée par la corruption et la prévarication généralisées de la magistrature, obstacle au développement car frein des investissements. Un remède serait, selon l’ambassadeur, un accroissement des moyens de la justice afin d’augmenter les traitements des juges. Le budget a déjà été relevé de 50 %, mais le président, lui-même homme d’affaires, répugne à sanctionner.
Un autre frein est l’appauvrissement général de la population, qu’on mesure à la baisse des importations, une situation banale en Afrique mais qui prend ici des dimensions encore plus importantes. Je vais faire une question écrite au ministre.
Les incertitudes liées au droit foncier sont réelles, mais on peut s’arranger avec des baux amphithéotiques de 99 ans. Ceci étant, il n’y a ni cadastre, ni titre de propriété, ni marché immobilier ou hypothécaire.
La politique monétaire est déterminée par l’exigence du FMI que le cours de l’aryari soit libre ; mais il n’y a pas de gestion de la parité, avec donc les risques opposés de réévaluation mécanique et de dévaluation. La balance des paiements est déficitaire ainsi que celle du commerce.
Les exportations sont déficitaires, pour le cacao, le lychee (en retard à cause de la météo, il a perdu le marché), le riz (à cause de la météo, et surtout du faible rendement par manque d’engrais : 40 % de la consommation doit être importée), bien que la production ait doublé. Madagascar n’a plus de difficultés pour ses exportations agro-alimentaires, sauf vers la Réunion, qui refuse touts les produits malgaches (ex des haricots verts). J’ai demandé qu’on m’envoie les dossiers afin d’intervenir auprès du ministre.
En dépit de toutes ces difficultés, il existe des raisons d’être optimiste. Ainsi que l’a remarque Alain Moyon, PDG de BATIMAT, les choses se sont énormément améliorées. On arrive à acquérir sans avoir à payer de pots de vin des baux, des pierres précieuses et d’autres denrées. Les possibilités d’investissement existent bien, y compris dans des domaines difficiles.

Déjeuner à la résidence sur le culturel

Un déjeuner de travail présidé par M. l’ambassadeur avec l’ensemble des collaborateurs de l’ambassade nous permet de faire le point sur l’aide au développement menée par l’AFD dans le cadre de la planification établie par le SCAC (document cadre de partenariat). L'aide française bilatérale se monte à 60 millions d'euros par an, auxquels il faut rajouter notre part du FED (environ 20 millions d'euros) : une part importante est consacrée aux infrastructures, au développement rural, à la santé et à l’enseignement supérieur. Une difficulté classique est celle de la lisibilité de notre aide multilatérale.
Une coopération dans le domaine de la sécurité s’est développée (police et gendarmerie) pour former la gendarmerie malgache, pour la sécurité aéroportuaire et dans le domaine judiciaire.
La coopération culturelle s’appuie sur le centre culturel Albert Camus qui dispose de bonnes infrastructures et de l’assistance de CultureFrance, et sur le réseau des Alliances françaises qui, avec 25000 étudiants, est un des plus étendus du monde.

Réunion à l’ASFT (Association de Solidarité des Français de Tananarive)

Présidée par M. Harry Langlois, cette association s’est développée récemment sur des objectifs sociaux, en particulier un projet de centre aéré l’été pour 140 enfants (Patrick Touzeau, secrétaire général). Elle compte 450 membres (entreprises et particuliers) qui alimentent son budget pour moitié, l’autre moitié provenant (10000€) d’une subvention du consulat. Le projet serait d’accroître le nombre d’enfants pris au centre aéré où ils bénéficient de repas réguliers et équilibrés. La demande d’une augmentation de la subvention de 5000 € est faite à la CCPAS.

Nous profitons de la présence des deux assistantes sociales du poste (Anne Faivre-Claude et Angélique Loppy) pour qu’elles nous présentent leurs activités. Elles constatent une paupérisation nette d’une partie de la communauté, souvent binationale, qui se traduit par des problèmes d’endettement et de santé.

Il existe deux cas de figure :

  • La personne est âgée de plus de 60 ans et n’atteint pas le revenu minimum : elle peut bénéficier de l’allocation mensuelle de 128 € (environ 500 allocataires). La CCPAS va étudier très prochainement étudier la question du niveau de cette allocation. L’ADFE – Madagascar a proposé avec succès à la CCPAS du 27 novembre de l’augmenter à 151 € et de procéder à une étude de budget type minimum pour décider du niveau. Cette proposition a recueilli un large accord sauf de la part de M. Desplanques, conseiller UFE, qui proposait de la fixer au niveau de l’Île Maurice, c'est-à-dire de la porter de 128 € à 360 €.
  • La personne n’est pas allocataire (elle n’a pas 60 ans sauf handicapés) et ne peut bénéficier que d’aides ponctuelles (enveloppe de 80 000 € pour 200 à 300 familles). Cette enveloppe est amenée à croître. Un des problèmes sera d’arbitrer entre l’allocation personnes âgées et les secours occasionnels.

Au total l’aide sociale représente environ 1 million d'euros.

Formation professionnelle (Arnaud Ginestière de Vilmorin)

Le directeur de l’ASFOR qui est le dernier expatrié à assurer la fonction, présente son établissement (que nous avions visité en 2005 – voir le compte-rendu). La politique de la DFAE est de se retirer progressivement (c’est du reste le dernier centre de formation professionnelle du MAE existant) : ainsi la subvention du consulat diminue de 20% par an jusqu’à disparaître. Le centre doit donc trouver des contrats pour compenser.

Une idée à creuser serait de développer des formations professionnelles du type CAP ou BEP qui pourraient être menées avec des établissements d’enseignement français. Ceci offrirait une alternative intéressante pour des élèves ne souhaitant pas poursuivre leurs études dans le cycle classique.

Le centre médico-social (CMS)

Le docteur Ziéglé, médecin-chef (adjoint : le docteur Jeannot) fait le point sur le fonctionnement de son centre (visité l’année dernière ; voir le compte-rendu) qui soigne tous les Français qui touchent de près ou de loin le service public, à l’exclusion des autres. Le docteur a élaboré des propositions pour l’action sanitaire pour les Français de Madagascar qui couvre également la situation de nos communautés en province.

Réunion sur les questions d’enseignement

En présence de M. l’Ambassadeur, les responsables de l’enseignement français à Madagascar nous présentent la réflexion lancée à l’occasion de l’élaboration du plan triennal demandé par l’AEFE. Après une phase de consultation (enseignants, parents, associations), une synthèse va être réalisée distinguant les points d’accord et de désaccord.
Principales questions posées :

  • L’équilibre Tana-province à trouver ; le développement d’établissements homologués ;
    la nécessité de ne pas disperser les moyens sur de trop petites unités. Faut-il centraliser sur quelques « grands » établissements (un par province par exemple ?)
  • Peut-on envisager de nommer des enseignants en VI ou VP, après leur avoir donné une formation préalable ?
  • Étudier la mise en place d’une filière d’enseignement technique et professionnel en utilisant le centre de l’ASFOR
  • Création d’une prépa pour de jeunes malgaches ; maintenir un niveau d’excellence (langues, informatique) au lycée français face à la concurrence d’autres établissements
  • Envisager un système de bourses pour les élèves non français

Le lendemain, 25 novembre, s’est tenue l’Assemblée générale de l’ADFM, à laquelle une cinquantaine de membres ont participé. Un nouveau bureau a été élu.

Rencontre avec les parents d’élèves

Lydia Veidig, présidente de l’Association des parents d’élèves du Lycée français de Tananarive (APELFT), et Xavier Gonon, vice-président ce cette association, expliquent la création de cette association, née d’une scission d’avec l’Alefap-FCPE à la suite de la volonté d’une majorité des parents d’être autonomes vis-à-vis de la FCPE. L’APELFT, majoritaire au Conseil d’établissement du Lycée, travaille en réseau avec des sections créées dans les différentes écoles du réseau.
Le principal problème rencontré est d’ordre budgétaire. Des initiatives pédagogiques sont bloquées pour des sommes dérisoires, par exemple des examens blancs le samedi faute de payer des surveillants (3 000 euros sur l’année scolaire).
L’autre problème grave est la taille du Lycée, qui ne suffit plus pour répondre à la demande scolaire. Il faudrait soit l’agrandir soit en construire un autre, en sachant que le nouveau serait seulement conventionné.
En province en revanche les écoles françaises sont vouées à la fermeture faute d’effectifs suffisants. Faut-il les maintenir sur place coûte que coûte, et par exemple renoncer à employer des enseignants titulaires, par mesure d’économie ? Où les regrouper, ce que refusent à priori les parents ? Ce serait acceptable à conditions qu’il y ait dortoir et cantine – dont la gestion pourrait facilement être externalisée et confiée à des associations.
L’APELFT fait remarquer que toute les fois que parents et enseignants ont pu se rencontrer ils ont constaté que leurs besoins étaient semblables, et souhaite que l’on demande aux parents – qui de surcroît dans le système AEFE sont les payeurs – leur avis sur l’avenir de l’école, et pas seulement d’entériner des décisions. Le dialogue avec l’administration est également souhaité.
Dans le contexte de réduction du budget de l’AEFE (la dévolution des charges immobilières ne s’est pas accompagnée des ressources correspondantes, d’où une perte de 10 millions d’euros), des solutions devront être trouvées.
La question des bourses a également été soulevée. On devrait pourvoir en accorder également à des élèves étrangers. Un certain nombre pourraient être mis à leur disposition, attribuées ensuite sur concours.
Enfin la nécessité d’une filière technique ou professionnelle est reconnue, tous les élèves du réseau n’étant pas forcément aptes ou désireux d’un enseignement général. Le coût supplémentaire (équipement, etc) pourrait être financé par le versement de la taxe d’apprentissage collectée par des académies en France partenaires du Lycée de Tananarive.

La journée s’est poursuivie avec une réunion avec la section PS de Tananarive.

Le soir a eu lieu la réception donnée par consul général, au cours de laquelle j’ai rencontré nombre de Français de Tananarive.

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Tuléar

Le soir de notre arrivée à Tuléar, le 26 novembre, l’ADFE de Tuléar tenu son Assemblée générale et élu un nouveau bureau, avec pour président Jean-Jacques Aroumougon-Jean. La soirée s’est prolongée autour d’un sympathique repas auquel une trentaine de membres ont participé, parmi lesquels Gadia Taiebaly, un des responsables de la communauté franco-indienne, et Mme Tivernier, 89 ans.

Alliance Française

Le lendemain, nous visitons l’Alliance française sous la conduite de Marc Tortosa. L’alliance fonctionne à plein régime tant pour les cours de langue que pour la bibliothèque, un bâtiment d’architecture originale en front de mer, visitée par de nombreuses classes malgaches et françaises. Un nouveau bâtiment est en construction, mitoyen et sur un terrain donné par la mairie (à souligner !) qui permettra un développement des activités.

Nous avons ensuite rencontré Frédéric Macquet, coordonnateur des activités de l’ONG « Comptoir régional du sel de Tuléar », originaire de la région nantaise.. Dans une zone de marais salants, elle s’efforce d’une part d’améliorer les performances des saulniers, d’autre part elle enrichit le sel récolté en iode et fluor afin de remédier aux graves carences des enfants malgaches. La société Co Ré Sel rachète le sel produit, le traite, l’enrichit et le revend. Avec l’association Transmad Développement Frédéric Macquet s’est également lancé dans un ambitieux projet de soutien à la construction navale malgache traditionnelle…

Collège de Tuléar

Nous avons visité le collège, avec son principal, Jean-Luc Hauvuy et Lucien Amiach, directeur du primaire. Il compte 417 élèves, dont 55 % sont boursiers. La moitié des élèves français sont très défavorisés (revenus inférieurs à 150 euros), et 80 % des enfants des petites sections n’ont pas été scolarisés et ne parlent pas français. Les frais de scolarité augmentent de 20 % par an depuis 3 ans.

Nous avons ensuite rencontré le personnel enseignant du collège et de l’école primaire ( 2 expatriés, 8 contrats locaux, 6 résidents). La déléguée FSU commence par dénoncer la situation des « faux » résidents ainsi que le manque de commission de sélection ou de recrutement pour les contrats locaux. Elle dénonce ensuite le manque de formation donnée aux nouveaux enseignants. Elle suggère de développer un « IUFM » franco-malgache pour répondre à ce besoin. Un des enseignants évoque les problèmes lourds rencontrés par les élèves qui viennent souvent tardivement au système français. Selon une partie des enseignants, le bilan serait globalement celui d’une amélioration alors que d’autres considèrent que tel n’est pas le cas. Un poste d’enseignant spécialisé a été demandé pour l’an prochain, que je soutiendrai auprès de l’AEFE. Le débat porte ensuite sur l’avenir de l’école et du collège. Plusieurs bâtiments sont en construction sur des terrains récemment achetés qui permettront de « reloger » le primaire et le collège. Les parents ont consenti un effort financier important « 20% par an sur 3 ans ». Ils ont permis de doter l’établissement de moyens modernes en informatique (2 salles) et en physique.
Une installation sportive est sans doute nécessaire et sera envisageable plus tard.
A terme, il y aura un arbitrage nécessaire entre la croissance des écolages engendrés par la prise en charge progressive de l’ISVL par le comité de gestion, les améliorations que les enseignants souhaitent voir apporter à leur situation pour les trois catégories : expatriés, résidents, locaux et la capacité de financement des parents qui souhaitent développer un lycée à Tuléar.

Rencontre avec l’association de gestion du collège

Pour le président de l’association de parents d’élèves gestionnaire du collège, Georgio dit Garein Marie Fortuné Lin, accompagné du trésorier Ayoub Anvaraly, l’école et le collège ont un avenir de développement devant eux. Certes, à la suite de la dévaluation de 120 % de l’ariary, la charge salariale des enseignants résidents, payés en euros, a plus que doublé. Mais l’association de gestion a plusieurs projets d’investissement, en cours de réalisation, avec de nouveaux bâtiments qui devraient être inaugurés avant la fin de cette année scolaire. L’hypothèse d’implanter un lycée n’est pas exclue. La question des enfants ayant de très grosses difficultés ayant été soulevée, il est rappelé l’existence de l’association « Enfants français de Madagascar », qui prend en charge les écolages dans des écoles privées. Il semble que cette association soit en sommeil sur Tuléar puisque 3 enfants seulement ont profité de ces aides, alors que 20 étaient budgétisées.

Visite de la société HASYMA

Nous rencontrons M. Yannick Davenel, directeur général et la directrice administrative et financière.
La société apporte son soutien à la production de coton par les planteurs. Elle fournit des semences de qualité et s’engage à acheter la production à un prix fixé avant la campagne (de 360 à 600 ariary le kg). Elle accorde aussi des micro-crédits à la période des labours.
La société procède ensuite à l’égrenage dans une de ses 4 usines et vend ensuite aux filatures sur le marché malgache. La production est actuellement de l’ordre de 11000 tonnes et pourrait être beaucoup plus élevée.

La journée s’est terminée par une sympathique réception dans le jardin d’Eliane Buissière-Paccard, consule honoraire de France à Tuléar, au cours de laquelle j’ai pu rencontrer de nombreux Français ou poursuivre le dialogue avec ceux que j’avais rencontré dans la journée.

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Fianarantsoa

Arrivés le 28 au soir par la route de Tuléar pour participer à une soirée censée être une soirée ADFE, nous découvrons qu’elle est animée par un ex ADFE hostile qui se répandra ensuite en libelles injurieux et calomniateurs. Ainsi va le monde et le métier de sénateur. Cela ne nous empêchera pas de rencontrer de nombreuses personnes intéressantes et d’assurer que cela n’entamera pas notre volonté de faire avancer les choses pour la communauté française de la capitale du pays betsileo qui n’a pas à souffrir des errements d’un ou deux des leurs.

Visite au lycée René Cassin

Nous tenons une réunion de travail avec le Proviseur, Gérard Ercoli et la directrice du primaire, Brigitte Michel ainsi que l’intendant, Johnny Gogibus. Après une phase de croissance, l’école et le lycée (créé en 2002) scolarisent près de 400 élèves, avec des places libres dans les classes du lycée que le proviseur souhaite remplir avec des enfants venant du Sud (Tuléar, Fort-Dauphin) voire de Tananarive. Ces points ne vont pas de soi et devront être traités dans le cadre du plan triennal : 290 élèves sont français dont 215 boursiers, et la hausse des écolages des dernières années a entraîné une baisse du nombre d’enfants malgaches.
Une difficulté particulière est la scolarisation des enfants qui ne parlent pas ou pas bien le français et qui souvent arrivent en cours d’année. La bonne solution serait de les scolariser le plus tôt possible. Curieusement, l’Association des « Enfants français de Madagascar » qui aide les enfants de familles les plus démunies ne semble pas exister sur Fianar. L’établissement emploie 5 expatriés (dont les deux directeurs), 12 résidents et 18 contrats locaux (donc à plus de 50% du nombre d’enseignants).
Nous visitons ensuite l’établissement avec Eric Toulorge, le dynamique président de l’APE et les responsables de l’établissement ainsi que l’internat. L’AEFE a accordé une subvention de 170 000 € pour construire 6 ou 7 classes qui permettront de désengorger les classes et les bureaux existants.
Nous tenons par la suite une réunion avec le comité de gestion qui nous exprime son souci sur l’évolution des écolages qui a déjà été en hausse d’environ 30% les deux dernières années, hausse qui devrait continuer pendant 2 ou 3 ans encore pour faire face à la prise en charge à 100% de l’ISVL. Il exprime le souhait que le taux de remontée reste à 30%.
Une réunion avec les professeurs nous permet de faire le point sur les statuts et sur l’évolution de l’établissement.
Ma conclusion est que l’établissement est géré avec beaucoup de cœur et d’abnégation, dans des conditions difficiles, tant par le comité des parents que par l’équipe de direction. Il remplit une fonction sociale remarquable en scolarisant tous les enfants de la communauté française et franco-malgache, en particulier les plus démunis.
Le développement du lycée depuis 2002 est satisfaisant mais il doit accroître le nombre de ses élèves pour être sûr d’être pérenne.

Visite de l’Alliance française

Nous sommes accueillis par le colonel Samuel Rakotoarivelo, Président du Conseil d’administration et Antoine Konarzewski, directeur. Après une visite des deux bâtiments,de la bibliothèque et de la salle des fêtes, nous faisons le point sur les activités de l’AF et sur sa situation financière qui est saine (85% d’autofinancement, avec 2500 adhérents) et qui permet la réhabilitation des locaux.

Rencontre avec la société de bienfaisance

Mme Michelle Kotsoyannis, vice-présidente de la société de bienfaisance de Fianarantsoa nous expose les activités de son association, financés sur la subvention de 3500 € reçue du consulat général : amélioration de l’habitat, aide à la création de petites entreprises, aides ponctuelles.
Sur le plan de la santé, il n’existe pas de convention entre l’hôpital de Fianar et l’association, ce qui ne permet pas de prise en charge. Ceci amène souvent, dans les cas graves et urgents, les personnes privées, dont le docteur référent, à devoir faire l’avance des frais médicaux sur leurs deniers personnels. Je suggèrerai au consulat d’étudier la possibilité d’une régie d’avance ou de tout autre système équivalent qui serait confiée au docteur.
Un de ses projets, qui devrait sans doute être traité dans un cadre différent, serait de monter un pôle de formation aux métiers de l’hôtellerie. Ceci pourrait se faire avec la collaboration des établissements hôteliers de la région qui prendraient les élèves en stage en alternance.
Je suggère qu’un dossier présentant le projet, préalablement préparé avec l’école et le lycée, soit soumis à l’AEFE. Si celle-ci, comme il est probable, décide de ne pas s’engager, il nous faudra chercher une autre possibilité.
Quoiqu’il en soit, je serai heureux d’appuyer un tel projet dans la mesure où je considère que le développement de filières techniques est essentiel dans notre enseignement à l’étranger.

Cocktail

Le 29 au soir le consul honoraire, représenté par le proviseur, a offert, à l’occasion de notre visite, un cocktail à la communauté française où se pressaient de nombreux compatriotes.

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Antsirabé

Nous avons été accueillis à notre arrivée, le 30 novembre, par Yvette Viacroze, consule honoraire de France à Antsirabé.
Notre première visite a été pour le collège Jules Vernes, sous la conduite de son principal, Jean-Michel Cayrol, et de Barbara Van de Voorde, directrice de l’école primaire. Les locaux, agréables et fonctionnels, sont sous-employés, puisque l’établissement, qui pourrait scolariser 300 élèves, n’en accueille que 275. Cette faiblesse des effectifs est inquiétante car les ressources locales sont limitées, sauf si les activités économiques reprennent. Une solution pourrait être de faire venir les élèves de plus loin, ce qui implique la mise en place d’un internat. Pour l’instant, huit élèves sont logés dans la « maison de retraite » sous la responsabilité de l’association gestionnaire de cet établissement, dont les capacités d’accueil permettraient d’avoir une trentaine d’internes – et de résoudre ainsi le problème des effectifs du collège.
A la différence de Fianarantsoa, le coût de la scolarité a peu augmenté (entre 5 et 10 % par an), et il n’y a que 38 % de boursiers. Avec ses 22 enseignants (dont 13 contrats locaux), le corps éducatif est dynamique et motivé, et de nombreuses activités péri-scolaires ont été relancées. Le CDI aurait cependant un grand besoin d’ouvrages (60 % du fonds est antérieur à 1970). Il a demandé à l’AEFE une dotation pour l’achat d’ouvrages récents. Je soutiendrai cette demande.
Les responsables de l’APE gestionnaire de l’établissement, Philippe Crahet (vice-président) et Francis Chapain (secrétaire, par ailleurs président de l’UFE), expliquent que le budget est équilibré, que par précaution une partie de la trésorerie est en euros, et que des projets d’investissement vont être réalisés. Leur souci reste le taux de remontée, actuellement de 28 % : si on n’arrive pas à le bloquer, les écolages deviendront insupportables pour beaucoup de malgaches.

Alliance Française

Outre de multiples activités dans les domaines culturels, sportifs, de divertissement, elle offre des cours de langue (17 vacataires) et gère une « petite école » installée dans la « maison de retraite ». Elle intervient également à l’extérieur (à l’Académie militaire, dans des entreprises). Grâce à plus de 2000 adhérents et aux cours de français, elle arrive à s’autofinancer au minimum à 70 %.

La maison de retraite

Sous cette appellation réductrice coexistent, dans un beau et grand bâtiment au milieu d’un parc, une maison de retraite (140 pensionnaires avant la guerre, huit actuellement), la petite école de l’Alliance Française, les locaux de l’antenne consulaire, une clinique privée et enfin un secteur hôtelier. L’ensemble est géré par une association loi de 1901 (vice-président : Salim Karmaly) crée en 1931 pour fournir une retraite aux colons âgés. Son directeur, Laurent Chapain (frère du secrétaire de l’APE) nous fait part de son inquiétude quant à l’avenir de l’institution, dont le coût est trop élevé pour un retraité ne bénéficiant pas de l’allocation consulaire de solidarité. Avec 250 lits, les possibilités existent d’accueillir, dans un cadre agréable, des retraités venant de France ou d’Europe : le tourisme du 3ème âge. Il faudrait pour cela que les autorités malgaches lèvent la restriction de 3 mois mise aux visas d’entrée. J’en parlerai à l’ambassadeur de Madagascar en France.

La consule honoraire a donné le soir une réception au cours de laquelle j’ai pu rencontrer l